31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 15:07

 

 

 

 

 

Résumé : Marianne, 20 ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes. Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au coeur des ténèbres. Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté. Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption...

 

 

 

Plusieurs années que ce roman était dans ma PAL, depuis sa sortie. Je ne sais pas pourquoi j'ai tant trainé. Mon avis ne dissonnera pas de tous ceux que j'ai lus à son sujet : une histoire sans pitié, pleine de noirceur, qui frappe fort et qui vous laisse sonné et KO, au tapis.

 

Alors, certes, on pourrait parfois lui reprocher quelques invraisemblances, une histoire d'amour un peu guimauve, des coïncidences pas toujours nécessaires, quelques exagérations ou encore une accumulation de "too much". Mais s'attarder sur ces détails, ce serait passer à côté de l'essentiel : Marianne.

 

Marianne, une héroïne comme j'en ai peu souvent croisé. Marianne qui m'a envoutée après seulement 10 pages lues. Marianne et son air frondeur. Marianne la jeune fille tellement fragile, Marianne la bête féroce. Marianne la douce, Marianne l'arrogante. Marianne qui prend les coups comme un punching-ball, Marianne qui les distribue. Marianne aussi effayante qu'attendrissante. Marianne remplie jusqu'à ras bord de haine, de culpabilité, de colère, de rage, et de désespoir. Marianne qui subit les humiliations, les insultes, les brimades, les tortures et qui rend les coups comme elle peut, au coeur des entrailles pourries de la société.

Marianne l'indomptable qui est très vite devenue comme une petite soeur que j'avais tellement envie de protéger et de sortir des griffes de la race humaine,.... Marianne que
je n'oublierai jamais. JA-MAIS.

 

Vraiment, chapeau bas à Karine Giebel pour nous avoir offert un portrait de femme écorchée vive aussi intense et douloureux qu'inoubliable.

 

On notera tout de même de nombreuses similitudes avec le film culte de Besson, "Nikita" : la même trame, la même noirceur, la même atmosphère et 2 héroïnes aux physiques et destins vraiment très proches, même si l'auteure a réussi à rendre Marianne encore plus complexe (et donc intéressante).

 

J'ai terminé cette lecture marathon (800 pages dévorées en 2 jours, un pur page-turner) sur les rotules. La fin et l'épilogue m'ont laissée en pleurs, les jambes flageollantes et le coeur au bord des lèvres, n'arrivant plus très bien à me dire que "ce n'était qu'un roman"... tant j'avais vécu cette histoire intensément.

 

En bref, un roman aussi fort que noir, un roman qui saigne, un roman qui marque.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : le billet de La Fée Lit ICI avec qui j'ai adoré partager cette lecture, en raison de nos ressentis différents.

 

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 19:37

 

 

 

 

Résumé : Mark Watney est l’un des premiers humains à poser le pied sur Mars. Il pourrait bien être le premier à y mourir. Lorsqu’une tempête de sable mortelle force ses coéquipiers à évacuer la planète, Mark se retrouve seul et sans ressources, irrémédiablement coupé de toute communication avec la Terre. Pourtant Mark n’est pas prêt à baisser les bras. Ingénieux, habile de ses mains et terriblement têtu, il affronte un par un des problèmes en apparence insurmontables. Isolé et aux abois, parviendra-t-il à défier le sort ? Le compte à rebours a déjà commencé…

 

 

 

Sachez-le, les débuts pourront paraître un peu lents pour certains (mais pas pour moi), notamment en raison de nombreuses explications scientifiques, chimiques, physiques ou botaniques sur la façon dont le héros compte s’y prendre pour trouver une solution à sa survie sur le long terme, durant des mois ou des années, en attendant l’arrivée de la prochaine Mission Arès sur Mars. Et on découvre très vite quel botaniste de l’extrême, quel MacGyver de l’espace et quel inspecteur gadget du quotidien est ce Mark Watney.

 

Assez rapidement dans le roman, sur Terre on découvre (enfin) que Mark n’est pas mort comme ils le pensaient tous et là, le suspense démarre vraiment, avec une tension thrilleristique (quand on parle de SF, on a le droit de créer des néologismes douteux, non ?).

 

En plus du côté « danger de mort et stress » similaire à celui du film « Apollo 13 », on trouve également des éléments qui ne sont pas sans rappeler « Armageddon » avec de l'action, des imprévus, de la poisse et surtout, beaucoup d’humour. Mark m’a fait rire (vraiment rire !) à plusieurs reprises avec son optimisme à toute épreuve, ses insultes, ses patates martiennes, ses sarcasmes et son humour -parfois douteux- (comme son « Matez les nichons (.Y.) » transmis en direct à la planète entière haha). Sacré Mark !

 

Et forcément, comme dans les films d’action, l’issue est assez prévisible mais ça ne gâche en rien le plaisir de lecture. Sachez également que le roman ne brille pas par son style, mais ce n’est de toute façon pas du tout ce qu’on lui demande.

 

 

En bref, un thriller survivaliste bien ficelé et efficace, avec un héros vraiment fun.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

La version poche sort en octobre et l’adaptation cinématographique (par Ridley Scott) fin 2015 : j’ai vraiment hâte de voir ça sur grand écran, avec Matt Damon dans le rôle principal. La bande-annonce ci-dessous.

 

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 07:00

 

 

 

 

Résumé : Figure du journalisme italien au XXe siècle, Oriana Fallaci (1929-2006) dépasse largement les frontières du pays qui l’a vue naître, les frontières géographiques autant que les frontières morales. Elle se définissait avant tout comme une femme libre. Née dans une famille antifasciste, engagée dans la Résistance aux côtés de son père, elle intègre à dix-sept ans la rédaction d’un journal de Florence. Dans ce monde essentiellement masculin, elle se distingue par son talent, sa détermination, et une originalité qui défie les codes du journalisme de l’époque. Des Etats-Unis au Vietnam, de l’Iran au Mexique, elle va sillonner la planète, couvrir les grands événements, et rencontrer tous ceux qui font l’Histoire : Kissinger, Khomeini, Willy Brandt, Golda Meïr, Yasser Arafat, Kadhafi… autant d’interlocuteurs avec lesquels elle crée un lien franc et parfois brutal, au plus près de l’émotion et de la contradiction. Au risque de déplaire et de s’attirer de nombreux ennemis. Le « style » Oriana Fallaci est né. Cristina De Stefano, journaliste et écrivain, retrace admirablement le parcours d’une aventurière du siècle et d’une pionnière. Elle nous dévoile aussi une Oriana intime, tourmentée et même romantique, qui a revendiqué jusqu’à la fin de vivre sans tabou.

 

 

Jamais je ne me serais retournée sur ce livre car je ne suis pas fan des biographies... et pourtant, je suis vraiment ravie de l'avoir lu tant le destin de cette femme est digne des plus grands romans. Cristina de Stefano nous offre en effet le portrait d'une femme unique dont la vie fut d'une richesse incroyable. On ne cesse d'ouvrir la bouche de surprise devant tout ce que cette femme a vécu et accompli.

 

Tout d'abord son enfance, dans l'Italie de la seconde guerre mondiale où elle prend part activement à la Résistance du haut de ses 14 ans, où l'on ne peut s'empêcher de se dire qu'avec de tels parents, elle ne pouvait devenir qu'une grande femme de ce monde. Mais à défaut de pouvoir être écrivain, elle fait le choix de la carrière de journaliste qui l'amènera à côtoyer les puissants de ce monde.

 

 

 

Entre ces pages, vous découvrirez comment elle a croisé la route de nombreuses stars et hommes politiques, tous ces noms qui ont fait l'actualité de ces dernières 50 années. D'abord contrainte d'écrire des articles sur les stars, elle a rencontré Elvis (qui en a pris pour son grade haha), Orson Welles, Salvador Dali, ou encore ses amis,  Sofia Loren et Sean Connery. Mais des années plus tard, grâce à sa pugnacité, elle finira par réaliser son rêve et devenir une correspondante politique (redoutée) et reporter de guerre. On la suit alors en Iran, à New-York, au Liban, en Israël, à Houston, au Mexique, ou encore à Saigon.

 

Quant à ses célèbres interviews, j'ai vraiment été surprise de voir tous les puissants qu'elle avait approchés et comment elle avait souvent réussi à les déstabiliser pour nous offrir des interviews vraiment éclairantes sur ces personnalités, n'hésitant jamais à les égratigner : Yasser Arafat, Benoît 16, Henry Kissinger (qui s'en mordit les doigts), Indira Gandhi, Lech Walesa, Golda Meïr, le Chah d'Iran, Haïlé Sélassié, Ariel Sharon ou encore Kadhafi et Khomeini. Waouh !

 

Grâce à cette biographie, j'ai découvert une grande femme : aussi belle qu'intelligente, avec un mauvais caractère fort, curieuse et habile, à la plume aussi talentueuse qu'acérée, sans concession, tenace et engagée, impertinente, effrontée et délicieusement irrévérencieuse. Une femme passionnée et passionnante. Mention spéciale également aux magnifiques photographes d'Oriana qu'on trouve au milieu de ce livre : très émouvant.

 

En bref, un destin unique, à découvrir.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : sur Goodreads ICI, ce livre a l'excellente note de 4.5/5.

 

 

 

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 07:00

 

 

 

 

 

 

Résumé : Brillant élément du commissariat de Pampelune, l’inspectrice Amaia Salazar se voit chargée d’enquêter sur d’atroces crimes sexuels. Les victimes sont des femmes et tout semble indiquer que les bourreaux soient leurs maris ou compagnons. Mais des rituels macabres, qui rappellent des pratiques de sorcellerie locale, laissent penser qu’un fou diabolique pourrait orchestrer ces meurtres en série. Salazar n'en a pas fini de découvrir les turpitudes de cette vallée de Baztán dont la rivière semble emporter les secrets terrifiants. Amaia Salazar a d’autant plus de mal à mener son enquête qu’elle vient de donner naissance à l’enfant qu’elle et son compagnon ont tant désiré. Pas facile de devenir mère quand la mort rôde et que le souvenir de celle qui vous a donné la vie vous inflige de violents cauchemars. Mais la jeune femme entend bien aller jusqu’au bout de ses recherches, quels qu’en soient les résultats.

 

 

 

Un gros pavé que ce roman : 560 pages bien tassées, peut-être pas toutes nécessaires d'ailleurs. En effet, j'ai trouvé dans cette histoire beaucoup (trop) de longueurs et parfois, j'avais envie d'interpeller l'auteur pour lui dire "Oui, ok, mais pourrait-on revenir à nos moutons ?", car Dolores Redondo aime un peu trop à mon goût nous parler de la vie privée de son héroïne, l'inspectrice Amaia Salazar : sa grossesse, son accouchement, son mari, son bébé, sa famille, son passé, son enfance, etc. Certes, c'est intéressant et ça donne de l'épaisseur au personnage, mais c'est au détriment du rythme. Ainsi, à la page 150, on en était encore à la mise en place de l'intrigue.

 

Dans ce roman policier, une grande part est consacrée au pays basque, et plus précisément à la région du Baztán. On y découvre ses paysages, mais surtout ses légendes, sa mythologie et ses traditions. En effet, l'enquête policière est étroitement mêlée à une importante part de surnaturel, issue du folklore basque, notamment avec ce mairu-beso (eerrkk) ou ce mystérieux et effrayant Tarttalo. Un roman policier assez classique qui m'a d'ailleurs rappelé ceux de Donato Carrisi, de Christophe Grangé ou de Cody McFadyen, où l'enquêteur est souvent mêlé directement aux meurtres et/ou doit faire face à des forces maléfiques.

 

Au bout du compte, même si j'ai trouvé ce mélange d'enquête policière, de mythologie basque, et de vie privée... un peu indigeste à mon goût (j'aurais préféré un peu plus de pêche), c'est avec intérêt que j'ai suivi cette enquête et que j'étais à l'affût d'indices me permettant d'échafauder des théories : objectif principal atteint pour cette histoire, donc.

 

En bref, un roman dépaysant et intéressant, mais des détours trop nombreux à mon goût.

 

 

Ma note :

 

 

 

 

 

 

 

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 08:24

 

 

 

 

 

 

Résumé : Rome, 1492. La belle Giulia Farnese épouse le jeune et séduisant Orsino et croit que la fortune lui sourit. Mais elle découvre avec stupeur que son mariage n'est qu'un leurre, orchestré par l'influent cardinal Borgia, bien décidé à en faire sa concubine. Enfermée dans une prison dorée, espionnée par les serviteurs, Giulia peut compter sur le soutien de Leonello, un cynique garde du corps qui poursuit de sa vengeance un mystérieux tueur, et de Carmelina, cuisinière irascible au passé secret. Tandis que la corruption grandit au Vatican et que le nombre de leurs ennemis ne cesse de croître, Giulia et ses acolytes doivent faire preuve de ruse pour survivre dans le monde des Borgia. N'est pas intrigant qui veut...

 

 

 

Ce nouveau roman de Kate Quinn a une nouvelle fois réussi à me séduire et surtout, à me faire voyager.

 

Parce que c'est ça la magie de la plume talentueuse de Kate Quinn : comme pour "La Maitresse de Rome" (mon billet coup de coeur ICI), je me suis retrouvée propulsée dans le passé, à visualiser les décors et à respirer les odeurs d'une époque, comme si j'y étais. Ici, nous nous retrouvons à Rome, au 15ème siècle, qui a vu l'ascension de la célèbre famille Borgia.

 

De nouveau, en plus de l'arrière-plan historique passionnant et tellement bien conté, on trouve des personnages charismatiques qui ne peuvent que donner envie de suivre leurs aventures riches en rebondissements. Giulia, la sublime et fougueuse Madonna qui fait tourner la tête du Cardinal -et futur pape- Borgia, autant avec ses charmes que son caractère bien trempé. On trouve également une autre femme forte (la spécialité de Kate Quinn!), sous les traits de la cuisinière Carmelina, qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui vous ravira les sens quand elle se met à mitonner ses divins petits plats. Puis il y a un personnage que j'ai particulièrement aimé : Leonello. Un nain, plein d'esprit, valeureux, cynique, drôle, intègre, au grand coeur... et que je n'ai pu m'empêcher de visualiser sous les traits de Tyrion Lannister tant il a de nombreux points communs avec lui : mon chouchou !

 

Et comme dans ses autres romans, Kate Quinn entremêle avec talent la vie de ses personnages et l'histoire politique réelle de l'époque : amours, scandales, manigances, meurtres, luxure et convoitises. Un roman historique romancé réussi et captivant.

 

En bref, vous l'aurez compris, je me suis régalée avec ce roman et je n'ai qu'une hâte maintenant : découvrir la série Borgia pour continuer le voyage et pour patienter jusqu'au second tome de cette saga.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : Ingrid a trouvé ce roman haletant ICI, Virginie l'a trouvé passionnant ICI, il est riche et intense pour Clédesol ICI, Mycoton a beaucoup aimé ICI, une histoire extrêmement intéressante pour Fabien ICI, et enfin, Lavinia a tout simplement adoré ICI.

 

 

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 07:00

 

 

 

 

 

Résumé : Anthime, un adolescent inséparable de sa sœur Helena, vient d’emménager dans une banlieue de province avec toute sa famille. Il craint de ne pas s’intégrer dans cette nouvelle communauté où personne ne l’attend. Pourtant, il va vite trouver le moyen de se distinguer et de se faire connaître. Lors d’une kermesse, il s’illustre par sa rapidité au jeu de quilles. Il n’en faut pas plus à Brice, un entraîneur obèse et bonhomme, pour l’enrôler dans la course à pied. Anthime, surnommé le Pélican, excelle dans cette discipline et devient un exemple et un symbole pour toute la région... jusqu'au jour où... 

 

 

 

"Le Coeur du Pélican" nous parle du dépassement de soi, du sport et de la compétition, du besoin de reconnaissance et d'amour, des rêves que l'on poursuit, et qui peuvent se briser en un claquement de doigt (ou de tendon)... mais il nous parle surtout de la recherche du sens de la vie et de ce que l'on veut -ou de ce que l'on peut- en faire, malgré les coups du sort, parce que comme le dit si justement, et cyniquement, Helena "La vie, ça n'arrive pas qu'aux autres".

 

On suit donc durant tout ce roman le parcours d'Anthime, dit le Pélican, qui court après ses rêves, qui court après l'amour, qui court surtout après sa vie. Il touche la victoire et la gloire du bout des doigts, mais il trébuche. Alors il récolte le lot de consolation, qui ne console guère : Joanna, la fade, celle qui fait plus pitié qu'envie. Mais le fantasme de Béatrice ne quitte pas son esprit alors il décide de se relever, de repartir... et de nouveau, les choses ne se passeront pas comme prévu...

 

J'ai particulièrement apprécié la façon de Cécile Coulon de nous parler des relations entre ses personnages : j'ai notamment été touchée par l'idylle à peine esquissée entre Anthime et Béatrice, j'ai aimé leur façon de s'apprivoiser en silence dans les non-dits, mais avec une grande force. L'amour, le vrai. Si seulement...

 

 

Malgré quelques lenteurs, ce que j'ai préféré dans ce roman, c'est qu'à chaque nouveau chapitre, j'ignorais complètement dans quel sens allait se diriger l'histoire car tous les chemins étaient ouverts. Et Cécile Coulon ne choisit à aucun moment la facilité ou l'attendu : elle a su me surprendre jusqu'à la fin, tant par ses choix que par son écriture forte.

 

En bref, un roman que j'ai trouvé très original.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : "puissant et percutant" pour Clara ICI, un coup de coeur pour Arianne ICI, et un avis mitigé pour Deslivresauféminin ICI.

 

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 07:00

 

 

 

 

 

Hello Hello,

 

En ce dimanche, je vous propose un IMM un peu spécial, non celui des livres qui sont arrivés récemment dans ma PAL (quoique) mais celui des 15 livres que je voudrais en sortir pour mes 15 jours de vacances au soleil. Et j'ai essayé de piocher dans tous les genres afin d'avoir des lectures bien variées. Si vous voulez lire les résumés, il suffit de cliquer sur les photos.

 

Si vous avez envie de faire une LC (lecture commune) avec échange de messages privés ou Whatsapp pour partager nos impressions en direct sur un de ces romans, n'hésitez pas à lever la main !

 

 

Une histoire poignante

 

 

Une dystopie

 

 

Un roman léger

 

 

Un thriller

 

 

Un rentrée littéraire

 

 

Un Young-Adult

 

 

Un post-apocalyptique

 

 

Une trilogie

 

 

Un chick-litt

  

 

 

Un pavé

 

 

Un SF

 

 

Un vintage

 

 

Une romance

 

 

Une saga familiale

 

 

Un roman drôle

 

 

Un contemporain

 

 

Voili voilou ma petite liste, j'espère que j'aurai le temps et l'envie d'en lire une majorité !

 

Des bisous et beau dimanche à vous,

 

Cajou

 

 

 

 

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 07:00

 

 

 

 

Résumé : À 15 ans, Évariste Galois découvre les mathématiques ; à 18, il les révolutionne ; à 20, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l'amour et la mort à l'aube, sur le pré. C'est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée.

 

 

Well well well, il ne va pas être aisé d'écrire un billet sur ce roman que je n'ai pas aimé. Pas aimé du tout.

 

Pas facile parce que même si ça ne m'a pas plu, j'ai été charmée par la passion avec laquelle François-Henri Désérable parle de ce jeune mathématicien de génie, à qui il voue vraisemblablement une grande admiration : cela transparaît entre toutes les lignes et c'est plutôt beau à voir.

 

Pas facile de dire qu'on n'a pas aimé quand on se rend compte à quel point l'auteur maîtrise son sujet mais également tout l'arrière-plan politique et culturel de l'époque : les références littéraires, musicales, politiques et historiques pleuvent... mais pour qui n'est pas féru d'histoire de France du 19ème siècle (moi, par exemple), on peut vite se retrouver comme un idiot au milieu de ce propos qui peut sembler... un poil élitiste.

 

Puis il y a la plume aussi. Le vocabulaire est soutenu, les tournures sont élégantes et surannées, on a sans aucun doute à faire à quelqu'un qui sait écrire et qui a très envie de le montrer. En outre, à côté de cette écriture très soignée, il y a un ton unique et beaucoup plus moderne : dans des apartés, l'auteur s'adresse à nous et n'a pas peur de faire quelques traits d'humour ou d'esprit (parfois grivois) bienvenus pour alléger la lourdeur de l'ensemble.

 

Malheureusement, ce mélange de références à gogo, d'étalage d'érudition, et de langue alambiquée a eu vite fait de me perdre, tout comme la vie d'Évariste, noyée sous les (trop) nombreuses indications sur le contexte politique de l'époque. Et j'ai eu la désagréable impression, durant toute ma lecture, que ce roman un peu prétentieux ne devait être écrit qu'à destination d'une poignée d'initiés et/ou d'intellectuels.

 

En bref, un rendez-vous raté, en ce qui me concerne.

 

 

Ma note : 1 b pn1 b pn

 

 

D'autres avis : une découverte flamboyante pour Zazimut ICI, Alex Mot-à-Mot est nuancée ICI, un roman raté pour Muriel ICI, une réussite pour Lawrence ICI, un roman aussi enrichissant que drôle pour Pylien ICI, et enfin, Blandine a détesté ICI.

 

 

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 07:00

 

 

 

 

 

Résumé : 1961. Après avoir vu La Vérité de Clouzot, inspiré de sa vie et dans lequel Brigitte Bardot incarne son rôle de meurtrière, Pauline Dubuisson fuit la France et s’exile au Maroc sous un faux nom. Lorsque Jean la demande en mariage, il ne sait rien de son passé. Il ne sait pas non plus que le destin oblige Pauline à revivre la même situation qui, dix ans plus tôt, l’avait conduite au crime. Choisira-t-elle de se taire ou de dire la vérité? Jean-Luc Seigle signe un roman à la première personne où résonnent les silences, les rêves et les souffrances d’une femme condamnée à mort à trois reprises par les hommes de son temps.

 

 

 

Le résumé ne paie pas de mine. La couverture non plus. Et pourtant. Derrière cette première de couverture se cache une histoire incroyablement dramatique, et surtout un petit trésor d'écriture et d'émotions. Quel pari réussi que celui de Jean-Luc Seigle de se mettre dans la peau de cette jeune femme et de lui donner (enfin!) la parole. Même si c'est un roman et non une biographie, tout sonne tellement vrai que l'on ne peut qu'être touché par cette histoire aussi tragique que fascinante.

 

 

Dans l'avant-propos, vous découvrirez les faits, bruts, qui lui sont reprochés, de la collaboration horizontale au meurtre, en passant par la cuisse trop légère, ... mais dans le roman, vous trouverez les rêves, les espoirs, les non-dits, les malentendus, et tout ce qui éclaire le destin de cette femme sous un autre jour.

 

Ce que j'ai surtout apprécié, c'est que l'on sent que l'auteur ne veut pas proposer une vérité opposée à celle de la vérité judiciaire et médiatique (regardez-moi ce bel oxymore). Il ne veut pas proposer un plaidoyer édifiant par opposition à l'injustice du réquisitoire de l'administration et des hommes. Non, c'est simplement une histoire humaine avec toutes ses nuances de gris, une histoire dans laquelle l'auteur nous montre combien cette femme a souffert à cause des hommes (ses amants, ses semblables, ses juges, et son père) qui n'ont pas hésité à la juger, à l'humilier, à la broyer et à la sacrifier.

 

 

 

Merci Jean-Luc Seigle d'avoir écrit ce roman avec une si belle plume et tant de finesse, merci d'avoir permis à Pauline de s'exprimer au-delà de la mort, merci de lui avoir permis d'être respectée pour la femme, la jeune fille et l'enfant qu'elle fût, mais surtout, merci d'avoir donné la possibilité aux lecteurs... de l'aimer.

 

En bref, je vous le recommande !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

 

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 07:00

 

 

 

 

Résumé : Bruxelles. Après un dîner d’affaires. Elliott Gast, économiste américain sans histoires, se fait kidnapper. Il se retrouve enfermé dans un appartement anonyme, sans aucun contact avec ses ravisseurs. Elliott pense d’abord que c’est une erreur. Qu’on l’a pris pour quelqu’un d’autre. Rien en effet dans son existence ne peut motiver un tel acte. Il n’est pas spécialement riche, il ne fait pas de politique, il n’est pas célèbre, c’est un homme dans la foule. Alors pourquoi s’en prendre à lui ? Lorsque, enfin, ses ravisseurs lui révèlent la vérité, elle apparaît plus atroce que tout ce qu’il a pu imaginer : ceux-ci savent tout de lui et ont décidé, pour des raisons bien précises, d’en faire la proie d’une expérience interactive et voyeuriste d’une cruauté sans précédent.

 

 

La quatrième de couverture promettait une lecture captivante et malheureusement, ce ne fut pas vraiment le cas pour moi. Car si au début j'ai été 100 %  tenue en haleine par tant de suspense et de mystère, ce côté addictif a fini par s'estomper petit à petit.

 

Certes les thèmes sont intéressants (la toute puissance des médias et d'Internet, ou encore le voyeurisme dans lequel nous baignons) et il y a une forme de discours militant auquel on peut très facilement adhérer : l'impérialisme américain et son hégémonie sur le monde économique à coups de complots et de manipulations. Néanmoins, malgré la pertinence du propos, j'ai trouvé que les revendications des ravisseurs sonnaient faux, tout comme plusieurs monologues (ceux de Barbenoire notamment, presque grotesques) ainsi qu'un manque de naturel dans les dialogues, les faisant sonner tout aussi faux.

 

D'autre part, il y a le côté "thriller" avec cet homme séquestré et étroitement surveillé dans l'appartement lui servant de geôle, et la mise à exécution des menaces de ses ravisseurs : des scènes de torture aussi barbares qu'insoutenables. Et pourtant, malgré le fait que ces descriptions me retournaient l'estomac, j'ai éprouvé très peu d'intérêt et d'empathie pour le héros, ... ce qui n'est certainement pas le fruit du hasard étant donné le message que veut nous faire passer Stona Fitch sur notre société moderne dénuée de compassion face à la souffrance des autres.

 

Enfin j'ai trouvé que l'ensemble manquait de crédibilité : les allers-retours des geôliers "comme par magie", la proportion entre les revendications et la façon de les faire connaitre au monde, les votes des gens et les versements d'argent... mouais. Trop invraisemblable à mon goût. J'imagine bien que le but est de pousser à l'extrême ce que nous voyons déjà sur nos écrans, mais tout de même...

 

En bref, une lecture qui ne m'a pas convaincue.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un roman super réussi, pour Le Concierge Masqué ICI (avec en prime une belle interview de l'auteur!), et l'avis très positif de Stephanie ICI.

 

 

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 07:00

 

 

 

 

Hell☼ Hell☼,

 

Un IMM un peu spécial aujourd'hui puisque je vous présente les derniers arrivés, non pas dans ma PAL, mais bien dans celle de mes enfants, qui ont fait une razzia à la librairie pour avoir de quoi lire pour les vacances.

 

 

 

Pour MiniCajou garçon, 8 ans et demi

 

 

Malenfer : il avait dévoré le 1er tome il y a quelques mois et il vient de terminer le second cette semaine. Je recommande vivement cette série aux enfants de 8 ans : c'est écrit grand et aéré et c'est sans difficulté pour un lecteur qui a envie d'aventures.

 

 

 

 

 

La Ferme des Dragons : ce sera sa prochaine lecture, et au vu des avis sur Amazon, ça devrait le faire pour son âge malgré les 2 X 380 pages.

 

 

 

 

 

Artemis Fowl : là, je suis moins sûre du niveau mais MiniCajou adore le résumé et la couverture alors il le voulait absolument dans sa PAL (hahaha déjà une PAL à 8 ans, il n'est pas sorti de l'auberge).

 

 

 

 

Time Riders : idem que le précédent, pas sûre que ce soit du niveau d'un presque 9 ans, mais c'est ce qu'il a choisi comme cadeau pour son beau bulletin, alléché par le résumé des voyageurs temporels et par les sublimes couvertures.

 

 

 

 

 

 

 

Pour MiniCajou fille, 10 ans

 

 

Coeur d'Encre : elle vient de dévorer (et d'adorer) le premier tome.

 

   

 

 

 

Tobie Lolness : c'est sa lecture en cours et elle a l'air séduite ! A tel point, que j'ai moi aussi envie de le lire.

 

 

 

 

 

Oniria : ces deux-là sont déjà lus, et ce sont ceux qu'elle a préférés jusque là ; elle a été passionnée d'un bout à l'autre par cette lecture, et attend avec impatience le 3ème tome.

 

 

 

 

 

Le Livre des étoiles : le résumé l'a séduite alors hop, dans la PAL. Rendez-vous après l'été pour voir ce qu'elle en aura pensé.

 

   

 

 

 

Si vous avez d'autres titres adaptés à leur âge à conseiller, n'hésitez pas !

 

 

Beau dimanche à vous,

 

Cajou

 

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 07:30

 

 

 

 

 

 

Résumé : Auteur adulé de bestsellers, mari comblé, ami généreux : Henry aurait une vie de rêve si celle-ci n’était construite sur le mensonge. Survient un malheureux hasard, imputable à une maîtresse encombrante, et le château de cartes patiemment édifié menace de s’effondrer. Henry se retrouve face à un choix : révéler la vérité à sa femme, sans laquelle il ne serait rien, au risque de tout perdre. Ou éliminer l’obstacle… L’histoire d’un homme qui marche au bord du gouffre, ignorant du vertige. Mais saura-t-il toujours échapper aux conséquences de ses actes ?

 

 

Même si tout ne m'a pas convaincue dans ce thriller, je dois dire que j'ai pris plaisir à le lire, et que je l'ai pour ainsi dire lu presque d'une seule traite.

 

Du côté de ses qualités indéniables, il faut parler des personnages bien construits. Henry, le héros, est un connard (pardon). Auquel on s'attache mais un connard (pardon) quand même : un menteur, un escroc et un imposteur. Mais celle qui m'a séduite, c'est son épouse, Martha : une femme unique, aussi effacée qu'importante, et que j'ai trouvée vraiment originale. Sans oublier la tête à claques de service : Betty.

 

Le roman débute par la photo d'une échographie que la maîtresse d'Henry lui montre : c'est le début des problèmes. Avouer tout à son épouse et la quitter pour sa maîtresse ? Rompre avec sa maîtresse et rester avec sa femme, auteur de tous les romans qu'il signe de son nom ? Henry hésite, Henry échafaude des plans, Henry est machiavélique. Mais c'est sans compter sur le destin qui va lui jouer un sacré pied de nez.

 

Les ingrédients sont donc réunis pour que cette histoire vous donne envie de tourner les pages : infidélité, mensonges, trahison, sombres secrets, contretemps, vengeance, etc. Sans oublier les retournements de situation, et révélations, qui interviennent assez tôt dans l'intrigue et qui dynamisent l'histoire.

 

Du côté de ce qui fonctionne moins bien et nuit à l'ensemble : trop de facilités pour que les événements s'imbriquent comme l'auteur le souhaite et trop de zones d'ombre qui restent floues (les histoires du voisin Obradin, de la sécrétaire Honor, du mystérieux Gisbert Fasch ou encore le passé inexistant d'Henry), des enquêteurs (très) peu convaincants, des pistes lancées jamais développées, et une fin inaboutie et décevante (mais peut-être était-ce une volonté de mimétisme avec le dernier roman d'Henry ?).

 

 

En bref, c'est un thriller qui m'a fait passer un bon moment, mais qui aurait pu être mieux.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Betty n'a pas aimé du tout ICI, Miguel a un avis nuancé comme le mien ICI , et Musak l'a trouvé brillant ICI.

 

 

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Le petit grain de sel de Cajou

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