26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 19:32

 

 

 

 

 

Résumé : Dans la vie d'un couple, la naissance d'un enfant handicapé est un ouragan, une tempête. Quand sa petite fille naît porteuse d'une trisomie non dépistée, la vie de Fabien s'écroule. De la colère au rejet, de l'acceptation à l'amour, l'auteur raconte cette découverte de la différence. Un témoignage poignant qui mêle avec délicatesse émotion, douceur et humour.

 

 

Depuis que j'avais lu le billet émouvant de Jérôme Dunebergealautre (CLIC), j'avais très envie de découvrir ce roman graphique, et c'est enfin chose faite.

 

En effet, comme tous les billets le disent, cette histoire (vraie) vous prend au coeur et à l'âme. Tout simplement parce que Fabien Toulmé raconte le vrai, le sincère, sans se donner le beau rôle, en nous confiant ses pensées les plus tendres comme les plus sombres. Parce qu'il n'arrive pas à considérer sa fille comme son enfant. Dur. Dur et émouvant. ("On serait quand même plus tranquille sans elle" ou "Je me suis surpris à espérer que Julia ne survive pas à son problème cardiaque pour que ce cauchemar s'arrête"). Puis heureusement, il y a aussi l'humour qui fait du bien, comme ce "Bienvenue à Handicap Land" et puis quelques scènes incroyablement touchantes, comme celle du premier bain qui m'a bouleversée et émue aux larmes. Wow !

 

J'ai dévoré les 250 pages sans pouvoir m'arrêter, tant j'étais en osmose avec Fabien et sa famille. Pourtant les dessins n'ont rien de transcendant (même si le jeu des couleurs au fil des étapes est très réussi), ils ne m'ont pas vraiment marquée, et le texte est très simple, sans aucun artifice. Mais c'est très certainement ce qui donne cette impression de justesse et d'honnêteté, qui touche tant les lecteurs.

 

Je vous laisse découvrir cela avec quelques planches en fin de billet !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : des coups de coeur pour Zulie (ICI), Nebel (ICI), Céline (ICI),  Mistigris (ICI), et Lizouzou (ICI). Et Livresse un peu plus nuancée (ICI).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 19:24

 

 

 

 

Résumé : En l'an 1118, le célèbre théologien Pierre Abélard est sollicité par un influent chanoine pour parfaire l'éducation de sa très jeune et ravissante nièce, Héloïse. D'une réputation irréprochable, Abélard n'a qu'une seule et unique maîtresse : la dialectique. Mais les charmes irrésistibles d'Héloïse s'apprêtent à lui faire découvrir une dimension jusqu'alors inconnue : l'amour fou, quel qu'en soit le prix à payer. Le plus grand logicien de son temps et sa brillante élève se laissent alors emporter par une passion au-delà de toute rationalité. Partant du principe que l'essentiel de l'amour tient dans la rencontre entre deux corps - idée trop souvent occultée par la bienséance, y compris par Héloïse et Abélard dont la célèbre correspondance n'évoque qu'entre les lignes l'aspect charnel de leur liaison - Jean Teulé, plus rabelaisien que jamais, s'est donné pour but de combler certaines lacunes. Et qui mieux que ce trouvère d'aujourd'hui pour chanter la folie de ces deux amants éternels ? Qui mieux que lui pour oser s'emparer du couple le plus mythique de l'histoire médiévale et relater, avec la joyeuse obscénité de l'époque, leurs pratiques érotiques ?

 

 

 

Quelle lecture ... étonnante. Une écriture débridée. Déstabilisante. Parfois jubilatoire. Parfois moins.

 

De l'histoire d'Héloïse et Abélard, je gardais le souvenir, vague, d'un amour courtois, très romantique, presque platonique. Mais l'auteur revisite la légende et nous offre un couple diamétralement opposé au mythe.

 

Durant les 100 premières pages, Jean Teulé m'a tout simplement coupé la chique (et il vaut mieux avoir la chique coupée qu'autre chose, ce n'est point Abélard qui me contredira).  En effet, durant ce premier tiers du roman, Héloïse et Abélard se rencontrent car il va devenir son précepteur. Mais à peine 3 pages plus loin, ils ne pensent déjà plus qu'à baiser... jusqu'à plus soif. Ça hurtebille dans tous les sens, ça pétille dans les couilles, ça fornique, ça polissonne la bagasse, ça bélute la donzelle, ça fait suinter le lard, ça laboure, ça se fait besogner, ça remue des reins, ça encule avec ardeur, ça ramone, ça fourbit, ça pique, ça martèle la demoiselle, ça sodomise (et ça carotte), ça récure le pot, ça pelote les burnes, ça se fait farcir à la biteça carillonne le cul, ça laboure la vigne, ça astique la nouille, ça fait la bête à deux dos, ça ratisse le mal-joint. Etc. Bref, ça sent le foutre de vieux bouc en rut et la vulve de petite truie en chaleur.

 

 

Une liste ahurissante et incroyable de synonymes plus fleuris les uns que les autres. C'est grivois, c'est paillard, c'est cochon, c'est lubrique. La langue est joliment bigarrée et colorée, vivante, diablement vivante : à ce niveau-là, j'ai été séduite. Car même si cette réécriture du mythe ne m'a pas emportée - et m'a plutôt fait hausser du sourcil -, je suis tout de même restée pantoise devant la verve de Jean Teulé. On sent le travail incroyable de recherche (les remerciements vont d'ailleurs dans ce sens), on sent son amour (sa amour  ) immodéré pour les mots avec lesquels il jongle avec brio (et jouissance), de sorte que l'on se retrouve littéralement propulsé en plein 12ème siècle, à l'époque bénie des Troubadours, des Farces et des Mystères joués sur la place publique. Un vrai passeport pour le Moyen-Âge.

 

 

Au-delà du mythe revisité et du sexe à gogo, c'est surtout la construction du roman qui ne m'a pas convaincue. Les chapitres sont très courts et Jean Teulé use (et abuse) d'ellipses afin de nous narrer 40 ans de l'histoire de ces 2 amants légendaires, ce qui rend la narration un peu trop hâchée, synthétique et décousue à mon goût.

 

 

Last but not least, même si c'était plutôt drôle de découvrir Héloïse en bouffeuse insatiable des génitoires de son vicelard d'Abélard, ce que je retiendrai surtout, c'est : quel connard celui-là, avec ses excuses à 2 boules balles !

 

 

En bref, je n'étais peut-être pas assez préparée à cette lecture qui me laisse quand même un goût de #tropdeporno #tropdellipses #tropcesttrop, mais je pense que tout qui recherche le plaisir des mots paillards et grivois, y trouvera bien plus que son compte.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Léa a détesté par ICI, Jérôme a été totalement conquis par ICI, tout comme chez Les Chroniques Culturelles ICI. Par ICI, Ys est plus mitigée, comme moi.

 

 

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 18:06

 

 

 

 

Résumé : Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train 2 fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason....

 

 

Avec ce pitch ultra tentateur, ça faisait des mois que j'attendais la sortie de ce roman ! Et même si tout ne fut pas parfait, cette lecture a tenu ses promesses d'un véritable page-turner.

 

On va commencer par mon bémol pour pouvoir terminer par tout le bien que j'ai pensé de cette lecture. Ma seule déception tient au fait que dès la moitié du roman, j'ai deviné qui était la personne coupable et quelles étaient ses motivations. En effet, l'auteur oriente tellement notre attention vers d'éventuels suspects que l'on est obligé de se méfier et de regarder ailleurs, de détourner le regard vers les zones de silence. Et bingo, pour la première fois de ma carrière de lectrice, mon hypothèse était la bonne. Alors je me dis que pour les lecteurs difficilement "dupables", ce roman se révèlera peut-être trop prévisible.

 

Néanmoins, pour le reste, Paula Hawkins a vraiment un talent certain : elle alterne avec brio les points de vue de ces 3 femmes, chacune paumée à sa manière, chacune blessée, et chacune... insupportable. Et c'est peut-être bien là ce qui m'a le plus séduit dans "La fille du train" : ces 3 ""héroïnes""" loin d'être parfaites ... à elles 3, elles cumulent pas mal de défauts : alcoolique, menteuse, violente, dépressive, égoïste, malhonnête, vindicative, croqueuse d'hommes, obsessionnelle, chiante, cruelle, infidèle, etc.

 

Et aucun des points de vue n'est moins intéressant que les autres : on découvre des épisodes du passé sous des éclairages différents, les morceaux du puzzle de l'enquête commencent à s'assembler, et on est littéralement pendu aux lèvres de Paula Hawkins : un page-turner efficace , durant lequel je me suis sentie très souvent aussi angoissée et oppressée que cette fille du train.

 

Anna et Megan sont toutes deux bien brossées, mais c'est sans conteste Rachel la plus réussie, cette femme qui vit sa vie par procuration (non, pas devant son poste de télévision) en imaginant celle des gens qui occupent les maisons qui défilent devant les vitres du train qu'elle prend quotidiennement. Elle fait pitié (et pas dans le bon sens du terme), ses promesses d'ivrogne ne la convainquent pas elle-même, et sa vie est carrément pathétique.... Mais on apprend quand même à l'aimer et on s'attache vraiment à elle : c'est très bien joué de la part de l'auteur de lui avoir donné le premier rôle car la plupart des observations et analyses de la situation viennent d'elles, alors forcément, on titube avec elle entre les nombreuses hypothèses, au rythme de ses cuites et de ses souvenirs épars...

 

En bref, malgré sa prévisibilité, un thriller psychologique qui saura vous tenir en haleine.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un roman psychologique de première classe pour Yvan, ICI ; un thriller de haut vol pour Démosthène ICI, un gros coup de coeur chez MademoiselleBooks ICI, un roman à ne pas manquer pour Etenplusellelit ICI, et enfin Stephanie PlaisirdeLire a adoré par ICI.

 

 

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 14:48

 

 

 

 

Résumé : Lycéenne parfaite, athlète accomplie aux notes maximales, Emma n’a pourtant qu’une amie, Sara, et ne sort jamais. Personne ne la connaît vraiment. C’est ce mystère qui attire immédiatement Evan, tout juste arrivé de San Francisco. En quelques jours, il va bouleverser le quotidien bien huilé de la jeune fille, et devenir sa raison de vivre. Mais il ignore qu’en tentant coûte que coûte d’entrer dans sa vie, il la menace directement. En effet, Emma vit chez son oncle et sa tante qui la maltraitent quotidiennement...

 

 

Tout d'abord une mise en garde : pour apprécier ce roman et pouvoir vibrer à l'unisson avec Emily et Evan, il faut accepter le côté très "américain" de ce roman, à savoir ce côté "too much" dans plusieurs aspects : Evan est juste parfaitement parfait (et craquant), Emily est vraiment TRES malheureuse et maltraitée (une Cendrillon des temps modernes), ses amis lycéens sont TRES (très très) riches, sa tutrice est TRES méchante, ses punitions sont TRES sévères, etc.

 

Mais quand on accepte cela, on ne peut que passer par une kyrielle d'émotions en lisant cette histoire : vous n'allez pas juste être ému ou triste, vous allez pleurer. Vous n'allez pas juste apprécier Evan, vous allez rêver de connaitre un gars comme lui. Et surtout, vous n'allez pas trouver leur histoire d'amour juste touchante, mais vous allez avoir des papillons dans le ventre.

 

Pour vous donner une idée, j'ai ressenti durant ma lecture les mêmes émotions fortes  que dans d'autres romans Young Adult du même genre, comme par exemple "Nos Faces Cachées" (mon billet ICI) ou encore "Eleanor & Park" (mon billet ICI).

 

Pourtant rien de très original : on découvre au fil des pages la vie de ces lycéens, et on assiste, avec des yeux  à leur petit jeu du chat et de la souris, ce "Je t'aime moi non plus" de la séduction amoureuse et des premiers émois : c'est simple mais ça fonctionne rudement bien grâce à la plume de Rebecca Donovan, et j'ai trouvé le tout très juste. Puis il faut ajouter à cette romance un autre aspect, très dramatique, celui du quotidien terrifiant d'Emma. Et le tout va en faire voir de toutes les couleurs à votre petit coeur.

 

Du côté de la vilaine du roman, vous allez être servi si vous êtes friand des personnages qu'on adore détester : c'est simple, à côté de Carol, Cruella d'enfer fait figure de bonne fée. Une vraie sal*pe de compétition qu'on rêve de pouvoir dépecer à la petite cuillère. Ou pire.

 

Mon seul bémol : vers les 2/3 du roman, on a (brièvement) droit au sempiternel triangle amoureux. Bien naze. Et on aurait vraiment pu s'en passer.

 

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : le livre a une moyenne de 18/20 sur Livraddict avec des dizaines d'avis passionnés, par ICI.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 18:39

 

 

 

 

Résumé : A New York, dans les années 1950 « Le complet gris », c'est l'uniforme de l'Américain moyen, celui qui arrive tous les jours de sa banlieue pour travailler dans un quelconque gratte-ciel. Il est jeune encore, il a une femme et trois enfants, son travail ne l'intéresse pas beaucoup et la grande aventure de sa vie a été la guerre. Il a de l'ambition pourtant et en Amérique ambition égale argent ; il faut gagner beaucoup d'argent pour être un homme. Il accepte la situation d'avenir que lui offre un magnat de la télévision, mais cela veut dire de longues heures de travail, des absences, presque plus de vie de famille...

 

 

 

Ne vous fiez pas à cette couverture un peu austère et à ce titre peut-être pas très avenant : ce livre culte a été traduit dans plus de 25 langues, adapté au cinéma en 1956, et fut source d'inspiration pour la série Mad Men. Sur la quatrième de couverture, ce roman de Sloan Wilson est comparé au célèbre "La Fenêtre panoramique" de Richard Yates : certes, les mêmes thèmes y sont abordés, mais au lieu d'une vision plutôt (très) pessimiste (et dramatique), "L'homme au complet gris" offre une issue plus optimiste.

 

Le couple de héros, Tom et Betsy Rath, appartient à la petite bourgeoisie des années 1950, ils habitent un pavillon terne de banlieue et vivent une vie stéréotypée :  Tom est un petit employé, et Betsy, femme au foyer, s'occupe des 3 enfants, prépare des cocktails à son mari, et aspire à beaucoup plus que cela. Mais, derrière la façade, des difficultés vont faire surface tant dans leur foyer qu'au travail de Tom.

 

Malgré quelques lenteurs et longueurs (notamment dans les débuts du roman que j'ai trouvés trop longs dans la mise en place), et malgré un léger trop-plein de descriptions à mon gout, je me suis régalée avec cette lecture, complètement prise par l'histoire de ce couple, puis également entièrement sous le charme de ce Manhattan des années 1950.

 

Non seulement, j'ai trouvé que ce roman se lisait tout seul (ce qui est loins d'être le cas pour tous les romans écrits à cette époque), grâce à une écriture fluide (même si parfois un peu désuète), et également grâce à plusieurs intrigues qui s'entremêlent et à plusieurs rebondissements habiles. De plus, j'ai également beaucoup apprécié la façon de l'auteur de construire ses portraits : j'ai surtout été séduite par le personnage de Tom, que j'ai trouvé très attachant dans sa façon de faire face à l'adversité mais également dans toutes ses réflexions. Par contre Betsy m'a un peu moins plu : peut-être un peu trop "fade" à mon goût, puis j'ai toujours un peu mal avec ces femmes au foyer, un peu désoeuvrées, qui tentent d'en mettre plein la vue au voisinnage. Du côté des personnages secondaires, certains sont également très réussis, avec une mention spéciale au personnage du juge Bernstein, que j'ai trouvé très fort. Et touchant.

 

Une multitude de thèmes sont abordés -de façon très juste et également très actuelle- dans cette histoire : forcément tout d'abord les places respectives de l'amour et de la réussite professionnelle, de la famille et de l'argent, mais également des réflexions sur les cicatrices laissées par la guerre, sur le paraître, ou encore l'ambition et l'ascension sociale.


 

En bref, un roman qui a gardé sa fraicheur et que j'ai vraiment beaucoup aimé.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un roman à découvrir au plus vite pour le Café Powell ICI, un coup de coeur chez Le Manoir aux livres ICI, Grybouille a adoré ICI, et Karine a beaucoup aimé ICI.

 

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 13:56

 

 

 

Résumé : Zibal est un petit génie. Ses inventions auraient d’ailleurs pu lui rapporter des millions mais tout le monde n’est pas doué pour le bonheur et Zibal, malgré ses diplômes, se retrouve à 42 ans vendeur de macarons à l’aéroport d’Orly. Un jour, devant son stand, apparaît Alice, une jeune et belle aveugle quis’apprête avec son labrador Jules à prendre l’avion pour Nice où elle doit subir une opération pour recouvrer la vue. L’intervention est un succès mais, pour Jules, c’est une catastrophe...

 

 

Didier van Cauwelaert nous raconte donc la rencontre d'Alice, une aveugle particulièrement voyante et sexy, et de Zibal, un scientifique de génie, un peu paumé dans son rôle de vendeur de macarons. C'est sympa, c'est plutôt rafraichissant, mais j'ai trouvé que c'était assez convenu et que tout restait en surface.

 

Le point fort du roman, c'est incontestablement Jules, qui m'a totalement séduite par son côté roublard et par sa fidélité à toute épreuve. C'est lui le héros du roman et c'est son histoire qui offre les pages les plus intéressantes du dernier van Cauwelaert, ces pages où l'on découvre le lien indéfectible (et magnifique) qui unit un aveugle à son chien-guide. Une vraie valeur ajoutée au roman, qui offre des scènes tantôt drôles, tantôt émouvantes, et toujours pleines de tendresse.

 

Pour le reste, même si Zibal et Alice sont chacun touchants à leur façon, l'histoire d'amour est très (trop) classique, tout est prévisible, ça se lit tout seul, mais c'est vraiment une lecture légère à faire sur la plage, sans trop en attendre.

 

Un dernier point de détail qui m'a chiffonnée, c'est l'impression (désagréable) que l'auteur essayait de faire "jeune, in & branché" en casant -dans cette romance plus mignonne qu'autre chose- ça et là une branlette offerte par Coumba, ou encore en mentionnant l'érection de Zibal la première fois où il croise Alice (la classe). Quant  aux brèves scènes de sexe, je les ai trouvées en décalage avec le ton léger du roman.

 

 

En bref, un gout de trop peu pour une lecture sympa mais vraiment sans plus.

 

PS à l'éditeur : pourquoi mettre en couverture la photo d'un Braque alors que Jules est un Labrador ? I don't get it.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Les Chroniques Culturelles a adoré ICI, Laeti lui octroie un 9.5/10 ICI, et Addictbooks vous le recommande ICI.

 

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 11:33

 

 

 

Hello Hello,

 

J'espère que vous passez un bon week-end. Je ne pensais pas faire un IMM aussi rapidement mais jeudi en sortant du travail, je suis allée à la librairie et j'ai comme qui dirait été plutôt faible, je n'ai résisté à aucun des romans qui me faisaient envie et je les ai tous achetés.

 

 

 

 

"Am Stram Gram", un vrai page-turner impossible à lâcher, que j'ai déjà chroniqué ICI.

 

"Peyton" Place" parce que c'est la réédition d'un roman culte (déjà vendu à 10 millions d'exemplaires) qui fit scandale quand il sortit aux USA en 1956, jugé vulgaire, amoral, vicieux ou encore indécent, dans sa chronique au vitriol d'une petite ville américaine. Vraiment je ne pouvais pas y résister !

 

"Still Alice", dont je n'avais pas du tout entendu parler (ni du film ni dont roman dont il est adapté) mais le résumé avec cette femme de 40 ans, prof à Harvard, atteinte d'Alzheimer m'a trop touchée pour que je le laisse dans les rayons.

 

"Jules" : le dernier Didier van Cauwelaert, un auteur dont j'ai déjà lu 6 ou 7 romans alors je n'ai pas pu résister à cette couverture et à ce titre. C'est ma lecture en cours et après des débuts où j'ai craint le pire, je suis maintenant sous le charme de ce héros de chien d'aveugle. Billet demain certainement.

 

"Prime Time", un des petits derniers de chez Super 8 : "Bienvenue chez Galaxy Entertainment ! Vous ne le saviez évidemment pas, mais la Terre est depuis longtemps le théâtre de l’un des programmes de télé-réalité les plus populaires de la galaxie. Partout dans le cosmos, on se régale des mésaventures des terriens, ces êtres primitifs et arrogants qui, à force de guerres, de pollution et de décisions irrationnelles s’approchent chaque année un peu plus de l’autodestruction." Comment voulez-vous ne pas céder à la tentation de ce résumé ? Et si l'on ajoute les billets positifs de Café Powell, d'Yvan et de Léa : vraiment, il me le fallait.

 

"La cour des grandes" : une couverture flashy qui me plait, un résumé très sympa et surtout, des mots très positifs de mon libraire, je n'ai pas résisté.

 

"Je suis la Reine", un recueil de nouvelles fantastiques, de chez Mirobole Édition : les billets que j'ai croisés à son sujet sont tous très positifs.

 

 

 

Voilà pour les petits nouveaux qui ont élu domicile sous mon toit cette semaine. Et vous, quoi de neuf dans vos bibliothèques ?

 

Beau dimanche,

 

Cajou

 

 

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 20:01

 

 

 

Résumé : Il est doté d'une voix de baryton qui n'a d'égale que son embonpoint, elle est affligée d'une taille bien supérieure à la moyenne : les amoureux Jette et Frederick Meisenheimer ne passent pas inaperçus dans la très prussienne Hanovre de 1904. Quand elle découvre sa grossesse, Jette ne peut affronter sa mère, furieuse de l'union de sa fille avec le stentor. Et c'est ainsi que les deux tourtereaux embarquent pour l'Amérique. Les Meisenheimer viennent de trouver leur nouvelle patrie. Les enfants naissent, de vrais petits Américains. Et c'est dans un Missouri encore fortement marqué par l'esclavage que la famille ouvre une improbable taverne, où les musiciens de jazz viennent faire le boeuf et déguster la fameuse choucroute de Jette. La grande guerre, la prohibition, la grande dépression des années 1930, la Seconde Guerre mondiale, l'assassinat de Kennedy, les années défilent... Et trois générations de Meisenheimer vont traverser drames, épreuves et joies, avec toujours la musique pour compagne.

 

 

Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu de roman "de famille" et j'y ai tout à fait trouvé mon compte. Ce qui m'a surtout plu, c'est le plaisir de suivre cette histoire à travers les destins de ces 3 générations successives, à travers leurs espoirs, leurs déceptions et leurs blessures, mais surtout, leurs réussites.

 

Frédéric et Jette pour commencer, dont l'amour est vraiment plaisant à suivre (ah ces sérénades dans les buissons). Avec leurs rêves, ils quittent tout et décident de tenter leur chance en Amérique, en s'établissant dans le Missouri, où ils n'ont plus qu'un but : s'intégrer et devenir de vrais américains. Je les ai trouvés très attachants et j'avais vraiment envie de m'attabler dans leur taverne. Puis il y a également leurs enfants, Rosa et Joseph, ou encore James, le narrateur. Mais il y a aussi la myriade de personnages qui croisent la route de nos héros et qui participent à cette grande fresque, comme Lomax, que j'ai particulièrement apprécié. En cotoyant tous ces hommes et toutes ces femmes, on ne peut s'empêcher d'éprouver de la tendresse pour eux, et de suivre leurs aventures sur la route du rêve américain : c'est parfois drôle, mais également intéressant et profond (comme les réflexions sur le paradoxe américain qui d'une main prône la liberté et l'ouverture, et de l'autre se montre tellement raciste et intolérant) , c'est plein d'espoir, de temps en temps très triste également, mais c'est surtout vraiment très touchant.

 

Du côté de l'écriture, tout est fluide, ce qui permet de se laisser tout simplement porter par l'histoire, mais également par l'Histoire puisque la centaine d'années sur laquelle s'étale le roman nous permet de vivre à travers les yeux de ces personnages de grands événements comme la ségrégation, les deux guerres mondiales, la prohibition ou encore l'assassinat de J.F.K.

 

En outre, comme le titre le laissait deviner, la musique joue un rôle central dans ce roman, et dans cette famille, où elle tisse des liens au gré de ses notes de jazz et de blues  Très plaisant !

 

En bref, Alex George nous offre avec ce roman un très beau voyage.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : Léa Touch Book a beaucoup aimé ICI, au Café Powell, on s'est régalé ICI et une belle surprise pour Lorient Le Jour ICI.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 17:33

 

 

Résumé : Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d'une piscine vide dont il est impossible de s'échapper. À côté d'eux, un pistolet chargé d'une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : « Vous devez tuer pour vivre. » Les jours passent, la faim et la soif s'intensifient, l'angoisse monte. Jusqu'à l'issue fatale.  Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n'avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire. Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe...

 

 

Sitôt que j'ai ouvert ce roman, j'ai directement été prise dans l'histoire car la première scène nous plonge au coeur de l'action, au fond d'une piscine vide avec Amy et Sam dont le sort nous pétrifie d'horreur. Brrrrrrr.

 

Ce roman est le parfait exemple d'un excellent page-turner car le tueur en série oblige ses victimes à se livrer à un am stram gram diabolique et cruel : c'est anxiogène à souhait et on retient son souffle durant le tic tac macabre.

 

Autre atout du roman : Helen Grace. En effet, l'enquêtrice principale est une femme forte et son personnage est plutôt bien réussi. Chose plutôt rare, le tueur est également une femme et on ne cesse de conjecturer sur son identité au fil de la lecture. Puis il y a tous les duos de victimes et de ce côté-là également, c'est une réussite car l'auteur nous montre à merveille l'enfer qu'est ce choix et surtout, elle nous fait comprendre que le sort du survivant est bien pire que celui du perdant, tant il est ensuite écrasé par la culpabilité, étant dans l'impossibilité de continuer à vivre, et se contentant d'exister.

 

Bon, on n'échappe pas à quelques stéréotypes car Helen Grace cache des blessures anciennes et son capitaine, Mark, a un peu trop de gout pour la bouteille en raison d'une situation personnelle chaotique. Et l'on pourrait peut-être aussi reprocher au roman un côté un peu répétitif, mais pas du tout pesant !



Quant à l'écriture, elle est extrêmement habile et addictive : on ne peut lire ce roman qu'à un rythme effrené. En tout cas, en ce qui me concerne, je n'ai pu faire autrement que le dévorer d'une seule traite. Le suspense n'est pas insoutenable, mais il est vraiment très efficace.

 

J'ai trouvé la fin un peu moins réussie que le roman (mais finalement, je pense que la majorité de mes billets sur les thrillers arrivent à cette conclusion héhé).

 

En bref, et pour faire court, je me suis régalée et  je recommande !

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : Séverine a beaucoup aimé ICI, et des coups de coeur de libraires ICI, ICI et ICI.

 

 

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 11:57

 

 

 

Hello Hello,

 

Voilà déjà 1 mois que je n'ai pas fait d'In My Mailbox, alors voici en images les livres qui ont rejoint ma bibliothèque durant ce mois d'avril.

 

 

 

Je commence par mes 2 lectures en cours : le thriller que j'ai dé-vo-ré hier "Am Stram Gram". Mon billet dès demain pour (pour le résumé, cliquez sur la photo) et "In the end"

 

     

 

 

Ensuite, voici mes autres réceptions et achats du mois, qui s'ajoutent à ma Pile à Lire. Des mercis tout particuliers à Mylène/Karline pour "BlackBird" et à Stephanie pour la dédicace et le roman de Monsieur Thilliez !

 

 

 

 

Et enfin, les 3 livres déjà chroniqués : mon billet enthousiaste sur le "Renard" ICI, mon billet négatif sur "Parfaite" ICI et mon billet tout à fait séduit sur "M. Fikry" ICI.

 

 

 

Je vous souhaite un beau dimanche et une belle semaine de lectures,

 

Cajou

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 12:36

 

 

 

 

Résumé : À la Librairie de l’île, on ne trouve pas que de vieux bouquins. On y trouve aussi A.J., son vieux patron bougon, dans la peau de l’ours acariâtre et mal léché. Depuis qu’il a perdu sa femme, A.J. n’a plus goût à rien. Il se referme sur lui-même et envoie paître tout le monde. Jusqu’au jour où il découvre entre ses rayonnages le plus mystérieux des présents qu'une inconnue a laissé là avec un simple mot... A.J. et son entourage vont alors découvrir que les aventures étonnantes, épatantes et émouvantes n'arrivent pas que dans les livres...

 

 

Ce livre n'a rien d'original mais qu'est-ce qu'il fait du bien ! Tous ses ingrédients fonctionnent parfaitement ensemble : un cadre idyllique pour tout lecteur, des héros hautement attachants, des personnages secondaires tout aussi réussis (mention spéciale au flic, Lambiase), puis de l'humour, des rires, de l'émotion et... des livres, des livres et encore des livres, qui ne sont pas juste un décor mais partie prenante de l'histoire. Et point de citations d'obscurs auteurs que personne ne connait mais des livres de nos bibliothèques : "Coup de Gigot", "La Voleuse de Livres", James Patterson, Jo Nesbo ou encore Kate Atkinson et Charlaine Harris.

 

Vous hésitez ? ... Vous aimez les personnages bourrus ? Vous aimez vous laisser porter par une belle histoire ? Vous croyez au pouvoir des livres et des mots ? Alors, vraiment, n'hésitez plus et prenez votre ticket pour le ferry pour partir à la rencontre de M. Fikry et de son entourage. Cerise sur le gâteau, on a droit à une très belle histoire d'amour entre deux êtres qui ont tout pour être incompatibles : quel plaisir de la voir naître, non sans difficultés (quel mufle cet A.J. !) et s'épanouir.

 

C'est un roman tout en simplicité qui offre une bouffée de bonheur à tout qui se perd entre ses pages et entre les rayons de la librairie de l’unique A.J. Fikry. C'est plein de tendresse, avec des personnages désarmants (ah cette petite Maya inespérée !), et beaucoup de bonne humeur... what else ?

 

 

En bref, je crois que j'ai trouvé mon feel-good-book pour 2015 !

 

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un coup de coeur chez Léa Touch Book ICI, idem chez Elo ICI, et idem chez PrettyBooks ICI.

 

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 09:20

 

 

 

 

Résumé : Lorsque Beck pousse la porte de sa librairie, Joe est immédiatement sous le charme. Ravissante, effrontée, sexy, elle est tout simplement tout ce qu’il cherche chez une femme. Et quand Joe aime, c’est d’un amour total, inconditionnel. Obsessionnel. Dangereux ? Il commence par infiltrer la vie de Beck par tous les moyens. Il se procure accès à ses mails, la suit virtuellement sur les réseaux sociaux et physiquement dans les rues de New York. Comme il sait tout d’elle, il devance ses moindres désirs. Il est sensible, romantique, toujours au bon moment au bon endroit. Mais si Beck ignore l’ampleur de l’obsession de son nouveau petit ami, Joe ne connaît pas non plus toutes les facettes de sa proie…

 

 

Dès que j'ai vu cette magnifique couverture et le pitch de ce roman, j'ai eu très envie de le lire. Très très très envie. Malheureusement, la rencontre ne s'est pas déroulée aussi bien qu'espéré et je ressors très déçue de cette lecture.

 

Près de 500 pages. Dont les 400 premières où je me suis tour à tour ennuyée, lassée, où j'ai baillé, où je me suis sans cesse demandée : à quoi bon ? où va-t-on ? Certes, je ne suis pas idiote alors j'ai très bien compris que l'auteur voulait nous faire partager les pensées obsessionelles d'un psychopathe. Mais après 50 pages, ça va, on a compris. 100 passe encore. Mais se coltiner une lecture sans véritable suspense ni tension, à voir 2 héros qui se regardent le nombril, c'était vraiment trop pour moi. Interminable. Voire inter-minable. Vraiment j'ai trouvé un gros problème de rythme à ce roman, ce qui a rendu ma lecture très laborieuse. Très très laborieuse.

 

Heureusement, les 100 dernières pages, il se passe ENFIN quelque chose et ça se lit tout seul. Mais ce petit plaisir final ne rattrape en rien le reste du roman.

 

Je vous passe aussi les répétitions, et pauvretés dans le style (ou même les erreurs, comme "je m'écris" ou "le pie d'une vache"), les scènes sexuelles et crues qui s'additionnent les unes aux autres jusqu'à l'overdose, les nombreuses invraisemblances (ou alors la police de New-York doit être vraiment crétine pour toujours conclure à des accidents/suicides), les poncifs (la pauvre petite fille de parents divorcés et la figure du père absent) ou encore le caractère complètement insupportable de Beck, l'héroïne : en fait, j'en arrivais juste à souhaiter que le psychopathe lui règle son compte, pour être débarassée d'elle. Et même quand les personnages secondaires sont réussis (mention spéciale à l'odieuse Peach ou au bienheureux Ethan), leur portrait traine en longueur sur des dizaines de pages et insiste lourdement pour nous faire comprendre des choses qu'on avait comprises depuis belle lurette.

 

Pour ne pas terminer sur une note négative, je dirais quand même que cette histoire a le mérite d'être très intrigante et même si je me suis lassée de voir l'histoire tourner en rond, ça m'a également permis de me demander sans cesse ce qui allait (enfin) arriver, à qui et quand. Sans cela, j'aurais abandonné.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : le billet enthousiaste de Goliath ICI, pour Fée-Tish, "un thriller original comme je n'en ai pas souvent lu" ICI, "un bon moment de lecture" pour Le Bouquinovore ICI, et enfin, Karine de Milleetunepages a abandonné après 100 pages (ce qui me rassure).

 

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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