27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 15:23

 

 

 

 

Résumé : Avec Daddy Love, Oates emmène son lecteur aux frontières de l’horreur. Une horreur qui commence dans le centre commercial où Robbie, 5 ans, l’enfant chéri des Whitcomb, est enlevé sous les yeux de sa mère. Le ravisseur, un technicien du kidnapping, collectionne les petits garçons... [résumé coupé coupé et encore coupé en raison de spoilers en série : la quatrième de couverture raconte le roman de A à Z. On ne dit pas bravo à l'éditeur]

 

 

Deuxième découverte de la plume de Joyce Carol Oates en ce qui me concerne, et je peux dire que cette histoire est aussi glauque que la première que j'avais lue, "Délicieuses pourritures" (mon avis ICI).

 

Le résumé vous le laisse deviner : le sujet est noir et dur. Non seulement on voit un petit enfant se faire enlever mais en plus, Oates appuie là où ça fait mal en nous racontant 4 fois de suite cette scène avec quelques variations. Elle nous plonge ainsi de façon lancinante dans l'esprit de cette mère qui ressasse et se demande ce qu'elle aurait bien pu faire pour empêcher cela... Mais là où le roman devient encore plus dur, c'est que non seulement d'un côté on assiste au délitement du couple des parents, mais également et surtout au calvaire de ce petit garçon de 5 ans, tombé aux mains de Daddy Love. Un psychopathe, un pervers, et un manipulateur, qui va s'échiner à coups de conditionnement, de dressage et de sévices à annihiler la personnalité de Robbie afin de le transformer peu à peu en son Fils.

 

C'est sombre, et c'est surtout très désespéré, sans aucune lumière au bout de l'horreur,... à l'image de cette Vierge de bois. Glaçant. Certaines scènes sont éprouvantes à lire, car la violence y est psychologique mais aussi physique, et plus on s'immisce dans le quotidien de Daddy Love, plus le malaise vous enveloppe. D'ailleurs, il est fait mention dans l'histoire de cette peinture de Goya, qui représente parfaitement l'atmosphère pesante et angoissante du roman, tenant notamment au fait qu'Oates nous installe de force dans la position du voyeur... impuissant.

 

 

 

Du coté de l'écriture, c'est assez particulier, des phrases courtes, une narration assez "saccadée" ou encore des parenthèses où l'on a l'impression d'entendre les pensées des protagonistes... Et si j'ai d'abord été séduite par cette originalité, je dois dire que ça a fini par un peu me lasser sur la durée.

 

En refermant ce roman, certes j'ai passé un moment de lecture fort, et parfois oppressant au point de me mettre vraiment mal à l'aise (et c'est donc à mettre au crédit du talent de l'auteur) ; cependant la fin m'a un peu perdue, notamment parce que je trouve qu'à nous offrir ainsi une scène  à "décrypter", elle en fait trop. Forcément que l'avenir ne pouvait pas être rose, nul besoin de le souligner ainsi.

 

 

En bref, une lecture assez éprouvante, à ne pas mettre entre toutes les mains.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : du grand art pour BruitdesPages ICI, un beau billet chez Tête de lecture ICI,  La Fée Lit a adoré ICI , et Julia n'a pas vraiment apprécié ICI.

 

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 14:52

 

 

 

 

Hello Hello,

 

   

 

 

Entre ces étranges giboulées d'avril en Belgique, je prends le temps de vous montrer les livres qui sont arrivés dans ma boite aux lettres et/ou que je suis allée adopter chez mon libraire, cette semaine

 

Pour le plaisir (comme Oates, Survivre, Nos années Sauvages), pour les cours de mes élèves (L'art et le Chat) et pour MiniCajou fille, qui a dévoré en 3 semaines les 5 premiers tomes d'Aurélie Laflamme !

 

Et voici le tout en image ...

 

 

 

Beau dimanche à vous,

 

Cajou

 

 

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 16:06

 

 

 

Résumé : Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l’ignore encore… Sa mère, Marylin, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu’elle n’a pas pu accomplir. Son père, James, professeur d’université d’origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu’il a hâte de la retrouver parfaitement intégrée sur le campus. Mais le corps de Lydia gît au fond d’un lac. Accident, meurtre ou suicide ? Lorsque l’adolescente est retrouvée, la famille Lee, en apparence si soudée, va devoir affronter ses secrets les mieux gardés. Des secrets si longtemps enfouis qu’au fil du temps ils ont imperceptiblement éloigné ses membres, creusant des failles qui ne pourront sans doute jamais être comblées.

 

 

La quatrième de couverture soulignait le suspense d'une rare efficacité de ce roman. Or pour moi, ce n'est pas là le plus grand atout de cette histoire. En effet, ne vous attendez pas à une enquête policière ou à un suspense insoutenable, car avant la résolution du mystère de la mort de Lydia, c'est surtout la peinture des portraits de son entourage qui est realisée avec brio dans une narration très intelligente.

 

Plutôt que de nous décrire les personnalités des protagonistes, James, Marilyn, Lydia, Nate et Hannah, l'auteur nous raconte des épisodes de leur passé qui, au fil des pages, leur donnent une réelle épaisseur et éclairent leurs réactions, créant ainsi un sentiment d'étouffement et de malaise (parfois profond) face au fonctionnement de cette famille.

 

La difficulté de communication et d'intégration, le poids de la famille et du passé, le malaise de l'adolescence sont autant de thèmes abordés avec talent par Céleste Ng. J'ai également particulièrement apprécié cette double immersion dans les années 1950 et les années 1970, avec en filigrane, cette réflexion très intéressante sur le petit racisme ordinaire, à l'encontre des femmes et/ou des personnes d'origine étrangère.

 

Un dernier mot encore sur l'émotion provoquée par certaines scènes, dures et touchantes : en quelques mots, l'auteur nous montre les dégâts que peuvent causer les inégalité d'affection entre plusieurs enfants, certains devenant presque transparents voire invisibles ; et les conséquences terribles que peuvent avoir les aspirations des parents (nées de leurs rêves inaboutis et de leurs frustrations) pour leur progéniture.

 

En bref, un très bon roman !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 07:00

 

 

 

 

 

Résumé : Suite aux mesures drastiques prises durant les siècles précédents, l’Europe devenue Newland vit désormais en paix et en harmonie. Chaque citoyen se voit orienté à 14 ans vers la filière qui correspond le mieux à ses inclinations. Depuis l’enfance, au vu de ses performances, Marian est assurée d’être dirigée vers un domaine intellectuel. Aussi éprouve-t-elle un véritable choc à ne pas y être admise et un sentiment d’injustice qui va la conduire à transgresser les lois de Newland et en découvrir le fonctionnement, au risque de s’y briser...
 

 

"Newland" est donc une dystopie qui nous plonge au coeur des mêmes questionnements que ceux d'Huxley dans "Le meilleur des Mondes", sur le devenir de notre espèce, de son organisation, et des dérives qui aliènent au nom du bonheur et de l'égalité, au détriment de la liberté.

 

Je n'ai pas été embarquée par cette lecture durant le premier tiers, trouvant une nouvelle fois dans cette histoire trop de similitudes avec les dystopies Young Adult ("Divergente" et "Promise" notamment). Cependant dans le reste du roman, Stéphanie Janicot réussit à s'affranchir du carcan du genre et les aventures de Marian, Dan et Rhéa deviennent davantage originales et donc plus intrigantes.

 

Malgré l'alternance des points de vue et des époques, le rythme est inégal. Même si j'ai apprécié cette lecture dans son ensemble et que j'étais parfois prise au jeu, j'ai trouvé les informations sur les origines/le fonctionnement/les motivations de Newland un peu répétitives, et j'aurais voulu que d'autres scènes soient plus développées, comme celle de la fin, trop rapide. Puis surtout, les dialogues sont quasiment absents du roman ce qui rend la narration un peu longuette (s'ajoute à cela le fait que les très rares dialogues sont ancrés en italique dans le récit au lieu d'être marqués par des tirets).

 

Il n'en demeure pas moins que l'univers est intéressant, détaillé et que sa réflexion s'appuye sur nos réalités contemporaines (obscurantisme religieux, guerres, surpopulation, risque nucléaire, situation brûlante au Moyen-Orient, etc.). Et cette Europe du 23ème siècle -qui sépare les gens en 3 castes, qui interdit les religions, qui ferme toutes ses frontières, qui a recours à l'euthanasie, la procréation artificielle, ou encore la stérilisation de façon systématique et obligatoire- est effrayante mais pas si improbable que cela. On aurait néanmoins peut-être pû se passer de l'aspect "voyage dans le temps" qui m'a semblé inutile, voire incrongu.

 

 

En bref, une narration un peu poussive mais une réflexion plutôt intéressante.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Une lecture addictive chez Carnet parisien ICI, une dystopie atypique pour Lectrice-lambda ICI, une intrigue trop convenue pour Un papillon dans la lune ICI, Mes madeleines l'a lu d'une traite ICI, Revez Livre est ravie de l'avoir lu ICI, et Au pouvoir des mots a pris son pied ICI.

 

 

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 19:20

 

 

 

 

 

Il y a quelques jours que j'ai refermé la dernière page du 28ème livre reçu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016, et j'ai eu envie de dresser un petit bilan. Je dois dire que je suis satisfaite de cette expérience de laquelle je ressors enrichie. Ce fut vraiment agréable d'échanger avec les autres lectrices sur le groupe Facebook, et très intéressant de voir comme certains romans pouvaient recueillir des avis diamétralement opposés.

 

Alors comment ça marchait ?

 

Le jury de 120 lectrices était divisé en 8 jurys (septembre, octobre, novembre... jusqu'avril). Les 15 jurées de chaque mois recevaient 7 livres (3 romans, 3 thrillers et 2 documents) et durant 1 mois lisaient ces livres. La moyenne de leurs notes permettaient de choisir les 3 "meilleurs" livres (1 roman, 1 thriller et 1 document) qui étaient ensuite envoyés à toutes les jurées des autres mois.

 

Au niveau des délais et du timing, tout s'est très bien déroulé. Nous avions à chaque fois 1 mois pour lire les 3 livres du mois (1 thriller, 1 roman, 1 document) et Cindy/Cécile ne nous ont jamais mis la pression si de temps en temps il y avait l'un ou l'autre retard. J'ai beaucoup apprécié la sérénité de cette aventure et la bienveillance de ses organisatrices.

 

 

Voici en photo les sélections de chacun des jurys.

 

Jury de septembre

 

Jury d'octobre

 

Jury de novembre

 

Jury de décembre

 

Jury de janvier

 

Jury de février

 

Jury de mars

 

Jury d'avril

 

 

 

Au niveau de la sélection des titres, de façon générale, j'ai été satisfaite. Mais je trouve que les thrillers/polars étaient peu représentatifs du genre, et n'avaient parfois de thriller/polar que le nom. C'est pour moi le seul bémol de cette expérience. En outre, du côté des "documents", on pourrait aussi reprocher la profusion de titres ayant trait à la Solution finale. Certes cela apportait des éclairages différents sur cette période sombre de notre Histoire, mais ça rendait ces lectures parfois un peu répétitives.

 

 

  • Du côté des romans, voici les titres que j'ai lus :

   

    

 

Loin devant les autres, très loin, sur la première place du podium : "Je vous écris dans le noir" de Jean-Luc Seigle que j'ai adoré (mon coup de coeur parmi les 28 lectures). Et du côté de ceux que je n'ai pas appréciés, voire carrément détestés, on trouve "Échapper" de Lionel Duroy (degré zéro du plaisir de lecture), "Évariste" (prétentieux) et "Les Intéressants" (soporifique).

 

 

  • Du côté des thrillers/polars, j'ai lu :
     

    

 

Comme je le disais plus haut, j'ai trouvé dans cette sélection peu de titres qui ont su me tenir en haleine. Sur le podium, on trouve pour moi "Les infâmes" (pour son héroïne), "Am Stram Gram" (un page-turner) ou pourquoi pas "Ils savent tout de vous" (un sujet intéressant). Pour les autres titres, pas grand chose à retenir pour moi.

 

 

  • Du côté des documents, j'ai lu :

    

   

 

Pas mal de choses intéressantes, mais aussi parfois un peu longuettes à lire. Devant tous les autres, un témoignage qui m'a beaucoup émue : "Et tu n'es pas revenu", de Marceline Loridan-Ivens. J'ai aussi trouvé très bon "L'enfant de la Tamise". Par contre, je suis restée complètement imperméable à "Sauve qui peut la vie" et j'ai carrément abandonné "Mille et un morceaux".

 

 

 

Nous n'avons aucune idée des 3 titres qui vont être primés lors de la soirée du 1er juin, mais voici ceux qui, selon moi, mériteraient le Prix 2016. Mes 3 chouchous, quoi !

 

       

 

 

Verdict dans quelques semaines !

 

 

Encore un mot pour remercier toutes mes co-jurées pour tous les échanges passionnants (Julie, Alice, Sylvie, Nathalie, Agnès, Joëlle, Christine, Raphaëlle, Namg Namg, Cunéipage, Marine et toutes les autres), puis aussi Cécile et Cindy pour l'organisation de cette énorme machine avec l'envoi de centaines de livres à travers la France et la Belgique, et pour leur bonne humeur.

 

Enfin, si jamais ce billet vous a donné envie, ça tombe bien puisque ELLE a déjà lancé son recrutement pour 2017 ! N'hésitez pas à postuler pour partir à la découverte de 28 romans de tous genres. C'est par ICI que ça se passe et vous avez jusqu'au 6 mai 2016 pour envoyer votre candidature.

 

Bonne chance,

 

Cajou

 

 

 

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 14:14

 

 

 

 

 

Résumé : Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre. Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu’elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l’espoir de la sauver s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant. Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage...

 

 

 

Quoi que j'écrive, je sais que je n'arriverai pas à vous dire suffisamment fort combien j'ai adoré ce livre, ni à quel point il m'a touchée. 454 pages de plaisir intense de lecture, 454 pages d'émotions variées, 454 pages à tomber amoureuse de tous ces personnages charismatiques, 454 pages à savoir -depuis les toutes premières pages- que je tenais là entre mes mains mon premier coup de coeur depuis 1 an de lecture !

 

 

Anna McPartlin nous offre avec cette histoire des personnages atypiques et inoubliables que je ne peux que vous conseiller de rencontrer aussi tôt que possible : il y a la maman, Molly... soit on l'aime, soit on peut aller se faire foutre, putain de bordel de saloperie de pompe à merde ; il y a Johnny Faye, l'irrésistible ; Grace qui lance des tasses au visage de son mari ; Davey le crétin au grand coeur, et Rabbit... Rabbit la pince-sans-rire, Rabbit la lumineuse qui éclaire tout de son aura.

 

 

Ce roman réussit également le tour de force de vous faire appartenir à cette famille extraordinaire. On se retrouve en effet très vite adopté par toute cette petite bande, et forcément puisque l'on découvre le deuil d'un père et d'une mère, celui d'un enfant, d'une meilleure amie, d'un frère ou d'une soeur,... nous aussi, lecteurs, devons apprendre à faire le deuil de cette merveilleuse Rabbit. Et durant toute la lecture, on a le visage qui pleure et le coeur qui rit, ou le coeur qui pleure et le visage qui rit. En outre, l'auteur échappe avec facilité au piège de la mièvrerie en faisant se succéder les scènes les plus émotionnellement intenses à des anecdotes drôles, des gros mots, des vannes pourries ou des sarcasmes qui tombent à point nommé.

 

 

J'ai vécu un marathon d'émotions, aussi bouleversant que vivifiant (et avouons-le, j'ai pleuré d'un bout à l'autre... de tristesse, de joie, d'émotion et de rire).

 

 

En bref, un roman qui fait grossir votre coeur et le remplit d'amour jusqu'à le rendre plein à craquer.

 

 

Ma note :

 

 

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 07:00

 

 

 

 

 

 

C'est le jour de notre habituel petit rendez-vous dominical pour vous présenter les derniers arrivants dans ma pile à lire. Je vous le dis tout de go, j'ai un peu craqué mon slip, si vous me permettez l'expression, car lors d'une petite semaine de vacances en Normandie, j'ai découvert tout près de notre maison une librairie ET un espace culturel Leclerc... Si on ajoute à cela que Monsieur Cajou m'a soufflé à l'oreille, "Allez fais-toi plaisir" suivi d'un "Non mais, 3 romans, tu appelles ça te faire plaisir ?" ... Sans compter la vile tentatrice, La Fée, qui m'a susurré à l'oreille des mots tentateurs pour succomber encore à d'autres romans. Et sans oublier les livres qui m'attendaient dans ma boite aux lettres à mon retour.

 

 

Et bien, voilà le résultat : une orgie livresque 100 % plaisir.

 

 

 

 

Des Éditions Michel Lafon, j'ai reçu ce roman historique très prometteur, "Le Chant du Rossignol" qui a gagné le Prix Goodreads Choice 2015 et qui a la note incroyable de 4.53/5 sur 150.000 votes. Une jolie brique dont j'espère beaucoup !

 

 

 

 

4 thrillers également. Tout d'abord, le sulfureux "Maestra", dernier né de La Bête Noire, polar érotique qu'il me tarde de lire, surtout au vu des avis très tranchés : on aime ou on déteste. Puis également "Tout ce qu'on ne s'est jamais dit", un Sonatine qui fait l'unanimité. Le nouveau MJ Arlidge, chez Les Escales Noires. Et les ENC du nouveau Linwood Barclay chez Belfond Noir.

 

 

 

 

Un très beau livre, "Le Grand Shaekespeare illustré", qui a l'air aussi drôle qu'instructif.

 

 

 

 

Et enfin mon craquage de la semaine.

 

D'abord, "La cuisinière" parce que le billet d'Ingrid m'avait donné très envie et que j'ai vu sa couverture sublime en poche chez Pretty Books. Ensuite, "Les derniers jours de Rabbit Hayes" chez Le Cherche-Midi, parce que les avis sont unanimes à son sujet. Et la brique monumentale (1000 pages) de l'auteur russe Mariam Pietrosyan "La maison dans laquelle" qui m'a l'air tout simplement unique et exceptionnel.

 

 

 

 

Ensuite, surtout à cause d'Alice Rx qui ne cesse d'en parler avec passion, les deux premiers tomes de "L'amie prodigieuse", que je pense garder pour cet été. Et le dernier tome de la trilogie néo-zélandaise de Sarah Lark, parce que j'ai déjà les 2 premiers dans ma bibliothèque depuis leur sortie (mais je ne les ai pas encore lus haha).

 

 

 

 

Puis les enfants ne sont pas en reste, voici ce qui s'est ajouté cette semaine à leur pile à lire : pour Minicajou fille, "Le Journal d'Aurélie Laflamme" (elle a déjà dévoré les 3 premiers tomes!), et pour Minicajou garçon, c'est "Eragon", parce qu'il est à la toute fin du dernier tome des "Chroniques du monde émergé" (il A-DO-RE) et qu'il voulait encore de la Fantasy !

 

 

 

 

Bref, un peu de tout, et je suis parée si c'est la Fin du Monde : j'ai de quoi lire (mais vous n'en doutiez pas, n'est-ce pas).

 

Je vous souhaite un très beau dimanche,

 

Cajou

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 07:00

 

 

 

Résumé : Mai 2013. Chloé et Gabriel, mariés depuis plusieurs années, mènent une existence heureuse à Saint-Malo, jusqu’au jour où la jeune femme se noie accidentellement au cours d’une baignade matinale. Gabriel, incapable de surmonter seul son chagrin, se décide à chercher du soutien auprès d’un groupe de parole. Il fait alors la connaissance d’Emma, une photographe récemment arrivée en ville, qui l’aide à surmonter son deuil. Mais Chloé semble toujours très présente et étonnament vivante aux yeux de Gabriel qui ne parvient pas à l’oublier et à se reconstruire. Et si la réalité n’était pas celle à laquelle le jeune veuf se raccroche ?

 

 

 

C'est un peu par hasard que j'ai reçu ce roman dans ma boîte aux lettres et vu le nombre d'avis enthousiastes à son sujet (des tas de notes excellentes ICI), j'ai décidé de m'y plonger. Et à peine ouvert, j'avais déjà terminé ces 350 pages qui se dévorent sans aucune possiblité de s'arrêter.

 

Et même si je n'ai pas été totalement convaincue (je vous explique ça juste après), il n'en demeure pas moins que j'ai trouvé que cette auteur avait beaucoup de talent pour tenir son lecteur en haleine et c'est avec curiosité que j'attends son prochain roman, peut-être plus abouti.

 

Malgré quelques ingrédients de "bleuette" un peu convenus, Amélie Antoine a su me prendre à son jeu, notamment grâce à sa narration à 3 voix, à ses références (Where is my mind ?), à son tiercé "manipulations-secrets-mensonges", mais surtout  grâce à son gros retournement de situation (qui vous laisse sur le c*l) ainsi qu'à sa fin très plaisante.

 

Mais... parce que oui il y a un mais... j'ai trouvé que ce retournement de situation n'était aussi surprenant que parce qu'il manquait de crédibilité. Car juste après mon "Wow, je n'avais pas vu venir ça", j'ai quand même tiqué sur le peu de vraisemblance de cette idée très originale... mais abracadabrante. Idem pour la fin : j'ai adoré être surprise mais c'était tout de même un peu... artificiel. Je ne peux pas vous en dire plus que cela, il vous faudra le lire pour être surpris à votre tour.

 

 

En bref, un roman pas 100% convaincant mais une auteur à suivre.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : gros coup de coeur pour Gwen ICI, Mya a adoré ICI tout comme Tribulations d'une vie ICI, et sympa mais conventionnel pour Nelfe ICI.

 

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 18:06

 

 

 

Résumé : Un homme sort de terre, décharné, nu, un collier de métal autour du cou. Rassemblant ses dernières forces, il escalade un grillage et fuit, enfin libre. Le lendemain, il est retrouvé mort. Six ans plus tard, Flora emménage dans la maison familiale au lieu-dit La Draille. Cyril est venu l'aider, et Marie, sa compagne, doit les rejoindre le lendemain. Mais à son arrivée, Cyril et Flora ont disparu. Le village est désert. Vidé de tous ses habitants au cours de la nuit. L'armée, une horreur indicible et la lâcheté des hommes séparent désormais Cyril et Marie.

 

 

Comme je vous le disais récemment dans un billet, Fleuve Éditions vient de lancer sa nouvelle collection Outrefleuve. Si "Yesterday's Gone(ici) était un thriller post-apocalyptique, ici on est plutôt dans le thriller paranormal. En effet, comme je l'ai très justement lu sur Facebook, l'auteur nous offre une histoire dans la lignée de X-Files.

 

Grâce à son excellente scène d'ouverture (un peu glauque) mettant en scène un homme qui n'a plus grand chose d'humain, à son atmosphère nimbée de mystère et à son écriture fluide, j'ai trouvé que ce roman était très prenant. Sans oublier ces aller-retours dans le passé ainsi que ces changements de points de vue entre les différents héros qui rendent dynamisent le rythme et rendent l'histoire addictive.

 

Le fait de situer cette intrigue pré-apocalyptique dans la campagne française est également tout à fait original et dépaysant. En effet, ce n'est pas tout les jours que l'on peut lire de telles aventures dans les villages des Cévennes, avec l'armée française au premier plan.

 

Durant toute l'histoire, aux côtés de Cyril, on se prend au jeu des hypothèses, mais  malheureusement pour moi, je n'ai pas été convaincue par les révélations finales. Pourtant j'aime beaucoup ce genre d'univers, cependant j'ai trouvé que tout cela était trop confiné au dénouement et perdait donc en crédibilité... J'aurais préféré que ce côté surnaturel soit plus présent tout au long de la narration pour pouvoir y adhérer totalement.

 

En bref, une lecture sympa par bien des aspects mais avec une résolution un peu olé-olé à mon goût.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un roman captivant pour Stéphanie ICI.

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 20:02

 

 

 

 

Résumé : Linus, 16 ans, se réveille un matin sur le sol d’un sinistre bunker souterrain. Sans eau, sans nourriture… et sans la moindre explication. Manifestement, il a été kidnappé. Pour quel motif ? Et qu’attend-on de lui ? Les jours passent. D’autres détenus, n’ayant apparemment rien en commun, sont amenés par un ascenseur,. Une petite fille. Un vieil homme malade. Un toxicomane. Un autre homme, une autre femme. Capturés en pleine rue, comme lui et désormais, constamment surveillés. Incapables de comprendre ce qu’ils font en ce lieu. Bientôt, et tandis que le temps commence à perdre sa réalité, une horrible vérité se fait jour. Il ne s’agit plus de sortir – c’est manifestement impossible. Il s’agit de survivre. Ensemble. Le plus longtemps possible. En espérant obtenir une réponse à la seule question qui vaille : Pourquoi ?

 

 

Honoré outre-Manche par la très prestigieuse médaille Carnegie, Captifs a été l’objet, à la suite de cette récompense, d’une virulente polémique. On lui a notamment reproché sa violence et son absolu nihilisme. « Monumental », déclarait dans le même temps le Times. « Tout le monde devrait lire ce roman. »

 

C'est cette présentation qui m'a donné une furieuse envie de découvrir ce nouveau titre de chez Super8 Éditions. En effet, cette histoire s'annonçait noire à souhait et dérangeante...

 

Et pourtant, personnellement, je l'ai trouvé un peu fade. Le suspense est bien présent, on ne peut le nier, mais il tient surtout au postulat de départ "Qui les a enfermés, pourquoi et jusqu'à quand ?". Pour le reste, je n'ai pas trouvé que l'intrigue tenait particulièrement en haleine, ni que les personnages étaient suffisamment bien construits que pour que je m'attache à leur sort. Pourtant l'auteur a visé la variété avec un lourdaud en costume terne, un molosse junkie, une jeune femme aussi belle qu'arrogante, un vieux philosophe noir et homo, une petite fille de 9 ans et Linus, le héros.

 

Quelques mots sur ce Linus : tout au long du roman, j'ai eu du mal à croire qu'il n'avait que 16 ans : il parle, pense et agit comme s'il était adulte. Quant à ses nombreuses réflexions sur son passé, et son père, au lieu de le rendre plus dense, elles ne font qu'alourdir le rythme. Rythme assez inégal d'ailleurs : une première moitié qui se traine un peu la patte, mais une seconde partie beaucoup plus rythmée et riche en action, avec le froid, la faim, la peur, l'ennui et la folie qui guette. Je l'ai d'ailleurs lu plutôt rapidement, car dès que vous le commencez, vous avez BESOIN de savoir, vous attendez des réponses ou des pistes de réponses. Et là...

 

En bref, j'en attendais bien plus : une bonne idée de départ mais un traitement plutôt faible à mon goût.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : une excellente lecture pour Stephanie ICI, Dareel a eu un coup de coeur ICI, Louve l'a trouvé génial ICI, Benebook a adoré ICI, tout comme Sophie  ICI.

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 16:03

 

 

 

 

 

Encore de jolies acquisitions cette semaine, avec des achats, des réceptions et un gain à un super concours !

 

 

Tout d'abord, la magnifique intégrale de la saison 1 des "Foulards Rouges" : je bavais dessus depuis des mois, et j'ai enfin craqué (il ne manque plus qu'une dédicace de son auteure pour que je sois totalement comblée). Puis le nouveau M.J. Arlidge, avec un résumé alléchant : j'avais été totalement emportée par la lecture de "Am Stram Gram", j'espère qu'il en sera de même avec ce second roman. Et, sur les conseils de La Fée, un Nicolas Ancion très prometteur.

 

 

 

 

 

Ensuite le tout dernier envoi pour le Prix des Lectrices de ELLE 2016 (un roman, un polar, un document, comme d'habitude), c'est passé à une vitesse folle. Je publierai un bilan de cette expérience dès que j'ai fini de lire ces trois romans.

 

 

 

 

Puis j'avais gagné un lot lors du Grand Prix BookenStock et je suis doublement ravie par ces 2 romans de chez Super8, le hasard a très bien fait les choses puisqu'ils étaient tous les deux sur ma WL ! Merci Phooka et Dup !

 

 

 

 

Enfin, "Romica", un petit roman dont le résumé m'a séduite, et "Rien de grave" dont Pretty Books a dit tellement de bien que j'avais moi aussi envie de le lire !

 

 

 

 

Belle fin de dimanche à vous,

 

Cajou

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:46

 

 

 

 

 

Résumé : Pour Assia, une nouvelle vie  commence ! Assia, dix-neuf ans et bac en poche, rentre chez elle après des années en pension. Mais il n’y a personne pour l’attendre et elle apprend que toute sa famille est morte. La voilà seule au monde… La jeune fille découvre alors qu’elle est l’héritière d’une lignée de sorcières. Elle va devoir apprendre à manier ses nouveaux pouvoirs avec pour unique professeur un vieux grimoire, puisque sa mère n’est plus là. Assia n’est pas du genre à se laisser abattre : elle surmontera toutes les épreuves et éclaircira les circonstances qui ont mené à la mort des siens, parole de sorcière !

 

 

"Sorcière Malgré Elle" est un Young Adult sur le thème des sorcières, mais pas celles que l'on a l'habitude de voir à Salem ou dans des époques indéterminées, ici Méropée Malo a eu la bonne idée de mêler son univers magique à notre monde contemporain, un peu à la façon de la série "Charmed".

 

Si le postulat de départ me plaisait beaucoup, je suis restée assez  dubitative au début de ma lecture devant des incohérences en série : Assia, 18 ans, revient de 8 années passées en pension et c'est seulement là qu'elle comprend pourquoi elle n'a jamais reçu aucune nouvelle (en 8 ans!) de sa maman ni de sa tante, ... car elles sont mortes. Alors,... elle décide d'aller courir un peu pour se changer les idées. Haha. Au niveau de la crédibilité, on repassera. Puis dans la foulée (le même jour), Assia rencontre un mystérieux garçon séduisant, et immédiatement, ils deviennent proches, partent en moto (bah oui faut se changer les idées quand on apprend brusquement que sa maman est morte) et il propose même de la porter en haut dans sa chambre car elle est fatiguée. Bref... *yeux qui roulent au ciel* Et même si plus tard l'auteure fournit des explications qui justifient ce silence de 8 ans, ça ne réussit pas à effacer la mauvaise impression de départ.

 

Cependant dans la suite du roman, l'univers de sorcellerie commence à se mettre en place et j'ai alors davantage apprécié cette lecture. C'est vraiment l'aspect qui m'a le plus séduite, et l'histoire de la famille Raeven m'a beaucoup plu.... Au niveau du rythme, c'est un peu inégal : il y a beaucoup de rebondissements et d'action et on se laisse porter par l'histoire, parfois jusqu'à être captivé ; puis il y a d'autres parties plus poussives, longuettes, et peu palpitantes.

 

Du côté de l'héroïne, Assia, elle est plutôt sympathique mais elle est un peu trop lisse et parfaite à mon goût, avec ses capacités presque infinies (elle assure dans tous les domaines, et parfois ça en devient ridicule). On a aussi le beau ténébreux de service, Alec (un Roméo contemporain) et des personnages secondaires plutôt intéressants et attachants, comme Henri et Constance.

 

 

En bref, mi-figue mi-raisin pour moi, et je ne lirai pas la suite.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : coup de coeur pour Newkidsonthegeek ICI, Phooka a beaucoup aimé ICI, Alice a été séduite ICI, abandon chez MissMyMoo et abandon chez Guixxx ICI.

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Le petit grain de sel de Cajou

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