4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 14:03

 

 

 

 

Depuis plus de 6 ans, je tiens ce blog et cette année, ENFIN, je me suis décidée à vivre mon premier salon. Pas à Bruxelles, à côté de chez moi, ni à Paris (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?) mais à Lyon, aux Quais du Polar, notamment parce que David Vann était à l'affiche et qu'il fait partie des auteurs pour lesquels j'ai une très grande admiration. Après être rentrée chez moi dimanche très tard, je me suis octroyée un petit jour de QDPB (Quais du Polar Blues) et me voici pour vous faire un petit compte-rendu de cette expérience.

 

 

Vendredi 31 mars, 7.00 du matin, je passe chercher La Fée Lit, et hop, train-TGV et arrivée à Lyon 7 heures plus tard. A peine arrivées, le temps de jeter nos bagages (valise ultra lourde à cause des livres emportés) à l'hôtel du Boulevardier à deux pas du Salon, nous nous dirigeons vers la Place de la Bourse, le coeur battant.  Première impression : l'endroit est majestueux et impressionnant, quel magnifique cadre pour accueillir des amoureux de la lecture !

 

 

 

Durant 3 jours, nous avons alterné les dédicaces avec les auteurs, les papotes avec les lecteurs et les rencontres-conférences. En ce qui concerne ces rencontres, nous n'avons assisté qu'à "Une heure avec Megan Abbott" (quelle femme !) (le replay de la rencontre ICI) qui fut très intéressante. Nous aurions aussi voulu assister à celles avec David Vann (le replay de la rencontre ICI), Maud Mayeras, Olivier Norek ou encore Harold Cobert, mais ce n'était pas simple de bien organiser notre horaire. On fera mieux l'an prochain ! En tout cas, bravo aux organisateurs de proposer autant d'activités et de contenus intéressants.

 

 

 

Mais ce qui m'a surtout impressionnée (et séduite) (et comblée) durant ce Salon, c'est de voir que la ville devient entièrement un repaire de lecteurs et d'auteurs. Vous vous promenez dans les allées, quelqu'un vous frôle, vous tournez la tête, et c'est Karine Giébel, lectrice lambda, qui lit les quatrièmes de couverture puis fait ses petits achats, comme vous et moi. Puis le samedi, en rentrant à l'hôtel, j'ai eu la surprise de suivre Ian Manook et Henri Loevenbruck, le lendemain, de voir Michel Bussi passer juste devant moi alors que j'étais en train de déjeuner, ou de prendre un café au "Dandy" et de me rendre compte que Sophie Jomain était attablée derrière moi. Puis, vous regardez des livres, vous vous retournez et là, incognito ou presque, vous voyez Glenn Tavennec juste à côté de vous. Ou vous sortez fumer une cigarette prendre l'air et vous vous retrouvez entourée sur le parvis de Caryl Ferey, Karine Giébel, Barbara Abel, Jacques-Olivier Bosco ou Olivier Norek. Ou vous allez prendre votre train et vous vous retrouvez aux côtés de Michel Dufranne et Barbara Abel sur le quai. Bref, la littérature n'est pas enfermée entre 4 murs à Lyon, elle emplit TOUTE la ville. Je vous laisse imaginer le bonheur que cela peut-être de vivre dans cette atmosphère pendant 3 jours.

 

 

 

Si vous allez un jour aux QDP, je vous conseille d'y aller aussi pour 3 jours, ça permet de rencontrer tous les auteurs et d'assister à des rencontres très intéressantes, sans jamais avoir le stress de manquer tel ou tel auteur. Voici les romans que j'avais emportés avec moi (argh, quel poids dans la valise!).

 

 

 

Et ici, les romans que j'ai achetés sur le salon, tous à cause de leurs auteurs qui étaient tout simplement irrésistibles (et presque tous sur les conseils de Michel Dufranne).

 

 

 

J'ai donc réussi sans peine à faire dédicacer tous ces romans et à échanger avec tous leurs auteurs. Parfois brièvement, parfois plus longuement. Certains auteurs étaient très sympathiques et ouverts, d'autres plus timides, certains étaient juste irrésistibles (attention, le mot "irrésistible" va apparaitre 112 fois dans ce billet) de par leur personnalité, leur humour, leur disponibilité ou leur magnétisme.

 

 

Harold Cobert, qui parle sans aucun filtre et qui a un charme incroyable (mon chouchou du salon). Je ne l'ai pas reconnu à son stand, parce que j'imaginais un vieil auteur très sérieux (OOoops). Je le lui ai dit, et il m'a dit que moi aussi il m'imaginait en vieille blogueuse belge avec ses 9 chats ah ah.

 

 

Marin Ledun qui dégage une infinie gentillesse et qui a un regard incroyablement profond.

 

 

Maxime Gillio, tout à fait adorable sur son stand mais aussi dans les allées.

 

 

Barbara Abel, très souriante et disponible, très à l'écoute, tout à fait irrésistible de sympathie.

 

 

Karine Giébel, tout comme Barbara, très souriante et disponible malgré les dizaines de gens qui faisaient la queue à chacune de ses dédicaces.

 

 

Maud Mayeras, qui irradie la gentillesse, qui vous écoute lui dire qui vous êtes et puis qui se lève pour vous faire la bise *émotion!*

 

 

RJ Ellory, incroyablement disponible et proche de ses lecteurs.

 

 

Sandrine Collette, irrésistible de douceur et de simplicité.

 

 

Jacques-Olivier Bosco, très heureux d'entendre les retours positifs de ses fans sur "Brutale" et très agréable.

 

 

Johana Gustawsson, qui dégageait une gentillesse inouïe. Et elle m'a donc tellement séduite par son sourire solaire que j'ai acheté ses deux romans.

 

 

Henri Loevenbruck, dont j'ai hâte de lire le dernier roman que toutes les copines ont adoré.

 

 

Ou encore mon compatriote, Paul Colize, que je n'ai pas rencontré (next time, j'espère!) mais La Fée lit, oui (elle vous en parlera sûrement dans son billet).

 

 

Quelle émotion que toutes ces rencontres. Plusieurs fois, j'ai eu la gorge serrée (et les larmes aux yeux, avouons-le) d'avoir le privilège de parler avec eux, d'entendre leur voix, et même parfois de les entendre me dire qu'ils m'avaient déjà lue sur mon blog. Je ne pensais pas que je serais tant émue. Le point d'orgue était sans conteste ma rencontre avec David Vann que j'ai observé et écouté à distance durant 3 jours avant de prendre mon courage à deux mains le dimanche matin pour oser l'approcher, un peu (beaucoup) tremblante, et aller lui dire combien j'aimais ses romans. Souriant, accessible, gentil, à l'écoute, disponible et tellement charismatique... comment vous dire que maintenant j'aime autant l'homme que son oeuvre.

 

 

Puis je sais que ça a l'air superficiel dit comme ça, mais si vous aviez vu comme tous ces auteurs sont BEAUX : les stars de ciné font plutôt pâle figure à côté d'eux. Ça rayonne de partout : les regards sont profonds, les personnalités magnétiques, et vous avez l'impression de toucher, un tout petit peu, du bout des doigts toutes ces richesses, ces fêlures, ces histoires, ces blessures, ces forces et ces faiblesses qu'ils dissimulent tous au coeur de leurs romans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A noter aussi que les dédicaces ne sont jamais une pauvre malheureuse signature vide de sens -en tout cas en ce qui concerne la vingtaine d'auteurs que j'ai rencontrés- , ils prennent tous la peine de personnaliser ce qu'ils écrivent et ne sont pas avares de mots. Et je suis même revenue avec une dédicace tout à fait COLLECTOR de Patrick Senécal -pourtant absent des QDP- grâce à la gentillesse de Nicolas et de l'auteur. J'en suis encore toute émue.

 

 

Je ne me suis pas trop approchée des queues interminables qu'il y avait pour certains auteurs, comme Olivier Norek, Guillaume Musso, Bernard Minier, Sire Cédric ou Michel Bussi. Mais en les observant durant ces 3 jours, j'en suis toujours arrivée au même constat : malgré les milliers de livres vendus, ils restent toujours aussi disponibles pour leurs lecteurs. Avec une mention spéciale pour Sire Cédric et R.J. Ellory qui prenaient toujours la peine de parler et d'écouter leurs lecteurs, et n'hésitaient pas à les prendre dans leurs bras pour des photos aussi affectueuses que sincères.

 

 

Puis j'ai aussi passé beaucoup de temps dans les allées ou à l'étage supérieur à observer ce petit monde, comme une petite souris dans un coin, et j'ai beaucoup aimé ce que j'ai vu. Comme des lecteurs aussi émus que moi d'échanger avec leur auteur chouchou. Ou comme des bénévoles passionnés par ce qu'ils font. Ou comme des complicités réelles entre certains auteurs : ainsi Barbara Abel et Karine Giébel papotaient souvent ensemble entre deux dédicaces, puis il m'a semblé déceler au coeur des allées, une autre jolie amitié entre mon compatriote Paul Colize (dont je vais tout bientôt lire Zanzara) et Maxime Gillio (dont je viens d'adorer le dernier livre).

 

 

 

 

En dehors des auteurs, j'ai été ravie (ravie ravie ravie) de pouvoir enfin rencontrer Michel Dufranne qui a pris quelques minutes de son temps précieux pour papoter avec nous. Encore plus charismatique qu'à la télé mais néanmoins tout à fait accessible (bon, seul regret, nous aurions aimé immortaliser cela par une photo). Il y a aussi eu Yvan et Dominique, ça m'a vraiment fait plaisir de pouvoir les croiser "en vrai", tout comme Nicolas, Christian, Émilie, Élodie et David, du groupe du Fleuve. Puis j'ai eu la chance de pouvoir voir Léa Touch Book plusieurs fois entre nos programmes respectifs <3 et Lucile du Fleuve, une très belle rencontre.  Et enfin, il y a eu Denis, le Hibou, la personne la plus gentille que j'aie rencontrée à Lyon : il nous a pris sous son aile bienveillante et nous avons passé plusieurs moments très enrichissants ensemble !

 

J'aurais encore pu parler du premier chauffeur de taxi gentleman et du second qui visiblement souffrait d'un Gilles de la Tourette du rire (jaune), de sushis, de sèche-cheveux qui prend (presque) feu, de sushis, d'escaliers interminables en colimaçon, de blogueuse qui a l'air plutôt confortable, de sushis, de rencontre-échange-élastique un peu surréaliste, ... mais je garde tout ça pour moi comme tant de souvenirs très précieux d'un week-end aussi réussi qu'inoubliable, vous l'aurez compris.

 

La morale de l'histoire : Salon pluvieux, salon heureux !

 

Désolée, j'ai fait un pavé, mais il fallait bien sortir toutes ces impressions et émotions de mon coeur, si je ne voulais pas que ce Post-Salon-Blues ne dégénère en dépression sévère :p

 

 

Crédits : certaines photos ne sont pas de moi (pour les sublimes photos noir et blanc, Johana Gustawsson et Marin Ledun @Nathaniel Adamczewski, Maud Mayeras @Stéphane Monnet, Ron Rash, Sandrine Collette, Barbara Abel, Harold Cobert et Olivier Norek @Ludovic Antoine, Sire Cédric et Karine Giébel @Elisa Ferreira, Ian Manook et Marcus Malte @Laurent Bouchard, David Vann @Sandrine Thesillat  + pour Karine Giébel en dédicace @Bookliseuse, et pour Johana en dédicace @Plume Libre). 

 

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 20:19

 

 

 

 

Résumé : Suite à l’apparition d’un mystérieux virus et à l’explosion d’une fulgurante épidémie, le monde entier a plongé dans le chaos. Mais un petit groupe d’individus s’est préparé à ce cataclysme. Transportant le strict nécessaire, ils se dirigent vers le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance. Parmi eux, se trouvent James et Vicky, couple de cadres richissime, converti aux théories « survivalistes ». Il y a aussi la famille Guthrie, dont le père, fervent républicain et fan d'armes à feu, supporte mal la présence dans leur groupe du jeune Jae-lin - et son ascendance asiatique. Et puis il y a la très attirante baby-sitter Caity, amenée dans ce bunker contre sa volonté, en compagnie de son employeur et de Sarita, la fille de ce dernier. Chacun a ses propres motivations. Ils ne se connaissent pas, sont issus de milieux différents et ne partagent pas les mêmes croyances. Et ils cachent tous des secrets. La seule chose qu’ils ont en commun : ils sont prêts à tout pour survivre. Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Ils se trouvent dans le refuge le plus sûr au monde. Aucune raison pour que les choses tournent mal. Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…

 

Même si le résumé d'Underground laisse penser qu'il s'agit d'un roman post-apocalyptique, il s'agit en fait d'un thriller psychologique. En effet, la pandémie AOBA qui frappe le monde sert uniquement de prétexte pour réunir dans ce bunker souterrain cette brochette de survivalistes paranoïaques.

 

Malgré quelques bémols, comme la redondance de certaines scènes et événements, la sous-utilisation du bunker ou l'inégalité du rythme, cette lecture fut assez agréable. Il est vrai que les protagonistes sont plutôt casse-bonbons et qu'on a envie de (presque) tous les baffer, mais justement, j'ai apprécié ce parti pris des anti-héros. On y trouve Cam et Brett Guthrie, les rednecks père et fils racistes et abrutis, Bonnie, l'illuminée de service qui a rencontré Jésus, Greg Fuller, le proprio du bunker qui ne maitrise pas vraiment la situation, ou encore les Maddox, un couple tout à fait imbuvable notamment à cause de Vicki, une odieuse pimbêche horripilante. Heureusement il y a Jae, Will, Cait et Gina, des personnages plus attachants, qui permettent de ne pas avoir uniquement envie que tous ces connards friqués meurent étouffés dans leur prison dorée survivaliste.

 

Évidemment, c'est tout l'intérêt de ce roman : faire coexister dans un huis-clos tous ces personnages qui n'ont comme point commun que leur argent et leur paranoïa, observer la tension qui monte et la cocotte-minute sur le point d'exploser à cause de leurs lubies, de leurs caractères, de leurs (mauvaises) humeurs ou de leurs déviances. Et finalement, l'intérieur de ce bunker finit par devenir bien plus flippant que la pandémie qui sévit dehors !

 

Quant à la fin, je l'ai trouvée plutôt étonnante, je ne m'attendais pas à celle-là, et même si elle fut trop "hop hop hop, voilà ça finit comme ça" à mon goût, j'ai aimé être surprise par les auteurs.

 

En bref, une lecture sympa même si j'en attendais un peu plus.

 

Ma note :

 

D'autres avis : Rizdeuxzzz a beaucoup aimé ICI, Fangtasia a été happée du début à la fin ICI, Elo a été passionnée par ce véritable bijou ICI, et un thriller angoissant pour LawMoody ICI.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 17:26

 

 

 

Résumé : « Je vois Gabrielle, ma fille, m'observer de son regard indéchiffrable. Pourquoi ce livre? Après tout, c'est notre passé, sa vie, mes sentiments. Il ne concerne qu'elle et moi, pourquoi l'exposer aux yeux de tous ? Parce que nous en avons besoin. Parce que nous devons guérir de cet amour contrarié et nous retrouver. Je n'écris pas un livre sur l'autisme, encore moins un guide ou un mode d'emploi, j'offre les souvenirs que je nous ai volés. L'histoire banale d'un père et d'une fille ». Chaque jour, les chiffres concernant l'autisme nous alertent. 650 000 cas en France... Si chacun est différent, la souffrance de l'enfermement est, pour eux comme pour leurs proches, commune. Une souffrance que Maxime Gillio tente de contourner avec la force de ses mots, sincères et émouvants.

 

 

Sur le même thème - un père confronté au handicap de son enfant -, j'avais déjà lu et apprécié l'étonnant "Où on va, papa ?" de Jean-Louis Fournier ainsi que le très beau "Ce n'est pas toi que j'attendais" de Fabien Toulmé (mon avis ICI). Et encore une fois, j'ai été touchée.

 

N'ayez crainte, vous ne trouverez pas dans ce livre de "Petit Traité à l'usage de parents d'enfants autistes", pas de diatribe contre X ou Y, pas de récit larmoyant et tire-larmes, pas d'angélisme ni de manifeste pour la différence... Non, vous trouverez entre ces pages les mots d'un papa qui raconte des anecdotes et des ressentis, et qui, plus que tout, veut partager avec nous l'amour de sa fille, Gabrielle, même quand son autisme le pousse à bout, l'épuise, l'angoisse, ou lui fait honte.

 

A chaque mot, on sent le vrai, le vécu, et pas de langue de bois. Non, ce n'est pas cool d'avoir un enfant autiste, et non la différence, ce n'est pas un petit plus qui embellit la vie. Maxime Gillio nous raconte sa fille : ses problèmes comportementaux, ses maladresses touchantes (ou pas), son isolement, sa différence, sa beauté, ses obsessions, sa naïveté, ses talents, ses souffrances, ou ses phobies.

 

Ces petits instantanés de vie vous feront passer par tout un tas d'émotions. C'est touchant comme "La tendresse" de Bourvil, c'est drôle comme un "Bonjour, vieille peau", c'est rageant et effrayant comme les petites et grandes incompétences de l'Éducation Nationale (encore + flippant qu'une voiture blanche ou qu'un ventilateur, Gaby, tu sais ?) (surtout pour moi qui fais aussi partie de la boîte), c'est émouvant comme un "Tu me manques" inespéré par SMS, c'est hilarant comme 2 doigts dans les narines d'une naine (Schlac!), ça serre le coeur comme un "C'est quand que je ne serai plus autiste ?", c'est WTF comme un bonhomme-têtard, ou ça fait mal au ventre, comme une page Facebook moqueuse créée par des abrutis de Collégiens. Puis, c'est parfois cynique, parfois sérieux, parfois léger, parfois grave, mais c'est toujours très juste.

 

 

En bref, c'est beau comme un père qui aime sa fille.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 19:42

 

 

 

Résumé : Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.

 

Un pitch ultra tentant, un thriller psychologique, une très jolie couverture et une campagne marketing ultra punchy ("traduit dans 37 pays et bientôt porté sur grand écran par Ron Howard, réalisateur multi-oscarisé") : je n'ai pas pu résister !

 

Et pourtant, je ressors mi-figue mi-raisin de cette lecture, pas toujours très crédible, qui n'a pas vraiment réussi à me tenir en haleine ou à me faire éprouver une quelconque empathie pour les héroïnes. En effet, d'une part on a Emma Matthews qui m'a très vite tapé sur le système et puisque je savais depuis le premier chapitre qu'elle serait morte à la fin du roman, j'avais hâte que ça arrive. Et d'autre part, il y a Jane Cavendish, davantage attachante, mais que je n'ai pas trouvée transcendante non plus. Et même si j'ai lu ce livre plutôt rapidement, notamment grâce à l'alternance assez efficace du passé/présent de cette histoire à deux voix, il m'a toujours manqué quelque chose, une intensité, voire parfois un réel intérêt tout simplement...

 

En outre, j'ai trouvé qu'il y avait trop de thèmes abordés dans ce thriller psychologique : l'avortement, le deuil, le viol, le handicap, les pervers narcissiques, les traumatismes psychologiques, l'architecture, les relations toxiques, le minimalisme,... ça s'éparpille un peu trop à mon goût, même si j'ai trouvé les pages consacrées au deuil périnatal aussi justes que touchantes ; et cette maison minimaliste au coeur de l'intrigue, le One Folgate Street, plutôt réussie, créant une atmosphère de malaise, de plus en plus sinistre, pesante, voire flippante. C'est d'ailleurs cette maison et son atmosphère qui ont limité un peu la casse dans ma déception.

 

Ce qui m'a souvent fait lever les yeux au ciel, c'est l'homme au coeur de cette histoire, Edward Monkford qui est une caricature de mâle alpha : séduisant, mystérieux, directif, irrésistible, sexy, ultra dominant, ténébreux, puissant, obsessionnel, magnétique, intrusif, ... Et qui fait passer un contrat ahurissant à des femmes fragilisées. Ah ? Ça vous fait penser à quelqu'un ? Christian Grey ? Et bien oui, durant toute ma lecture, je n'ai cessé de voir des similitudes, sauf qu'en guise de menottes, Edward utilise sa maison et en guise de fouet, son caractère ultra dominant qui veut absolument tout contrôler (j'ai aussi tiqué un peu en sachant que Mr Grey est inspiré d'Edward Cullen et que le héros porte son prénom... un peu étrange comme "coïncidence", non ?).

 

Par contre, si le roman ne m'a pas convaincue, je pense que le film pourrait être bon. En effet, cette maison a tous les atouts pour créer une atmosphère oppressante, pour autant que quelques adaptations soient faites au scénario trop faiblard à mon goût.

 

 

En bref, ça se lit tout seul mais je n'ai pas été emballée.

 

Ma note :

 

 

 

D'autres avis : un coup de coeur palpitant pour Stelphique ICI, un thriller intelligent et ultra addictif pour Azilis ICI, 20/20 pour Liresouslalune ICI, un thriller magistral et parfait pour Marie ICI, une lecture éblouissante et prenante pour Lucette ICI, Pynklychee a adoré ICI, un énorme coup de coeur qui saura vous surprendre pour Smellslikearock ICI, et un roman géniallissime pour Lesinstantsvolés. Bref, tout le monde a adoré et le roman a une moyenne de 18/20 sur Livraddict ICI où les dizaines d'avis sont unanimes.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 18:42

 

 

 

Résumé : Bienvenue à Manhattan, en 2118. New York est à la pointe de l’innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de 1000 étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal. Jusqu’au jour où une jeune femme tombe du millième étage… Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux. La belle et riche Eris, qui découvre un secret familial terrible ? Rylin, qui travaille pour un garçon des étages supérieurs ? Watt, qui espionne tout le monde grâce à une Intelligence Artificielle qu’il a créée ? Leda, qui cache une addiction ? Ou Avery, la plus parfaite de toutes, qui habite le penthouse du millième étage ? Entre soirées débridées, glamour et petits secrets entre amis, la Tour aux mille étages va révéler ses mystères.

 

 

Le résumé était prometteur, et.... je n'ai pas du tout été déçue, que du contraire : je n'en ai fait qu'une bouchée.

 

Le roman commence par la chute vertigineuse -et la mort- d'une jeune fille du toit du plus haut immeuble de New York, cette Tour de 1000 étages et de 4 km de haut. Et ensuite au fil des chapitres, durant un long flash-back, Katharine McGee nous fait découvrir les habitants de cette Tour, des plus riches, dans les étages du sommet, aux plus démunis, dans les étages inférieurs. Au début, il faut un peu de temps pour se familiariser avec tous ces personnages car on en suit une petite dizaine, mais très vite, on entre en immersion avec eux dans cet univers futuriste.

 

En plus du suspense tenant à l'identité de la victime des premières pages, j'ai également beaucoup aimé ce cadre futuriste aux technologies avancées, où la domotique est omniprésente, avec des bots, des hologrammes, des lentilles hyper connectées, des hoovers, etc. Mais je dois bien avouer que ce qui m'a le plus plu, c'est cette atmosphère à la Gossip Girl, faite de petits (et grands) secrets, de rivalités, d'amitiés, de trips et de fêtes, de coups de p*te, d'amours contrariées et compliquées, de glamour, de trahisons, de luxe et de paillettes et de faux-semblants.

 

Du côté des personnages, même si on ne peut pas s'attacher à tous, ils apportent chacun quelque chose à l'histoire. En ce qui me concerne, aux côtés de la sublime et parfaite Avery, de Leda, Mariel, Watt, Atlas, Eris et les autres, c'est surtout Rylin Myers et Cord Anderton qui ont fait battre mon petit coeur de midinette, et je suis très impatiente de tous les retrouver dans le second opus !

 

 

En bref, un Young-Adult aussi réussi qu'addictif.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : Biblioenblog l'a trouvé très plat et a eu un mal fou à le terminer ICI, une excellente lecture pour Justine ICI, Lacouleurdesmots a été profondément déçue ICI, un coup de coeur pour AuChapitre ICI, et mi-figue mi-raisin chez LéaTouchBook ICI.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 20:42

 

 

 

 

 

Résumé : La fin n’est que le commencement : les victimes reviennent d’entre les morts pour arpenter le monde des vivants. Quand une opération militaire de grande envergure échoue à contenir le fléau des morts, ce dernier se transforme en une pandémie mondiale. Désormais, une seule loi naturelle régit le paysage mondial : vivre ou mourir, tuer ou être tué. D’un côté de la planète, à des milliers de kilomètres de chez lui, un général endurci passe en revue le restant de ses troupes: une jeune auxiliaire médicale, un photographe expérimenté, un soldat effronté et des dizaines de réfugiés, tous sous sa responsabilité. Tandis qu’aux États-Unis, un lieutenant-colonel découvre la sombre vérité sur le virus Morningstar et collabore avec une journaliste réputée pour divulguer ses informations au grand public…

 

 

Mouais mouais mouais. Moi qui aime tant le post-apocalyptique, je dois dire que ce roman ne m'a pas rassasiée.

 

Pourtant, ce n'est pas mauvais, l'intrigue tient la route, les personnages sont variés, et le cadre est intéressant. Mais je dois bien avouer que je me suis souvent ennuyée durant les 2 premiers tiers du roman (et 300 pages où l'on s'ennuie un peu, c'est ... long). Pourquoi ? Parce que j'ai trouvé l'écriture et l'intrigue trop "froides", scolaires, et pas assez pêchues, comme un compte-rendu militaire ou journalistique, ce qui fait que jamais je ne me suis attachée aux personnages et ça ne me faisait ni chaud ni froid qu'ils soient mordus ou pas par ces trainants et ces mouvants. Puis, de manière générale, tout est assez prévisible et n'amène rien de neuf au genre.

 

Cependant, durant le dernier tiers, on sort enfin de toutes ces manoeuvres militaires, le groupe de survivants que l'on suit commence à exister, et j'ai même été parfois tenue en haleine durant ces aventures à Hyattsburg , notamment grâce au personnage de Mark Stiles qui amène une épaisseur à l'ensemble et au Général Franck Sherman qui gagne enfin en charisme et en humanité.

 

En bref, je ne lirai pas la suite.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Mallou a adoré ICI, Glow a été déçue ICI, un avis mitigé pour Nymeria ICI et 14/20 pour Melimelo ICI

 

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 08:00

 

 

 

Résumé : Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l'arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ? Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille...

 

Voici une des dernières sorties de La Bête Noire et je vous le dis tout de suite, malgré quelques petits détails, j'ai été tenue en haleine de la première à la dernière page, vivant cette histoire à 200 à l'heure, comme l'héroïne chevauchant sa KTM.

 

"Brutale", c'est Lise Lartéguy : flic à la BRB, 28 ans, sexy et magnétique, rebelle et instable, complètement barrée et ingérable, carrément badass, son métier au coeur de ses tripes et de son histoire familiale, et une part d'ombre qui la rend totalement in-con-trô-la-ble. C'est une héroïne très forte, non sans rappeler la "Marianne" de Giebel ou la "Nikita" de Besson. Les personnages secondaires sont tout aussi réussis qu'elle, comme ses deux drôles de collègues, Brigitte et Paulette, ou comme Gosta, alias le Cramé, un truand aussi irrésistible que redoutable mais qui a des principes, et qui ne m'a pas du tout laissée indifférente... Je l'ai adoré ce personnage !

 

Au niveau du rythme, de l'atmosphère et de la narration, c'est tout aussi efficace. Les scènes d'action se succèdent comme dans les bons films du genre, et parfois, on pourrait même dire qu'il y a du Tarantino qui coule les veines de certaines scènes de ce roman : ça frappe, ça gicle, ça flingue. Bref, ça déménage.  Certes, tout n'est pas toujours 100% crédible et réaliste mais ça fonctionne quand même.

 

Juste deux petites remarques : d'une part, j'ai trouvé que le portrait de Lise était masculinisé un peu à outrance : elle est accro à la vitesse et aux grosses cylindrées, elle boit, elle cogne, elle jure, elle baise, elle castagne et elle parle comme un homme... et je pense qu'elle n'a pas besoin de cette accumulation pour exister. D'autre part, même si j'ai apprécié la bande originale très rock du roman (Archive, AC/DC, Amy Winehouse, Metallica, Placebo, Pink Floyd, Marilyn Manson, etc.), j'ai trouvé cette succession de titres/noms de groupe/paroles de chansons un peu artificielle dans son côté systématique.

 

Maintenant que j'ai fini de chicaner, je vous le redis : j'ai trouvé cette enquête très prenante, et j'aurais voulu que ça dure encore.

 

 

En bref, un polar qui cogne, et pas qu'un peu !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : coup de coeur pour Léa ICI, Stephanie a apprécié ICI, LoeildeLuciole a adoré ICI, PenséesCélestes s'est régalée ICI, et "un divertissement musclé" pour Amnesik666.

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 12:17

 

 

 

Résumé : Samuel fête ses 35 ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu'il n'a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu. Tiens, et s'il appelait ? À sa grande surprise, quelqu'un décroche. Et pas n'importe qui : c'est à lui-même, âgé de dix ans, qu'il est en train de parler ! Mais que dire à l'enfant que l'on était vingt-cinq ans plus tôt ? Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s'interroger : l'enfant que j'étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l'adulte que je suis aujourd'hui ?

 

 

Cyril Massarotto est un auteur très cher à mon coeur qui m'avait conquise avec le sublime "La petite fille qui aimait la lumière" (mon billet ICI) et le bouleversant "Le Premier Oublié" (mon billet ICI) et c'est donc avec impatience que j'ai ouvert son dernier roman.

 

Le message de cette histoire est aussi inspirant qu'universel : est-ce que l'enfant que vous étiez il y a 25 ans serait fier de ce que vous êtes devenu ? A travers Sam et Samuel, on se rappelle avec bonheur qu'il faut toujours garder en tête ses rêves et espoirs d'enfants et ne pas laisser la vie vous les faire oublier. Puis qu'il faut profiter du temps qui nous est imparti pour mener sa barque et non laisser la vie décider pour nous.

 

Et comme toujours, Cyril Massarotto parsème son livre de pensées très justes et stimulantes, jouant avec talent entre émotion et réflexion. Dans cette histoire, on trouve Marcel et Marceline, un couple de M&M's septuagénaires et irrésistibles, un odieux connard de patron, un petit garçon très attachant qui va bientôt perdre sa maman, des blagues drôles (ou pas) (comme la grenouille qui a de l'eau jusqu'aux genoux) (ou Georges Michaël et son préservatif), un téléphone, le plus grand et le plus long câlin du monde, des vêtements pour chiens, 2 coups de boule et un "Ferme ta gueule" libérateurs, ou encore le demi-miracle d'une voix entendue après 25 ans d'absence. Du rire et des larmes aussi. Puis un joli mélange de légèreté et de profondeur.

 

Un bémol ? Une histoire d'amour carrément trop guimauve à mon goût, et pas mal d'éléments "prévisibles"/"bateau" mais ce n'est pas l'essentiel du roman, heureusement.

 

En bref, une lecture sympa.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Cédrik Armen dans la dithyrambe et l'hyperbole presque mystiques ICI, 20/20 pour Val ICI et pour Didie ICI, Bouquinovore a adoré ICI, tout comme Hamisoitil ICI, et un coup de coeur pour PluiedeMots ICI.

 

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 19:06

 

 

 

Résumé : Une famille belle et distinguée. Une île privée. Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé. Un groupe de quatre adolescents - les Menteurs - dont l'amitié sera destructrice. Une révolution. Un accident. Un secret. Mensonges sur mensonges. Le grand amour. La vérité.

 

 

Deux collègues m'ont très vivement recommandé cette lecture avant le congé, en me disant qu'une fois ce roman terminé, on n'avait qu'une seule envie : le relire depuis le début.

 

Peut-être que mon cerveau s'est alors mis en mode "méfiance", mais toujours est-il que ce twist ("énorme", "inattendu" , "choquant", d'après les billets tous unanimes à ce sujet), je l'ai deviné alors que je n'avais pas encore terminé le premier des 5 chapitres... ARGH. Et pourtant, je rejoins les avis enthousiastes, ça doit vraiment être quelque chose de se laisser cueillir par un tel twist : d'ailleurs E. Lockhart a tout de même réussit à m'émouvoir dans les dernières pages, que j'ai trouvées touchantes, même si je savais déjà (en partie). Mais du coup, mon plaisir de lecture a tout de même été amoindri.

 

Mis à part cela, j'ai trouvé la narration plutôt efficace dès les premières page et grâce à la voix de Cadence, je me suis retrouvée propulsée au milieu de cette bande d'amis inséparables, ces Menteurs, sur Beechwood Island, l'île privée de cette famille aussi parfaite que riche... Du moins, en apparence.

 

Et c'est pourquoi, malgré la surprise ratée, mon avis reste assez positif, car je suis plutôt friande de belles histoires d'amitiés adolescentes, de premiers émois, de secrets sordides de famille, de rivalités malsaines, et d'émotions (un peu à la Megan Abbott) ... Et cette bande de Menteurs - Mirren, Johnny, Gat et Cadence - a réussi à me garder intéressée, malgré la découverte du pot aux roses.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un coup de coeur pour Léa Touch Book ICI, et idem pour LaPetiteLibrairiedeSophie ICI, "magnifique, cruel et inoubliable" pour Alice Neverland ICI, "époustouflant" pour SurunairdeBohème ICI, "un livre à lire absolument" pour Bibliophilia ICI, mais MamalleauxLivres n'a pas du tout aimé ICI, "agaçant, creux, long, ennuyeux" pour Darktoys ICI, et "tout ça pour ça" pour Abookaroundthecorner ICI.

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 18:53

 

 

Hello Hello,

 

Mon dernier "In My Mailbox" date du 20 novembre 2016. Alors forcément, celui-ci est conséquent, et pourtant incomplet parce que je n'ai pas eu le courage (Shame! Shame! Shame!) de rassembler tous les petits adoptés des mois de décembre, janvier et février.

 

Mais voilà une photo de ceux que j'ai retrouvés pour la photo de groupe.

 

 

 

 

 

Un IMM très varié, comme je les aime donc, avec :

 

 

Du THRILLER

 

 

Du YOUNG-ADULT / JEUNESSE

 

 

De la littérature CONTEMPORAINE

 

 

Du POST-APOCALYPTIQUE

 

 

 

 

Je vous souhaite une belle semaine de lecture,

 

Cajou

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 20:45

 

 

 

 

Résumé : Provence. Une journée de juin comme une autre... jusqu'à ce que tout bascule dans l'horreur. Imaginez que tous vos repères quotidiens ne soient soudain plus que des résidus du passé. C'est la situation à laquelle Patrick, un agriculteur asocial, se retrouve confronté de la manière la plus brutale possible. Et que va-t-il bien pouvoir faire de cette foutue gamine qu'il vient de sauver de ces monstres qui errent dehors ? Sa vie vient de changer à tout jamais et pourtant ce n'est que le début...

 

On doit ce roman post-apocalyptique à un grand amateur (et connaisseur) de la culture zombie, Paul Clément, un jeune auteur français. Dans "Les décharnés", l'originalité, c'est le cadre très familier de la Provence. On se retrouve plongé au coeur des rangées de ceps de vignes, des oliviers, des cigales ; et sous ce soleil écrasant, ça sent bon les grands pins. Enfin, ça sent surtout la mort, avec cette odeur nauséabonde et pestilentielle dégagée par ces zombies qui ont envahi soudainement le monde.

 

Le roman offre bien sûr de nombreuses scènes caractéristiques du genre : ça gicle de partout, on éclate du zombie à tour de bras, avec marteaux, pelles, battes, poêles, bref tout ce qui tombe sous la main et qui permet de se tenir à l'abri de leurs crocs affamés. Mais en plus de toutes ces scènes de dégommage en règle (quelquefois trop répétitives, ce qui alourdit un peu le rythme en milieu de roman), l'auteur a eu la très bonne idée de choisir en guise de héros un couple aussi improbable qu'irrésistible, celui formé par un vieil agriculteur misanthrope, bourru et grincheux, et une douce petite fille tout à fait attachante. Une très belle relation se construit entre eux, et j'ai eu le coeur serré et la larme à l'oeil à plusieurs reprises.

 

A noter également, loin de certaines oeuvres un peu "commerciales" du genre, la langue de Paul Clément est tout sauf mécanique et formatée : une plume très soignée et même raffinée qui offre un joli contrepied aux tripes et boyaux qui parsèment le livre. Et également une écriture très évocatrice qui nous permet de visualiser l'histoire d'un bout à l'autre, jusqu'à nous faire sentir ces terribles odeurs qui poursuivent -ou précèdent- ces hordes de monstres sanguinolents en putréfaction.

 

En bref, un bon moment de divertissement !

 

Ma note : 4 b pn

 

D'autres avis : un coup de coeur pour Laëtitia ICI et pour Just2readbooks ICI, une très bonne lecture pour Léa Touch Book ICI, un roman captivant pour Ilestbiencelivre ICI, "prévisible et bateau" pour Jadelit ICI, "tout ça pour ça" pour My Little Anchor ICI, mais 10/10 pour Emilivre ICI.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 11:37

 

 

 

Résumé : Tout l'art de Jean Teulé résumé en 40 brèves nouvelles, détonantes, surprenantes, poétiques et drôles ! Pour échapper à l'atmosphère plombée qui nous étouffe, Jean Teulé a décidé d'aller voir les gens, de s'asseoir à leur table et d'écouter leurs histoires. Il n'a pas regretté le voyage. Ils sont incroyables, les gens. Ils sont capables de tout. Ou vont-ils chercher cette stupéfiante énergie ? Comment peut-on se montrer tour à tour si meurtris et si joyeux ? Être tout à la fois si tendres, émouvants et féroces. Ne jamais renoncer, ne jamais céder, toujours inventer, toujours rêver et toujours rire. Respirez ! À fond ! Et laissez vous emporter par la fantaisie malicieuse et cruelle de Jean Teulé qui dit l'extraordinaire des destins ordinaires.

 

Jean Teulé est un auteur dont la plume me plaît beaucoup et c'est donc avec envie que j'ai accueilli son dernier ouvrage, "Comme une respiration".

 

150 pages pour 40 micro-nouvelles, comme des instantanés du quotidien captés par son regard et retranscrits dans sa plume si caractéristique, faite de poésie et de force, mais aussi d'humour et de gouaille. On a l'impression que Jean Teulé se promène, carnet à la main, et note ses observations et pensées sur des petites scènes de la vie de tous les jours croisées çà et là. Le ton varie, du plus émouvant au plus loufoque, du dramatique au léger, et il nous fait également voyager à travers le monde, en France ou en Afrique.

 

Cependant, même si j'ai retrouvé avec bonheur le sens de la formule de Jean Teulé, j'ai trouvé que ça manquait vraiment de consistance. Car en lisant ces petits textes, j'ai souvent eu l'impression de rester en surface, à l'écart du plaisir un peu "égoïste" de l'auteur, et je n'ai pas trouvé de réelle unité à cet ensemble un peu fourre-tout.

 

En bref, une lecture sympa mais loin d'être indispensable.

 

Ma note :

 

D'autres avis : Jostein a beaucoup aimé ICI, tout comme L'ivresse littéraire ICI, et Karaokepda en redemande ICI.

 

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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