26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 07:00

 

 

 

Résumé : Tout commence par un avis de recherche, diffusé à la suite de la disparition d'une enfant de 8 ans. La photo est un choc pour une institutrice qui a bien connu cette gamine. Pour elle, pas de doute : cette Diana n'a pas été enlevée, elle est déjà morte, et ses parents sont coupables. Remontant le temps, le roman égrène les témoignages de ceux l'ayant côtoyée, enseignants, grand-mère et tante, médecins, assistants sociaux, gendarmes...

 

 

Dès le premier chapitre, on devine l'issue fatale de ce récit, tant la stupeur, la panique et le désespoir de l'institutrice qui découvre "l'avis de recherche" semblent profonds. Il est trop tard et on le sait.

 

Diana est une petite fille de 8 ans que les adultes ont échoué à protéger, et ce roman nous raconte le chemin qui a mené au désastre. La famille est hésitante, le personnel enseignant tire la sonnette d'alarme, et l'administration suit son cours, retranchée derrière ses procédures : on ouvre les yeux ou on les baisse, on hésite, on fait des rapports, on tente, on note, on frappe à toutes les portes, on interroge, on agit, on doute... Et pendant ce temps-là -interminable- Diana est maladroite. Très maladroite. Très très maladroite. Et plus elle est maladroite, plus le lecteur - complètement impuissant- a le coeur qui se serre et la gorge qui se noue. Un malaise lourd, collant et étouffant.

 

Du côté de la langue, on note une utilisation très particulière de la ponctuation -surtout du point, très peu présent- comme si les différents témoins avaient besoin de se décharger d'un poids, de dire enfin ce qui avait si longtemps été nié, tu ou minimisé. Parce que dans ce roman, les non-dits, à l'instar des silences de Diana, sont lourds de sens et de violence, ainsi que nous le montre par exemple cet unique paragraphe décrivant le quotidien de Diana, à travers les mots de son frère : il ne dit rien et pourtant il dit tout. La vérité brute, sans artifice.

 

Et quand on referme ce roman, on est un peu sonné. Ou beaucoup. L'effroi. Et on sait qu'il ne suffit pas de tourner la dernière page pour que cela s'arrête car des Diana, il y en a à tous les coins de rue.

 

En bref, un premier roman réussi et émouvant, d'ores et déjà finaliste du Prix Roman FNAC 2015.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 15:02

 

 

 

 

 

 

Ayé, elle est là, la rentrée littéraire bat déjà son plein, avec ses 589 romans déjà sortis et à sortir. J'avais fait un premier repérage au début des vacances (dans mon billet ICI) et voici maintenant les 25 romans qui ont eu ma préférence et qui ont rejoint (ou vont rejoindre incessamment) ma pile à lire, classés par date de sortie.

J'attends dans les commentaires que vous me disiez si j'ai oublié un incontournable, selon vous !

 

 

 

 

Belfond - La Petite Barbare, d'Astrid Manfredi

160 pages (13 aout)

Résumé : En détention on l'appelle la Petite Barbare ; elle a vingt ans et a grandi dans l'abattoir bétonné de la banlieue. L'irréparable, elle l'a commis en détournant les yeux. Elle est belle, elle aime les talons aiguilles et les robes qui brillent, les shots de vodka et les livres pour échapper à l'ennui. Avant, les hommes tombaient comme des mouches et elle avait de l'argent facile. En prison, elle écrit le parcours d'exclusion et sa rage de survivre. En jetant à la face du monde le récit d'un chaos intérieur et social, elle tente un pas de côté. Comment s'émanciper de la violence sans horizon qui a fait d'elle un monstre ? Comment rêver d'autres rencontres et s'inventer un avenir ?
 

 

 

Le Rouergue - La Maladroite, d'Alexandre Seurat

112 pages (19 aout)

Résumé : Tout commence par un avis de recherche, diffusé à la suite de la disparition d'une enfant de 8 ans. La photo est un choc pour une institutrice qui a bien connu cette gamine. Pour elle, pas de doute : cette Diana n'a pas été enlevée, elle est déjà morte, et ses parents sont coupables. Remontant le temps, le roman égrène les témoignages de ceux l'ayant côtoyée, enseignants, grand-mère et tante, médecins, assistants sociaux, gendarmes... Témoins impuissants de la descente aux enfers d'une enfant martyrisée par ses parents qui, malgré les incitations à parler de plusieurs adultes, refusera de les dénoncer. Ce roman est inspiré par un fait divers récent largement médiatisé car, en dépit de plusieurs signalements, l'enfant n'avait jamais bénéficié de protection...

 

 

 

 

Stock - Eva, de Simon Liberati

188 pages (19 aout 2015)

Résumé : Un soir de l’hiver 1979, quelque part dans Paris, j’ai croisé une femme de treize ans dont la réputation était alors « terrible ». Vingt-cinq ans plus tard, elle m’inspira mon premier roman sans que je ne sache plus rien d’elle qu’une photo de aparazzi. Bien plus tard encore, c’est elle qui me retrouva à un détour de ma vie où je m’étais égaré. C’est elle la petite fée surgie de l’arrière monde qui m’a sauvé du labyrinthe et redonné une dernière fois l’élan d’aimer. Par extraordinaire elle s’appelle Eva, ce livre est son éloge.

 

 

 

 

Julliard - La petite femelle, de Philippe Jaenada

720 pages (20 aout)

Résumé : Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d'avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été tondue, avant d'assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ? Ou n'est-elle, au contraire, qu'une jeune fille libre qui revendique avant l'heure son émancipation et questionne la place des femmes au sein de la société ? Personne n'a jamais voulu écouter ce qu'elle avait à dire, elle que les soubresauts de l'Histoire ont pourtant broyée sans pitié. Telle une enquête policière, La Petite Femelle retrace la quête obsessionnelle que Philippe Jaenada a menée pour rendre justice à Pauline Dubuisson en éclairant sa personnalité d'un nouveau jour.

 

 

 

 

Julliard - Un mot sur Irène

216 pages (20 aout)

 

Résumé : Un parfum de scandale sexuel flotte dans le milieu universitaire depuis la mort, à New York, d'Irène Montès, une intellectuelle de renom. Alors qu'elle devait donner une importante conférence sur les gender studies, son cadavre a été retrouvé nu dans une chambre d'hôtel, au côté d'une poupée gonflable. Mais qui était-elle vraiment ? À travers les yeux de son mari, Léon Garry, professeur à la Sorbonne, la flamboyante personnalité d'Irène nous est peu à peu dévoilée, tout comme la relation trouble qui unissait les deux époux. Jadis mentor d'Irène, Léon était devenu son pantin, dans un théâtre de la cruauté qui le condamnait au rôle de voyeur. Jusqu'ou peut dériver un homme dont les fantasmes inassouvis brouillent la perception du réel et de l'imaginaire ?

 

 

 

 

Sonatine - Les Assassins, de R.J. Ellory

528 pages (20 aout)

Résumé : Sur 18.000 assassinats par an aux États-Unis, seulement 200 sont le fait de tueurs en série. Aussi les forces de police ne privilégient-elles que rarement la piste du serial killer. Lorsque 4 homicides sont commis en quinze jours à New York, selon des modes opératoires complètement différents, personne ne songe à faire un lien entre eux. Personne, sauf John Costello. Documentaliste au City Herald, et véritable encyclopédie vivante des serial killers, celui-ci découvre en effet que les quatre meurtres ont été commis à la date anniversaire d’un meurtre ancien, œuvre à chaque fois d’un tueur en série célèbre, selon des procédures rigoureusement identiques jusque dans les moindres détails. Y aurait-il dans la ville un serial killer qui s’inspire de ses prédécesseurs et leur rend ainsi un funèbre hommage...

 

 

 

 

Gallmeister - L'oiseau du Bon Dieu, de James McBride

450 pages (20 aout)

Résumé : En 1856, Henry Shackleford, 12 ans, traîne avec insouciance sa condition de jeune esclave noir. Jusqu’à ce que le légendaire abolitionniste John Brown débarque en ville avec sa bande de renégats. Henry se retrouve alors libéré malgré lui et embarqué à la suite de ce chef illuminé qui le prend pour une fille. Affublé d’une robe et d’un bonnet, le jeune garçon sera brinquebalé des forêts où campent les révoltés aux salons des philanthropes en passant par les bordels de l’Ouest, traversant quelques-unes des heures marquantes du 19e siècle américain. Dans cette épopée romanesque inventive et désopilante, récompensée par le prestigieux National Book Award en 2013, James McBride revisite avec un humour féroce et une verve truculente l’Histoire de son pays et de l’un de ses héros les plus méconnus.

 

 

 

 

Robert Laffont - Le Testament de Marie, de Colm Toibin

126 pages (20 août)

Résumé : Ils sont deux à la surveiller, à l'interroger pour lui faire dire ce qu'elle n'a pas vu. Ils dressent de son fils un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu'elle refuse. Seule, à l'écart du monde, dans un lieu protégé, elle tente de s'opposer au mythe que les anciens compagnons de son fils sont en train de forger. Lentement, elle extirpe de sa mémoire le souvenir de cet enfant qu'elle a vu changer. En cette époque agitée, prompte aux enthousiasmes comme aux sévères rejets, son fils s'est entouré d'une cour de jeunes fauteurs de trouble infligeant leur morgue et leurs mauvaises manières partout ou ils passent. Peu à peu, ils manipulent le plus charismatique d'entre eux, érigent autour de lui la fable d'un être exceptionnel, capable de rappeler Lazare du monde des morts et de changer l'eau en vin. Et quand, politiquement, le moment est venu d'imposer leur pouvoir, ils abattent leur dernière carte : ils envoient leur jeune chef à la crucifixion et le proclament fils de Dieu. Puis ils traquent ceux qui pourraient s'opposer à leur version de la vérité. Notamment Marie, sa mère. Mais elle, elle a fui devant cette image détestable de son fils, elle n'a pas assisté à son supplice, ne l'a pas recueilli à sa descente de croix. À aucun moment elle n'a souscrit à cette vérité qui n'en est pas une.

 

 

 

 

Zulma - Les Nuits de laitue, de Vanessa Barbara

224 pages (20 août)

Résumé : Otto et Ada partagent depuis un demi-siècle une maison jaune perchée sur une colline et une égale passion pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong et les documentaires animaliers. Rien de ce que leurs voisins disent ou font ne leur échappe. Sans compter qu'Ada participe intensément à la vie du village, microcosme baroque et réjouissant - autant dire joyeusement peuplé de doux dingues. Il y a d'abord Nico, préparateur en pharmacie obsédé par les effets secondaires indésirables ; Aníbal, facteur fantasque qui confond systématiquement les destinataires pour favoriser le lien social ; Iolanda, propriétaire de chihuahuas neurasthéniques et portée sur la sagesse orientale ; M. Taniguchi, centenaire japonais persuadé que la Seconde Guerre mondiale n'est pas finie ; Marina, anthropologue amateur qui cite Marcel Mauss en exterminant méthodiquement les cafards de sa voisine... Quant à Otto, lecteur passionné de romans noirs, il combat avec un succès mitigé ses insomnies à grandes gorgées de tisane à la laitue, tout en soupçonnant à juste titre les autres habitants du village de lui cacher quelque chose... Un premier roman plein de fantaisie et de tendresse, avec une jolie galerie de personnages tous complètement déjantés.

 

 

 

 

Jean-Claude Lattès - D'après une histoire vraie,  de Delphine de Vigan

484 pages (26 aout)

Résumé : L'immense succès de "Rien ne s'oppose à la nuit" a laissé quelques traces dans la vie personnelle de Delphine de Vigan. Elle n'a plus pu écrire une ligne après ce récit très dur sur sa mère bipolaire, qui a fini par se suicider. C'est là que survient l'élément déclencheur de ce nouveau volet autobiographique : l'irruption de L., une jeune femme avec qui l'auteur sympathise. La nouvelle amie se révèle bientôt possessive, vampirique, et une relation malsaine s'installe tandis que Delphine reçoit des lettres anonymes haineuses et menaçantes. Tous les ingrédients d'un thriller, donc, mais réellement vécus par l'auteur, ce qui fait encore plus froid dans le dos.

 

 

 

 

Le Cherche-Midi - Amelia, de Kimberly Mc Creight

528 pages (27 aout)

Résumé : New York. Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. Malgré un rythme professionnel soutenu, elle arrive tout de même à être à l’écoute de sa fille, une adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n’ont pas de secret l’une pour l’autre. C’est tout du moins ce que croit Kate, jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel de St Grace, l’école d’Amelia. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu’elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d’ambulances et de voitures de police. Elle comprend vite qu’elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement. Le désespoir laisse peu à peu place à l’incompréhension : pourquoi une adolescente en apparence si épanouie déciderait-elle de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable jusqu’au jour où elle reçoit un SMS anonyme qui vient tout remettre en question : « Amelia n’a pas sauté. » Obsédée par cette révélation, Kate commence alors à s’immiscer dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas aussi bien qu’elle le croyait...

 

 

 

 

Kero - La Contre-heure, de Sébastien Hoët

265 pages (27 aout)

Résumé : Gilles est professeur de philosophie dans un lycée. Il est séduisant, brillant, un brin iconoclaste, témoin halluciné de la médiocrité moderne. Ce jour de rentrée commence bien mal puisque Victoire, une élève de première, s’est défenestrée du troisième étage du lycée. Une nouvelle année de débâcle dans les couloirs de l’Éducation nationale ? Une jeune femme aux yeux verts y apparaît pourtant, qui pourrait changer le monde. D’une écriture claire et féroce, Sébastien Hoët réussit un premier roman à la forte personnalité, qui, avec intelligence et humour, n’épargne pas grand monde.

 

 

 

 

Buchet-Chastel - Une fille est une chose à demi, d'Eimear Mc Bride

364 pages (27 aout)

Résumé : "Une fille est une chose à demi" nous plonge dans les replis intimes de l’existence d’une fille en devenir. La voix âpre et puissante de sa narratrice, grandie au sein d’une famille brisée, dans une Irlande écrasée par le poids de la religion, happe littéralement le lecteur dans un flux de conscience cru et poétique. Soliloque enragé, solaire, le texte saisit parfaitement les ambiguïtés de cet entre-deux, de ce temps où l’on est une fille, pas encore une femme. La violence, l’amour filial et fraternel, la découverte de soi, de la sexualité, la honte chevillée au corps : rien n’échappe au talent de l’auteur. Récit brutal et dérangeant s’il en est, le premier roman d’Eimear McBride est un phénomène à part dans la littérature contemporaine, une expérience de lecture unique qui a propulsé l’auteur parmi les voix les plus prometteuses de sa génération.

 

 

 

 

Préludes - Le Silence des Bombes, de Jason Hewitt

420 pages (2 septembre)

Résumé : Juillet 1940. La petite Lydia, 11 ans, traverse un village du Suffolk. Elle porte un masque à gaz. Les magasins sont fermés, les maisons vides, les fenêtres condamnées. Lydia coupe à travers champs et arrive bientôt devant une grande demeure. C'est là qu'elle a grandi. La fillette espère y retrouver sa famille, mais la maison est déserte. Plus tard, dans la nuit, un soldat portant un fusil et un uniforme anglais pénètre dans la maison. Avec un étrange accent, il lui explique qu'il ne lui fera pas de mal, mais qu'elle ne doit pas quitter les lieux et qu'elle doit obéir à certaines règles... Dit-il la vérité ? Que cherche-t-il ? Pourquoi lui semble-t-il aussi familier ? Et surtout, comment connaît-il le nom de Lydia ?

 

 

 

 

Ombres Noires - Les infâmes, de Jax Miller

352 pages (2 septembre)

Résumé : Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l’Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d’avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère. En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l’énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d’années à se cacher, quitter l’anonymat c’est laisser à son bourreau l’occasion de la retrouver. Et de se venger. Entre les paumés magnifiques, les flics indélicats, les dégénérés de sa belle-famille et de dangereux fanatiques religieux, son périple tourne à l’odyssée.

 

 

 

 

La Belle Colère  - Vite, trop vite, de Phoebe Gloeckner

(3 septembre)

Résumé : "Je ne me souviens pas de ma naissance mais je sais que j'étais un bébé très laid. Comme ça ne s'est pas beaucoup amélioré depuis, j'imagine que je dois m'estimer heureuse si c'est ma jeunesse qui l'attire". Ainsi commence l'émouvant journal de Minnie Goetze, une adolescente de quinze ans tiraillée par ses angoisses existentielles adolescentes, son égocentrisme et ses pulsions autodestructrices, qui court après la reconnaissance et se précipite un peu vite dans la sexualité. Minnie déteste l'école, rêve de devenir artiste, spéléologue ou barmaid. Alors qu'elle est trop timide et complexée pour adresser la parole aux garçons de son âge, elle couche avec le copain trentenaire de sa mère et essaie de trouver son chemin sans guide, sans défense, et pourtant sans la moindre trace de peur. Cette histoire se déroule dans le San Francisco licencieux des années 1970, mais la quête d'émancipation et d'épa-nouissement de Minnie est aussi universelle qu'intemporelle.

 

 

 

 

Fleuve Éditions - Transparence, d'Alex Christofi

336 pages (3 septembre)

Résumé : Dans la ville de Salisbury où il a grandi (un peu), Günter Glass fait figure de Candide bouboule, myope et accro aux gaufres. Il est fasciné par le verre depuis l'enfance, et monte une société de lavage de vitres. Pénétrant l'intimité des foyers, il découvre les travers humains mais il devient également une star de sa profession, missionné pour nettoyer le clocher de la cathédrale de Salisbury. Repéré par John Blades, le laveur de vitres de la reine, il est appelé à Londres.

 

 

 

 

Presses de la Cité - Le Doute, de S.K. Tremayne

(3 septembre)

Résumé : Qui se cache derrière le pseudonyme S. K. Tremayne ? Un auteur de best-sellers dont l'identité reste mystérieuse Une chose est sûre, on lui doit un suspense angoissant et époustouflant. Un an après la mort accidentelle de Lydia, 6 ans, ses parents et sa jumelle Kristie prennent un nouveau départ en s'installant sur une petite île écossaise isolée. Mais l'étrange comportement de Kristie sème bientôt le trouble. Elle demande à se faire appeler Lydia... Qui est-elle vraiment ?

 

 

 

 

Le Cherche-Midi - Today We Live, d'Emmanuelle Pirotte

240 pages (3 septembre)

Résumé : Décembre 1944. C'est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de 7 ans, à deux soldats américains. Ce sont en fait des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Les deux nazis décident d'exécuter la fillette. Au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l'enfant, tue l'autre soldat.Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d'une humanité soumise à l'instinct de survie.

 

 

 

 

L'Olivier - Les pêchers, de Claire Castillon

208 pages (3 septembre)

Résumé : Tamara est prisonnière. De son mari, Claude, qui veut faire d’elle une épouse idéale. De son amour perdu, à qui elle ne peut s’empêcher de rêver. La liberté lui fait peur, la captivité lui pèse. Elle ne peut ni rester ni partir. Il lui faudra pourtant choisir entre cette conjugalité qui l’étouffe et le besoin éperdu de vivre sa vie. Aimée, elle, semble parfaitement adaptée au monde tel qu’il va. Mais son personnage de material girl cache une vraie fragilité. Ex-femme de Claude, elle juge les hommes avec tendresse et sévérité. Qu’attend-elle de l’amour ? Tout, sauf l’angoisse d’être trop (ou pas assez) aimée. Et puis il y a sa fille, Esther, dont elle s’occupe avec le mélange d’affection et d’égoïsme qui la caractérise. Esther... Une adolescente d’aujourd’hui. Espionne, poète, raisonneuse, innocente, amoureuse. Son regard implacable radiographie les adultes, si touchants dans leur refus d’être lucides. Et si c’était elle, la véritable héroïne de cette histoire ?

 

 

 

 

Sonatine - Les Innocents, de Robert Pobi

528 pages (17 septembre 2015)

Résumé : D’un tempérament impétueux, souvent borderline, Alexandra Hemingway, inspectrice à la section des homicides violents à New York, a l’habitude des enquêtes difficiles. Totalement impliquée dans son métier, elle n’hésite pas à prendre tous les risques. Son visage, refait, marqué par de multiples cicatrices, est là pour le prouver. Le jour où l’on retrouve dans l’East river le corps d’un enfant dont les pieds ont été sectionnés, l’affaire s’annonce particulièrement délicate. D’autant plus que la presse n’hésite pas à consacrer ses gros titres à ce genre de meurtre et à venir perturber les investigations. Lorsqu’un autre enfant est enlevé, la panique gagne Manhattan. Panique d’autant plus justifiée que le prédateur à l’œuvre est l’une des figures du mal les pires qui soient. Habituée aux noirceurs les plus effroyables de l’âme humaine, Alexandra pensait avoir tout vu. Elle n’avait pas connu le pire.

 

 

 

 

Presses de la Cité - L'aviatrice, de Paula McLain

(1er octobre)

Résumé : Beryl a cinq ans lorsque sa famille s'installe au Kenya en 1907. très vite abandonnée par sa mère, elle est élevée par son père et par les natifs de la tribu Kipsigis. Cette éducation peu conventionnelle la rend audacieuse et éperdumment amoureuse de la nature. De mariage raté en liaisons contrariées, elle tombe sous le charme de D. Finch Hatton, l'amant de l'auteur K. Blixen.

 

 

 

 

Sonatine - Une autre vie, de S.J. Watson

432 pages (1er octobre)

Résumé : Femme au foyer, Julia mène une vie bien rangée à Londres avec son mari et son fils. Lorsqu’elle apprend la mort de sa jeune sœur, Kate, victime d’une agression à Paris, près du canal de l’Ourcq, elle est sous le choc. Les deux sœurs, dont les relations n’ont jamais été faciles, s’étaient perdues de vue. Ne parvenant pas à faire son deuil, Julia décide d’aller à Paris afin d’en savoir plus sur la vie que menait Kate. Là, elle apprend que cette dernière fréquentait assidûment les sites de rencontre en ligne. Le doute s’insinue alors dans son esprit : et si la mort de sa sœur n’était pas due à une simple agression mais à une mauvaise rencontre ? Ne pouvant se débarrasser de cette idée obsédante, Julia décide de se faire passer pour Kate sur le site Internet d’escorts que celle-ci utilisait. Mais, à l’âge des bilans, des remises en question, des ambitions laissées derrière elle, Julia ne réalise pas qu’elle est en train de jouer un jeu dangereux à double titre. Si elle a en effet raison sur les circonstances de la mort de sa sœur, elle prend tous les risques. Et en goûtant à une autre vie, plus excitante, que va-t-il rester de la sienne ?

 

 

 

 

Fleuve Éditions - Concerto pour 4 mains, de Paul Colize

(8 octobre)

Résumé : Un convoi transportant plusieurs millions en diamants est attaqué près de Bruxelles. Un plan efficace, un travail de pro. Pas d'indices. D’un côté, Jean Villemont, avocat pénaliste amoureux des sommets, et sa consoeur Leïla Naciri. De l’autre, Franck Jammet, braqueur virtuose, et son amie Julie Narmon, discrète et efficace. Entre eux, un homme et une affaire. Où se trouvait Franck Jammet la nuit du 18 au 19 février 2013 ? Pourquoi Jean Villemont ne se contente-t-il pas de la version officielle ? Qui a réalisé le casse du siècle ?

 

 

 

 

Super 8 - Sujet 375, de Nikki Owen

(15 octobre)

Résumé : Trauma, amnésie, menace latente… le roman de Nikki Owen entraîne le lecteur dans un véritable cauchemar éveillé. Entrez dans ce thriller psychologique à l’intrigue diabolique, où la tension monte au fil des pages jusqu’à devenir insupportable. Maria Cruz-Banderras est en prison. Si elle est convaincue d’être innocente des faits qui lui sont reprochés, toutes les évidences sont contre elle. Son alibi ne tient pas la route et les tests ADN confirment qu’elle était bien sur les lieux du crime au moment du meurtre. Atteinte du syndrome d’Asperger, Maria se souvient de tout… sauf de ce qui la concerne intimement. Auprès des thérapeutes, elle va puiser dans ses facultés uniques pour tenter de se remémorer son passé récent. Des endroits étranges. Des gens plus étranges encore… Le puzzle épars qu’elle essaie de reconstituer ne semble pas faire sens. Sauf à croire à des années de mensonges et de faux-semblants. Ce qui est, bien sûr, totalement impossible. À moins que…

 

 

 

 

PKJ - Une braise sous la cendre, de Sabaa Tahir

(15 octobre)

Résumé : Autrefois l’Empire était partagé entre les Erudits, cultivés, ouverts, et gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’Empereur. Mais les soldats ont pris le dessus et, désormais, quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire est voué aux châtiments les plus durs. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté et sauver ceux qu’ils aiment.

 

 

 

Comme depuis plusieurs années, je participe au "Challenge 1 % de la rentrée littéraire" organisé par Sophie Hérisson ICI, qui consiste donc à lire, au minimum, 1 % de 589 livres, soit 6 livres. Je vise les 3 % cette année. N'hésitez pas à nous rejoindre, c'est un challenge vraiment sympathique et riche en échanges et découvertes.

 

 

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 21:14

 

 

 

Résumé : Un parfum de scandale sexuel flotte dans le milieu universitaire depuis la mort, à New York, d'Irène Montès, une intellectuelle de renom. Alors qu'elle devait donner une importante conférence sur les gender studies, son cadavre a été retrouvé nu dans une chambre d'hôtel, au côté d'une poupée gonflable. Mais qui était-elle vraiment ? À travers les yeux de son mari, Léon Garry, professeur à la Sorbonne, la flamboyante personnalité d'Irène nous est peu à peu dévoilée, tout comme la relation trouble qui unissait les deux époux. Jadis mentor d'Irène, Léon était devenu son pantin, dans un théâtre de la cruauté qui le condamnait au rôle de voyeur. Jusqu'ou peut dériver un homme dont les fantasmes inassouvis brouillent la perception du réel et de l'imaginaire ?

 

 

 

Allez, c'est parti, en avant pour le cru 2015 de la rentrée littéraire, avec un premier roman, publié chez Julliard.

 

Le roman s'ouvre sur un prologue en forme de revue de presse, qui ancre immédiatement le récit dans le réel, à travers une dépêche AFP et les articles du Monde, de Métro ou encore de Libération, qui nous présentent l'affaire du Soho Grand Hôtel (nommément comparée à celle du Sofitel de DSK).

 

Les deux protagonistes sont un couple d'intellectuels, enseignants à la Sorbonne. Irène est une femme libérée, égoïste, jouissant d’être au centre de toutes les attentions (des hommes, de ses étudiantes, du monde universitaire de France et d’USA) pendant que son mari, Léon, étouffe et décline dans son ombre,... honteux, jaloux, humilié et meurtri, à en perdre la raison. Mais au fil de l'histoire, les rôles ne sont plus aussi manichéens et on ne sait plus que penser exactement d'eux et de leur relation malsaine.


L’écriture est très particulière, j’ai notamment été impressionnée par la capacité d’Anne Akrich à jongler entre différents styles : on navigue entre des litanies hypnotiques, une écriture hachée et tranchante, de belles lettres enflammées, et parfois, on a même l’impression d’être dans une pièce de théâtre avec ses didascalies. Une plume de talent, indéniablement.

 

Cependant, il manque selon moi à ce roman une vraie atmosphère noire et glauque : l’intrigue et les mots le sont, mais on ne se sent pas enveloppé dans cette noirceur contée, on reste à distance. Idem pour l’érotisme vendu en quatrième de couverture, il est plus dans les mots crus que dans une réelle ambiance. Plus l'histoire avance et plus elle est dérangeante, surtout quand la folie pointe le bout de son nez, gagne du terrain à chaque page, jusqu'à l'étouffement, et nous entraîne dans un tourbillon où il devient difficile de faire la part des choses entre réalité et paranoïa. Malheureusement pour moi, cette folie m'a un peu perdue en cours de route et j'ai terminé ma lecture extérieure à l'histoire. Quant à la fin, elle part dans une espèce de délire métaphorique olé olé qui ne m'a pas convaincue.

 


En bref, du bon et du moins bon pour ce récit dérangeant et sulfureux.

 

 

Ma note :

 

 

 

1ère lecture de la rentrée littéraire 2015

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 19:39

 

 

 

 

 

Résumé : Mais pour qui se prend donc Cluny Brown ? Cette jeune fille se soucie comme d'une guigne des conventions dans une Angleterre des années 30 encore corsetée par les traditions. Pour Cluny, une chose est sûre : la vraie vie est ailleurs... mais reste à savoir où ! Délicieuse comédie sur l'émancipation des femmes, critique espiègle de l'Angleterre des années 1930 engoncée dans son carcan moral, Les Aventures de Cluny Brown, ou quand une femme de chambre aussi délurée qu'attachante fait fi de toutes les conventions pour former un couple improbable avec un fantasque intellectuel polonais fuyant les nazis.
 


 

Une fois de plus, j'ai trouvé mon bonheur dans la collection Vintage de Belfond : un classique qui n'a pas pris la poussière et que j'ai été ravie de pouvoir découvrir. Malgré quelques lenteurs au milieu du roman (j'aurais voulu davantage de péripéties), j'ai pris beaucoup de plaisir et j'ai eu du mal à croire que ce roman avait 70 ans. Car sous des apparences légères et drôles, on a là entre les mains un roman féministe (dans le sens noble du terme) avant l'heure !

 

L'histoire se déroule dans l'Angleterre des années 30, où Mr Porritt ne sait plus comment gérer sa jeune nièce de 20 ans, non qu'elle soit difficile, mais elle ne veut pas rester à sa place (aller boire un verre au Ritz, ou prendre un bain chez un inconnu... pour qui se prend-elle donc ?) Alors il lui trouve une place de femme de chambre chez Lady Carmel dans le Devonshire, où Cluny va bien sûr rester fidèle à elle-même et amener un vent (une tornade) de fraîcheur.

 

La langue de Margery Sharp est tout à fait délicieuse : un peu surannée mais point vieillotte, c'est enjoué et plein de peps, notamment dans les dialogues qui ne sont pas sans rappeler ceux d'une (bonne) comédie au théâtre.

 

Mais le sel de ce roman, c'est Cluny Brown : un personnage hors du commun qu'il faut découvrir. Elle n'a pas sa langue dans sa poche, elle est déconcertante de spontanéité et de franchise, elle est effrontée, aussi naïve que délurée, pétillante et n'a que faire des conventions, ce qui a pour effet de désarçonner ou même de scandaliser les oreilles (coincées) de ces bonnes gens *Oh shocking !* Une héroïne fantasque tout à fait priceless.

 

 

 

 

En bref, si vous voulez faire un bond dans le passé et que vous appréciez l'humour british, ce roman est pour vous.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : Léa séduite par ICI, et Anamor sous le charme ICI.

 

 

 

Margery Sharp

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 17:31

 

 

 

Résumé : À la mort de sa mère, Brett Bohlinger pense qu'elle va hériter de l'empire de cosmétique familial. Mais, à sa grande surprise, elle ne reçoit qu'un vieux papier jauni et chiffonné : la liste des choses qu'elle voulait vivre, rédigée lorsqu'elle avait 14 ans. Pour toucher sa part d'héritage, elle aura un an pour réaliser tous les objectifs de cette life list... Mais la Brett d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec la jeune fille de l'époque, et ses rêves d'adultes sont bien différents. Enseigner ? Elle n'a aucune envie d'abandonner son salaire confortable pour batailler avec des enfants rebelles. Un bébé ? Cela fait longtemps qu'elle y a renoncé, et de toute façon Andrew, son petit ami avocat, n'en veut pas. Entamer une vraie relation avec un père trop distant ? Les circonstances ne s'y prêtent guère. Tomber amoureuse ? C'est déjà fait, grâce à Andrew, à moins que...


 

"Demain est un autre jour" est une comédie romantique construite avec tous les ingrédients du genre : des sentiments, de l'humour, des larmes et des rebondissements, jusqu'au happy-end final.

 

Ce roman vous offrira un bon moment de détente sur la plage, et même s'il m'a plu dans l'ensemble, je trouve qu'il ne tient pas les promesses de sa quatrième de couverture. En effet, en lisant le résumé, j'ai adoré cette idée d'objectifs à réaliser. Malheureusement, j'ai trouvé que cette liste était un peu décevante, voire limite WTF : "acheter un chiot", mouais, pourquoi pas. Mais "acheter un cheval"... euh ? Really ? Puis "Créer un one-man show"... vraiment n'importe quoi. Mais alors, "tomber amoureuse",  ou "faire des bébés", le tout dans un délai d'un an... comment y croire ? Vraiment, c'est dommage, parce que j'ai trouvé que c'était plutôt pétillant et optimiste, et avec une liste plus réaliste ou originale, ce roman aurait pu être plus abouti.

 

L'histoire est évidemment cousue de fil blanc et les coïncidences pleuvent, gâchant un peu la crédibilité des aventures de Brett (j'avais deviné depuis le tout début qui était rééllement "l'homme en Burberry" et j'imaginais également très bien comment Brett allait pouvoir réussir l'objectif du bébé). Mais même si la plupart des rebondissements sont téléphonés et manquent de subtilité, il n'empêche que c'est une lecture-détente agréable, que c'est assez drôle et que ça fait passer un bon moment.

 

En bref, une lecture d'été qui vous donnera le sourire.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un gros coup de coeur pour LivresdeFilles ICI, pour Hamy ICI, et pour Chloé ICI. Et par ICI, le billet plus mitigé de Sara.

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 18:11

 

 

 

 

Résumé : Jeune, belle, mariée à un homme qui la vénère, installée dans une jolie maison, Suzanne Stone ressemble à ces filles trop parfaites des magazines. Mais elle veut davantage, elle veut la célébrité. Isolée dans une petite ville de province, Suzanne décide que la télévision sera son royaume et, à force de persuasion, obtient un petit poste dans la station locale. Quand son époux est retrouvé mort, la veuve éplorée devient le point de mire des caméras. Alternant les témoignages, le roman tisse avec brio les voix de Suzanne et de son entourage. Énigmatique, capricieuse, la jeune femme est-elle pour autant l'arriviste perverse que certains dénoncent ? Et où est le vrai dans ce que raconte Jimmy, son admirateur adolescent ?

 

 

Pour écrire ce roman, Joyce Maynard s'est inspirée librement d'un fait divers (aux USA, en 1990) dont les protagonistes sont Pamela Smart et Billy Flynn.

 

 

 

 

Sur la quatrième de couverture, on peut lire que ce roman est une satire acérée de la culture de la célébrité et de l'omniprésence de la télévision, tout autant qu'un passionnant roman noir. Et je n'aurais pas mieux dit.

 

Joyce Maynard est une conteuse hors pair, qui sait autant se mettre dans la peau d'une femme que d'un adolescent obnubilé par le sexe, ou d'une jeune fille mal dans sa peau. Le roman est très bien construit, nous offrant successivement les points de vue de tout l'entourage des "héros" : c'est vif, très bien rythmé et ça se dévore comme un thriller. Je vous dirai tout de même que cette mécanique bien huilée de roman choral a fini par me lasser un peu dans les derniers chapitres, mais heureusement, j'ai beaucoup aimé la fin, qui a su me surprendre.

 

Ce qui est surtout admirable dans ce roman, c'est le portrait que l'auteure nous dresse de Suzanne Stone. Waouh ! C'est une petite provinciale prétentieuse, elle est narcissique (#imsexyandiknowit), menteuse, aguicheuse, arriviste, ambitieuse à en crever, et surtout, c'est une manipulatrice hors pair, qui joue avec les gens afin de servir ses ambitions et ses rêves de gloire.

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Une anti-héroïne comme je les aime : une vraie salope, prête à tout pour parvenir à ses fins. Et forcément, on a plusieurs fois le coeur qui se serre en voyant de pauvres innocents tomber dans ses filets...

 

Moins important, je suis moins convaincue par la couverture si neutre, parce que ce roman pourrait vraiment plaire à un très large public et elle mériterait d'être un peu plus tape-à-l'oeil, car comme le dit Suzanne, "On n'a qu'une seule chance de faire une première bonne impression".

 

En bref, un très bon roman qui se dévore et qui fait froid dans le dos quand on réalise qu'il est inspiré d'une histoire vraie (d'ailleurs Billy/Jimmy vient d'être libéré en juin 2015,... après 25 ans de prison).

 

 

Ma note :  4 b pn

 

 

 

D'autres avis : le billet tout aussi convaincu de La Fée Lit ICI, avec qui j'ai partagé cette Lecture Commune.

 

 

J'ai également regardé le film qui a été tiré de ce roman en 1995, avec notamment Nicole Kidman, Joachin Phoenix et Matt Dillon, et j'ai trouvé qu'il était un peu trop fidèle à la structure du roman (la succession des récits des personnages fonctionne moins bien à l'écran qu'à l'écrit) et qu'il avait plutôt mal vieilli.

 

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 18:54

 

 

 

 

 

Résumé (!!attention!!, tous les résumés sur le net dévoilent presque TOUTE l'intrigue) : Nous sommes en 1908. Victoire est mariée depuis 5 ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un riche notaire et que les choses du sexe plongent dans l'effarement, à prendre en mains sa destinée. Surtout pas son trouble face à l'inévitable question de l'enfant qui ne vient pas. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de 17 ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l'héritier Boisvaillant tant attendu. Comme elle l'a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s'apprête à enfouir le secret de famille...

 

 

 

Cette histoire débute par une scène très dure : Monsieur de Boisvaillant abuse de sa bonne sous les plaintes d'un petit lit de fer qui supporte cet "amour" forcé. A demi-mots mais avec une grande force, Léonor de Récondo nous laisse apercevoir en ce tout début du 20ème siècle, la condition des femmes, celle des domestiques, et tout en bas de l'échelle, celle des domestiques femmes ("Je t'ai trompée avec la bonne, pas avec une autre femme") (argh). Et on découvre, dans cette maison bourgeoise, le poids de la morale, de la bienséance, des convenances sociales et surtout, l'importance suprême des apparences.

 

J'ai aimé avoir l'impression de me trouver dans un roman de Flaubert ou Maupassant, mais dépoussiéré et allégé, grâce à la langue soignée et élégante de Léonor de Récondo : en très peu de mots, elle suggère beaucoup et fait voir tout autant d'une époque ou de la psychologie de ses personnages. Pas de descriptions sans fin, pas de longueurs, pas un seul mot de trop : les événements s'enchaînent très rapidement, offrant un rythme soutenu à l'histoire.

 

Les personnages m'ont (presque) tous touchée chacun à leur façon, surtout les femmes : Huguette, un peu rugueuse mais non moins attachante ; Victoire, une Emma Bovary qui s'ignore, qui désespère de trouver un jour dans sa vie l'ivresse, la passion ou la félicité qu'on conte dans les romans qu'elle lit. Et enfin, et surtout, Céleste, la si bien nommée, qui va toucher la liberté du bout des doigts, la sentir, la goûter... et puis...

 

La seule faiblesse d'"Amours", selon moi, est la précipitation avec laquelle l'auteure amène le "rebondissement" du milieu du roman. La première partie est très réussie avec une atmosphère fin 19e-début 20e vraiment réaliste, et la seconde partie est émouvante, notamment grâce la description de ces magnifiques et surprenantes amours. Mais le passage de l'une à l'autre partie se fait en à peine un paragraphe, et j'ai trouvé que cela nuisait à la crédibilité de l'ensemble, pourtant si beau.

 

 

En bref, amateurs de belle littérature et d'émotions, ce roman est fait pour vous.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

Petit bonus pour vous mettre dans l'ambiance de la maison de Victoire et d'Anselme.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 10:05

 

 

 

 

 

Résumé : À 22 ans, Sydney a tout pour être heureuse : des études passionnantes, le mec parfait, Hunter, et un superbe appartement en coloc avec sa meilleure amie, Tori. Jusqu’au jour où elle apprend que ces deux êtres qui lui sont le plus chers lui cachent un secret... Elle se rapproche alors de plus en plus de Ridge, son mystérieux voisin. Elle vibre lorsqu’il lui joue ses magnifiques mélodies à la guitare sur son balcon. Mais chacun a ses secrets, et Sydney va découvrir ceux de Ridge à ses dépens...

 

 

D'habitude, je ne lis pas de romances, car c'est un genre qui me convainc peu, notamment en raison de ses clichés, mais j'ai entendu tellement de bien de ce roman de Colleen Hoover que j'avais trèèèèès envie de le lire.

 

Au bout du compte, j'ai passé un bon moment de lecture, pas transcendant mais plaisant et je n'en ai d'ailleurs fait qu'une bouchée.

 

Néanmoins, je n'ai pas vibré ni pleuré ni même été émue, comme tant de lectrices : Ridge ne m'a pas vraiment séduite, je l'ai trouvé un peu faible et presque hypocrite (oh vite, donne-moi un de tes défauts pour faire baisser la température dans mon caleçon ) dans son "non-choix" (un homme, quoi  ). Sidney est une chouette héroïne mais je l'ai trouvée trop parfaite pour être vraie, et idem pour Maggie, adorable mais trop parfaite. Mon chouchou fut sans aucun doute Warren, le connard de service qui cache en fait un grand coeur et qui m'a surtout fait rire tout au long du roman. C'est d'ailleurs un des aspects que j'ai aimé dans cette romance, la présence de l'humour grâce à leur blagues à deux balles, leurs réparties et taquineries du quotidien, comme les Oreos fourrés au dentifrice

 

J'ai donc trouvé cette histoire mignonne mais je n'ai pas été emportée. Peut-être à cause des clichés auxquels les auteures de romance ne semblent pas vouloir renoncer : le héros qui a connu une enfance malheureuse à cause de parents malaimants (bouuhouu ), le traditionnel triangle amoureux, ou encore le musicien complètement habité par son art. Il n'en demeure pas moins que ça se lit vraiment tout seul.

 

Un dernier mot pour les Éditions Hugo : TOUS LES SMS EN CAPS LOCK, CA TUE LES YEUX, SAPRISTI !, il y a des expressions mal traduites (notamment un "je l'ai baisée" où l'on attendait certainement un "on a couché"... et ça fait toute la différence, ou encore plusieurs "j'ai envie de le boxer" au lieu de "frapper/cogner"), puis il manque quelques mots et il y a des fautes de concordance... un travail peu soigné, ai-je trouvé.

 

 

En bref, même si je suis loin des coups de coeur en série sur ce roman, c'est une romance sympathique.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : une moyenne de 18.5/20 sur Livraddict et des tas de billets coups de coeur ICI, Evenusia complètement séduite ICI, et le joli billet passionné de Belledenuit ICI.

 

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 07:00

 

 

 

 

 

Résumé : Dans le futur, la Terre n'est plus habitable. Pour survivre, la Société est partie coloniser Mars. Les Ors, ses membres les plus riches, érigés en aristocrates, ont réduit les autres en esclavage... Darrow est un Rouge, un membre de la caste la plus basse de la Société. Sa fonction : arracher au cœur de Mars de quoi assurer à la Société sa croissance et sa richesse. Darrow n'est pas un héros. Tout ce qu'il souhaite, c'est vivre heureux avec l'amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu'à son reflet dans le miroir. Darrow n'a plus d'autre choix que de devenir comme ceux qui l'écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepte au légendaire Institut, y être forme avec l’élite des Ors, dans un terrain d'entrainement grandeur nature. Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille ou règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

 

 

 

Durant ces dernières semaines, j’ai vu plusieurs lectrices dire que cette lecture avait été pour elles la meilleure de 2015 ! Une dystopie, en plus ! Friande du genre, je n’ai donc pas résisté. Mais c’est plutôt très déçue que je ressors de la lecture de cette histoire qui n’a pas su me passionner ni me tenir en haleine.

 

 

Pourtant, « Red Rising » démarre sur les chapeaux de roue avec de l’action et des morts qui se succèdent dans l’entourage du héros,… mais j’ai trouvé que c’était trop rapide comme entrée en matière : je n'ai pas eu le temps de m'attacher à lui et donc dans la suite de ses aventures, je n'étais guère concernée par son sort....

 

Du côté de l’intrigue, on retrouve les mêmes ingrédients que dans Hunger Games ou Divergente : une Société divisée en Couleurs (comme des Factions ou des Districts) ; des Auréats qui endoctrinent et manipulent le peuple (comme le Capitole ou les Érudits) ; un grand mensonge des puissants contre lequel va s’élever une rébellion ; un ado qui-doit-sauver-le-monde, Darrow (comme une Tris ou une Katniss), un oncle-mentor-l'air-de-rien qui n’est pas sans rappeler un Haymitch, des épreuves (violentes) dans un Institut pour prouver sa valeur et entrer dans un groupe (coucou les Audacieux), ou encore et surtout un grand "Jeu" entre 12 châteaux dans lequel il faut tuer/dominer si l'on veut survivre et gagner les honneurs (coucou les Hunger Games).

 

Évidemment, cette saga a aussi ses particularités et son propre univers : la Terre n’est plus suffisante pour accueillir l’espère humaine et donc depuis plusieurs siècles, grâce aux esclaves Rouges, on colonise d’autres planètes, dont Mars, où se déroule l’action de ce roman. Plutôt intéressant. D'ailleurs, durant les premières 100 pages du roman, j’ai apprécié le côté un peu « Total Recall » des Bas-Fonds de Mars, avec toutes ces créatures créées par ces chirurgiens esthétiques du futur, les Sculpteurs : plutôt original, bien que tiré par les cheveux. Ensuite, débute enfin le cœur de l’histoire,  ce Jeu où doivent s’affronter 600 candidats répartis en 12 châteaux, et qui ne m’a pas du tout passionnée,... j’ai même passé des pages durant la narration de leurs guéguerres intestines, racontées de façon trop brouillonne à mon goût.

 

Je n’ai pas non plus été convaincue par les pseudo-références un peu "cheap" à la mythologie gréco-romaine. Mars, Perséphone, Arès, Minerve, les Imperator, Praetor, Quaestor, Les Gamma, Lambda, Epsilon, … Déjà vu. En outre, j’ai trouvé que les néologismes faisaient un peu pitié, et j’avais parfois un peu l’impression de lire un livre pour enfants : de la pommacolle, un holoPoste, une sangLame, des bottes antigrav, des commWidgets, un holoMiroir, des médiBots, etc. Peut mieux faire, non ?

 

En bref, malgré l’univers développé et l’intrigue riche en action (et en violence), je me suis ennuyée et ce roman a eu un goût de (trop) réchauffé à mon goût. Au vu de tous les autres avis dithyrambiques (voir ci-dessous), j’ai visiblement dû passer à côté de quelque chose… mais je ne lirai pas la suite des aventures de Darrow.

 

 

Ma note :

 

 

D’autres avis : "un chef d’œuvre" pour PureTrend ICI, "géant et grandiose" sur le site de la FNAC ICI, un coup de cœur pour (le très beau billet de) Lune et Plume ICI, élu "meilleur premier roman 2014" par les lecteurs de Goodreads, et sur Livraddict, une note moyenne de 17/20, ICI.

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 15:07

 

 

 

 

 

Résumé : Marianne, 20 ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes. Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au coeur des ténèbres. Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté. Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption...

 

 

 

Plusieurs années que ce roman était dans ma PAL, depuis sa sortie. Je ne sais pas pourquoi j'ai tant trainé. Mon avis ne dissonnera pas de tous ceux que j'ai lus à son sujet : une histoire sans pitié, pleine de noirceur, qui frappe fort et qui vous laisse sonné et KO, au tapis.

 

Alors, certes, on pourrait parfois lui reprocher quelques invraisemblances, une histoire d'amour un peu guimauve, des coïncidences pas toujours nécessaires, quelques exagérations ou encore une accumulation de "too much". Mais s'attarder sur ces détails, ce serait passer à côté de l'essentiel : Marianne.

 

Marianne, une héroïne comme j'en ai peu souvent croisé. Marianne qui m'a envoutée après seulement 10 pages lues. Marianne et son air frondeur. Marianne la jeune fille tellement fragile, Marianne la bête féroce. Marianne la douce, Marianne l'arrogante. Marianne qui prend les coups comme un punching-ball, Marianne qui les distribue. Marianne aussi effayante qu'attendrissante. Marianne remplie jusqu'à ras bord de haine, de culpabilité, de colère, de rage, et de désespoir. Marianne qui subit les humiliations, les insultes, les brimades, les tortures et qui rend les coups comme elle peut, au coeur des entrailles pourries de la société.

Marianne l'indomptable qui est très vite devenue comme une petite soeur que j'avais tellement envie de protéger et de sortir des griffes de la race humaine,.... Marianne que
je n'oublierai jamais. JA-MAIS.

 

Vraiment, chapeau bas à Karine Giebel pour nous avoir offert un portrait de femme écorchée vive aussi intense et douloureux qu'inoubliable.

 

On notera tout de même de nombreuses similitudes avec le film culte de Besson, "Nikita" : la même trame, la même noirceur, la même atmosphère et 2 héroïnes aux physiques et destins vraiment très proches, même si l'auteure a réussi à rendre Marianne encore plus complexe (et donc intéressante).

 

J'ai terminé cette lecture marathon (800 pages dévorées en 2 jours, un pur page-turner) sur les rotules. La fin et l'épilogue m'ont laissée en pleurs, les jambes flageollantes et le coeur au bord des lèvres, n'arrivant plus très bien à me dire que "ce n'était qu'un roman"... tant j'avais vécu cette histoire intensément.

 

En bref, un roman aussi fort que noir, un roman qui saigne, un roman qui marque.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : le billet de La Fée Lit ICI avec qui j'ai adoré partager cette lecture, en raison de nos ressentis différents.

 

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 19:37

 

 

 

 

Résumé : Mark Watney est l’un des premiers humains à poser le pied sur Mars. Il pourrait bien être le premier à y mourir. Lorsqu’une tempête de sable mortelle force ses coéquipiers à évacuer la planète, Mark se retrouve seul et sans ressources, irrémédiablement coupé de toute communication avec la Terre. Pourtant Mark n’est pas prêt à baisser les bras. Ingénieux, habile de ses mains et terriblement têtu, il affronte un par un des problèmes en apparence insurmontables. Isolé et aux abois, parviendra-t-il à défier le sort ? Le compte à rebours a déjà commencé…

 

 

 

Sachez-le, les débuts pourront paraître un peu lents pour certains (mais pas pour moi), notamment en raison de nombreuses explications scientifiques, chimiques, physiques ou botaniques sur la façon dont le héros compte s’y prendre pour trouver une solution à sa survie sur le long terme, durant des mois ou des années, en attendant l’arrivée de la prochaine Mission Arès sur Mars. Et on découvre très vite quel botaniste de l’extrême, quel MacGyver de l’espace et quel inspecteur gadget du quotidien est ce Mark Watney.

 

Assez rapidement dans le roman, sur Terre on découvre (enfin) que Mark n’est pas mort comme ils le pensaient tous et là, le suspense démarre vraiment, avec une tension thrilleristique (quand on parle de SF, on a le droit de créer des néologismes douteux, non ?).

 

En plus du côté « danger de mort et stress » similaire à celui du film « Apollo 13 », on trouve également des éléments qui ne sont pas sans rappeler « Armageddon » avec de l'action, des imprévus, de la poisse et surtout, beaucoup d’humour. Mark m’a fait rire (vraiment rire !) à plusieurs reprises avec son optimisme à toute épreuve, ses insultes, ses patates martiennes, ses sarcasmes et son humour -parfois douteux- (comme son « Matez les nichons (.Y.) » transmis en direct à la planète entière haha). Sacré Mark !

 

Et forcément, comme dans les films d’action, l’issue est assez prévisible mais ça ne gâche en rien le plaisir de lecture. Sachez également que le roman ne brille pas par son style, mais ce n’est de toute façon pas du tout ce qu’on lui demande.

 

 

En bref, un thriller survivaliste bien ficelé et efficace, avec un héros vraiment fun.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

La version poche sort en octobre et l’adaptation cinématographique (par Ridley Scott) fin 2015 : j’ai vraiment hâte de voir ça sur grand écran, avec Matt Damon dans le rôle principal. La bande-annonce ci-dessous.

 

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 07:00

 

 

 

 

Résumé : Figure du journalisme italien au XXe siècle, Oriana Fallaci (1929-2006) dépasse largement les frontières du pays qui l’a vue naître, les frontières géographiques autant que les frontières morales. Elle se définissait avant tout comme une femme libre. Née dans une famille antifasciste, engagée dans la Résistance aux côtés de son père, elle intègre à dix-sept ans la rédaction d’un journal de Florence. Dans ce monde essentiellement masculin, elle se distingue par son talent, sa détermination, et une originalité qui défie les codes du journalisme de l’époque. Des Etats-Unis au Vietnam, de l’Iran au Mexique, elle va sillonner la planète, couvrir les grands événements, et rencontrer tous ceux qui font l’Histoire : Kissinger, Khomeini, Willy Brandt, Golda Meïr, Yasser Arafat, Kadhafi… autant d’interlocuteurs avec lesquels elle crée un lien franc et parfois brutal, au plus près de l’émotion et de la contradiction. Au risque de déplaire et de s’attirer de nombreux ennemis. Le « style » Oriana Fallaci est né. Cristina De Stefano, journaliste et écrivain, retrace admirablement le parcours d’une aventurière du siècle et d’une pionnière. Elle nous dévoile aussi une Oriana intime, tourmentée et même romantique, qui a revendiqué jusqu’à la fin de vivre sans tabou.

 

 

Jamais je ne me serais retournée sur ce livre car je ne suis pas fan des biographies... et pourtant, je suis vraiment ravie de l'avoir lu tant le destin de cette femme est digne des plus grands romans. Cristina de Stefano nous offre en effet le portrait d'une femme unique dont la vie fut d'une richesse incroyable. On ne cesse d'ouvrir la bouche de surprise devant tout ce que cette femme a vécu et accompli.

 

Tout d'abord son enfance, dans l'Italie de la seconde guerre mondiale où elle prend part activement à la Résistance du haut de ses 14 ans, où l'on ne peut s'empêcher de se dire qu'avec de tels parents, elle ne pouvait devenir qu'une grande femme de ce monde. Mais à défaut de pouvoir être écrivain, elle fait le choix de la carrière de journaliste qui l'amènera à côtoyer les puissants de ce monde.

 

 

 

Entre ces pages, vous découvrirez comment elle a croisé la route de nombreuses stars et hommes politiques, tous ces noms qui ont fait l'actualité de ces dernières 50 années. D'abord contrainte d'écrire des articles sur les stars, elle a rencontré Elvis (qui en a pris pour son grade haha), Orson Welles, Salvador Dali, ou encore ses amis,  Sofia Loren et Sean Connery. Mais des années plus tard, grâce à sa pugnacité, elle finira par réaliser son rêve et devenir une correspondante politique (redoutée) et reporter de guerre. On la suit alors en Iran, à New-York, au Liban, en Israël, à Houston, au Mexique, ou encore à Saigon.

 

Quant à ses célèbres interviews, j'ai vraiment été surprise de voir tous les puissants qu'elle avait approchés et comment elle avait souvent réussi à les déstabiliser pour nous offrir des interviews vraiment éclairantes sur ces personnalités, n'hésitant jamais à les égratigner : Yasser Arafat, Benoît 16, Henry Kissinger (qui s'en mordit les doigts), Indira Gandhi, Lech Walesa, Golda Meïr, le Chah d'Iran, Haïlé Sélassié, Ariel Sharon ou encore Kadhafi et Khomeini. Waouh !

 

Grâce à cette biographie, j'ai découvert une grande femme : aussi belle qu'intelligente, avec un mauvais caractère fort, curieuse et habile, à la plume aussi talentueuse qu'acérée, sans concession, tenace et engagée, impertinente, effrontée et délicieusement irrévérencieuse. Une femme passionnée et passionnante. Mention spéciale également aux magnifiques photographes d'Oriana qu'on trouve au milieu de ce livre : très émouvant.

 

En bref, un destin unique, à découvrir.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : sur Goodreads ICI, ce livre a l'excellente note de 4.5/5.

 

 

 

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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