20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 13:57

 

 

Hello Hello 

 

En ce dimanche, je ne vais pas vous montrer tous les livres qui ont rejoint ma bibliothèque (ce sera pour la semaine prochaine) mais je ne vais vous présenter qu'un seul livre, car j'ai envie de mettre un petit coup de projecteur sur ce petit bijou, qui devient tout simplement à mes yeux le plus beau livre de ma bibliothèque 

 

 

 

Il s'agit de Alice's Adventures in Wonderland & Other Stories, de Lewis Carroll, ouvrage qui fait partie des Barnes & Noble Leatherbound Classics. Un joli bébé qui pèse 1165 pages et que je ne me lasse pas de contempler en gagatisant

 

Voici quelques photos :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beau dimanche à vous et à bientôt,

 

Cajou

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 10:23

 

 

 

 

Résumé : Et si un jour les chats communiquaient avec les hommes ? S’ils changeaient notre
histoire à jamais ? Dans la lignée des Fourmis, un roman où se mêlent Histoire, science, philosophie et humour. Bastet, une petite chatte montmartroise, aimerait bien communiquer avec sa « servante » humaine. Sa rencontre avec Pythagore, un chat de laboratoire appareillé pour pouvoir se connecter aux ordinateurs et qui sait tout des humains, va bouleverser sa vie. Le vieux matou futé se charge de l’éducation (très complète…) de la jeune Bastet alors qu’autour d’eux la violence envahit la société. Une vision ironique et décalée du monde des humains où les chats tentent de remédier aux folies de leurs prétendus maîtres.

 

 

Pfffffffff. Mais quel gros fail que cette lecture.

 

 

Pourtant, Dieu sait si je suis fan de cet auteur que j’admire tant : il m’a toujours séduite avec son originalité, son intelligence, et sa façon de partir d’éléments réels pour imaginer des réalités ou des futurs probables, plausibles, ou mêmes improbables (j’ai adoré « Les Fourmis », « Les Thanatonautes », « L’empire des Anges » -que j’ai relu 3 fois!- ou encore « L’arbre des possibles »).

 

Mais ici… ici… ici, … on tombe carrément dans le GROTESQUE.

 

Bernard Werber nous sert à la grosse louche des lieux communs sur les chats (ils sont doués de pensée, ils considèrent leur humain comme un serviteur, ils sont sneaky, …). J'ai trouvé le tout convenu, peu crédible et téléphoné. Et même si j'apercevais les traits d’humour ou d'esprit disséminés ça et là par l’auteur, jamais ils ne m’ont fait sourire ni rire.

 

Mais le pire pour moi, c’est que les romans de Werber poussent toujours le lecteur à considérer son quotidien d’un autre œil, à travers le prisme des découvertes de sa lecture, mais ici, en ce qui me concerne, nada : juste l’histoire de Bastet, une chatte pas vraiment attachante et de Pythagore, son matou de voisin qui a une clé USB mauve greffée sur le crâne (si si !). Puis alors ces réflexions sur le terrorisme, les guerres et les violences humaines :  quelle LOURDEUR. "Dans la lignée des Fourmis" qu'ils disaient... laissez-moi pleurer rire.

 

Vraiment, une grosse déception. Peut-être que ce livre devrait être rangé dans le rayon des 10-12 ans, mais je n'en suis même pas certaine parce que de ce côté-là, on a déjà « La guerre des clans » qui est tellement meilleur.

 

En bref, au secours, rendez-moi le Bernard Werber que j’aime !

 

Ma note :

 

D'autres avis : une lecture captivante pour Azilis ICI, un page-turner passionnant pour Cédric ICI, et mi-figue mi-raisin pour Mr K ICI.

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 17:20

 

 

 

Résumé : Caitlin, 12 ans, habite avec sa mère dans un modeste appartement d’une banlieue de Seattle. Afin d’échapper à la solitude et à la grisaille de sa vie quotidienne, chaque jour, après l’école, elle court à l’aquarium pour se plonger dans les profondeurs du monde marin qui la fascine. Là, elle rencontre un vieil homme qui semble partager sa passion pour les poissons et devient peu à peu son confident. Mais la vie de Caitlin bascule le jour où sa mère découvre cette amitié...

 
 
Wow. David Vann m'avait déjà complètement embarquée et conquise grâce son rebondissement aussi inattendu que traumatisant dans "Sukkwan Island" (mon avis ICI) mais je pense qu'ici, il a encore fait plus fort, en me faisant ressentir tant d'émotions fortes sans avoir besoin d'un twist ou d'un autre artifice.
 
Pfioouuuu... Quelle intensité... Dans l'histoire tout d'abord, mais également surtout dans ses personnages. En effet, David Vann pousse à son paroxysme la violence des rapports humains et familiaux, abordant les sujets de l'abandon, de l'impossible pardon, des remords ou encore de la lâcheté.
 
Au sein de cette famille, il y a Sheri, la mère, personnage tout à fait complexe : elle est douce et attentionnée, aimante et prévenante ; et puis lors du tournant du roman, on découvre en elle une haine et une colère tellement animales que la folie n'est jamais bien loin. Et le lecteur assiste à un déferlement de rage -complètement impuissant et terrifié- lors de scènes vraiment psychologiquement TERRIBLES (il faut s'accrocher)...
 
Et lors de ces scènes où la violence allait crescendo, je dois avouer avoir "craint" que la noirceur caractéristique de l'univers de David Vann ne dévore entièrement cette histoire, mais c'était sans compter sur son héroïne, la lumineuse petite Caitlin, insufflant à cette histoire un espoir salutaire, et rendant cette noirceur éblouissante.
 
Je pourrais continuer à écrire sur ce roman, encore et encore, pour vous dire combien j'ai aimé et vécu cette lecture, mais ce serait une erreur de vous en dire plus : je vous invite simplement à le découvrir et j'espère que vous vibrerez (tremblerez) autant pour Caitlin et sa famille que moi.

 

En bref, une histoire unique qui ne ressemble à aucune autre, des personnages charismatiques, une tension et une violence grandissantes, un malaise plus que palpable, et des émotions intenses, ... vous l'aurez compris : j'ai adoré.

 

(Un seul bémol : l'absence de marqueurs typographiques de dialogues, brrr, je n'aime pas du tout cela)

 

Ma note :

 

 

 

 

D'autres avis : un avis mitigé pour Girlkissedbyfire qui l'a trouvé trop violent et choquant ICI, une perle littéraire pour Léa Touch Book ICI, et une énorme claque pour Séverine Ilestbiencelivre ICI.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 21:05

 

 

 

 

Résumé : Après une enfance difficile, la narratrice anonyme devient travailleuse du sexe. Des années d’expériences ont développé chez elle un véritable don pour décrypter la psychologie de ses interlocuteurs, leurs intentions et leurs envies. Aussi lui arrive-t-il de donner des conseils à des âmes en peine. Lorsqu’elle rencontre Susan Burke, une femme aisée aux prises avec une situation dramatique, elle lui propose de l’aider. Susan et sa famille ont emménagé à Carterhook Manor, une vieille demeure inquiétante, marquée par une violente histoire vieille de cent ans. Sur place, la narratrice rencontre Miles, le beau-fils de sa cliente, un adolescent au comportement étrange et glaçant. Saura-t-elle découvrir toute la vérité sur Carterhook Manor et la famille qui l’habite désormais ?

 

C’est aujourd’hui qu’est sortie chez Sonatine une nouvelle écrite par Gillian Flynn, l’auteur du roman « Les apparences » que j’avais tant aimé (mon avis ICI). Les débuts sont plutôt carrément étonnants, avec cette héroïne qui nous donne un cours de branlette puisqu’elle est « réceptionniste » ou « chargée de clientèle » (lisez « travailleuse du sexe ») depuis quelques années. Mais à force d'osciller du poignet (23456 branlettes en 3 ans, ça use), c’est l’accident de travail : syndrome du canal carpien. Mais sa patronne lui offre une reconversion : devenir voyante…

 

Et c’est alors que l’histoire débute. Prenez une maison victorienne menaçante, une bourgeoise terrorisée, une « masseuse » reconvertie en diseuse de bonne aventure, un ado à la sauce « Damien la malédiction », ajoutez un peu d’humour, de cynisme et de second degré, une atmosphère inquiétante, des mystères, du suspense, et une double chute… et vous obtenez un cocktail plutôt réussi.

 

Un seul regret ? Forcément, quand l’histoire est si courte (60 pages), il faut un peu jouer avec les limites de la vraisemblance, alors que dans un roman, il y aurait eu toute la place pour faire une très bonne histoire avec les mêmes ingrédients.

 

En bref, une nouvelle savoureuse et bien balancée.

 

Ma note : 4 b pn

 

D’autres avis : Stéphanie Plaisir de Lire a adoré (4.75/5) ICI.

 

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 11:26

 

 

 

 

Hello Hello amis bibliophiles,

 

Je n'ai pas fait de billet "In My Mailbox" depuis 2 mois, et celui-ci va donc avoir l'air tout simplement catastrophique (mais ce n'est qu'une impression haha).

 

Voici donc la photo de famille !

 

 

  • Les 7 tomes d'Harry Potter dans leur toute nouvelle édition chez Gallimard, ainsi que le tome 8, gagné lors d'un concours.
  • Un petit tour en librairie, et j'ai craqué pour : "Anatomie d'un soldat" (comment résister après l'avis de Jérôme), le nouveau Sarah Pinborough (cette édition bling-bling aux tranches noires est juste irrésistible), et "Impurs" de David Vann (parce que Léa <3, et parce que Séverine d'Ilestbiencelivre m'a donné terriblement envie).
  • Pas mal de thrillers/romans noirs ont aussi atterri dans ma Pile A lire (ma liste de lectures prioritaires pour cette semaine de congé!) : Marin Ledun, La sang du Monstre, le dernier Pollock, Aquarium de David Vann (ma lecture en cours que je savoure), Tabous (une auteure que je ne connais pas mais je suis très tentée), LUX de Maud Mayeras (mon avis ICI), La prunelle de ses yeux (celui-là que je veux le lire très très très vite!), le dernier Gillian Flynn (qui est une nouvelle) et "La mécanique de l'instant" et "La Veuve", 2 parutions à venir chez Fleuve.
  • Puis aussi du "un peu de tout" : le dernier Werber (j'ai commencé mais arrêté, je le sens mal), Homesman (pcq Léa <3), Arthur Pepper (mon avis ICI), le dernier David Lelo, "De Massive Attack à Banksy", la dernier Oates (merci Tachas <3), "Nos Âmes la Nuit", le recueil de nouvelles de Teulé, "Dans l'île", et "La rivière des doutes" (avec une jolie dédicace de l'auteure, merci!).
  • Mais aussi du Young Adult : "A la place du coeur" (grosse déception, mon avis ICI), "Six of Crows" (la brique!), "Le Syndrome du Papillon" (mi-figue, mi-raisin, mon avis ICI).

 

Je vous l'avais dit, énormément de nouveaux livres, mais comme c'est pour 2 mois, ça va, non ?

 

Et je vous laisse avec le lien vers mon dernier billet paru hier, sur "La Mésange et l'Ogresse", un roman de la rentrée littéraire, troublant et glaçant, brrrrrrr : ICI.

 

Beau dimanche à toutes et tous !

 

Cajou

 

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 17:45

 

 

 

Résumé : Une enquête romanesque au plus près de l'énigmatique épouse de Michel Fourniret pour tenter de cerner les terreurs de notre société à travers l'une des affaires les plus retentissantes de ces dernières années. « Ce que je vais vous raconter ne s'invente pas. » 22 juin 2004. Après un an d'interrogatoires, Monique Fourniret révèle une partie du parcours criminel de son mari, « l'Ogre des Ardennes ». Il sera condamné à la perpétuité. Celle que Michel Fourniret surnomme sa « mésange » reste un mystère : victime ou complice ? Instrument ou inspiratrice ? Mésange ou ogresse ? Quoi de plus incompréhensible que le Mal quand il revêt des apparences humaines ? En sondant les abysses psychiques de Monique Fourniret, en faisant résonner sa voix, jusqu'au tréfonds de la folie, dans un face à face tendu avec les enquêteurs qui la traquent, ce roman plonge au coeur du mal pour arriver, par la fiction et la littérature, au plus près de la glaçante vérité.

 

 

Voilà un roman de la rentrée littéraire très troublant, qui nous plonge au coeur d'un couple aussi célèbre que diabolique. L'auteur réussit à s'immiscer -entre réalité et fiction- dans la tête de cette femme à l'air effacé, et nous laisse découvrir sa dualité, aussi fragile qu'une mésange mais aussi cruelle qu'une ogresse.

 

J'ai trouvé ce docu-fiction addictif, comme un thriller : les pages se tournent toutes seules, causant aussi bien l'envie du lecteur (savoir, connaitre, et surtout comprendre) que sa répulsion la plus totale, car cette femme est par bien des aspects tout à fait glaçante (Quelle horreur, par exemple, que cette expression "MSP", "membranes sur pattes"). Mais encore plus que l'histoire en elle-même, ce rythme est certainement aussi l'une des conséquences de la plume habile d'Harold Cobert que j'ai découverte avec ce roman. J'ai ainsi notamment apprécié particulièrement les prises de parole de l'ogresse, avec ces longues phrases troubles, sans respiration/ponctuation, qui laissent souvent le lecteur... le souffle court.

 

En outre, même si j'ai aimé ce côté plutôt malsain d'être dans la tête de Monique Fourniret, j'ai trouvé que l'auteur évitait habilement de tomber dans le sordide ou le voyeurisme, et parvenait tout de même sans aucun souci à laisser le lecteur tout à fait pantois face à cette femme et à cette histoire, certes romancée, mais tout de même très inspirée de la réalité de cette "Affaire Fourniret".

 

Malgré quelques scènes que j'ai trouvées un peu répétitives (les interrogatoires), et malgré la façon un peu caricaturale de s'exprimer du commissaire belge, je n'ai fait qu'une bouchée de ce roman de la rentrée littéraire que je vous conseille si le sujet vous intéresse.

 

En bref, un docu-fiction aussi intéressant que prenant.

 

Ma note : 4 b pn

 

D'autres avis : des 20/20 en série pour Fan2polar ICI, LireSousLaLune ICI, DesLivresetDesBulles ICI, L'AntreduBonheur ICI, et LeTempsdelaLecture ICI, une lecture éclairante pour AlexMotàMots ICI, et enfin, intéressant mais pas mémorable pour La Fée Lit ICI.

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 13:48

 

 

 

Résumé : Comme tout Anglais qui se respecte, Arthur boit son thé à heure fixe. Mais depuis qu’il a perdu sa femme, rien ne va plus. Lorsqu’il consent enfin à tourner la page et à se séparer des affaires de sa défunte épouse, Arthur trouve un bracelet qu’il n’avait jamais vu auparavant. Les breloques suspendues à ce bijou constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle qui a partagé sa vie pendant plus de quarante ans ? Ainsi commence un périple riche en rebondissements qui réserve à Arthur de surprenantes révélations.

 

"Les Fabuleuses Tribulations d’Arthur Pepper" est un feel-good book, un de ces romans qu’il est agréable de lire sous un plaid au coin du feu. En effet, en vous plongeant dans cette histoire, vous découvrirez de jolis personnages, souvent attachants, une dose d’humour typiquement british, beaucoup de péripéties, et une fougère... le tout dans un rythme plutôt dynamique (ça se lit tout seul).

 

Le héros, Arthur, 69 ans, n'est pas sans rappeler l'inoubliable (et terrible) Ove du roman "Vieux, râleur et suicidaire" (Fredrik Backman), notamment dans sa rigidité militaire, et les tocs qui régissent son quotidien. Puis on ne peut pas s'empêcher non plus de penser aux premières scènes du film d'animation "Là-Haut", avec les tellement touchants Carl et Ellie.

 

 

Car ici aussi, on a de temps en temps la gorge serrée (l’amour d’Arthur pour sa femme est tellement beau), mais on va aussi de surprise en surprise (comme Arthur), dans des aventures parfois rocambolesques qui vous donnent le sourire. Puis j’ai trouvé ça très attendrissant de voir Arthur faire tant de découvertes sur son aventurière de femme, Miriam : une belle leçon de vie sur le deuil, le couple, l’amour et la vie.

 

Certes c’est plutôt léger, parfois fantasque et émaillé de bons sentiments, pas vraiment transcendant, mais c’est un livre qui tombe à point nommé quand on a envie de buller et de s’évader quelques heures en se réchauffant le cœur. Idéal pour la saison.

 

En bref, un roman que vous pouvez offrir à Noël !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un très beau roman pour Myriam ICI, une lecture sympathique pour Antreguillemets ICI, et un coup de coeur pour Petites Lectures ICI.

 

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 13:06

 

 

Résumé : Hugo Mars, 17 ans, n'est pas un adolescent comme les autres. Atteint d'un mal étrange, le syndrome du papillon – il est incapable de faire des choix –, il est interné en hôpital psychiatrique après avoir voulu sauter d'une fenêtre du lycée. Mais la vie est parfois surprenante. Car c'est justement dans cet établissement pourtant réputé difficile qu'il fait la plus belle rencontre de son existence. Celle de Morgane Saint-James, une jeune fille aux cheveux roux et aux yeux verts perçants, gothique et lunaire, qui ne s'intéresse qu'aux génies. Hugo tombe aussitôt sous son charme et, grâce à sa compagnie, reprend peu à peu goût à la vie. Mais un jour la jeune fille quitte l'hôpital sans laisser d'adresse, et Hugo décide de la retrouver coûte que coûte. S'ensuit alors une folle odyssée dans Paris, à la recherche de cette fleur sauvage qui a su apprivoiser son cœur.

 

 

J'ai toujours entendu tellement de bien de l'écriture et de l'univers de Maxence Fermine que dès que j'ai découvert le résumé alléchant de ce roman, je n'ai pas hésité. Malheureusement, je ressors de cette histoire plutôt déçue.

 

Déçue parce que si j'ai trouvé ça tout léger et tout mignon durant le premier tiers, ça m'a ensuite semblé survolé, voire même parfois creux : on est en hôpital psychiatrique et pourtant on n'apprend pas grand chose sur cet univers. Pareil pour les personnages : Morgane Saint-James est gothique et lunaire mais seulement dans la description initiale que nous en fait Hugo lors de leur rencontre parce qu'après, certes ses troubles autistiques la rendent poétique, différente, voire magnétique, mais ça reste assez superficiel et jamais on n'apprend vraiment à la découvrir, tout comme Hugo Mars. Dans le reste de l'histoire, d'autres sujets sont abordés de la même façon, en surface : les SDF, le suicide, les quartiers de Paris ou encore le monde des People.

 

Encore un mot sur le style : le héros s'adresse au lecteur dans une espèce de journal de bord consacré à son séjour en HP, et du coup la langue est très parlée (absence du "ne" de la négation systématique, vocabulaire parfois familier et pseudo "djeuns", etc.). Ce n'est pas mal fichu, cependant, on trouve également ça et là du vocabulaire très soutenu dans sa bouche et cela crée un ensemble assez disparate et pas vraiment crédible.

 

Finissons tout de même sur une note positive : j'ai apprécié les clins d'oeil à "L'écume des jours", aux Asperger célèbres, à Michel Drucker, à Muse, à Tim Burton ou encore à Van Gogh. Et j'ai trouvé l'histoire d'amour assez mignonne, ce qui fait que j'ai lu ce roman sans déplaisir, mais pas sûre qu'il m'en reste quoi que ce soit d'ici quelques mois (semaines?).

 

 

Ma note :

 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 10:30

 

 

 

Résumé : Élevées dans une secte refusant toute technologie, les soeurs siamoises Taema et Tila rêvent d’une vie libre. À 16 ans, elles fuient à San Francisco, où elles sont séparées et dotées chacune d’un coeur artificiel. Dix ans plus tard, Tila rentre un soir chez sa jumelle, terrifiée et couverte de sang. Elle est arrêtée pour meurtre – le premier commis par un civil depuis des années. Tila est soupçonnée de frayer avec le Ratel, organisation criminelle impliquée dans le trafic d’une drogue interdite. Une substance permettant d’assouvir les pulsions les plus violentes… dans les rêves. Taema a la possibilité de se faire passer pour sa soeur afin de l’innocenter mais, autrefois incapables de se mentir, les jumelles vont découvrir le véritable prix des secrets…

 

 

Même si j'ai apprécié découvrir un nouveau monde futuriste né de l'imagination de Laura Lam, je n'ai pas réussi à profiter du voyage de "Coeurs artificiels"  comme je l'aurais souhaité. En effet, j'ai eu un peu de mal avec la langue pour 2 raisons : tout d'abord, je l'ai trouvée un peu froide et mécanique, m'empêchant de me laisser tout à fait immerger dans l'histoire, et d'autre part, j'ai trouvé la traduction peu efficace en ce qui concerne les néologismes sciencefictionnesques, que j'ai trouvés un peu enfantins (Globpuce, Zèle et Verve, duplicateur de cuisine, marchand de chairs, voitures volantes, Revig, etc.) faisant perdre à mes yeux un peu de crédibilité à toutes ces innovations scientifiques et technologiques.

 

Pourtant, le sujet m'a souvent intéressée avec ses petits airs à la "Minority Report", dans toute cette réflexion sur la (pseudo) non-violence et l'éradication du crime, à la "Inception", avec ces drogues "exutoires" provoquant des rêves éveillés ou encore à la "Matrix" avec ce réseau de "rebelles" souterrain. Les thèmes abordés sont nombreux comme l'uniformisation, la géméllité, l'opposition entre naturel/artificiel, les sectes, la sexualité,... bref tout un programme. Peut-être trop pour un seul roman ?

 

J'ai également trouvé le rythme inégal et les débuts m'ont notamment paru bien longs avec toutes ces explications fournies par Taema et Tila. Laura Lam fait alterner les voix des deux soeurs siamoises, et c'est plutôt efficace pour découvrir à la fois l'intrigue et les flashbacks consacrés à leur enfance, mais cela n'a pas suffi à me séduire totalement. Ajoutons encore que je n'ai jamais réussi à vraiment m'attacher aux héroïnes, peut-être parce que je trouvais leurs différences (l'extravertie et l'introvertie) trop artificielles.

 

Je pourrais aussi parler des quelques incohérences, du manque de vraisemblance de certains rebondissements ou encore de cet univers futuriste original mais trop survolé à mon goût... mais vous avez compris l'idée : mi-figue mi-raisin, en ce qui me concerne.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : très original et bien mené pour Songe d'une nuit d'été ICI, un billet très positif chez Culturellementvôtre ICI, un excellent moment pour Lulailis ICI, et sur Yozone, on est plus mitigé ICI.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 16:01

 

 

 

Résumé : C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon. 2016. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie. Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur. Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné. Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse.

 

Voilà un des romans dont j'attendais le plus la sortie cette année et que dire sinon que je n'ai pas été déçue une seule seconde du voyage : commencé hier et terminé ce matin, je me suis laissée dévorer tout crue par les mots et les monstres de Maud Mayeras.

 

Des romans psychologiques, du noir, des thrillers, j'en lis souvent, mais je ne croise pas souvent une aussi belle plume pour servir la noirceur : c'est aussi fluide que l'écriture d'un page-turner très efficace, mais ça a la grâce et la poésie des très bons romans contemporains.

 

Ce qui m'a le plus convaincue, c'est le talent de l'auteur pour créer une atmosphère sombre, pesante, avec une menace sourde qui couve, qui guette à chaque coin de pages et qui s'insinue au plus profond du ventre du lecteur. Une expérience de lecture qui m'a souvent rappelé l'intensité noire de "Les loups à leur porte" de Jérémy Fel (mon billet ICI).

 

Puis il y a ces personnages, bien cabossés ou bien barjes, Cockie et sa puanteur d'enfer (bordeldétronenchaussettesCONNASSE!), l'irrésistible et charismatique Hunter (BIM, une claque ce personnage!), la douce Lark et puis Antoine, le héros de l'histoire auquel on ne peut que s'attacher fort, très fort. On les découvre en 2016 lors du retour d'Antoine sur ces terres où il a vécu le meilleur comme le pire, puis on apprend aussi et surtout à les connaitre 20 ans auparavant dans ces très belles pages consacrées à leurs émois adolescents : innocents ou dangereux, doux et amers. Et on se rend compte que les monstres ne sont pas toujours ceux que l'on croit...

 

Je ne vous dirai rien du contenu de l'histoire, le résumé en dit juste assez mais sachez que vous allez vous retrouver totalement immergé dans l'immense Outback australien, avec sa lumière qui brûle tout, sa terre rouge sanglante et cette poussière collante qui vous assèche la gorge, tout comme la folie douce -ou terrible- tapie entre ces pages.

 

Seul bémol, la profusion des thèmes traités, vraiment trop à mon goût (notamment celui du milieu de l'histoire), mais ça en fait aussi un roman noir plutôt original et affranchi des conventions du genre.

 

En bref, merci pour le voyage, Maud !

 

Ma note : 4.5/5 (mes plumes se font la malle avec la nouvelle interface Admin d'Overblog, wtf !?!)

 

D'autres avis : le très beau billet d'Yvan ICI, Ilestbiencelivre a adoré ICI, tout comme Nathalie ICI.

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 16:44

 

 

 

 

Résumé : A tout juste 20 ans, alors qu'il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d'une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique, drôle et incisif qu'on Lui connaît, Grand Corps Malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d'infortune dans un centre de rééducation. Jonglant entre émotion et dérision, ce récit est aussi celui d'une renaissance.

 

 

Il trainait dans ma PAL depuis sa sortie et je suis vraiment contente de l'avoir enfin lu, surtout qu'il se dévore en une petite heure.

 

Grand Corps Malade est quelqu'un qui me semble toujours attachant, bienveillant et intelligent quand je le vois à la télé et son livre nous le confirme. Il nous raconte son expérience au sein de ce Centre de Rééducation, au milieu de tous ces gens brisés par les coups du destin. Mais point de déballage, de pathos ou de regard froid, Fabien nous livre un récit avec beaucoup de pudeur, d'émotion, mais aussi d'humour et de dérision.

 

Le message est fort et interpellant car nous sommes tous à mille lieues d'imaginer ce que doivent endurer ces tétras, paras, TC en plus de l'immobilité à laquelle ils sont réduits. Quand on tourne la dernière page, on se dit qu'on a vraiment pris une (belle) leçon de vie.

 

La plume est tout aussi simple que l'homme, sobre et dépouillée mais efficace, parfois orale, mais jamais dans l'excès, comme si on discutait autour d'un café. Puis on retrouve également par ci par là des jeux de mots comme il a l'habitude de nous en offrir dans ses slams, comme ces "femmes aux mille verges qui en voient tous les jours des vertes et des pas dures".

 

Le seul reproche que je pourrais faire à ce livre est sa petite taille (150 pages), qui fait qu'on reste un peu en surface alors qu'on aimerait tant en apprendre encore davantage sur les peurs et les espoirs de Fabien et de tous ces autres "patients".

 

Pour information, je l'ai fait lire à mes élèves de rhéto (Terminales) et la plupart ont beaucoup aimé, voire adoré (beaucoup ont été touchés, certains ont été estomaqués de découvrir que des gens de leur âge vivaient ce genre de drame, et d'autres ont été très sensibles à l'humour et aux jeux de mots "Madame, c'est la première fois qu'un livre me fait éclater de rire") (oui, moi aussi j'ai beaucoup ri avec la blague du car et des chants des passagers).

 

En bref, une très jolie lecture.

 

 

 

Ma note : 4 b pn

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 11:50

 

 

 

Résumé : Ce soir, Caumes a 17 ans et attend le déluge. Il ne sait qu'une chose : à la fin de l'année, il quittera sa ville natale pour rejoindre son frère aîné à Paris. Paris, la ville rêvée. Ce soir, Caumes a 17 ans et attend aussi le miracle qui, à son grand étonnement, survient : Esther – sujet de tous ses fantasmes – se décide enfin à lui adresser plus de trois mots, à le regarder droit dans les yeux et à laisser deviner un « plus si affinités »... Nous sommes le mardi 6 janvier 2015 et le monde de Caumes bascule : le premier amour s'annonce et la perspective obsédante de la « première fois ». Sauf que le lendemain, c'est la France qui bascule à son tour : deux terroristes forcent l'entrée du journal Charlie Hebdo et font onze victimes...
 

 

 

Dans ce roman, on suit donc Caumes, lycéen de 17 ans, durant 6 jours. Six jours durant lesquels il vit son premier amour. Six jours de janvier 2015 où la France bascule dans l'effroi. Six jours entre amour et mort, six jours entre bonheur et terreur.

 

Le pitch me tentait beaucoup et pourtant, même s'il n'est pas mauvais, je ressors un peu déçue par cette lecture à laquelle je suis restée assez extérieure en raison de plusieurs éléments.

 

Tout d'abord il y a la langue : ça parle (faussement) djeuns, c'est parfois inutilement vulgaire ("Ma bite enfle et commence à mouiller" ou "Mes doigts seraient quand même bien plus utiles dans la chatte d'Esther") et j'ai trouvé que ce style artificiel décrédibilisait ces portraits d'ados. Ajoutons encore plusieurs dialogues (notamment entre adultes et ados) qui sonnaient tout à fait faux à mon oreille, et vous comprendrez que j'ai eu du mal à me laisser porter par l'histoire.

 

Quant aux personnages, si j'ai beaucoup aimé le personnage d'Esther, sa sensibilité et son humour, je les ai trouvés trop caricaturaux : on a Hakim, l'Arabe racketé et harcelé, Caumes, le petit Français bien blanc, Esther, l'amoureuse juive, Kevin le complotiste, sans oublier Nicolas, le petit facho-raciste-FN de service. Je comprends bien qu'à travers tout cela, l'auteur nous raconte la mixité sociale de la France, mais j'ai trouvé que ça manquait de finesse.

 

Quant à la réflexion sur le rôle des médias, sur cette overdose d'informations qui anesthésie la population devant son téléviseur, elle est intéressante mais reste en surface, tout comme cette réflexion sur le vivre ensemble et la France "black-blanc-beur" : survolé.

 

Je me rends compte que j'énumère ce qui m'a dérangée mais que j'oublie de vous dire que c'est quand même une jolie histoire d'amour ("Comment garder le goût d'un baiser ?") et que ça touchera plus d'un lecteur de revivre ces terribles jours noirs de janvier 2015.

 

En bref, il n'y a pas eu d'étincelle entre ce roman et moi.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : tous les lecteurs sont unanimes, coup de coeur pour Karen ICI, Pretty Books a adoré ICI, un énorme coup de coeur pour Kaecilia ICI, une claque monumentale pour Mademoiselle Bouquine ICI, et un coup de coeur pour Enjoybooks ICI.

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


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 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
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