15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 16:42

 

 

 

 

 

Non non, vous ne vous êtes pas trompés, vous êtes bien chez Cajou-qui-parle-de-livres, mais je me suis dit que puisque nous étions une majorité de filles par ici (d'ailleurs, les messieurs pourront aussi le fabriquer pour leur moitié), ça pourrait vous intéresser que je partage avec vous ma réalisation du jour de #bricolgirl #diy #portebijoux #bouclesdoreilles #facile #pascher

 

En fait, ça fait des années que je cherche un porte-bijoux pour mes boucles d'oreilles (et aussi pour mes colliers, d'ailleurs) mais je n'ai jamais trouvé mon bonheur (pas assez grand, pas d'assez bonne qualité, pas assez bon marché, etc.). Alors, je viens d'en fabriquer un moi-même en un coup de cuillère à pot #easy

 

Voici donc une petite marche à suivre ... si ça vous dit.

 

 

Durée

15-20 minutes

 

 

Matériel et outils

 

 

  • Un plateau
  • Environ 4 mètres de fil de pêche solide (0.60 mm et résistance 19kg pour celui que j'ai trouvé au fin fond du garage de Monsieur)
  • Une foreuse avec une mèche fine (1.5 mm ici)
  • Un mètre et une latte
  • Un crayon
  • Des ciseaux
  • Une pince (afin de serrer/tenir le fil à pêche pour faire le noeud à la fin)

 

 

Marche à suivre

 

1. Vous achetez un plateau dans le coloris qui vous plaît. Le mien vient de chez ACTION Belgique, je l'ai acheté ce matin (15 juillet 2017) à 5.99 €. Il existait en blanc et en "bois" brut ("bois" car c'est en fait du MDF). Il fait 56 x 56 x 6 cm.

 

 

 

2. Vous mesurez vos boucles d'oreilles pour voir quel espace il faut entre 2 rangs. Moi, je suis partie à 2 cm du bord du dessus, puis tous les 10 cm, jusqu'au dernier rang qui fait 12 cm (pour mes plus longues paires du boucles).

 

3. Armée de votre mètre et de votre crayon, vous tracez des points à gauche et à droite du plateau, aux mêmes distances (ici à 2 / 12 / 22 / 32 / 42 cm).

 

4. Vous prenez votre foreuse et vous percez les petits mini trous là où vous avez tracé les points.

 

5. (Difficile à expliquer en mots alors regardez les photos ci-dessous, beaucoup + claires). Vous prenez votre fil de pêche que vous rentrez presque entièrement dans le premier trou en bas à gauche, et à l'extérieur vous faites plusieurs petits noeuds (les uns sur les autres pour obtenir une épaisseur de noeud suffisante pour qu'il ne rentre pas dans le trou) que vous serrez bien (en utilisant la petite pince par exemple). Ensuite, vous rejoignez le trou en face et vous montez par l'extérieur ou trou du dessus, et ainsi de suite en colimaçon jusque la fin tout en haut. Au dernier trou, vous tendez votre fil au max et à l'extérieur, vous refaites des petits noeuds bien serrés (c'est cette étape où il faut le + chipoter car il faut bien tendre le tout).

 

 

 

 

 

 

6. Vous accrochez vos boucles d'oreilles sur les fils.

 

 

 

 

 

7. Le plateau que j'ai acheté a un rebord de 6 cm donc il tient très bien en équilibre sur la commode de ma chambre. Mais vous pouvez aussi le fixer au mur avec des chevilles, crochets, etc.

 

 

 

 

Alors, qu'en pensez-vous ? Moi, je suis très satisfaite du résultat et du prix ! (5.99 € pour le prix du plateau, car j'avais déjà le fil de pêche et tout le matériel).

 

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai en commentaire.

 

 

Et si vous souhaitez le même plateau blanc carré 56x56x6, voici l'étiquette de celui acheté chez Action.

 

 

 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 11:05

 

 

 

 

Même si je n'ai pas blogué ni vraiment lu durant les 3 derniers mois, j'ai tout de même continué à acheter et recevoir des romans, alors voici les petites derniers qui sont arrivés dans ma bibliothèque.

 

 

 

 

Tout d'abord mes achats/réceptions des quelques dernières semaines et puis les premières réceptions pour préparer la rentrée littéraire (on n'en parle pas encore, chuuut, mais les #MRL2017 are coming).

 

 

 

  • "Rédemption" : parce que c'est Rivages, que le résumé est irrésistible et parce qu'il m'a sauté dans les mains à la librairie haha (résumé ici : Rédemption)
  • "La Tresse" : parce que les avis sont trop enthousiastes, je ne pouvais pas passer à côté (résumé ici : La tresse)
  • "Nous, les Déviants" : parce que je ne peux pas passer à côté d'une sortie de La Belle Colère, cette excellente collection (résumé ici : Nous, les Déviants )

 

 

 

  • "Ginny Moon" parce que le résumé est déjà génial, parce que j'adore le titre, et parce que ça parle d'une jeune fille autiste, thématique que j'ai envie de continuer à découvrir après la lecture du magnifique ouvrage de Maxime Gillio (résumé ici : Ginny Moon)
  • "Dans les eaux du Grand Nord" : un récit d'aventures que Benoit Minville m'a terriblement donné envie de lire, ça devrait être ma prochaine lecture ! (résumé ici : Dans les eaux du Grand Nord)
  • "La Passe-miroir 3" : j'ai déjà les 2 premiers opus dans ma PAL alors il me fallait le 3ème (bien que je n'ai même pas encore lu le premier tome haha) (résumé ici : La Passe-miroir (Tome 3-La Mémoire de Babel))

 

 

 

  • "L'endroit le plus dangereux du monde" : histoire d'un groupe d'ados privilégiés qui baignent dans les fêtes et les réseaux sociaux ... jusqu'au jour du drame, avec une atmosphère à la Megan Abbott, je ne pouvais pas résister (résumé ici : L'endroit le plus dangereux du monde )
  • "Aliss" : parce que c'est Senécal, parce que c'est une réécriture d'Alice au pays des merveilles, parce que je sais que je vais adorer (résumé ici : Aliss)
  • "Mon midi, mon minuit" : parce qu'après avoir tant adoré "Rabbit Hayes", je pouvais pas passer à côté de ce nouveau roman. Je l'ai déjà lu et même si c'était une lecture sympa, c'était trop prévisible et tire-larmes pour vraiment m'emporter (résumé ici : Mon midi, mon minuit)

 

 

Quant aux titres de la rentrée littéraire, si vous voulez plus d'infos, je vous envoie vers le billet que j'ai consacré à la rentrée littéraire 2017 par ICI où vous trouverez les résumés, dates de sortie, etc.

 

 

Et vous, quoi de neuf dans vos bibliothèques ? Des titres à me conseiller (allez-y, je suis dans une période de frénésie d'achats livresques) (pour pas changer haha).

 

Je vous souhaite un beau dimanche,

 

Cajou

 

 

 

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 11:36

 

 

 

 

Hello Hello ami(e)s bibliophiles,

 

Vous le savez certainement, j'affectionne tout particulièrement la période de la rentrée littéraire et cette année, c'est même l'occasion de sortir mon blog de sa longue hibernation de 3 mois. Pour ce cru 2017, ce sont 581 romans qui vont paraître entre fin août et octobre (ils étaient 560 en 2016), dont 81 premiers romans. Et comme chaque année, je vous ai fait ma petite sélection toute personnelle des titres de la rentrée 2O17 qui suscitent mon envie, mon impatience ou ma curiosité (j'ai aussi ajouté quelques pointures habituées des rentrées littéraires qui ne me font ni chaud ni froid, mais je me suis dit que ça pourrait en intéresser d'autres que moi). Je me suis arrêtée à 58 (pour le moment, haha), ce qui équivaut donc à seulement 10 % de la rentrée !

 

 

 

Une histoire des loups - Emily Fridlund 

Gallmeister - 17 août 2017 - 304 pages - Premier roman

Résumé : Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu'il soit trop tard. Troublant et poétique, best-seller dès sa parution aux États-Unis, ce premier roman a été acclamé par la critique.

 

 

 

 

Hillbilly Elégie - J.D. Vance

Globe - 06 septembre 2017 - 280 pages

Résumé : Comment l’Amérique digne, ouvrière et démocrate est-elle devenue pauvre, républicaine et pleine de rancune ? Comment peut-on avoir du travail et ne pas manger à sa faim dans le pays le plus riche du monde ? J.D. Vance raconte son enfance et son adolescence chez les white trash, rednecks ou encore hillbillies, ces « petits Blancs » du Midwest que l’on dit xénophobes et qui ont voté pour Donald Trump. Roman autobiographique, roman du transfuge de classe, Hillbilly Elégie nous emmène à Middletown, Ohio, où l’auteur a grandi, et à Jackson, Kentucky, le berceau de sa famille. J.D Vance raconte sa mère toxicomane, les innombrables figures paternelles, la fermeture des usines, la peur du déclin, et la méfiance absolue envers les élites de cette classe encore mal identifiée dans les sondages mais bien réelle.

 

 

 

 

Les buveurs de lumière - Jenni Fagan

Métailié - 24 août 2017 - 304 pages

Résumé : Le monde entre dans l’âge de glace, il neige à Jérusalem et les icebergs dérivent le long des côtes. Pour les jours sombres qui s’annoncent, il faut faire provision de lumière – neige au soleil, stalactites éclatantes, aurores boréales. Dylan, géant barbu et tatoué, débarque au beau milieu de la nuit dans la petite communauté de Clachan Fells, au nord de l’Écosse. Il a vécu toute sa vie dans un cinéma d’art et essai à Soho, il recommence tout à zéro. Dans ce petit parc de caravanes, il rencontre Constance, une bricoleuse de génie au manteau de loup dont il tombe amoureux, et sa fille Stella, ex-petit garçon, en pleine tempête hormonale, qui devient son amie. Autour d’eux gravitent quelques marginaux, un taxidermiste réac, un couple de satanistes, une star du porno. Les températures plongent, les journaux télévisés annoncent des catastrophes terribles, mais dans les caravanes au pied des montagnes, on résiste : on construit des poêles, on boit du gin artisanal, on démêle une histoire de famille, on tente de s’aimer dans une lumière de miracle. Dans ce roman éblouissant au lyrisme radical, peuplé de personnages étranges et beaux, Jenni Fagan distille une tendresse absolue qui donne envie de hâter la fin du monde.

 

 

 

 

Eleanor Oliphant va très bien - Gail Honeyman

Fleuve - 28 septembre 2017 - 430 pages

Résumé : Eleanor Oliphant est un peu spéciale. Dotée d'une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu'elle les pense, sans fard, sans ambages. Fidèle à sa devise " Mieux vaut être seule que mal accompagnée ", Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d'une bouteille de vodka. Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec " maman ". Mais tout change le jour où elle s'éprend du chanteur d'un groupe de rock à la mode. Décidée à conquérir de l'objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites.


 


 

 

La nature des choses - Charlotte Wood

Éditions du Masque - 06 septembre 2017 - 288 pages
 
Résumé : Dix femmes emprisonnées au milieu du désert australien. Dix femmes au crâne rasé, vêtues d’habits étranges. Trois geôliers, vicieux et imprévisibles, pour les surveiller. Un jour, la nourriture vient à manquer. Pour elles comme pour eux. Et les proies se changent en prédatrices. «  Magnifiquement écrit, saisissant de vérité, inoubliable, La Nature des choses s’immiscera dans vos rêves et vous hantera. » (Megan Abbott). «  Sublimement sauvage.  » (Paula Hawkins). «  Un chef-d’œuvre.  » (The Guardian)
 
 
 
 

 

Vera - Karl Geary

Rivages - 30 août 2017 - 276 pages - Premier roman

Résumé : Vera a la trentaine passée, elle vit dans les quartiers chics de Dublin, à Montpelier Parade. Sonny a 16 ans, il travaille dans une boucherie. Bien sûr, il rêve d'ailleurs. Lorsqu'il croise le regard de Vera, sa beauté lui donne immédiatement le vertige. Vera parle peu. Mais elle sait écouter Sonny comme personne ne l'a fait jusqu'à présent. Premier roman coup de poing d'un acteur irlandais devenu écrivain et scénariste, Vera est une magnifique histoire d'amour portée par une écritre exceptionnelle, un mélange inédit entre la justesse de Ken Loach et la grâce de James Salter. Aussi émouvant et dévastateur que Breaking The Waves

 

 

 

 

Par le vent pleuré - Ron Rash

Seuil - 17 août 2017 - 192 pages

Résumé : Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements, ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis un demi-siècle. 1967 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et emporter dans le tourbillon des tentations. Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue. À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé, et à leur propre conscience, rejouant sur fond de paysages grandioses l’éternelle confrontation d’Abel et de Caïn.

 

 

 

 

Nitro Mountain - Lee Clay Johnson

Fayard - 30 août 2017 - 293 pages - Premier roman

Résumé : Dans une ancienne région minière des Appalaches ravagée par la pauvreté, l’ombre de Nitro Mountain s’étend sur la cohorte de laissés-pour-compte, junkies, piliers de comptoir et marginaux sublimes qui y vivent. Jones, un musicien bluegrass qui se donne avec son groupe dans des bars glauques, prend sous son aile Leon, un jeune homme paumé qui ne se remet pas de sa rupture avec la torturée et bouleversante Jennifer. Celle-ci a eu la mauvaise idée de tomber sous la coupe d’Arnett, un truand sociopathe, aussi violent et terrifiant que fascinant, reconnaissable au tatouage Daffy Duck qu’il porte au cou. Quand Turner, ex-flic cinglé qui a troqué son arme de service pour une arbalète, se met en tête d’arrêter Arnett, suspecté de meurtre, afin de regagner son insigne, les choses ont déjà commencé à tourner à l’aigre.
Un roman noir, pénétrant, des personnages tordus, désespérés, et diablement attachants. Lee Clay Johnson fait une entrée fracassante en littérature à travers ce récit envoûtant imbibé de whiskey et de drogue dure sur fond de musique country.

 

 

 

 

 

Nulle part sur la terre - Michael Farris Smith

Sonatine - 24 août 2017 - 400 pages

Résumé : Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe. Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent.  Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil. 

 

 

 

 

Le triomphe de Thomas Zins - Matthieu Jung

Anne Carrière - 24 août 2017 - 650 pages

Résumé : Inutile de se voiler la face… Ainsi commence cet ample roman qui s’attache à narrer le destin de Thomas Zins, un jeune homme des années 1980. Si Thomas a de grands rêves, rien dans son époque ne semble retenir son attention au-delà de lui-même. Pourtant, une aventure lui est offerte, celle d’un amour absolu, un amour de légende. Elle s’appelle Céline Schaller, elle a « de magnifiques yeux gris-bleu, soulignés d’un trait de maquillage trop chargé, qui confère à son visage quelque chose de vulgaire ». En cette rentrée de seconde, alors que Thomas ambitionne de devenir enfin un homme, un simple regard d’elle fait vibrer tout son être. Dans ce premier frisson, Thomas va trouver un élan mais, conquérant trop jeune la seule chose qu’il poursuivait pour de bonnes raisons, il va passer les 10 années suivantes à gâcher son triomphe. Perpétuel insatisfait, il se lance dans une course vers la grandeur et devient la proie des corrupteurs plus aguerris qui devinent le profit qu’il y a à entretenir ses mauvaises illusions. Dans la France où Chirac remplace Fabius à Matignon, où Renaud, Gainsbourg et les Rita Mitsouko se succèdent à la tête du « Top 50 », et pendant que Bernard Giraudeau, Gérard Lanvin et Valérie Kaprisky se partagent le haut des affiches de cinéma, Matthieu Jung nous offre dans Le Triomphe de Thomas Zins un roman d’apprentissage, moderne en diable dans ses déploiements, mais qui nous ramène toutefois aux classiques du genre, puisque sa figure centrale est celle d’un grand héros romantique.

 

 

 

 

Sa mère - Saphia Azzeddine

Stock - 23 août 2017 - 234 pages

Résumé : Marie-Adélaïde, née sous X, a la rage au ventre  ; elle a un destin, mais ne sait pas encore lequel. Pas celui de caissière à La Miche Dorée. Pas non plus celui de ses rares copines, certaines connues en prison, d’autres camarades de galère et d’errance. Serait-ce celui de nounou des enfants impeccables de la Sublime  ? Ou celui de retrouver sa mère coûte que coûte  ? Son destin, elle va le chercher avec les moyens dont elle dispose  : le culot, la parole qui frappe, l’humour cinglant, l’insoumission à son milieu, la révolte contre toutes les conventions. C’est une héroïne de notre temps.

 

 

 

 

Underground Railroad - Colson Whitehead

Albin Michel - 24 août 2017 - 416 pages

Résumé : Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d'avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu'elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s'enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les Etats libres du Nord. De la Caroline du Sud à l'Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d'esclaves qui l'oblige à fuir, sans cesse, le " misérable coeur palpitant " des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté. L'une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l'" Underground Railroad ", le célèbre réseau clandestin d'aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme. A la fois récit d'un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l'Histoire, ce roman, couronné par le prix Pulitzer, est une oeuvre politique aujourd'hui plus que jamais nécessaire. "

 

 

 

 

Colorado Train - Thibault Vermot

Sarbacane - 06 septembre 2017 - 362 pages

Résumé : Durango, 1949. La poussière rouge. Les sombres rocheuses. L'Amérique profonde, tout juste sortie de la Deuxième Guerre mondiale. C'est dans ce monde-là que grandissent Michael et ses copains: le gros Donnie, les inséparables Durham et George, Suzy la sauvage. Ensemble, ils partagent les jeux de l'enfance, les rêves, l'aventure des longs étés brûlants... Jusqu'au jour où un gosse de la ville disparaît. Avant d'être retrouvé, quelques jours plus tard... à moitié dévoré. Aussitôt, la bande décide d'enquêter. Mais dans l'ombre, le tueur- la chose? - les regarde s'agiter. Et bientôt, les prend en chasse...

 

 

 

 

The Only Ones - Carola Dibbell

Le Nouvel Attila - 31 août 2017 - 400 pages - Premier roman

Résumé : Dans une Amérique ravagée par les pandémies, Moïra est « the only one », immunisée contre toutes les maladies mortelles… Pauvre, analphabète, elle survit sur les docks du Queens en se prostituant et en  vendant des bouts de son corps à ceux assez riches pour payer, qui espèrent ainsi se protéger des épidémies à leur tour… Un jour, elle donne naissance à un clone : terrifiée, n’ayant jamais vu d’enfant de sa vie, tout juste capable de s’occuper d’elle-même, elle va devoir protéger sa fille des dangers de ce monde. Après une vie entière passée seule, sans famille, sur les quais froids et humides du Queens, Moïra a beaucoup vécu… mais ignore beaucoup. Récit d’une éducation au monde et à soi-même, ce monologue drôle, brut et déchirant est un roman familial et social, porté par une voix féminine extraordinaire.

 

 

 

 

La vie sauvage - Thomas Gunzig

Au Diable Vauvert - 31 août 2017 - 336 pages

Résumé : Bébé rescapé d’un accident d’avion, Charles grandit dans la jungle africaine.
Retrouvé par hasard le jour de ses seize ans et ramené à sa famille, il va découvrir les misères de la civilisation dans une petite ville du nord de l’Europe. La rage au ventre, il mettra tout en oeuvre pour retourner d’où il vient et où l’attend l’amour de sa vie. Un magnifique roman d’amour, classique et drôle, lyrique et cruel, sombre et optimiste.

 

 

 

 

Addict - James Renner

Sonatine - 31 août 2017 - 384 pages

Résumé : En 2004, la voiture accidentée d’une élève infirmière sans histoires, Maura Murray, est retrouvée à des centaines de kilomètres de chez elle. Aucune trace de la jeune fille, qui était sur le point de se marier. Plus troublant encore, lorsqu’on ouvre son appartement, on constate qu’elle s’apprêtait à déménager, alors qu’elle n’en avait parlé à personne, ni à ses amies, ni à son futur mari, ni à sa famille. Quel était le secret de Maura ? Et qu’est-elle devenue ? En 2010, l’affaire Murray, jamais résolue, n’intéresse plus grand monde sauf un homme très particulier, James Renner. Celui-ci a été victime, à l’âge de onze ans, d’un grave traumatisme : il est tombé fou amoureux d’une jeune fille de son âge en voyant sa photo affichée dans son quartier avec la mention « Portée disparue ». Le cas n’a jamais été élucidé et il en a conçu une obsession dévorante pour les crimes non résolus, qui l’a mené aux confins de la folie. Un test de psychologie clinique, le MMPI, a montré que son esprit fonctionnait de la même façon que celui des tueurs en série et des meilleurs flics américains. Renner a d’abord essayé de fuir cette part sombre, en vain. Lorsqu’il décide de renouer avec ses vieux démons et de se pencher sur les zones d’ombre de l’affaire Murray, il va devoir à nouveau affronter cette obscurité qui le fascine tant. Quitte à y laisser sa santé mentale. Récit d’une étrange obsession tout autant qu’enquête détaillée et passionnante, Addict est un document exceptionnel, qui fera date dans l’histoire du genre.

 

 

 

 

Le diable en personne - Peter Farris

Gallmeister - 17 août 2017 - 272 pages

Résumé : En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées régi par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye,  un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère. Ce deuxième roman de Peter Farris offre un portrait cinglant d’une Amérique incontrôlable.

 

 

 

 

Forbidden - Tabitha Suzuma

Milady - 22 septembre 2017 - 468 pages

Résumé : Maya et Lochan ne sont pas des adolescents comme les autres. Élevés par une mère alcoolique et instable, ils sont livrés à eux-mêmes et n’ont d’autre choix que d’élever seuls le reste de la fratrie. Forcés de devenir adultes plus tôt que prévu, ils se soutiennent dans l’adversité et finissent par tomber amoureux. Lochan se sent seul au monde, et Maya est la seule à pouvoir le comprendre. Conscient de la monstruosité de cet amour, Lochan est prêt à tout pour bâillonner le désir et les sentiments que sa sœur lui inspire. Mais comment résister alors que Maya a besoin de lui autant qu’il a besoin d’elle ? Est-ce un crime de s’aimer si fort ? « Ce roman aussi délicat que déchirant vous surprendra jusqu’à la dernière page et résonnera longtemps en vous. » (Booklist).

 

 

 

 

Les derniers jours de l'émerveillement - Graham Moore

Le Cherche-midi - 07 septembre 2017 - pages

Résumé : New York, 1888. Les lampadaires à gaz éclairent les rues de la ville, l’électricité en est à ses balbutiements. Celui qui parviendra à en contrôler la distribution sait déjà qu’il gagnera une fortune considérable et sa place dans l’histoire. Deux hommes s’affrontent pour emporter la mise : Thomas Edison et George Westinghouse. Tous les coups sont permis. Lorsqu’un jeune avocat, Paul Cravath, aidé par le légendaire Nikola Tesla, se mêle à ce combat homérique, il va bientôt se rendre compte qu’autour de lui toutes les apparences sont trompeuses et que chacun a des intentions cachées. À la façon d’Erik Larson, Graham Moore s’est appuyé sur des documents historiques peu connus pour nous livrer un récit d’une incroyable efficacité, qui se lit comme un thriller, tout en offrant une profondeur passionnante à ces personnages qui ont façonné notre modernité. Une formidable histoire où l’on constatera que la réalité dépasse toujours la fiction.

 

 

 

 

Pour te perdre un peu moins - Martin Diwo

Plon - 24 août 2017 - 284 pages - Premier roman

Résumé : Un garçon, une fille, une histoire universelle. Ils s’aiment, se déchirent, elle s’en va. Lui s’écroule. La jeunesse et l’innocence avec. Un roman qui frappe, âpre, enlevé, emporté, qui ne s’oublie pas. Une signature, une écriture, une voix, une époque, une génération.

 

 

 

 

Tout est brisé - William Boyle

Gallmeister - 07 septembre 2017 - 208 pages

Résumé : Tout semble brisé dans la vie d’Erica. Seule avec son vieux père tyrannique tout juste sorti de l'hôpital, elle n'a plus de nouvelles de son fils Jimmy, un jeune homme fragile parti errer à travers le pays sans avoir terminé ses études. Mais voilà qu'après un long silence, Jimmy revient à l'improviste, en piteux état. Erica fera tout pour l'aider, décidée à mieux le comprendre et à rattraper le temps perdu. Mais Jimmy se sent trop mal à l'aise face à sa mère, dans ce quartier de Brooklyn hanté par ses souvenirs ; un profond mal de vivre que ni l'alcool ni les rencontres nocturnes ne parviennent à soulager. Erica, elle, ne veut pas baisser les bras... William Boylerevient au décor et aux personnages de Gravesend, qu’il évoque avec une mélancolie déchirante dans la veine de Fitzgerald et de Bob Dylan lorsqu’il chante Everything is broken.

 

 

 

 

Petites Reines - Jimmy Lévy

Le Cherche-Midi - 24 août 2017 - 192 pages

Résumé : Deux femmes, que rien ne semble lier, témoignent sur un moment de leur vie. En 1952, au milieu du désert, Anoua, presque adolescente, tente de trouver un moyen d'échapper au cruel et traditionnel traitement que lui réserve la tribu dans laquelle elle est née. En 2001, dans une villa californienne, une vieille femme riche et aigrie rêve d'oublier les souvenirs d'une vie bien remplie.

 

 

 

 

Je me promets d'éclatantes revanches - Valentine Goby

L'iconoclaste - 30 août 2017 - 180 pages

Résumé : Valentine Goby livre dans ce récit intime sa rencontre avec Charlotte Delbo. Résistante, amoureuse, déportée, poète, cette dernière a laissé une oeuvre incandescente. C’est alors qu’elle écrit Kinderzimmer qu’elle la découvre. La puissance de cette langue l’éblouit, et l’accompagne desormais. Valentine Goby plonge dans les textes, et plus tard dans les archives. Elle tente de saisir la singularité de cette écriture au sein du testament collectif des rescapés des camps de la mort, de comprendre son « geste d’écriture ». « Je me promets d’éclatantes revanches » est une immersion dans l’oeuvre de Charlotte Delbo. Mais c’est surtout une traversée sur le mystérieux fil reliant les deux auteures. En partant sur ses traces, Valentine Goby évoque son propre rapport à la littérature. À sa puissance. La façon dont elle peut « forger une langue capable de nous ramener d’entre nos morts ». Un lieu où la lumière prend d’« éclatantes revanches » sur les ténèbres les plus noires.



 

 

La salle de bal - Anna Hope

Gallimard - 17 août 2017 - 400 pages

Résumé : Lors de l'hiver 1911, l'asile d'aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l'enfance. Si elle espère d'abord être rapidement libérée, elle finit par s'habituer à la routine de l'institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté : les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l'intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un "mélancolique irlandais". Tous deux danseront, toujours plus fébriles et plus épris. A la tête de l'orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l'eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d'esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades. Projets qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John. Après Le chagrin des vivants, Anna Hope parvient de nouveau à transformer une réalité historique méconnue en un roman subtil et puissant, entraînant le lecteur dans une ronde passionnée et dangereuse.

 

 

 

 

Point Cardinal - Léonor de Récondo

Sabine Wespieser - 24 août 2017 - 232 pages

Résumé : Sur le parking d’un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille méticuleusement, tristement. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses chevilles : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, volait quelques instants de joie et dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable. Laurent, en tenue de sport, a remis de l’ordre dans sa voiture et dissimulé dans le coffre la mallette contenant ses habits de fête. Il s’apprête à retrouver femme et enfants pour le dîner. Petit garçon, Laurent passait des heures enfermé dans la penderie de sa mère, détestait l’atmosphère virile et la puanteur des vestiaires après les matchs de foot. Puis il a grandi, a rencontré Solange au lycée, il y a vingt ans déjà. Leur complicité a été immédiate, ils se sont mariés, Thomas et Claire sont nés, ils se sont endettés pour acheter leur maison. Solange prenait les initiatives, Laurent les accueillait avec sérénité. Jusqu’à ce que surviennent d’insupportables douleurs, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus réfréner ses envies incontrôlables de toucher de la soie, et que la femme en lui se manifeste impérieusement. De tout cela, il n’a rien dit à Solange. Sa vie va basculer quand, à la faveur de trois jours solitaires, il se travestit pour la première fois chez eux. À son retour, Solange trouve un cheveu blond… Léonor de Récondo va alors suivre ses personnages sur le chemin d’une transformation radicale. Car la découverte de Solange conforte Laurent dans sa certitude : il lui faut laisser exister la femme qu’il a toujours été. Et convaincre son entourage de l’accepter. La détermination de Laurent, le désarroi de Solange, les réactions contrastées des enfants – Claire a treize ans, Thomas seize –, l’incrédulité des collègues de travail : l’écrivain accompagne au plus près de leurs émotions ceux dont la vie est bouleversée. Avec des phrases limpides, des mots simples et d’une poignante justesse, elle trace le difficile chemin d’un être dont toute l’énergie est tendue vers la lumière. Par-delà le sujet singulier du changement de sexe, Léonor de Récondo écrit un grand roman sur le courage d’être soi.

 

 

 

 

La face cachée de Ruth Malone - Emma Flint

Fleuve Éditions - 19 octobre 2017 - Premier roman

Résumé : 1965. Une vague de chaleur déferle sur le Queens, banlieue ouvrière de New York, et plonge ses habitants dans un état léthargique. Un matin ordinaire, Ruth Malone, mère célibataire aux allures de star hollywoodienne, constate la disparition de ses deux enfants. Peu après, le corps de la petite Cindy est retrouvé abandonné sur un chantier, son doudou encore à la main. Lorsque, quelques jours plus tard, la dépouille de son fils, Frankie Jr, est découverte dans des conditions similaires, des voix accusatrices s'élèvent contre Ruth. De la voisine qui a toujours eu des doutes aux médias avides de scandale, tout le monde semble avoir quelque chose à lui reprocher. Mais qui est Ruth quand personne ne la regarde ? Cette "mère" qui collectionne les partenaires depuis des années et ne verse pas une larme devant les corps sans vie de ses enfants. Alors que presse, opinion publique et tribunaux condamnent Ruth avant l'heure, un seul homme va tenter de découvrir qui est vraiment cette femme : nouvelle Médée monstrueuse ou victime innocente ?

 

 

 

 

Un funambule sur le sable - Gilles Marchand

Aux forges de Vulcain - 24 août 2017 - pages

Résumé : Stradi naît avec un violon dans le crâne. Cette anomalie rare fait la joie des médecins, et la souffrance de ses parents. D'abord condamné à rester à la maison, il peut finalement aller à l'école et découvrir que les plus grandes peines de son handicap sont l'effet de la maladresse ou de l'ignorance des adultes et des enfants. Mais, à ces souffrances, il va opposer chaque jour son optimisme invincible, hérité de son père inventeur et de sa mère professeur. Jusqu'au moment où cette fantaisie permanente de Stradi va se heurter aux nécessités de la vie adulte : avoir un travail, se tenir bien, attendre la mort dans l'ennui le plus total. Comment grandir sans se nier ? Comment s'adapter sans renoncer à soi ? Un roman empreint de réalisme magique, de  plein de musique, de fantaisie, d'imagination, de lumière et d'optimisme, accompagné par la musique des Beach Boys, et brillant de mille éclats empruntés à Gary, Vian et Perec.

 

 

 

 

Je suis Jeanne Hébuterne - Olivia Elkaim

Stock - 23 août 2017 - 240 pages

Résumé : Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani. De quinze ans son aîné, il est un artiste «  maudit  », vivant dans la misère, à Montparnasse. Elle veut s’émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi. Ils tombent fous amoureux. De Paris à Nice - où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale –, ils bravent les bonnes mœurs et les interdits familiaux. Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie. 

 

 

 

 

Espace lointain - Jaroslav Melnik

Agullo - 31 août 2017 - 320 pages

Résumé : À Mégapolis, ville-monde peuplée d’aveugles, seul « l’espace proche » existe. Les habitants se déplacent grâce aux capteurs électro-acoustiques qui jalonnent l’espace, et dont ils sont dépendants. Un jour, Gabr recouvre la vue. Il découvre avec répulsion l’aspect sordide de « l’espace proche » : un enchevêtrement de métal où déambulent des êtres en haillons. Terrifié par ce qu’il prend pour des hallucinations, il se rend au ministère du Contrôle où on lui diagnostique une psychose l’« espace lointain » avant de lui promettre de le guérir. Mais Gabr est saisi par le doute : et si ce qu’il percevait n’était pas des hallucinations, mais bien la réalité ? Sa rencontre avec Oksas, le chef d’un groupe révolutionnaire qui veut détruire Mégapolis, va confirmer les intuitions de Gabr et bouleverser sa vie. Tiraillé entre la violence des terroristes et celle des dirigeants – un petit groupe de voyants privilégiés –, refusant de causer la mort de milliers d’innocents, mais incapable d’accepter le mensonge du monde, Gabr devra trouver sa propre voie pour accéder à l’espace lointain où règnent encore la liberté, la beauté et l’infini. Mi-dystopie, mi-conte philosophique, ce roman interroge notre monde : la technologie nous dérobe-t-elle notre humanité ? Quel prix l’homme est-il prêt à payer pour vivre en sécurité ? Et qu’y a-t-il de plus précieux que la liberté ?

 

 


 

 

Un jour tu raconteras cette histoire - Joyce Maynard

Philippe Rey - 07 septembre 2017 - 432 pages

Résumé : Après un mariage raté, un douloureux divorce et quelques brèves histoires, à cinquante-cinq ans, Joyce Maynard n’attend plus grand-chose des relations sentimentales. Et pourtant. Sa ren - contre avec Jim vient tout bouleverser: l’amour comme elle ne l’imagine plus, celui qui va même lui faire accepter de se remarier. En 2014, après trois ans d’une romance tourbillonnante, on diagnostique chez Jim un cancer du pancréas. Au cours des dixneuf mois qui suivent, alors qu’ils luttent ensemble contre la maladie, Joyce découvre ce que signifie être un véritable partenaire, en dépit de la souffrance, de l’angoisse, du désespoir qui menace à chaque instant. «Un jour, tu raconteras cette histoire», lui avait dit Jim avec tendresse. C’est chose faite. Joyce Maynard retrace ces années heureuses faites de voyages, de petites et grandes folies, de bonheurs du quotidien – dîners sur leur terrasse près de San Francisco, escapades à moto, concerts de rock, baignades dans les lacs du New Hampshire ou du Guatemala. Puis, elle confie leur combat, leurs espoirs de guérison, les opérations et les médica - ments, sa colère contre le sort, sa fatigue parfois, mais surtout la force de l’amour qui les unit. Avec sensibilité et finesse, Joyce Maynard se met à nu dans un texte empli de joies et de larmes, un récit bouleversant sur l’amour et la perte, une histoire unique qui a permis à chacun d’offrir à l’autre le meilleur de lui-même.

 

 

 

 

Abigaël - Magda Szabo

Viviane Hamy - 21 septembre 2017 - pages

Résumé : Gina est fille de général. Elle vit à Budapest et connait la vie d'une jeune fille choyée qui a toute liberté pour se divertir et sortir. Lorsque son père l'envoie à Árkod, au Nord-Est de la Hongrie, dans un pensionnat de filles très strict, elle est désespérée. A son arrivée, on lui enlève toutes ses affaires personnelles et on lui interdit de communiquer librement avec ses proches. Peu à peu, elle est initiée aux étranges traditions entretenues par les pensionnaires, comme celle de confier ses soucis à une statue représentant une femme que toutes appelle Abigaël. Mais Gina se rebelle et révèle aux adultes un de ces secrets bien gardés. Elle devient alors la bête noire des pensionnaires qui l'exclut sans pitié. Mais Gina n'a d'autre choix que de s'intégrer… Elle décide alors de demander de l'aide à Abigaël. Mais qui peut bien se cacher derrière ce (ou cette) mystérieux ami(e) qui leur veut du bien ? Gina parviendra-t-elle a quitté cet endroit et cette ville qu’elle déteste ? Une chose est sûre, cette expérience bouleversera sa vie à jamais.

 

 

 

 

Mercy, Mary, Patty - Lola Lafon

Actes Sud, 16 août 2017 - 224 pages

Résumé : En février 1974, Patricia Hearst, petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph Hearst, est enlevée contre rançon par un groupuscule révolutionnaire dont elle ne tarde pas à épouser la cause. Un événement mémorable dont la résonance va également "kidnapper" l'existence de trois femmes de générations différentes : une Américaine et deux Françaises tour à tour attachées à comprendre et reconfigurer cet épisode. Par ce roman sur l'influence décisive de leur rencontre éphémère, par sa relecture de l'affaire Hearst et de son impact médiatique et politique, Lola Lafon s'empare d'une icône paradoxale de la "story" américaine, de son rayonnement dans l'espace public et du chavirement qu'elle a engendré dans le destin de ses héroïnes.

 

 

 

 

Gabriële - Anne et Claire Berest

Stock - 23 août 2017 - 450 pages

Résumé : Septembre 1908. Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient «  la femme au cerveau érotique  » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début d’un xxe  siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.
Anne et Claire Berest sont les arrière-petites-filles de Gabriële Buffet-Picabia.


 

 

 

 

Le Zoo - Gin Phillips

La Bête Noire - 21 septembre 2017 - pages

Résumé : Lincoln est un gentil petit garçon. Du haut de ses quatre ans, il est d'un naturel curieux, intelligent et bien élevé. Il obéit toujours à sa mère et il connaît les règles.
« Aujourd'hui, les règles ont changé. Aujourd'hui, les règles sont les suivantes: on se cache et on ne laisse pas l'homme avec le pistolet nous retrouver. » Quand une journée ordinaire au zoo tourne au cauchemar, Joan se retrouve piégée avec son fils dans un cercle infernal. Elle devra trouver la force de se battre, s'armer de courage et protéger Lincoln à tout prix - jusqu'à franchir la ligne ténue entre le bien et le mal, entre l'humanité et l'instinct animal. C'est une ligne qu'aucun de nous n'imaginerait avoir à franchir un jour. Mais parfois, de nouvelles règles s'imposent.

 

 

 

 

Mina Loy, éperdument - Mathieu Terence

Grasset - 06 septembre 2017 - 234 pages

Résumé : La vie de Mina Loy tient du roman autant que de la légende. Née dans l’Angleterre victorienne et morte dans l’Amérique des sixties, elle a traversé deux guerres, vécu sur trois continents et dans les plus belles villes, de New York à Paris en passant par Mexico, frayé avec toutes les écoles de la modernité, du futurisme au féminisme, connu, parfois aimé, les grands génies de son temps, Marcel Duchamp, Djuna Barnes, Joyce, Freud ou encore Picabia. Mariée jeune à un homme sans qualités, passionnément amoureuse du poète et boxeur Arthur Cravan qu’elle suivra, en pleine Première Guerre mondiale, jusqu’au Mexique où il disparaîtra en mer, elle aura quatre enfants dont deux mourront sans qu’elle les ait vraiment connus. Cosmopolite, intrépide et aussi seule que libre, elle fut poète, peintre, intellectuelle et essayiste, aventurière avant tout. Si Mathieu Terence n’eut rien à inventer pour livrer le portrait de cette héroïne contemporaine, il fallait son talent d’écrivain pour traduire toute sa fougue et sa modernité. D’une langue sensible et puissante, il écrit pour la première fois sa légende et nous offre, non une biographie, mais un récit haletant dans lequel on découvre la vie hors norme de cette femme d’exception.

 

 

 

 

Les complicités involontaires -  Nathalie Bauer

Philippe Rey - 24 août 2017 - 288 pages

Résumé : Par un jour d’avril, Corinne V., psychiatre, reçoit dans son cabinet une quinquagénaire, Zoé B., désireuse d’entreprendre une analyse. Reconnaissant en elle une ancienne amie, elle s’apprête à l’adresser à un confrère, quand Zoé lui révèle qu’elle souffre d’une amnésie ayant effacé ses souvenirs de jeunesse. Et qu’elle est atteinte depuis toujours d’une « mélancolie » dont la cause, elle en est persuadée, réside dans la mystérieuse histoire de sa famille paternelle – histoire dont son père ne lui a transmis qu’une infime partie. La curiosité est la plus forte : enfreignant les règles de sa profession, Corinne décide d’ignorer leur lointaine et brève amitié, et accède à la demande de Zoé. Elle ne peut imaginer les conséquences qu’une telle résolution aura sur leurs existences respectives. Car, tandis que l’analysante déroule son « enquête » en assemblant, telles les pièces d’un puzzle, les quelques éléments dont elle dispose – bribes de vieilles conversations, documents et photos –, l’analyste se voit confrontée, par un plongeon dans le passé, à un jeu de miroirs pour le moins inattendu. Dans ce roman de la transgression, Nathalie Bauer raconte l’odyssée d’une famille ballottée par le chaos de l’histoire du XXe siècle, la recherche obsédante d’une femme qui en subit les soubresauts, et explore les multiples complicités qui unissent les êtres à leur insu pour mieux se jouer de leur destin.

 

 

 

 

Summer - Monica Sabolo

JC Lattès - 23 août 2017 - 320 pages

Résumé : Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image  : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs  ? Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.Comment vit-on avec les fantômes  ? Monica Sabolo a écrit un roman puissant, poétique, bouleversant.

 

 

 

 

Frappe-toi le coeur - Amélie Nothomb

Albin Michel - 23 août 2017 - 180 pages

Résumé : « Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. » Alfred de Musset

 

 

 

 

La beauté des jours - Claudie Gallay

Actes Sud - 16 août 2017 - 304 pages

Résumé : Jeanne mène une vie rythmée par la douceur de l’habitude. Elle était jeune quand elle a épousé Rémy, ils ont eu des jumelles, sont heureux ensemble et font des projets raisonnables. Mais Jeanne aime aussi le hasard, les surprises de l’inattendu. L’année du bac, un professeur lui avait fait découvrir l’artiste serbe Marina Abramović. Fascinée par cette femme qui engage son existence dans son travail, Jeanne a toujours gardé une photographie de sa célèbre performance de Naples : comme un porte-bonheur, la promesse qu’il est possible de risquer une part de soi pour vivre autrement. Quand Jeanne s’amuse à suivre tel ou tel inconnu dans la rue ou quand elle calcule le nombre de bougies soufflées depuis son premier anniversaire, c’est à cet esprit audacieux qu’elle pense. Surtout cet été-là. Peut-être parce que, les filles étant parties, la maison paraît vide ? Ou parce que sa meilleure amie, qui s’est fait plaquer, lui rappelle que rien ne dure ? Ou parce qu’elle recroise un homme qu’elle a aimé, adolescente ? Jeanne se révèle plus que jamais songeuse et fantasque, prête à laisser les courants d’air bousculer la quiétude des jours. À travers la figure lumineuse de Jeanne et la constellation de personnages qui l’accompagnent et la poussent vers un accomplissement serein, Claudie Gallay compose un roman chaleureux et tendre sur la force libératrice de l’art, sur son pouvoir apaisant et révélateur. Et sur la beauté de l’imprévisible.

 


 

 

 

American War - Omar El Akkad

Flammarion - 23 août 2017 - 464 pages

Résumé : Une nouvelle guerre a éclaté aux États-Unis opposant le Nord aux États sudistes rebelles à tout contrôle des énergies fossiles. Sarat Chestnut a six ans quand son père est tué et qu’elle doit rejoindre un camp de réfugiés avec sa famille. Cette tragédie signe la fin d’une enfance ensoleillée près du Mississippi. D’une fillette curieuse et vive, Sarat se mue au fil des épreuves et des injustices en une héroïne insaisissable, féroce, révoltée. Bientôt, sous l’influence d’un homme qui la prend sous son aile, elle se transformera en une impitoyable machine de guerre. Portrait d’un conflit dévastateur qui détruit l’espoir et l’humain sur son passage, American War fait écho à toutes les luttes fratricides qui naissent aux quatre coins du monde.

 

 

 

 

Réveiller les lions - Ayelet Gundar-Goshen

Presses de la Cité - 07 septembre 2017 - 416 pages

Résumé : Le Dr Ethan Green est un homme bien. Il sauve des vies. Il aime sa femme. Il adore ses deux petits garçons. Le Dr Ethan Green a de la chance : il est né du bon côté du check point. Cette nuit-là, pourtant, le neurochirurgien prend la fuite après avoir percuté un homme sur une route, dans le désert. Le lendemain, la femme de cet homme se présente à la villa du médecin : elle a tout vu. Sirkitt, qui partage une tente avec d’autres réfugiés soudanais ou érythréens, découvre un monde de confort. Cependant, ce qu’elle exige d’Ethan en échange de son silence ne se quantifie pas en argent... Alors que l’enquête sur le chauffard est confiée à son épouse, commissaire de police, Ethan Green s’engouffre dans la mécanique de la double vie, sur fond de trafics, de violences – et de désirs inavouables.

 

 

 

 

Les terres dévastées - Emiliano Monge

Philippe Rey - 24 août 2017 - 348 pages

Résumé : Au fond de la jungle mexicaine, des projecteurs s’allument en pleine nuit: un groupe de migrants, trahis par leurs passeurs, est pris d’assaut par des trafiquants. Certains sont exécutés; les autres sont stockés dans des camions pour être livrés alentour. Sous la direction des deux chefs de bande, Estela et Epitafio, les convois prennent la route des montagnes. Ces amants contrariés jouissent des souffrances qu’ils infligent. Obsédés l’un par l’autre, ils tentent vainement de communiquer pour se dire leurs espoirs d’une nouvelle vie. Tenu en haleine, le lecteur navigue entre les différents pro - tagonistes: Estela et sa cargaison dans une direction, Epitafio dans une autre, son homme de main occupé à ourdir quelque vengeance, les jeunes passeurs qui répètent inlassablement leur triste tour… tandis que le chœur des migrants devient peu à peu «sans voix, sans âme et sans nom». Dans ce récit construit avec une impeccable maîtrise, où les hommes et les femmes sont réduits à l’état de marchandises, Emiliano Monge met à nu l’horreur et la solitude, mais aussi l’amour, la loyauté et l’espérance qui animent les êtres. Tragédie moderne à la prose rythmée, Les terres dévastées happent le lecteur dans un tourbillon aussi bouleversant que dérangeant.

 

 

 

 

C'est le coeur qui lâche en dernier - Margaret Atwood

Robert Laffont - 17 août 2017 - 450 pages

Résumé : Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture... Aussi, lorsqu'ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent sans réfléchir : ils n'ont plus rien à perdre. À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d'oeuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. Le reste du temps, les habitants le passent en prison... où ils sont également logés et nourris ! Le bonheur. Mais le système veut que pendant leur absence, un autre couple s'installe chez eux avant d'être incarcéré à son tour. Et Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui se glisse entre ses draps quand lui n'y est pas : " Je suis affamée de toi. " Avec C'est le coeur qui lâche en dernier, Margaret Atwood nous livre un roman aussi hilarant qu'inquiétant, une implacable satire de nos vices et travers qui nous enferment dans de viles obsessions quand le monde entier est en passe de disparaître.

 

 

 

 

By the Rivers of Babylon - Kei Miller

Zulma - 07 septembre 2017 - 320 pages

Résumé : Augustown, quartier pauvre de Kingston, Jamaïque. En cet après-midi d’avril 1982, assise sur sa véranda, Ma Taffy sent dans l’air une pesanteur très particulière. Kaia, son petit-fils, rentre de l’école. Ma Taffy n’y voit plus mais elle sait reconnaître entre toutes l’odeur entêtante, envahissante, de la calamité qui se prépare. Car aujourd’hui, à l’école, Monsieur Saint-Josephs a commis l’irréparable : il a coupé les dreadlocks de Kaia – sacrilège absolu chez les rastafaris. Et voilà Ma Taffy qui tremble, elle que pourtant rien n’ébranle, pas même le chef du gang Angola ni les descentes des Babylones, toutes sirènes hurlantes. Alors, pour gagner du temps sur la menace qui gronde, Ma Taffy se met à lui raconter comment elle a assisté, petite fille au milieu d’une foule immense, à la véritable ascension d’Alexander Bedward, le Prêcheur volant. Oui, à Augustown, Jamaïque, le jour de l’Autoclapse – calamité aux promesses d’Apocalypse – est une nouvelle fois en train d’advenir. Remarquablement construit, By the rivers of Babylon est un roman puissant – magnifique chant de résistance et de libération.

 

 

 

 

Ne fais confiance à personne - Paul Cleave

Sonatine - 31 août 2017 - 400 pages

Résumé : Les auteurs de thrillers ne sont pas des personnes très fréquentables. Ils jouent du plaisir que nous avons à lire d’abominables histoires, de notre appétit pour des énigmes qui le plus souvent baignent dans le sang. Nous ne sommes pas très raisonnables. Ce jeu dangereux peut parfois prendre des proportions inquiétantes. Leurs ouvrages peuvent nous donner des idées regrettables, favoriser un passage à l’acte aux conséquences funestes. Eux les premiers, qui pensent connaître toutes les ficelles du crime parfait, ne sont pas à l’abri de faire de leurs fictions une réalité.
Prenez par exemple Jerry Grey, ce célèbre romancier, qui ne sait plus très bien aujourd’hui où il en est. À force d’inventer des meurtres plus ingénieux les uns que les autres, n’aurait-il pas fini par succomber à la tentation ? Dans cette institution où on le traite pour un alzheimer précoce, Jerry réalise que la trame de son existence comporte quelques inquiétants trous noirs. Est-ce dans ses moments de lucidité ou dans ses moments de démence qu’il est persuadé d’avoir commis des crimes ? Quand la police commence à soupçonner les histoires de Jerry d’être inspirées de faits réels, l’étau commence à se resserrer. Mais, comme à son habitude, la vérité se révèlera bien différente et bien plus effroyable que ce que tous ont pu imaginer ! Entre Shutter Island (Dennis Lehane) et Un employé modèle, Paul Cleave signe sans conteste avec Ne fais confiance à personne son chef d’œuvre.

 

 

 

 

Le pianiste blessé - Maria Ernestam

Gaïa - 06 septembre 2017 - 416 pages

Résumé : Amies depuis l’enfance, Veronica est prof de musique, charismatique et envahissante, Marieke est écrivaine et reste dans l’ombre. Elles ne se sont plus parlé depuis dix ans. Depuis leur voyage sur les traces de tante Klara. Après la mort de tante Klara, les deux amies sont parties lui rendre hommage et aussi enquêter sur ses secrets : Klara partait deux fois par an en vacances, toujours aux mêmes endroits, Langkawi en Malaisie, et San Francisco. Qui retrouvait-elle, quelle vie menait-elle ? Au bar de l’hôtel de Langkawi, Veronica et Marieke rencontrent James, énigmatique et séduisant pianiste. Il révèle les deux amies sous un nouveau jour, et fait vaciller le passé. Qui connaît-on vraiment ? A-t-on raison de vouloir savoir ? Un roman envoûtant sur les rêves et les promesses brisées, sur la création et l’amitié.

 

 

 

 

Jeu blanc - Richard Wagamese

Zoe - 07 septembre 2017 - 256 pages

Résumé : Cloîtré dans un centre de désintoxication, Saul Indian Horse a décidé de raconter son histoire : son enfance au cœur du Canada, bercée par les légendes et les traditions ojibwés, rythmée par la récolte du riz et la pêche ; son exil à huit ans avec sa grand-mère, suite à un hiver particulièrement dur ; son adolescence, passée dans un internat où des Blancs se sont efforcés d’effacer en lui toute trace d’indianité. C’est pourtant au cœur de cet enfer que Saul trouve son salut, grâce au hockey sur glace. Joueur surdoué, il entame une carrière parmi les meilleurs du pays. Mais c’est sans compter le racisme qui règne dans le Canada des années 1970, même au sein du sport national. On retrouve dans Jeu blanc toute la force de Richard Wagamese, son talent de nature writer et sa capacité à retranscrire la singularité et la complexité de l’identité indienne, riche de légendes, mais profondément meurtrie. Le roman a d’ailleurs été récompensé par le Burt Award for First Nations, Métis and Inuit Literature.

 

 

 

 

La maison des Turner - Angela Flournoy

Les Escales - 30 août 2017 - 352 pages - Premier roman

Résumé : Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d'un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d'une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père. Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n'a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là. Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l'avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s'il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l'avenir des Turner et de leur maison ? « A lire absolument ! Un roman aussi drôle qu'émouvant. » (Booklist). « Un premier roman d'une la maturité exceptionnelle. Un roman fort et mémorable. Flournoy nous plonge au coeur de la famille Turner qu'on a l'impression de connaître encore mieux que notre propre famille. » (The New York Times Review of Books). « Le premier roman épatant d'Angela Flournoy renouvelle le genre du « grand roman américain », il traite de tous les thèmes chers au pays : la famille, les maisons, l'argent, les fantômes et le deuil » (NPR).

 

 

 

 

Tous nos contretemps - Elan Mastaï

Bragelonne - 20 septembre 2017 - 288 pages - Premier roman

Résumé : En 2016, dans le monde de Tom Barren, l’humanité prospère au sein d’un paradis techno-utopique avec voitures volantes, trottoirs roulants et bases lunaires, où les avocats ne pourrissent jamais et où la musique punk n’a jamais existé… car on n’en a jamais eu besoin. Sauf que Tom ne parvient tout simplement pas à trouver sa place dans ce monde éblouissant et idéaliste, et cela même avant que sa vie se retrouve sens dessus dessous. Suite à un accident du destin, Tom fait un choix irréfléchi qui va non seulement changer son existence, mais aussi la trame même de l’univers. À cause d’un événement survenu au cours d’un voyage temporel, Tom se retrouve bloqué dans notre monde, celui que nous considérons comme le monde réel. À ses yeux, en revanche, notre réalité a toutes les apparences d’un cauchemar dystopique. Pourtant lorsqu’il découvre des versions bien plus plaisantes de sa famille, de sa carrière et – peut-être même – de son âme sœur, Tom doit prendre une décision. Doit-il réparer le cours de l’Histoire afin de retrouver son univers utopique, ou tenter d’inventer une nouvelle vie dans notre réalité chaotique et imprévisible ? La quête de Tom pour trouver une réponse le mène dans d’autres pays, sur d’autres continents et le long d’autres lignes temporelles, tandis qu’il s’efforce de comprendre qui il est réellement et de quoi son avenir – et le nôtre – est fait. Rempli d’humour et d’émotions brutes, saturé d’intuition, d’intelligence et d’une inventivité étonnante, ce premier roman confirme le talent d’un auteur éclectique. « Attachant et original. Un des romans les plus inventifs de ces dernières années. » (The Books-a-Million Blog). « Un premier roman étonnant... éblouissant et complexe… Une narration emplie d’un humour audacieux.  » (Washington Post).

 

 

 

 

Naissance des coeurs de pierre - Antoine Dole

Actes Sud Junior - 23 août 2017 - 224 pages

Résumé : Dans quelques jours, Jeb va entrer dans le Programme. C'est la loi du Nouveau Monde : à douze ans, chaque enfant de la communauté doit commencer un traitement qui annihile toutes les émotions, dans le but de préserver l'équilibre de la société. Mais Jeb ne peut s'y résoudre, quitte à se mettre en grand danger... Nouvelle au lycée, Aude subit tous les jours de nouvelles moqueries et insultes de la part des autres élèves et trouve refuge dans les bras de Mathieu, un surveillant du lycée. Un premier amour qui va faire naître en elle des sentiments aussi intenses que dévastateurs. Deux destins qui vont mystérieusement se croiser, deux personnages brutalement arrachés au monde de l'enfance et de la douceur.

 

 

 

 

Je m'appelle Lucy Barton - Elizabeth Strout

Fayard - 30 août 2017 - pages

Résumé : Hospitalisée à la suite d’une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère, avec laquelle elle avait perdu tout contact. Tandis que celle-ci se perd en commérages, convoquant les fantômes du passé, Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l’Illinois – la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse de son père, et finalement son départ pour New York, qui l’a définitivement isolée des siens. Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. Une vie entière se déploie à travers le récit lucide et pétri d’humanité de Lucy, tout en éclairant la relation entre une mère et sa fille, faite d’incompréhension, d’incommunicabilité, mais aussi d’une entente profonde. Salué comme un chef-d’oeuvre par la critique littéraire aux États-Unis, Je m’appelle Lucy Barton est un grand roman contemporain sur la solitude, le désir et l’amour.

 

 

 

 

Femme à la mobylette - Jean-Luc Seigle

Flammarion - 23 août 2017 - 180 pages

Résumé : Abandonnée par tous avec ses trois enfants, Reine n’arrive plus à faire face. Sa vie finit par ressembler à son jardin qui n’est plus qu’une décharge. Son horizon paraît se boucher chaque jour davantage, alors qu’elle porte en elle tant de richesses. Seul un miracle pourrait la sauver... Et il se présente sous la forme d’une mobylette bleue. Cet engin des années 1960 lui apportera-t-il le bonheur qu’elle cherche dans tous les recoins de ce monde et, surtout, à quel prix ? Jean-Luc Seigle dresse le portrait saisissant d’une femme ordinaire au bord du gouffre. Ce faisant, c’est une partie de la France d’aujourd’hui qu’il dépeint, celle des laissés-pour-compte que la société en crise martyrise et oublie.

 

 

 

 

Vous connaissez peut-être - Joann Sfar

Albin Michel - 23 août 2017 - 272 pages

Résumé : Au début il y a cette fille, Lili rencontrée sur Facebook. Ça commence par « vous connaissez peut-être », on clique sur la photo du profil et un jour on se retrouve chez les flics. J’ai aussi pris un chien, et j’essaie de lui apprendre à ne pas tuer mes chats. Tant que je n’aurai pas résolu le problème du chien et le mystère de la fille, je ne tournerai pas rond. Ça va durer six mois. Ce roman fait suite à Comment tu parles de ton père. On y trouve quelques portraits de femmes, et un portrait de chien. C’est une enquête. Tout est vrai sinon ce n’est pas drôle.

 

 

 

 

Les Bourgeois - Alice Ferney

Actes Sud - 16 août 2017 - 400 pages

Résumé : Ils sont Bourgeois de père en fils parce que c'est (aussi) leur patronyme. De la Première Guerre mondiale à nos jours, Alice Ferney explore les destinées des enfants de cette famille catholique, patriote et conservatrice. Ils partagent des valeurs, le sens du devoir, ont fait carrière dans l'armée ou dans la marine, se sont voués aux affaires, à la médecine, au barreau... – acteurs de l'histoire nationale et de la légende de leur lignée. Par leur entremise, Alice Ferney revisite les grandes ou déshonorantes heures de notre passé : tout un siècle français passé au tamis du roman familial.

 

 

 

 

De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles - Jean-Michel Guénassia

Albin Michel - 23 août 2017 - 336 pages

Résumé : De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles nous fait partager l’histoire improbable, drôle et tendre, d’une famille joliment déglinguée dont Paul est le héros peu ordinaire. Paul qui, malgré ses allures de filles, aime exclusivement les femmes. Paul, qui a deux mères et n’a jamais connu son père. Paul, que le hasard de sa naissance va mener sur la route d’un célèbre androgyne : David Bowie. Fantaisiste et généreux, le nouveau roman de Jean-Michel Guenassia, l’auteur du Club des incorrigibles optimistes, nous détourne avec grâce des chemins tout tracés pour nous faire goûter aux charmes de l’incertitude.

 

 

 

 

Miss Wyoming - Douglas Coupland

Au Diable Vauvert - 31 août 2017 - 368 pages

Résumé : Las de s’être essayé à toutes les variantes sexuelles possibles pour ne pas trouver l’amour, après une expérience de mort clinique due à une grippe plus qu’à l’énorme quantité de drogues diverses qu’il ingurgite, John, producteur de films d’action à fortes montées d’adrénaline, décide de fuir une vie décadente et dangereuse. Susan, star oubliée de la télévision, ex-challenger de concours de beauté pour enfants, ruinée et séparée d’un chanteur de heavy metal raté, est l’unique survivante du crash d’un vol économique. S’éloignant du désastre pratiquement indemne, elle décide de disparaître. Deux âmes en fuite cherchant l’amour à Los Angeles, ville obsédée par la gloire, sont fatalement entraînées l’une vers l’autre… Satire sociale et comédie romantique, Miss Wyoming est un classique, une des très grandes réussites romanesques de l’auteur de Generation X, qui contient tous les grands thèmes de son oeuvre.

 

 

 

 

La colère de Kurathi Amman - Meena Kandasamy

Plon - 24 août 2017 - 224 pages - Premier roman

Résumé : Un roman coup de poing par la nouvelle voix forte de la littérature indienne. « Tu veux que je comprime la tragédie au format Twitter ? Comment peut-on se glisser ainsi au coeur des ténèbres ? » Comment transformer un drame en fiction ? Pourquoi écrire sur une tuerie qui a eu lieu il y a plus de quarante ans en Inde et sur ses quarante-quatre victimes oubliées par l’histoire ? À travers les voix aussi diverses que celles des intouchables ou des propriétaires terriens, l’auteur décrit ce massacre, se plaçant sous le patronage de l’irascible déesse Kurathi Amman. Au-delà de l’émotion et de la colère provoquée par ces faits, l’auteur pose la question de la fiction et de ses limites en n’hésitant pas à malmener son lecteur. Ce roman tendu, entre rage contenue, lyrisme et humour grinçant, nous donne un aperçu des forces qui ont contribué à la création de l’Inde moderne.
 

 

 

 

Demain sans toi - Baird Harper

Grasset - 31 août 2017 - 288 pages

Résumé : Devant le pénitencier de Grassland près de Chicago, un homme attend. Il guette la sortie de Hartley Nolan, emprisonné depuis quatre ans pour homicide involontaire. Par sa faute, une jeune femme, Sonia, avait trouvé la mort dans un tragique accident de voiture. Une onde de choc avait alors traversé les deux familles, celle de la victime et celle du coupable. Et l’ancien golden boy au destin brisé n’a peut-être pas fini de payer sa dette, car l’homme qui l’attend occupait une place particulière dans la vie de Sonia… Mais quand la libération de Hartley est repoussée de vingt-quatre heures, toutes les cartes sont rebattues. En onze chapitres qui se lisent comme autant de nouvelles, Baird Harper livre une magistrale variation sur la famille. L’histoire de deux clans frappés par le deuil et la culpabilité est au cœur d’un roman où le suspense va de pair avec une vision subtile de ce qui se joue quand nos existences basculent.

 

 

 

 

Motel Lorraine - Brigitte Pilote

Michel Lafon - 07 septembre 2017 - pages

Résumé : Nous sommes en 1977. Sonia, diseuse de bonne aventure, fuit Montréal avec ses deux filles, Lou et Georgia, pour trouver refuge à Memphis, dans la chambre 306 du motel Lorraine, inoccupée depuis ce fameux 4 avril 1968 où Martin Luther King y a été assassiné. Elles partageront leur destin avec la sublime Alabama, Jacqueline Smith, femme de chambre au Lorraine, Grace DePriest, directrice de la chorale d'une petite église baptiste, ou encore Lonzie, le repris de justice devenu photographe pour son ami Aaron. Chacun à sa manière, ces personnages aux destins croisés incarnent le rêve d'égalité pour lequel le révérend King a donné sa vie. Mais quel poids auront leurs ambitions et leurs gestes dans cette Memphis encore marquée par les divisions raciales ? Les secrets de chacun resteront-ils bien gardés ? Et enfin, pourquoi Sonia s'est-elle enfuie avec ses enfants ?Roman réaliste, d’une écriture maîtrisée et de haute tenue littéraire, Motel Lorraine aborde un sujet porteur et universel : réaliser son rêve.

 

 


 

Trois verres de vodka - Dominique Schneidre

JC Lattès - 23 août 2017 - 320 pages

Résumé : Cécile est psy et rêve d’écrire. Tom, étudiant américain, scénariste à ses heures, est venu à Paris pour éviter la conscription et la guerre du Vietnam. Ils se connaissent depuis peu et sont tombés amoureux. Un soir débarque dans leur vie un cinéaste tonitruant, Andrzej Zulawski – et derrière lui, toute la Pologne. Censurés dans leur pays, où peuvent donc aller travailler les artistes de l’Est  ? Dans ces années-là, 1975-1985, l’Occident vit sa pleine liberté alors que les Polonais se battent pour la conquérir. Trop beau, trop séducteur, trop talentueux, Zulawski a déjà tourné La Troisième Partie de la nuit et L’Important c’est d’aimer. Il prépare Possession. Il choisit les plus grandes actrices  : Romy, Isabelle, Sophie. Il emménage chez Cécile et Tom avec pour tout bagage sa machine à écrire, ses convictions artistiques et politiques, mais aussi son sans-gêne, sa mauvaise foi, son outrance et ce regard ambivalent qu’il pose sur ses hôtes, ces Occidentaux qui ont tout et qui n’en font rien. Trois verres de vodka raconte une amitié fascinante entre ces personnages atypiques qui vont se construire ensemble dans cette époque si créative où on ne craignait pas la modernité. Une époque qu’on n’est pas près d’oublier. 

 

 

 

 

Paysage perdu - Joyce Carol Oates

Philippe Rey - octobre 2017 - 400 pages

Résumé : C’est avec un mélange d’honnêteté brute et d’intuition poignante que Joyce Carol Oates revient sur ses années d’enfance et d’adolescence. Enfance pauvre dans une ferme de l’État de New York, qui fourmille de souvenirs : les animaux (notamment une poule rouge avec laquelle Joyce a noué un lien spécial), la végétation, le monde ouvrier, ses grands-parents hongrois dont elle remarque l’étrangeté, surtout celle de son grand-père dur, sale, élégant et taquin qui la terrifiait, ses premières classes à l’école, ses parents aimants et dévoués à leur fille. Des années qui lui offrent à la fois un univers intime rassurant, mais un univers limité, cerné par des territoires inaccessibles, propices à enflammer l’imagination de la jeune fille, du futur écrivain qui trouve là ses premières occasions de fiction. Des territoires où la mort rôde et où les êtres souffrent : cette maison dans la forêt où vivent des enfants qu’elle connaît, battus et abusés par un père violent et ivrogne qui y mettra le feu ; son amie de classe Cynthia, brillante et ambitieuse élève qui se suicidera à l’âge de 18 ans – Joyce culpabilisera de lui avoir survécu ; et sa sœur Lynn Ann, née le jour des 18 ans de Joyce, gravement atteinte d’autisme, qui deviendra violente au point de dévorer littéralement avec les dents les livres de sa grande sœur… Dans ce texte émouvant, Joyce Carol Oates explore le monde à travers les yeux de l’enfant et de la jeune fille qu’elle était, néanmoins consciente des limites de sa mémoire après tant d’années. Mais cette lectrice du premier livre qu’elle adula, Alice au pays des merveilles, sait que la vie est une succession d’aventures sans fin, qui voit se mêler comédie et tragédie, réalité et rêverie.

  

 

Tous les titres de la rentrée littéraire 2O17 chez :

  • Actes Sud : ICI
  • Agullo : ICI
  • Albin Michel : ICI
  • Allary : ICI
  • Alma : ICI
  • Anne Carrière : ICI
  • Au Diable Vauvert : ICI
  • Aux forges de Vulcain : ?
  • Belfond : ?
  • Buchet-Chastel : ICI
  • Calmann-Lévy : ICI
  • Christian Bourgeois : ?
  • Denoël : ICI
  • Don Quichotte : ICI
  • Fayard : ICI
  • Finitude : ICI
  • Flammarion : ICI
  • Fleuve : ICI
  • Gaïa : ICI
  • Gallimard : ICI et ICI et ICI
  • Gallmeister : ICI
  • Globe : ICI
  • Grasset : ICI
  • Héloïse d'Ormesson : ICI
  • Inculte : ICI
  • Joëlle Losfeld : ICI
  • Julliard : ICI
  • L'Archipel : ICI
  • La Table Ronde : ICI
  • Lattès : ICI
  • Le Cherche-Midi : ?
  • Le Dilettante : ICI
  • Le Masque : ICI
  • Le Nouvel Attila : ICI
  • Léo Scheer : ICI
  • Le Rouergue : ICI
  • Le Serpent à Plumes : ICI
  • Les Escales : ICI et ICI
  • Le Tripode : ICI
  • Liana Levi : ICI
  • L'Iconoclaste : ICI
  • L'Observatoire : ICI
  • L'Olivier : ICI
  • Mercure de France : ICI
  • Métailié : ICI
  • Minuit : ICI
  • Mirobole : ICI
  • Noir sur Blanc : ICI
  • Philippe Rey : ICI
  • Piranha : ICI
  • Plein Jour : ICI
  • Plon : ?
  • P.O.L. : ICI
  • Presses de la Cité : ICI
  • Quidam : ICI
  • Rivages : ?
  • Robert Laffont : ICI
  • Sabine Wespieser : ICI
  • Séguier : ICI
  • Seuil : ICI
  • Sonatine : ICI
  • Stock : ICI
  • Verdier : ICI
  • Verticales : ICI
  • Viviane Hamy : ICI
  • Zoé : ICI
  • Zulma : ICI

 

Et pour terminer, voici des liens vers des billets sur la rentrée littéraire avec d'autres sélections : chez Sandrine Tête de Lecture ICI, chez Babelio ICI, 3 billets chez Mes échappées livresques ICI, ICI, et ICI, et chez Jostein ICI.

 

Dites-moi les titres qui vous font envie, mais aussi ceux à côté desquels je suis passée !

 

Au plaisir de vous lire dans les commentaires,

 

Cajou


 

     

     

     

     

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    4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 14:03

     

     

     

     

    Depuis plus de 6 ans, je tiens ce blog et cette année, ENFIN, je me suis décidée à vivre mon premier salon. Pas à Bruxelles, à côté de chez moi, ni à Paris (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?) mais à Lyon, aux Quais du Polar, notamment parce que David Vann était à l'affiche et qu'il fait partie des auteurs pour lesquels j'ai une très grande admiration. Après être rentrée chez moi dimanche très tard, je me suis octroyée un petit jour de QDPB (Quais du Polar Blues) et me voici pour vous faire un petit compte-rendu de cette expérience.

     

     

    Vendredi 31 mars, 7.00 du matin, je passe chercher La Fée Lit, et hop, train-TGV et arrivée à Lyon 7 heures plus tard. A peine arrivées, le temps de jeter nos bagages (valise ultra lourde à cause des livres emportés) à l'hôtel du Boulevardier à deux pas du Salon, nous nous dirigeons vers la Place de la Bourse, le coeur battant.  Première impression : l'endroit est majestueux et impressionnant, quel magnifique cadre pour accueillir des amoureux de la lecture !

     

     

     

    Durant 3 jours, nous avons alterné les dédicaces avec les auteurs, les papotes avec les lecteurs et les rencontres-conférences. En ce qui concerne ces rencontres, nous n'avons assisté qu'à "Une heure avec Megan Abbott" (quelle femme !) (le replay de la rencontre ICI) qui fut très intéressante. Nous aurions aussi voulu assister à celles avec David Vann (le replay de la rencontre ICI), Maud Mayeras, Olivier Norek ou encore Harold Cobert, mais ce n'était pas simple de bien organiser notre horaire. On fera mieux l'an prochain ! En tout cas, bravo aux organisateurs de proposer autant d'activités et de contenus intéressants.

     

     

     

    Mais ce qui m'a surtout impressionnée (et séduite) (et comblée) durant ce Salon, c'est de voir que la ville devient entièrement un repaire de lecteurs et d'auteurs. Vous vous promenez dans les allées, quelqu'un vous frôle, vous tournez la tête, et c'est Karine Giébel, lectrice lambda, qui lit les quatrièmes de couverture puis fait ses petits achats, comme vous et moi. Puis le samedi, en rentrant à l'hôtel, j'ai eu la surprise de suivre Ian Manook et Henri Loevenbruck, le lendemain, de voir Michel Bussi passer juste devant moi alors que j'étais en train de déjeuner, ou de prendre un café au "Dandy" et de me rendre compte que Sophie Jomain était attablée derrière moi. Puis, vous regardez des livres, vous vous retournez et là, incognito ou presque, vous voyez Glenn Tavennec juste à côté de vous. Ou vous sortez fumer une cigarette prendre l'air et vous vous retrouvez entourée sur le parvis de Caryl Ferey, Karine Giébel, Barbara Abel, Jacques-Olivier Bosco ou Olivier Norek. Ou vous allez prendre votre train et vous vous retrouvez aux côtés de Michel Dufranne et Barbara Abel sur le quai. Bref, la littérature n'est pas enfermée entre 4 murs à Lyon, elle emplit TOUTE la ville. Je vous laisse imaginer le bonheur que cela peut-être de vivre dans cette atmosphère pendant 3 jours.

     

     

     

    Si vous allez un jour aux QDP, je vous conseille d'y aller aussi pour 3 jours, ça permet de rencontrer tous les auteurs et d'assister à des rencontres très intéressantes, sans jamais avoir le stress de manquer tel ou tel auteur. Voici les romans que j'avais emportés avec moi (argh, quel poids dans la valise!).

     

     

     

    Et ici, les romans que j'ai achetés sur le salon, tous à cause de leurs auteurs qui étaient tout simplement irrésistibles (et presque tous sur les conseils de Michel Dufranne).

     

     

     

    J'ai donc réussi sans peine à faire dédicacer tous ces romans et à échanger avec tous leurs auteurs. Parfois brièvement, parfois plus longuement. Certains auteurs étaient très sympathiques et ouverts, d'autres plus timides, certains étaient juste irrésistibles (attention, le mot "irrésistible" va apparaitre 112 fois dans ce billet) de par leur personnalité, leur humour, leur disponibilité ou leur magnétisme.

     

     

    Harold Cobert, qui parle sans aucun filtre et qui a un charme incroyable (mon chouchou du salon). Je ne l'ai pas reconnu à son stand, parce que j'imaginais un vieil auteur très sérieux (OOoops). Je le lui ai dit, et il m'a dit que moi aussi il m'imaginait en vieille blogueuse belge avec ses 9 chats ah ah.

     

     

    Marin Ledun qui dégage une infinie gentillesse et qui a un regard incroyablement profond.

     

     

    Maxime Gillio, tout à fait adorable sur son stand mais aussi dans les allées.

     

     

    Barbara Abel, très souriante et disponible, très à l'écoute, tout à fait irrésistible de sympathie.

     

     

    Karine Giébel, tout comme Barbara, très souriante et disponible malgré les dizaines de gens qui faisaient la queue à chacune de ses dédicaces.

     

     

    Maud Mayeras, qui irradie la gentillesse, qui vous écoute lui dire qui vous êtes et puis qui se lève pour vous faire la bise *émotion!*

     

     

    RJ Ellory, incroyablement disponible et proche de ses lecteurs.

     

     

    Sandrine Collette, irrésistible de douceur et de simplicité.

     

     

    Jacques-Olivier Bosco, très heureux d'entendre les retours positifs de ses fans sur "Brutale" et très agréable.

     

     

    Johana Gustawsson, qui dégageait une gentillesse inouïe. Et elle m'a donc tellement séduite par son sourire solaire que j'ai acheté ses deux romans.

     

     

    Henri Loevenbruck, dont j'ai hâte de lire le dernier roman que toutes les copines ont adoré.

     

     

    Ou encore mon compatriote, Paul Colize, que je n'ai pas rencontré (next time, j'espère!) mais La Fée lit, oui (elle vous en parlera sûrement dans son billet).

     

     

    Quelle émotion que toutes ces rencontres. Plusieurs fois, j'ai eu la gorge serrée (et les larmes aux yeux, avouons-le) d'avoir le privilège de parler avec eux, d'entendre leur voix, et même parfois de les entendre me dire qu'ils m'avaient déjà lue sur mon blog. Je ne pensais pas que je serais tant émue. Le point d'orgue était sans conteste ma rencontre avec David Vann que j'ai observé et écouté à distance durant 3 jours avant de prendre mon courage à deux mains le dimanche matin pour oser l'approcher, un peu (beaucoup) tremblante, et aller lui dire combien j'aimais ses romans. Souriant, accessible, gentil, à l'écoute, disponible et tellement charismatique... comment vous dire que maintenant j'aime autant l'homme que son oeuvre.

     

     

    Puis je sais que ça a l'air superficiel dit comme ça, mais si vous aviez vu comme tous ces auteurs sont BEAUX : les stars de ciné font plutôt pâle figure à côté d'eux. Ça rayonne de partout : les regards sont profonds, les personnalités magnétiques, et vous avez l'impression de toucher, un tout petit peu, du bout des doigts toutes ces richesses, ces fêlures, ces histoires, ces blessures, ces forces et ces faiblesses qu'ils dissimulent tous au coeur de leurs romans.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A noter aussi que les dédicaces ne sont jamais une pauvre malheureuse signature vide de sens -en tout cas en ce qui concerne la vingtaine d'auteurs que j'ai rencontrés- , ils prennent tous la peine de personnaliser ce qu'ils écrivent et ne sont pas avares de mots. Et je suis même revenue avec une dédicace tout à fait COLLECTOR de Patrick Senécal -pourtant absent des QDP- grâce à la gentillesse de Nicolas et de l'auteur. J'en suis encore toute émue.

     

     

    Je ne me suis pas trop approchée des queues interminables qu'il y avait pour certains auteurs, comme Olivier Norek, Guillaume Musso, Bernard Minier, Sire Cédric ou Michel Bussi. Mais en les observant durant ces 3 jours, j'en suis toujours arrivée au même constat : malgré les milliers de livres vendus, ils restent toujours aussi disponibles pour leurs lecteurs. Avec une mention spéciale pour Sire Cédric et R.J. Ellory qui prenaient toujours la peine de parler et d'écouter leurs lecteurs, et n'hésitaient pas à les prendre dans leurs bras pour des photos aussi affectueuses que sincères.

     

     

    Puis j'ai aussi passé beaucoup de temps dans les allées ou à l'étage supérieur à observer ce petit monde, comme une petite souris dans un coin, et j'ai beaucoup aimé ce que j'ai vu. Comme des lecteurs aussi émus que moi d'échanger avec leur auteur chouchou. Ou comme des bénévoles passionnés par ce qu'ils font. Ou comme des complicités réelles entre certains auteurs : ainsi Barbara Abel et Karine Giébel papotaient souvent ensemble entre deux dédicaces, puis il m'a semblé déceler au coeur des allées, une autre jolie amitié entre mon compatriote Paul Colize (dont je vais tout bientôt lire Zanzara) et Maxime Gillio (dont je viens d'adorer le dernier livre).

     

     

     

     

    En dehors des auteurs, j'ai été ravie (ravie ravie ravie) de pouvoir enfin rencontrer Michel Dufranne qui a pris quelques minutes de son temps précieux pour papoter avec nous. Encore plus charismatique qu'à la télé mais néanmoins tout à fait accessible (bon, seul regret, nous aurions aimé immortaliser cela par une photo). Il y a aussi eu Yvan et Dominique, ça m'a vraiment fait plaisir de pouvoir les croiser "en vrai", tout comme Nicolas, Christian, Émilie, Élodie et David, du groupe du Fleuve. Puis j'ai eu la chance de pouvoir voir Léa Touch Book plusieurs fois entre nos programmes respectifs <3 et Lucile du Fleuve, une très belle rencontre.  Et enfin, il y a eu Denis, le Hibou, la personne la plus gentille que j'aie rencontrée à Lyon : il nous a pris sous son aile bienveillante et nous avons passé plusieurs moments très enrichissants ensemble !

     

    J'aurais encore pu parler du premier chauffeur de taxi gentleman et du second qui visiblement souffrait d'un Gilles de la Tourette du rire (jaune), de sushis, de sèche-cheveux qui prend (presque) feu, de sushis, d'escaliers interminables en colimaçon, de blogueuse qui a l'air plutôt confortable, de sushis, de rencontre-échange-élastique un peu surréaliste, ... mais je garde tout ça pour moi comme tant de souvenirs très précieux d'un week-end aussi réussi qu'inoubliable, vous l'aurez compris.

     

    La morale de l'histoire : Salon pluvieux, salon heureux !

     

    Désolée, j'ai fait un pavé, mais il fallait bien sortir toutes ces impressions et émotions de mon coeur, si je ne voulais pas que ce Post-Salon-Blues ne dégénère en dépression sévère :p

     

     

    Crédits : certaines photos ne sont pas de moi (pour les sublimes photos noir et blanc, Johana Gustawsson et Marin Ledun @Nathaniel Adamczewski, Maud Mayeras @Stéphane Monnet, Ron Rash, Sandrine Collette, Barbara Abel, Harold Cobert et Olivier Norek @Ludovic Antoine, Sire Cédric et Karine Giébel @Elisa Ferreira, Ian Manook et Marcus Malte @Laurent Bouchard, David Vann @Sandrine Thesillat  + pour Karine Giébel en dédicace @Bookliseuse, et pour Johana en dédicace @Plume Libre). 

     

     

     

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    30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 20:19

     

     

     

     

    Résumé : Suite à l’apparition d’un mystérieux virus et à l’explosion d’une fulgurante épidémie, le monde entier a plongé dans le chaos. Mais un petit groupe d’individus s’est préparé à ce cataclysme. Transportant le strict nécessaire, ils se dirigent vers le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance. Parmi eux, se trouvent James et Vicky, couple de cadres richissime, converti aux théories « survivalistes ». Il y a aussi la famille Guthrie, dont le père, fervent républicain et fan d'armes à feu, supporte mal la présence dans leur groupe du jeune Jae-lin - et son ascendance asiatique. Et puis il y a la très attirante baby-sitter Caity, amenée dans ce bunker contre sa volonté, en compagnie de son employeur et de Sarita, la fille de ce dernier. Chacun a ses propres motivations. Ils ne se connaissent pas, sont issus de milieux différents et ne partagent pas les mêmes croyances. Et ils cachent tous des secrets. La seule chose qu’ils ont en commun : ils sont prêts à tout pour survivre. Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Ils se trouvent dans le refuge le plus sûr au monde. Aucune raison pour que les choses tournent mal. Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…

     

    Même si le résumé d'Underground laisse penser qu'il s'agit d'un roman post-apocalyptique, il s'agit en fait d'un thriller psychologique. En effet, la pandémie AOBA qui frappe le monde sert uniquement de prétexte pour réunir dans ce bunker souterrain cette brochette de survivalistes paranoïaques.

     

    Malgré quelques bémols, comme la redondance de certaines scènes et événements, la sous-utilisation du bunker ou l'inégalité du rythme, cette lecture fut assez agréable. Il est vrai que les protagonistes sont plutôt casse-bonbons et qu'on a envie de (presque) tous les baffer, mais justement, j'ai apprécié ce parti pris des anti-héros. On y trouve Cam et Brett Guthrie, les rednecks père et fils racistes et abrutis, Bonnie, l'illuminée de service qui a rencontré Jésus, Greg Fuller, le proprio du bunker qui ne maitrise pas vraiment la situation, ou encore les Maddox, un couple tout à fait imbuvable notamment à cause de Vicki, une odieuse pimbêche horripilante. Heureusement il y a Jae, Will, Cait et Gina, des personnages plus attachants, qui permettent de ne pas avoir uniquement envie que tous ces connards friqués meurent étouffés dans leur prison dorée survivaliste.

     

    Évidemment, c'est tout l'intérêt de ce roman : faire coexister dans un huis-clos tous ces personnages qui n'ont comme point commun que leur argent et leur paranoïa, observer la tension qui monte et la cocotte-minute sur le point d'exploser à cause de leurs lubies, de leurs caractères, de leurs (mauvaises) humeurs ou de leurs déviances. Et finalement, l'intérieur de ce bunker finit par devenir bien plus flippant que la pandémie qui sévit dehors !

     

    Quant à la fin, je l'ai trouvée plutôt étonnante, je ne m'attendais pas à celle-là, et même si elle fut trop "hop hop hop, voilà ça finit comme ça" à mon goût, j'ai aimé être surprise par les auteurs.

     

    En bref, une lecture sympa même si j'en attendais un peu plus.

     

    Ma note :

     

    D'autres avis : Rizdeuxzzz a beaucoup aimé ICI, Fangtasia a été happée du début à la fin ICI, Elo a été passionnée par ce véritable bijou ICI, et un thriller angoissant pour LawMoody ICI.

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    27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 17:26

     

     

     

    Résumé : « Je vois Gabrielle, ma fille, m'observer de son regard indéchiffrable. Pourquoi ce livre? Après tout, c'est notre passé, sa vie, mes sentiments. Il ne concerne qu'elle et moi, pourquoi l'exposer aux yeux de tous ? Parce que nous en avons besoin. Parce que nous devons guérir de cet amour contrarié et nous retrouver. Je n'écris pas un livre sur l'autisme, encore moins un guide ou un mode d'emploi, j'offre les souvenirs que je nous ai volés. L'histoire banale d'un père et d'une fille ». Chaque jour, les chiffres concernant l'autisme nous alertent. 650 000 cas en France... Si chacun est différent, la souffrance de l'enfermement est, pour eux comme pour leurs proches, commune. Une souffrance que Maxime Gillio tente de contourner avec la force de ses mots, sincères et émouvants.

     

     

    Sur le même thème - un père confronté au handicap de son enfant -, j'avais déjà lu et apprécié l'étonnant "Où on va, papa ?" de Jean-Louis Fournier ainsi que le très beau "Ce n'est pas toi que j'attendais" de Fabien Toulmé (mon avis ICI). Et encore une fois, j'ai été touchée.

     

    N'ayez crainte, vous ne trouverez pas dans ce livre de "Petit Traité à l'usage de parents d'enfants autistes", pas de diatribe contre X ou Y, pas de récit larmoyant et tire-larmes, pas d'angélisme ni de manifeste pour la différence... Non, vous trouverez entre ces pages les mots d'un papa qui raconte des anecdotes et des ressentis, et qui, plus que tout, veut partager avec nous l'amour de sa fille, Gabrielle, même quand son autisme le pousse à bout, l'épuise, l'angoisse, ou lui fait honte.

     

    A chaque mot, on sent le vrai, le vécu, et pas de langue de bois. Non, ce n'est pas cool d'avoir un enfant autiste, et non la différence, ce n'est pas un petit plus qui embellit la vie. Maxime Gillio nous raconte sa fille : ses problèmes comportementaux, ses maladresses touchantes (ou pas), son isolement, sa différence, sa beauté, ses obsessions, sa naïveté, ses talents, ses souffrances, ou ses phobies.

     

    Ces petits instantanés de vie vous feront passer par tout un tas d'émotions. C'est touchant comme "La tendresse" de Bourvil, c'est drôle comme un "Bonjour, vieille peau", c'est rageant et effrayant comme les petites et grandes incompétences de l'Éducation Nationale (encore + flippant qu'une voiture blanche ou qu'un ventilateur, Gaby, tu sais ?) (surtout pour moi qui fais aussi partie de la boîte), c'est émouvant comme un "Tu me manques" inespéré par SMS, c'est hilarant comme 2 doigts dans les narines d'une naine (Schlac!), ça serre le coeur comme un "C'est quand que je ne serai plus autiste ?", c'est WTF comme un bonhomme-têtard, ou ça fait mal au ventre, comme une page Facebook moqueuse créée par des abrutis de Collégiens. Puis, c'est parfois cynique, parfois sérieux, parfois léger, parfois grave, mais c'est toujours très juste.

     

     

    En bref, c'est beau comme un père qui aime sa fille.

     

     

    Ma note : 4 b pn

     

     

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    23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 19:42

     

     

     

    Résumé : Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.

     

    Un pitch ultra tentant, un thriller psychologique, une très jolie couverture et une campagne marketing ultra énergique ("traduit dans 37 pays et bientôt porté sur grand écran par Ron Howard, réalisateur multi-oscarisé") : je n'ai pas pu résister !

     

    Et pourtant, je ressors avec un gros BOF de cette lecture, pas très crédible, qui n'a pas réussi à me tenir en haleine ou à me faire éprouver une quelconque empathie pour les héroïnes. En effet, d'une part on a Emma Matthews qui m'a très vite tapé sur le système et puisque je savais depuis le premier chapitre qu'elle serait morte à la fin du roman, j'avais hâte que ça arrive. Et d'autre part, il y a Jane Cavendish, davantage attachante, mais que je n'ai pas trouvée transcendante non plus. Et même si j'ai lu ce livre plutôt rapidement, notamment grâce à l'alternance assez efficace du passé/présent de cette histoire à deux voix, il m'a toujours manqué quelque chose, une intensité, voire parfois un réel intérêt tout simplement...

     

    En outre, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de thèmes abordés dans ce thriller psychologique : l'avortement, le deuil, le viol, le handicap, les pervers narcissiques, les traumatismes psychologiques, l'architecture, les relations toxiques, le minimalisme,... ça s'éparpille un peu trop à mon goût, même si j'ai trouvé les pages consacrées au deuil périnatal aussi justes que touchantes ; et cette maison minimaliste au coeur de l'intrigue, le One Folgate Street, plutôt réussie, créant une atmosphère de malaise, de plus en plus sinistre, pesante, voire flippante. C'est d'ailleurs cette maison et son atmosphère qui ont un petit peu limité la casse dans ma déception.

     

    Ce qui m'a trop souvent fait lever les yeux au ciel, c'est l'homme au coeur de cette histoire, Edward Monkford qui est une caricature de mâle alpha : séduisant, mystérieux, directif, irrésistible, sexy, ultra dominant, ténébreux, puissant, obsessionnel, magnétique, intrusif, ... Et qui fait passer un contrat ahurissant à des femmes fragilisées. Ah ? Ça vous fait penser à quelqu'un ? Christian Grey ? Et bien oui, durant toute ma lecture, je n'ai cessé de voir des similitudes, sauf qu'en guise de menottes, Edward utilise sa maison et en guise de fouet, son caractère ultra dominant qui veut absolument tout contrôler (j'ai aussi tiqué un peu en sachant que Mr Grey est inspiré d'Edward Cullen et que le héros porte son prénom... un peu étrange comme "coïncidence", non ?).

     

    En bref, je n'ai pas été emballée du tout. Par contre, la blogosphère semble (encore une fois) unanime sur le fait que ce roman soit un chef d'oeuvre de suspense...

     

    Ma note :

     

     

    D'autres avis : un coup de coeur palpitant pour Stelphique ICI, un thriller intelligent et ultra addictif pour Azilis ICI, 20/20 pour Liresouslalune ICI, un thriller magistral et parfait pour Marie ICI, une lecture éblouissante et prenante pour Lucette ICI, Pynklychee a adoré ICI, un énorme coup de coeur qui saura vous surprendre pour Smellslikearock ICI, et un roman géniallissime pour Lesinstantsvolés. Bref, tout le monde a adoré et le roman a une moyenne de 18/20 sur Livraddict ICI où les dizaines d'avis sont unanimes.

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    18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 18:42

     

     

     

    Résumé : Bienvenue à Manhattan, en 2118. New York est à la pointe de l’innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de 1000 étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal. Jusqu’au jour où une jeune femme tombe du millième étage… Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux. La belle et riche Eris, qui découvre un secret familial terrible ? Rylin, qui travaille pour un garçon des étages supérieurs ? Watt, qui espionne tout le monde grâce à une Intelligence Artificielle qu’il a créée ? Leda, qui cache une addiction ? Ou Avery, la plus parfaite de toutes, qui habite le penthouse du millième étage ? Entre soirées débridées, glamour et petits secrets entre amis, la Tour aux mille étages va révéler ses mystères.

     

     

    Le résumé était prometteur, et.... je n'ai pas du tout été déçue, que du contraire : je n'en ai fait qu'une bouchée.

     

    Le roman commence par la chute vertigineuse -et la mort- d'une jeune fille du toit du plus haut immeuble de New York, cette Tour de 1000 étages et de 4 km de haut. Et ensuite au fil des chapitres, durant un long flash-back, Katharine McGee nous fait découvrir les habitants de cette Tour, des plus riches, dans les étages du sommet, aux plus démunis, dans les étages inférieurs. Au début, il faut un peu de temps pour se familiariser avec tous ces personnages car on en suit une petite dizaine, mais très vite, on entre en immersion avec eux dans cet univers futuriste.

     

    En plus du suspense tenant à l'identité de la victime des premières pages, j'ai également beaucoup aimé ce cadre futuriste aux technologies avancées, où la domotique est omniprésente, avec des bots, des hologrammes, des lentilles hyper connectées, des hoovers, etc. Mais je dois bien avouer que ce qui m'a le plus plu, c'est cette atmosphère à la Gossip Girl, faite de petits (et grands) secrets, de rivalités, d'amitiés, de trips et de fêtes, de coups de p*te, d'amours contrariées et compliquées, de glamour, de trahisons, de luxe et de paillettes et de faux-semblants.

     

    Du côté des personnages, même si on ne peut pas s'attacher à tous, ils apportent chacun quelque chose à l'histoire. En ce qui me concerne, aux côtés de la sublime et parfaite Avery, de Leda, Mariel, Watt, Atlas, Eris et les autres, c'est surtout Rylin Myers et Cord Anderton qui ont fait battre mon petit coeur de midinette, et je suis très impatiente de tous les retrouver dans le second opus !

     

     

    En bref, un Young-Adult aussi réussi qu'addictif.

     

     

    Ma note : 4 b pn

     

     

    D'autres avis : Biblioenblog l'a trouvé très plat et a eu un mal fou à le terminer ICI, une excellente lecture pour Justine ICI, Lacouleurdesmots a été profondément déçue ICI, un coup de coeur pour AuChapitre ICI, et mi-figue mi-raisin chez LéaTouchBook ICI.

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    9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 20:42

     

     

     

     

     

    Résumé : La fin n’est que le commencement : les victimes reviennent d’entre les morts pour arpenter le monde des vivants. Quand une opération militaire de grande envergure échoue à contenir le fléau des morts, ce dernier se transforme en une pandémie mondiale. Désormais, une seule loi naturelle régit le paysage mondial : vivre ou mourir, tuer ou être tué. D’un côté de la planète, à des milliers de kilomètres de chez lui, un général endurci passe en revue le restant de ses troupes: une jeune auxiliaire médicale, un photographe expérimenté, un soldat effronté et des dizaines de réfugiés, tous sous sa responsabilité. Tandis qu’aux États-Unis, un lieutenant-colonel découvre la sombre vérité sur le virus Morningstar et collabore avec une journaliste réputée pour divulguer ses informations au grand public…

     

     

    Mouais mouais mouais. Moi qui aime tant le post-apocalyptique, je dois dire que ce roman ne m'a pas rassasiée.

     

    Pourtant, ce n'est pas mauvais, l'intrigue tient la route, les personnages sont variés, et le cadre est intéressant. Mais je dois bien avouer que je me suis souvent ennuyée durant les 2 premiers tiers du roman (et 300 pages où l'on s'ennuie un peu, c'est ... long). Pourquoi ? Parce que j'ai trouvé l'écriture et l'intrigue trop "froides", scolaires, et pas assez pêchues, comme un compte-rendu militaire ou journalistique, ce qui fait que jamais je ne me suis attachée aux personnages et ça ne me faisait ni chaud ni froid qu'ils soient mordus ou pas par ces trainants et ces mouvants. Puis, de manière générale, tout est assez prévisible et n'amène rien de neuf au genre.

     

    Cependant, durant le dernier tiers, on sort enfin de toutes ces manoeuvres militaires, le groupe de survivants que l'on suit commence à exister, et j'ai même été parfois tenue en haleine durant ces aventures à Hyattsburg , notamment grâce au personnage de Mark Stiles qui amène une épaisseur à l'ensemble et au Général Franck Sherman qui gagne enfin en charisme et en humanité.

     

    En bref, je ne lirai pas la suite.

     

     

    Ma note :

     

     

    D'autres avis : Mallou a adoré ICI, Glow a été déçue ICI, un avis mitigé pour Nymeria ICI et 14/20 pour Melimelo ICI

     

     

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    6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 08:00

     

     

     

    Résumé : Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l'arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ? Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille...

     

    Voici une des dernières sorties de La Bête Noire et je vous le dis tout de suite, malgré quelques petits détails, j'ai été tenue en haleine de la première à la dernière page, vivant cette histoire à 200 à l'heure, comme l'héroïne chevauchant sa KTM.

     

    "Brutale", c'est Lise Lartéguy : flic à la BRB, 28 ans, sexy et magnétique, rebelle et instable, complètement barrée et ingérable, carrément badass, son métier au coeur de ses tripes et de son histoire familiale, et une part d'ombre qui la rend totalement in-con-trô-la-ble. C'est une héroïne très forte, non sans rappeler la "Marianne" de Giebel ou la "Nikita" de Besson. Les personnages secondaires sont tout aussi réussis qu'elle, comme ses deux drôles de collègues, Brigitte et Paulette, ou comme Gosta, alias le Cramé, un truand aussi irrésistible que redoutable mais qui a des principes, et qui ne m'a pas du tout laissée indifférente... Je l'ai adoré ce personnage !

     

    Au niveau du rythme, de l'atmosphère et de la narration, c'est tout aussi efficace. Les scènes d'action se succèdent comme dans les bons films du genre, et parfois, on pourrait même dire qu'il y a du Tarantino qui coule les veines de certaines scènes de ce roman : ça frappe, ça gicle, ça flingue. Bref, ça déménage.  Certes, tout n'est pas toujours 100% crédible et réaliste mais ça fonctionne quand même.

     

    Juste deux petites remarques : d'une part, j'ai trouvé que le portrait de Lise était masculinisé un peu à outrance : elle est accro à la vitesse et aux grosses cylindrées, elle boit, elle cogne, elle jure, elle baise, elle castagne et elle parle comme un homme... et je pense qu'elle n'a pas besoin de cette accumulation pour exister. D'autre part, même si j'ai apprécié la bande originale très rock du roman (Archive, AC/DC, Amy Winehouse, Metallica, Placebo, Pink Floyd, Marilyn Manson, etc.), j'ai trouvé cette succession de titres/noms de groupe/paroles de chansons un peu artificielle dans son côté systématique.

     

    Maintenant que j'ai fini de chicaner, je vous le redis : j'ai trouvé cette enquête très prenante, et j'aurais voulu que ça dure encore.

     

     

    En bref, un polar qui cogne, et pas qu'un peu !

     

     

    Ma note : 4 b pn

     

     

    D'autres avis : coup de coeur pour Léa ICI, Stephanie a apprécié ICI, LoeildeLuciole a adoré ICI, PenséesCélestes s'est régalée ICI, et "un divertissement musclé" pour Amnesik666.

     

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    3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 12:17

     

     

     

    Résumé : Samuel fête ses 35 ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu'il n'a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu. Tiens, et s'il appelait ? À sa grande surprise, quelqu'un décroche. Et pas n'importe qui : c'est à lui-même, âgé de dix ans, qu'il est en train de parler ! Mais que dire à l'enfant que l'on était vingt-cinq ans plus tôt ? Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s'interroger : l'enfant que j'étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l'adulte que je suis aujourd'hui ?

     

     

    Cyril Massarotto est un auteur très cher à mon coeur qui m'avait conquise avec le sublime "La petite fille qui aimait la lumière" (mon billet ICI) et le bouleversant "Le Premier Oublié" (mon billet ICI) et c'est donc avec impatience que j'ai ouvert son dernier roman.

     

    Le message de cette histoire est aussi inspirant qu'universel : est-ce que l'enfant que vous étiez il y a 25 ans serait fier de ce que vous êtes devenu ? A travers Sam et Samuel, on se rappelle avec bonheur qu'il faut toujours garder en tête ses rêves et espoirs d'enfants et ne pas laisser la vie vous les faire oublier. Puis qu'il faut profiter du temps qui nous est imparti pour mener sa barque et non laisser la vie décider pour nous.

     

    Et comme toujours, Cyril Massarotto parsème son livre de pensées très justes et stimulantes, jouant avec talent entre émotion et réflexion. Dans cette histoire, on trouve Marcel et Marceline, un couple de M&M's septuagénaires et irrésistibles, un odieux connard de patron, un petit garçon très attachant qui va bientôt perdre sa maman, des blagues drôles (ou pas) (comme la grenouille qui a de l'eau jusqu'aux genoux) (ou Georges Michaël et son préservatif), un téléphone, le plus grand et le plus long câlin du monde, des vêtements pour chiens, 2 coups de boule et un "Ferme ta gueule" libérateurs, ou encore le demi-miracle d'une voix entendue après 25 ans d'absence. Du rire et des larmes aussi. Puis un joli mélange de légèreté et de profondeur.

     

    Un bémol ? Une histoire d'amour carrément trop guimauve à mon goût, et pas mal d'éléments "prévisibles"/"bateau" mais ce n'est pas l'essentiel du roman, heureusement.

     

    En bref, une lecture sympa.

     

     

    Ma note :

     

     

    D'autres avis : Cédrik Armen dans la dithyrambe et l'hyperbole presque mystiques ICI, 20/20 pour Val ICI et pour Didie ICI, Bouquinovore a adoré ICI, tout comme Hamisoitil ICI, et un coup de coeur pour PluiedeMots ICI.

     

     

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    1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 19:06

     

     

     

    Résumé : Une famille belle et distinguée. Une île privée. Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé. Un groupe de quatre adolescents - les Menteurs - dont l'amitié sera destructrice. Une révolution. Un accident. Un secret. Mensonges sur mensonges. Le grand amour. La vérité.

     

     

    Deux collègues m'ont très vivement recommandé cette lecture avant le congé, en me disant qu'une fois ce roman terminé, on n'avait qu'une seule envie : le relire depuis le début.

     

    Peut-être que mon cerveau s'est alors mis en mode "méfiance", mais toujours est-il que ce twist ("énorme", "inattendu" , "choquant", d'après les billets tous unanimes à ce sujet), je l'ai deviné alors que je n'avais pas encore terminé le premier des 5 chapitres... ARGH. Et pourtant, je rejoins les avis enthousiastes, ça doit vraiment être quelque chose de se laisser cueillir par un tel twist : d'ailleurs E. Lockhart a tout de même réussit à m'émouvoir dans les dernières pages, que j'ai trouvées touchantes, même si je savais déjà (en partie). Mais du coup, mon plaisir de lecture a tout de même été amoindri.

     

    Mis à part cela, j'ai trouvé la narration plutôt efficace dès les premières page et grâce à la voix de Cadence, je me suis retrouvée propulsée au milieu de cette bande d'amis inséparables, ces Menteurs, sur Beechwood Island, l'île privée de cette famille aussi parfaite que riche... Du moins, en apparence.

     

    Et c'est pourquoi, malgré la surprise ratée, mon avis reste assez positif, car je suis plutôt friande de belles histoires d'amitiés adolescentes, de premiers émois, de secrets sordides de famille, de rivalités malsaines, et d'émotions (un peu à la Megan Abbott) ... Et cette bande de Menteurs - Mirren, Johnny, Gat et Cadence - a réussi à me garder intéressée, malgré la découverte du pot aux roses.

     

     

    Ma note :

     

     

    D'autres avis : un coup de coeur pour Léa Touch Book ICI, et idem pour LaPetiteLibrairiedeSophie ICI, "magnifique, cruel et inoubliable" pour Alice Neverland ICI, "époustouflant" pour SurunairdeBohème ICI, "un livre à lire absolument" pour Bibliophilia ICI, mais MamalleauxLivres n'a pas du tout aimé ICI, "agaçant, creux, long, ennuyeux" pour Darktoys ICI, et "tout ça pour ça" pour Abookaroundthecorner ICI.

     

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    Le petit grain de sel de Cajou

    http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


    1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
     2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
     3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
    4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
     5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

    = Coup de coeur !

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