3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 10:19

 

 

 

 

Résumé : Ari, 15 ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais... C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers...

 

 

Depuis le billet de Cess sur ce roman (qu'elle avait lu en VO), je trépignais d'impatience de pouvoir le lire à mon tour.

 

J'ai passé un très bon moment avec Ari et Dante et grâce aux chapitres très courts, je n'en ai fait qu'une bouchée : une lecture idéale pour l'été.

 

Du côté de ce qui m'a complètement séduite, je noterai bien évidemment les 2 héros, Aristote & Dante, qui sont aussi attachants l'un que l'autre : ce sont vraiment de très beaux personnages. Mais ce qui m'a le plus plu tout au long de cette lecture, ce sont les parents de ces deux ados : des parents qui, malgré certaines failles, assurent vraiment dans leur rôle, et nous devrions certainement tous en prendre de la graine. J'ai vraiment adoré tous les passages qui nous laissaient entrevoir les relations entretenues au sein de ces deux familles : attendrissant et émouvant.

 

Du côté de ce qui pourrait peut-être moins plaire à certains, ce roman est sans grande surprise car on devine très vite comment tout va se dérouler et comment les obstacles vont être surmontés. Sans oublier la présence de certains clichés comme le soldat hanté par la guerre au Vietnam, la tante lesbienne qui apprend la tolérance à sa famille, ou encore les Mexicains et les gangs. Mais ça ne gâche en rien ni la lecture ni la beauté de l'histoire.

 

 

En bref, c'est c'est parfait pour la saison. C'est une histoire toute mignonne, pleine de douceur, toute en simplicité, et qui se laisser savourer comme un bonbon sucré.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : l'avis de La Fée Lit avec qui j'ai partagé cette lecture ICI, le très beau billet 100 % convaincu de Cess ICI, le coup de coeur de Simi ICI, le billet nuancé d'Eden ICI, et l'avis négatif de Floctopus ICI.

 

 

 

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 09:50

 

Hello Hello,

 

Pas le temps de lire depuis 10 jours mais bien le temps d'acheter des livres hihi. Voici donc ce qui est arrivé dans ma bibliothèque cette semaine.

 

 

 

Je vous souhaite un beau dimanche : le mien sera merveilleux, je pense, puisque je vais voir, pour la toute première fois, Muse en concert, youhhouuuu.

 

 

 

 

A bientôt,

 

Cajou

 

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:00

 

 

Ayé, l'été est là et les sites des Éditeurs commencent à mettre en ligne leurs titres pour la rentrée littéraire, cru 2015 et voici donc un tout petit aperçu de ce que l'on nous réserve (forcément, je ne peux pas présenter les 589 romans annoncés).

 

 

Transparence - Alex Christofi - Fleuve Éditions

Sortie : 3 septembre 2015

 

 

Résumé : "J'ignorais encore quelle était ma voie, mais je savais déjà qu'elle serait unique".

 

 

 

Vite, trop vite - Phoebe Gloeckner - Éditions La Belle Colère

Sortie : 27 août 2015

 

 

Résumé : Dans le San Francisco licencieux des années 1970, Minnie Goetze, jeune fille de 15 ans, essaie de frayer son chemin à travers les affres de l'adolescence. En quête d'émancipation et d'épanouissement, mais détestant l'école, elle rêve de devenir artiste ou spéléologue. Se précipitant un peu vite dans la sexualité avec un ami de sa mère, elle poursuit son apprentissage, sans repères mais sans peur.

 

 

 

 

Les Assassins - R.J. Ellory - Sonatine

Sortie : 20 août 2015

 

 

Résumé : Sur 18.000 assassinats par an aux États-Unis, seulement 200 sont le fait de tueurs en série. Aussi les forces de police ne privilégient-elles que rarement la piste du serial killer. Lorsque 4 homicides sont commis en quinze jours à New York, selon des modes opératoires complètement différents, personne ne songe à faire un lien entre eux. Personne, sauf John Costello. Documentaliste au City Herald, et véritable encyclopédie vivante des serial killers, celui-ci découvre en effet que les quatre meurtres ont été commis à la date anniversaire d’un meurtre ancien, œuvre à chaque fois d’un tueur en série célèbre, selon des procédures rigoureusement identiques jusque dans les moindres détails. Y aurait-il dans la ville un serial killer qui s’inspire de ses prédécesseurs et leur rend ainsi un funèbre hommage ? En compagnie de Karen Langley, une journaliste du City Herald, et de Ray Irving, détective du NYPD, John va se livrer à la traque de cet assassin très particulier, à l’intelligence aussi fulgurante que morbide et à la virtuosité impressionnante.

 

 

 

 

La zone d'intérêt - Martin Amis - Calmann-Lévy

Sortie : 19 août 2015

 

 

Résumé : Comment explorer à nouveau la Shoah sans reprendre les mots des autres ? Comment oser un autre ton, un regard plus oblique ? En nous dévoilant une histoire de marivaudage aux allures de Monty Python en plein système concentrationnaire, Martin Amis remporte brillamment ce pari. Une manière habile de caricaturer le mécanisme de l'horreur pour le rendre plus insoutenable encore.

DECOR
Camp de concentration Kat Zet I en Pologne.
PERSONNAGES
Paul Doll, le Commandant : bouffon vaniteux, lubrique, assoiffé d'alcool et de mort.
Hannah Doll, l'épouse : canon de beauté aryen, mère de jumelles, un brin rebelle.
Angelus Thomsen, l'officier SS : arriviste notoire, bellâtre, coureur de jupons.
Smulz, le chef du Sonderkommando : homme le plus triste du monde.
ACTION

La météorologie du coup de foudre ou comment faire basculer l'ordre dans un système allergique au désordre.

 

 

 

 

Les Innocents - Robert Pobi - Sonatine

Sortie : 17 septembre 2015

 

Résumé : D’un tempérament impétueux, souvent borderline, Alexandra Hemingway, inspectrice à la section des homicides violents à New York, a l’habitude des enquêtes difficiles. Totalement impliquée dans son métier, elle n’hésite pas à prendre tous les risques. Son visage, refait, marqué par de multiples cicatrices, est là pour le prouver. Le jour où l’on retrouve dans l’East river le corps d’un enfant dont les pieds ont été sectionnés, l’affaire s’annonce particulièrement délicate. D’autant plus que la presse n’hésite pas à consacrer ses gros titres à ce genre de meurtre et à venir perturber les investigations. Lorsqu’un autre enfant est enlevé, la panique gagne Manhattan. Panique d’autant plus justifiée que le prédateur à l’œuvre est l’une des figures du mal les pires qui soient. Habituée aux noirceurs les plus effroyables de l’âme humaine, Alexandra pensait avoir tout vu. Elle n’avait pas connu le pire.

 

 

 

 

 

La contre-heure - Sébastien Hoët - Kero

Sortie : 31 août 2015

 

 

Résumé : Gilles est professeur de philosophie dans un lycée. Il est séduisant, brillant, un brin iconoclaste, témoin halluciné de la médiocrité moderne. Ce jour de rentrée commence bien mal puisque Victoire, une élève de première, s’est défenestrée du troisième étage du lycée. Une nouvelle année de débâcle dans les couloirs de l’Éducation nationale ? Une jeune femme aux yeux verts y apparaît pourtant, qui pourrait changer le monde. D’une écriture claire et féroce, Sébastien Hoët réussit un premier roman à la forte personnalité, qui, avec intelligence et humour, n’épargne pas grand monde.

 

 

 

 

 

Blas Musik Pop - Vea Kaiser - Presses de la Cité

Sortie : 20 août 2015

 

 

Résumé : Féru d'érudition, Johannes parvient à quitter le village de Saint-Peter-sur-Anger, où la lecture est considérée comme un passe-temps hautement suspect, pour aller étudier en ville. Mais quand il rate son baccalauréat, le jeune homme doit retourner vivre chez ceux qu'il considère comme des barbares. Comble de l'horreur, ces derniers s'apprêtent à accueillir un club de football. Premier roman.

 

 

 

 

Tourner la page - Audur Jonsdottir - Presses de la Cité

Sortie : 27 août 2015

 

 

Résumé : Poussée par sa grand-mère à se séparer d'un mari alcoolique, Eyja quitte son petit village de pêcheurs islandais pour retrouver sa cousine Runa en Suède. Celle-ci déborde d'idées pour occuper la nouvelle venue : nettoyer des cottages, s'occuper d'enfants en voyage, faire la fête, etc. Or, Eyja n'aspire qu'à une chose : écrire.

 

 

 

 

Le Doute - S.K. Tremayne - Presses de la Cité

Sortie : 3 septembre 2015

 

 

Résumé : Qui se cache derrière le pseudonyme S. K. Tremayne ? Un auteur de best-sellers dont l'identité reste mystérieuse Une chose est sûre, on lui doit un suspense angoissant et époustouflant.

Un an après la mort accidentelle de Lydia, 6 ans, ses parents et sa jumelle Kristie prennent un nouveau départ en s'installant sur une petite île écossaise isolée. Mais l'étrange comportement de Kristie sème bientôt le trouble. Elle demande à se faire appeler Lydia... Qui est-elle vraiment ?

 

 

 

 

L'Oiseau du Bon Dieu - James McBride - Gallmeister

Sortie : 20 août 2015

 

 

Résumé : En 1856, Henry Shackleford, 12 ans, traîne avec insouciance sa condition de jeune esclave noir. Jusqu’à ce que le légendaire abolitionniste John Brown débarque en ville avec sa bande de renégats. Henry se retrouve alors libéré malgré lui et embarqué à la suite de ce chef illuminé qui le prend pour une fille. Affublé d’une robe et d’un bonnet, le jeune garçon sera brinquebalé des forêts où campent les révoltés aux salons des philanthropes en passant par les bordels de l’Ouest, traversant quelques-unes des heures les plus marquantes du 19e siècle américain. Dans cette épopée romanesque inventive et désopilante, récompensée par le prestigieux National Book Award en 2013, James McBride revisite avec un humour féroce et une verve truculente l’Histoire de son pays et de l’un de ses héros les plus méconnus.

 

 

 

 

Un mot sur Irène - Anne Akrich - Julliard

Sortie : 20 août 2015

 

 

Résumé : Un parfum de scandale sexuel flotte dans le milieu universitaire depuis la mort, à New York, d'Irène Montès, une intellectuelle de renom. Alors qu'elle devait donner une importante conférence sur les gender studies, son cadavre a été retrouvé nu dans une chambre d'hôtel, au côté d'une poupée gonflable. Mais qui était-elle vraiment ? À travers les yeux de son mari, Léon Garry, professeur à la Sorbonne, la flamboyante personnalité d'Irène nous est peu à peu dévoilée, tout comme la relation trouble qui unissait les deux époux. Jadis mentor d'Irène, Léon était devenu son pantin, dans un théâtre de la cruauté qui le condamnait au rôle de voyeur. Jusqu'ou peut dériver un homme dont les fantasmes inassouvis brouillent la perception du réel et de l'imaginaire ? Porté par une écriture et un érotisme vibrants, ce récit crépusculaire fouille les arcanes du couple dans ses replis les plus intimes.

 

 

 

 

La petite femelle - Philippe Jaenada - Julliard

Sortie : 20 août 2015

 

 

Résumé : Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d'avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été tondue, avant d'assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ? Ou n'est-elle, au contraire, qu'une jeune fille libre qui revendique avant l'heure son émancipation et questionne la place des femmes au sein de la société ? Personne n'a jamais voulu écouter ce qu'elle avait à dire, elle que les soubresauts de l'Histoire ont pourtant broyée sans pitié. Telle une enquête policière, La Petite Femelle retrace la quête obsessionnelle que Philippe Jaenada a menée pour rendre justice à Pauline Dubuisson en éclairant sa personnalité d'un nouveau jour. À son sujet, il a tout lu, tout écouté, soulevé toutes les pierres. Il nous livre ici un roman minutieux et passionnant, auquel, avec un sens de l'équilibre digne des meilleurs funambules, il parvient à greffer son humour irrésistible, son inimitable autodérision et ses cascades de digressions. Un récit palpitant, qui défie toutes les règles romanesques.

 

 

 

 

7 secondes - Tom Easton - Lumen

Sortie : 7 septembre 2015

 

 

Résumé : Dans cette dystopie à suspense, Tom Easton imagine un monde divisé entre, d’un côté, un continent ravagé par la guerre et, de l’autre, les Îles, enclave idyllique où, grâce à un téléphone placé dans son crâne, chacun enregistre la moindre minute de sa vie et peut choisir de la diffuser à ses abonnés. Fuyant une vie de violence et de pauvreté, Mila est capturée alors qu’elle cherche à s’introduire dans ce paradis. Mais lorsque le gouvernement entreprend de lui implanter à son tour un téléphone, ils découvrent un appareil inconnu, potentiellement dangereux, dans son crâne. Une véritable chasse à l’homme commence : pour sauver sa vie, Mila ne dispose que de sept précieuses secondes d’avance sur ses poursuivants – le décalage entre la réalité et sa retransmission… Servi par une écriture aussi efficace qu’élégante, Sept secondes nous plonge dans un récit résolument moderne et profondément dérangeant, qui pousse les dérives potentielles liées aux réseaux sociaux jusqu’à leur paroxysme. Au centre d’une intrigue au rythme soutenu se nichent également les thématiques très actuelles de la protection de la vie privée et de la menace que font peser les hautes technologies sur les libertés. Vous ne pourrez lâcher ce récit à la tension omniprésente !

 

 

 

 

Le Testament de Marie - Colm TÓIBÍN - Robert Laffont

Sortie : 20 août 2015

 

 

Résumé : « C'est un livre court, mais aussi dense qu'un diamant. » (Irish Times). Ils sont deux à la surveiller, à l'interroger pour lui faire dire ce qu'elle n'a pas vu. Ils dressent de son fils un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu'elle refuse. Seule, à l'écart du monde, dans un lieu protégé, elle tente de s'opposer au mythe que les anciens compagnons de son fils sont en train de forger. Lentement, elle extirpe de sa mémoire le souvenir de cet enfant qu'elle a vu changer. En cette époque agitée, prompte aux enthousiasmes comme aux sévères rejets, son fils s'est entouré d'une cour de jeunes fauteurs de trouble infligeant leur morgue et leurs mauvaises manières partout ou ils passent. Peu à peu, ils manipulent le plus charismatique d'entre eux, érigent autour de lui la fable d'un être exceptionnel, capable de rappeler Lazare du monde des morts et de changer l'eau en vin. Et quand, politiquement, le moment est venu d'imposer leur pouvoir, ils abattent leur dernière carte : ils envoient leur jeune chef à la crucifixion et le proclament fils de Dieu. Puis ils traquent ceux qui pourraient s'opposer à leur version de la vérité. Notamment Marie, sa mère. Mais elle, elle a fui devant cette image détestable de son fils, elle n'a pas assisté à son supplice, ne l'a pas recueilli à sa descente de croix. À aucun moment elle n'a souscrit à cette vérité qui n'en est pas une.
 

 

 

 

Sujet 375 - Nikki Owen - Super 8 Éditions

Sortie : septembre 2015

 

 

Résumé : Trauma, amnésie, menace latente… le roman de Nikki Owen entraîne le lecteur dans un véritable cauchemar éveillé. Entrez dans ce thriller psychologique à l’intrigue diabolique, où la tension monte au fil des pages jusqu’à devenir insupportable. Maria Cruz-Banderras est en prison. Si elle est convaincue d’être innocente des faits qui lui sont reprochés, toutes les évidences sont contre elle. Son alibi ne tient pas la route et les tests ADN confirment qu’elle était bien sur les lieux du crime au moment du meurtre. Atteinte du syndrome d’Asperger, Maria se souvient de tout… sauf de ce qui la concerne intimement. Auprès des thérapeutes, elle va puiser dans ses facultés uniques pour tenter de se remémorer son passé récent. Des endroits étranges. Des gens plus étranges encore… Le puzzle épars qu’elle essaie de reconstituer ne semble pas faire sens. Sauf à croire à des années de mensonges et de faux-semblants. Ce qui est, bien sûr, totalement impossible. À moins que…

 

 

 

 

Le Français - Julien Suaudeau - Robert Laffont

Sortie : 20 août 2015

 

 

Résumé : La métamorphose d'un inoffensif garçon de campagne en bourreau de l'État islamique. Qu'y a-t-il dans la tête et le coeur de ces petits Français « de souche » qui partent se faire tuer en Syrie au nom du djihad ? Le Français est la réponse romanesque à cette interrogation. Le narrateur, dont on ne connaîtra pas le nom, broie du noir dans sa Normandie natale, zone grise entre province et grande banlieue de Paris. La belle Stéphanie éclaire un temps la monotonie de ses jours, mais elle n'est qu'un mirage. Puisque l'horizon est sans issue, pourquoi ne pas fuir ? Ce sera d'abord l'Afrique, au Mali, dans le sillage d'individus peu recommandables. Aux portes du désert, il suffit de se rêver grand pour le devenir. Cette illusion-là non plus ne dure pas longtemps. Le rêve se termine quelque part en Syrie, dans une forteresse djihadiste ou les hommes ont oublié leur humanité. Le Français, dont nous avons suivi pas à pas le chemin, y devient un monstre presque contre son gré. Sa lucidité d'enfant perdu est un cri déchirant dont l'écho se prolonge bien après la dernière page.
 

 

 

 

Camp de gitans - Vladimir Lortchenkov  - Mirobole Éditions

Sortie : 4 septembre 2015

 

 

Résumé : Loufoque, grinçant, acide, voici le tableau d'un pays en plein chaos dans un monde à la dérive. À l'Assemblée générale des Nations Unies, un terroriste moldave prend en otages tous les grands de ce monde, d'Obama, Poutine, en passant par Merkel, Berlusconi et Sarkozy. Ses revendications stupéfient la planète. Pendant ce temps, en Moldavie, entre incurie, corruption et culte aveugle de l'Union européenne, le pays a sombré dans l'anarchie, la capitale Chisinau est envahie par des hordes d'enfants abandonnés et une étrange religion se répand : les Moldaves seraient le Peuple élu, le nouvel Israël, qui réclame une Terre promise au bord de la Méditerranée... L'ONU va devoir agir, sans quoi, adieu les otages ! Découvrez dans ce roman à l'écriture étourdissante comment les Moldaves marchandent avec Dieu, ou pourquoi le major Plechka, maton filou, oblige ses prisonniers à écouter en boucle les trésors de la poésie nationale... 

 

 

 

 

Ah ! Ça ira - Denis Lachaud - Actes Sud

Sortie : 19 août 2015

 

 

Résumé : En 2016 Antoine Léon est arrêté, il est condamné à vingt-et-un ans de prison. En 2037, le groupe des 68 s’installe dans le jardin Marcel Proust à Paris. Ces jeunes gens ne veulent plus de cette démocratie nauséabonde et violente. Leur histoire est celle du passage à l’acte qui ne serait plus issu d’une idéologie mais bien du vécu de l’individu, celui d’un être simple, d’un quidam, d’un vivant. Celui d’un être qui marche puis court vers la possibilité du sursaut. Un sursaut qui enfin se décuple et qui pourrait bien – après la violence du politique et du militantisme, véritable posture citoyenne – enfin changer le monde.

 

 

 

 

Otages intimes - Jeanne Benameur - Actes Sud

Sortie : 19 août 2015

 

 

Résumé : Photographe de guerre, Étienne a toujours su aller au plus près du danger pour porter témoignage. En reportage dans une ville à feu et à sang, il est pris en otage. Quand enfin il est libéré, l’ampleur de ce qu’il lui reste à réapprivoiser le jette dans un nouveau vertige, une autre forme de péril. De retour au village de l’enfance, auprès de sa mère, il tente de reconstituer le cocon originel, un centre depuis lequel il pourrait reprendre langue avec le monde. Au contact d’une nature sauvage, familière mais sans complaisance, il peut enfin se laisser retraverser par les images du chaos. Dans ce progressif apaisement se reforme le trio de toujours. Il y a Enzo, le fils de l’Italien, l’ami taiseux qui travaille le bois et joue du violoncelle. Et Jofranka, “la petite qui vient de loin”, devenue avocate à La Haye, qui aide les femmes victimes de guerres à trouver le courage de mettre en mots ce qu’elles ont vécu. Ces trois-là se retrouvent autour des gestes suspendus du passé, dans l’urgence de la question cruciale : quelle est la part d’otage en chacun de nous ?
 

 

 

 

 

Les pêchers - Claire Castillon - Éditions de L'Olivier

Sortie : 3 septembre 2015

 

 

Résumé : Tamara est prisonnière. De son mari, Claude, qui veut faire d’elle une épouse idéale. De son amour perdu, à qui elle ne peut s’empêcher de rêver. La liberté lui fait peur, la captivité lui pèse. Elle ne peut ni rester ni partir. Il lui faudra pourtant choisir entre cette conjugalité qui l’étouffe et le besoin éperdu de vivre sa vie. Aimée, elle, semble parfaitement adaptée au monde tel qu’il va. Mais son personnage de material girl cache une vraie fragilité. Ex-femme de Claude, elle juge les hommes avec tendresse et sévérité. Qu’attend-elle de l’amour ? Tout, sauf l’angoisse d’être trop (ou pas assez) aimée. Et puis il y a sa fille, Esther, dont elle s’occupe avec le mélange d’affection et d’égoïsme qui la caractérise. Esther... Une adolescente d’aujourd’hui. Espionne, poète, raisonneuse, innocente, amoureuse. Son regard implacable radiographie les adultes, si touchants dans leur refus d’être lucides. Et si c’était elle, la véritable héroïne de cette histoire ? Elle en serait, sans le moindre doute, la parfaite victime expiatoire. Rageuse, mélancolique, toujours surprenante, la plume de Claire Castillon fait mouche dans ce nouvel épisode de la guerre des sexes qu’elle ne cesse d’explorer, de livre en livre.

 

 

 

 

L'infinie comédie - David Foster Wallace - Éditions de l'Olivier

Sortie : 20 août 2015

 

 

Résumé :

Lieu : l’Amérique du Nord (les U.S.A., le Canada et le Mexique ont fusionné en une fédération.).

L’époque : le futur proche. La Société du spectacle a gagné, et la population hébétée par la télévision, les loisirs et la consommation à outrance ne songe plus qu’à se distraire.

Le décor : une académie de tennis et un centre de désintoxication.

Les personnages principaux : la famille Incandenza, qui rappelle la fameuse famille Glass des romans de Salinger, avec ses parents excentriques et ses enfants, géniaux – dont Hal, adolescent tennisman surdoué. Mais aussi un groupe de séparatistes québécois, « Les Assassins en Fauteuil Roulant », entrés en résistance. Ils convoitent une arme redoutable : une vidéo clandestine créée par le père Incandenza, L’Infinie Comédie, qui suscite chez ceux qui la regardent une addiction mortelle...

Consacré livre-culte dès sa parution aux États-Unis en 1996, ce roman a passionné des millions de lecteurs dans le monde entier. En 1488 pages éblouissantes, Wallace nous transporte dans un univers farfelu, sombre et parfois ironique. Son humour, sa fragilité, sa solitude font de cet auteur un des rares véritables héritiers de Kafka.

 

 

 

 

Ressources inhumaines - Frédéric Viguier - Albin Michel

Sortie : 19 août 2015

 

 

Résumé : « La vie d’un hypermarché bat au rythme de l’humanité manipulée. Et cela fait vingt ans qu’elle participe à cette manipulation. » Elle attend et n’exige rien du destin. Elle laisse glisser les heures, elle ne participe pas, elle est là, peu influente, jamais déterminante et sans rancune. Elle est en parallèle, attentive, mais pas impliquée. « Elle », c’est cette jeune femme de 22 ans qui entre comme stagiaire au rayon textile d’un hypermarché, pour y devenir très vite chef de secteur. C’est cette « femme sans qualité » dénuée d’ambition, qui cherche juste à combler le vide abyssal de sa vie. En acquérant un statut, elle quitte les rives de son existence banale pour faire enfin partie d’un monde. Celui de la grande distribution. Univers absurde, construit sur le vide et les faux-semblants. Frédéric Viguier signe un premier roman implacable, glaçant et dérangeant sur l’inhumanité de l’entreprise et l’indifférence ambitieuse. Au vide moral, affectif et intellectuel de son héroïne, il répond d’une écriture sèche et minimaliste. D’une lucidité cruelle mais sans cynisme, Ressources inhumaines donne à voir avec subtilité et intelligence les mécanismes de notre société de consommation.

 

 

 

Par ICI, vous trouverez un article de Culture Box qui recense beaucoup d'autres titres avec quelques grosses pointures comme Amélie Nothomb, Hening Mankell, Richard Ford, Toni Morrison, ou encore le 4ème tome de "Millénium".

 

 

 

Alors y a-t-il des titres qui vous font envie ? D'autres titres à me conseiller ?

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 09:57

 

 

 

 

Résumé : Récemment évadés de Bagne, la planète-prison désertique, Lara, Renaud et une poignée de Foulards Rouges ont atterri dans les eaux de la planète Bleue... Il est temps pour eux de plonger au cœur de ses intrigues politiques, celles-là même qui ont fait d’eux des criminels, et désormais des fugitifs. Lorsque Lara se réveille, elle est d’abord surprise de ne pas s’être noyée. Mais son soulagement est de courte durée, étant donné qu’on l’envoie dans l’Arène des Justes... Qui, des puissants partis politiques qui s’affrontent sur Terre, est à l’origine de cette nouvelle épreuve ? Quelle que soit la réponse à cette question, Lara saura affronter dignement ce qui l’attend – car pour la Foulard Rouge, il ne s’agit là, une fois de plus, que de défendre chèrement sa vie.

 

 

L'an passé, je m'étais régalée de la Saison 1 des Foulards Rouges, complètement prise au jeu des épisodes à attendre (impatiemment) chaque mois. Alors c'est tout naturellement que j'ai veillé hier soir jusque 00.01 pour pouvoir découvrir le premier épisode de cette seconde saison.

 

Et ça valait le coup ! J'ai dévoré cet épisode, ravie de retrouver Lady Bang et son caractère plus que bien trempé.

 

Un épisode bien ficelé, sans tergiversations, qui nous plonge au coeur de l'action, notamment dans cette (horrible) Arène des Justes. Lara est certes affaiblie (cf. la fin de l'épisode précédent), mais d'une certaine façon elle est aussi plus forte que jamais, ce qui nous promet de l'action à gogo dans la suite de la saison, j'en suis certaine.

 

"Not just a pretty face" est également un épisode hyper visuel : on est projeté dans une atmosphère steampunk avec des ombrelles, des hauts-de-forme, des jabots de dentelle, des arc-en-ciel de corsages de soie et surtout, on a la chance de monter à bord de cet aérostat rutilant, avec ses tuyaux cuivrés et ses nuages de vapeur, pour découvrir l'impressionnante Canberra vue du ciel.

 

Et puis bien évidemment de nouveaux enjeux, de nouveaux dangers, et surtout de nouveaux personnages, dont l'énigmatique Kilian et ses atours punk-grunge (à mon avis, c'est lui sur la couverture !).

 

En bref, un épisode très réussi qui a répondu à toutes mes attentes : vivement le suivant !

 

Si vous avez déjà lu la saison 1, pas d'excuse, foncez, cet épisode est gratuit (ICI) ! Et si vous n'avez pas encore lu la première saison, pas d'excuse non plus, puisque le premier épisode est également gratuit (ICI).

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

 

 

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 13:54

 

 

Hello Hello amis lecteurs,

 

 

 

Je sors le nez quelques minutes de mes copies (argh) pour vous montrer ce que j'ai reçu ces derniers jours dans ma boite aux lettres.

 

 

 

 

- Aristotle & Dante : je l'attendais impatiemment depuis le billet de Cess et j'ai hâte de le lire (très vite avec La Fée lit !)

- Invisibilité : là aussi j'ai hâte parce qu'il s'agit de David Levithan, auteur souvent mis en avant par John Green !

- La perle et la coquille : j'ai lu le billet de Stephanie (ICI) et bien que je n'avais jamais entendu parler de ce roman, 1 heure plus tard, j'étais chez mon libraire pour l'acheter.

- Les intéressants : qu'il est beau ce livre arc-en-ciel, j'espère que le contenu le sera aussi !

- Amours : parce que je ne fais que de croiser des billets coups de coeur sur ce roman alors il fallait absolument que je puisse le lire !

 

 

Je vous souhaite une belle semaine et un coucou tout particulier à mes collègues professeurs : que la force soit avec vous dans cette (pénible) dernière ligne droite. Puis enfin, une bonne fête des pères à tous les papas de France !

 

Des bisous,

 

Cajou

 

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:55

 

 

 

 

Résumé : « Madame rêve, c’était quelqu’un. Fantasque, drôle, kleptomane, dépensière, égoïste, toxicomane, infidèle, belle et gracieuse. Elle passait partout et on lui passait tout. Madame rêve, c’était quelqu’un avant d’être une chanson. Je parle d’elle pour la première fois. » À l’origine de la chanson la plus mythique d’Alain Bashung, il y a un homme. Et un amour impossible. Pierre Grillet raconte cette femme qui lui a inspiré des paroles qu’on connaît malgré soi par coeur : ils se sont aimés, fuis, trahis, ils se sont réconciliés. Ils ont joué avec leurs vies. Natasha a hanté New York, les hôtels de luxe et les hôpitaux psychiatriques. Les amants se sont perdus mais l’amour est resté ; c’est ce qu’on découvre, page à page, dans ce livre envoûtant.

 

 

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Ce roman n'est pas uniquement le récit de la genèse de ce titre-phare du répertoire d'Alain Bashung. En effet, même si l'on se délecte des anecdotes qui furent à l'origine de la naissance de cette chanson, on découvre également avec grand plaisir comment un texte prend vie, grandit, et se bonifie pour enfin arriver à nos oreilles. Quelle chance de pouvoir découvrir les coulisses de la création musicale, mêlant à la fois détails de sa vie intime et professionnelle.

 

 

Madame rêve d'atomiseurs
Et de cylindres si longs
Qu'ils sont les seuls
Qui la remplissent de bonheur

Madame rêve d'artifices
De formes oblongues
Et de totems qui la punissent

 

 

Si comme moi cette chanson vous électrise et fait vibrer la moindre parcelle de votre peau, sans vraiment savoir pourquoi, vous découvrirez notamment entre ces pages le sens de ces paroles (que je n'avais jamais soupçonné) et vous vous direz que décidément, aucune autre voix n'aurait pu se mêler avec tant de justesse à ce texte.

 

Des souvenirs, des pensées, des émotions, des mots et des notes, des bribes de vie et des wagons... Mais ce roman, c'est surtout l'histoire des amours tumultueuses de l'auteur et de Natasha, la fameuse "Madame Rêve".  Sa muse, sa Bene Gesserit, son aimant. Trop belle, trop riche, trop gâtée. Qui ne cesse de disparaitre pour réapparaitre, tout au long de sa vie. Outre le fond que j'ai trouvé passionnant, ajoutons que c'est finement écrit, entre révélations et pudeur et puis, surtout, c'est intelligent.

 

Merci Pierre Grillet pour ce très joli petit roman (en taille, point en qualité!). Sismique et sensuel.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

En bonus, un de mes passages préférés :

 

Un jour ma mère m'appelle. Elle vit en province et écoute Europe n°1 fidèlement depuis toujours : "Je viens d'entendre ta chanson à la radio ! dit-elle sans prendre le temps de dire bonjour. J'ai bien aimé." Je suis un peu surpris, la connaissant. Ce qui me pousse à lui demander si elle a bien compris les paroles. "Je vais la réécouter et je te rappelle." Elle ne m'a jamais rappelé. Voilà que ma propre mère, destin cruel, semble donner raison aux marchands lucides : "Les paroles, les gens s'en foutent!" Oui et non. Une chanson c'est un être vivant, une rencontre. Qu'il s'agisse d'un coup de foudre ou d'une liaison, il y a ce qu'elle montre, ce qu'elle cache, et ce qu'elle ignore elle-même. On croyait bien la connaître et puis non, on croyait l'aimer et puis non. Enfin si. Il y a soudain une petite ligne de choeurs, une harmonie subtile, ou un jeu sur les mots qu'un jour, un soir, un peu plus sensible, on entend pour la première fois. Aimer sans comprendre, sans comprendre forcément tout tout de suite, c'est la magie de l'amour et des chansons. Les gens ne se foutent pas des paroles, dans cette rencontre qu'ils font, ils ne déshabillent pas leur partenaire instantanément, c'est tout.

 

 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 13:12

 

 

 

 

Résumé : Cela commence comme la plus belle des histoires : Charlotte et Clark, 3 ans de mariage, des rêves plein la tête, un futur radieux. Et un projet, emménager dans cette jolie maison de la banlieue de Boston qu'ils ont achetée sur un coup de tête. Une maison idéale pour se construire un avenir commun, pour abriter la famille qu'ils vont former. Une maison comme un cocon. Ou comme une prison. Car peu de temps après leur installation, la maison qui leur paraissait si parfaite semble avoir changé. Comme si les murs s'étaient rapprochés, les plafonds abaissés, comme si tout l'espace s'était rétréci. Comme si la maison elle-même ressentait un certain malaise. Quelles angoisses se cachent derrière les murs ? Quel drame s'est joué dans l'enfance de Clark qui l'empêche d'envisager un avenir ? Pourquoi Charlotte a-t-elle un tel empêchement face à la maternité ? Parviendront-ils à renouer le lien ?

 


 

Ce roman est une plongée, à la fois effrayante et dérangeante, dans le quotidien d'un couple qui emménage ensemble, et qui peine à se remettre en question, ou simplement à se mettre d'accord, au sujet de sa complémentarité, de ses aspirations pour l'avenir, du poids du passé, ou encore des envies et besoins de chacun. Une vision du couple, de ses failles et de son usure, assez pessimiste et désabusée. Voire cynique.

 

Même si tout semble normal de l'extérieur, on se rend vite compte des névroses de chacun, et la tension monte crescendo entre eux, surtout que leur maison a une mauvaise aura et pèse de tout son poids sur leur vie. Le malaise devient de plus en plus palpable et la folie est à leur porte, à coups d'hallucinations (ou pas?) et de lubies. On sent que tout peut partir en sucette à n'importe quel moment, à l'image de cette scène épique et barrée entre Charlotte et le tracteur-tondeuse de son mari.

 

Et cette ambiance pesante est bien rendue par la très jolie plume d'Amity Gaige qui arrive vraiment à mettre les mots au diapason de l'histoire de la déliquescence de ce couple.

 

Malgré tout, si l'idée de départ est plutôt intéressante, cette lecture ne m'a pas vraiment plu tant j'ai trouvé le tout bizarre. Clark et Charlie sont bizarres, leurs attitudes et réactions sont bizarres, leur maison est bizarre, les deux enfants qui s'imposent dans leur vie sont bizarres, la mère défunte de Clark est (bien plus que) bizarre, tout comme le sont son père et sa "maitresse". Même leur chien, Tecumseh, est bizarre.

 

Pour qu'il me convainque, il a manqué à ce roman un but, une direction, quelque chose de concret, qui aurait pu donner plus de substance à cette atmosphère étouffante (et très réussie) mais trop abstraite.

 

 

Ma note :

 

 

D'autre avis : c'est avec plaisir que j'ai partagé cette lecture avec Belledenuit, mitigée, dont vous pouvez retrouver l'avis par ICI. Virginie a eu un coup de coeur pour ce roman ICI, et quant à Léa, elle n'a pas aimé ICI.

 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 13:14

 

 

 

 

 

Résumé : Elsa n'a plus froid, plus faim, plus peur depuis qu'un accident de montagne l'a plongée dans le coma. Thibault a perdu toute confiance le jour où son frère a renversé 2 jeunes filles en voiture. Un jour, Thibault pénètre par erreur dans la chambre d'Elsa et s'installe pour une sieste. Elle ne risque pas de le dénoncer, dans son état. Mais le silence est pesant, même face à quelqu'un dans le coma. Alors, le voilà qui se met à parler, sans attendre de réponse. Ce qu'il ignore, c'est que pour Elsa, tout est fini, jamais elle ne se réveillera. Mais tandis que médecins, amis et famille baissent les bras, Thibault, lui, construit une relation avec Elsa. Est-il à ce point désespéré lui-même ? Ou a-t-il décelé chez elle ce que plus personne ne voit ?

 

 

 

Sur le bandeau de ce roman, on peut lire :

"Le roman phénomène qui a ému le monde entier"

Et sur sa 4ème de couverture :

"Avant même d'être publié, le 1er roman de Clélie Avit

a déjà provoqué l'enthousiasme de plus de 10 éditeurs étrangers

qui en ont acquis les droits de traduction".

 

 

Faible que je suis, je n'ai pas résisté aux sirènes du marketing éhonté de la tentation

 

 

Alors, oui, c'est une histoire sympathique et qui saura vous émouvoir. Mais franchement, chez JC Lattès on ferait quand même mieux de réfléchir à 2 fois avant d'user d'autant de dithyrambe pour vendre un roman "banal", parce que ça lui nuit plus qu'autre chose.

 

Du côté de ce que j'ai apprécié, et qui vous plaira certainement aussi, on notera le thème et l'histoire toute mignonne de ce jeune homme qui tombe amoureux d'une jeune fille dans le coma. Vraiment c'est tout chou. Mais ça ne va pas plus loin, et je doute que ce roman puisse émouvoir le monde entier.

 

Par contre, de nouveau à charge de JC Lattès, il me semble que le travail éditorial aurait pu être davantage poussé. J'ai en effet trouvé le style très scolaire, une langue un peu trop "parlée" à mon goût quand il s'agit de Thibault, des figures de style qui font un peu pitié ("Ma visite à l'hôpital tourne dans ma tête comme des vêtements dans une machine à laver" ), pas mal de dialogues sonnent faux (notamment les échanges entre les 2 amis, Thibault et Julien), des répétitions (l'arc-en-ciel, le jasmin, les doutes, etc.) un peu trop nombreuses et des informations inutiles, qui alourdissent çà et là la narration. Peut-être que sans cela, on aurait éventuellement pu obtenir un roman phénomène. Peut-être. J'en doute quand même très fort.

 

Je ne veux pas terminer sur une impression négative parce que j'ai tout de même passé un agréable moment de lecture alors je vous parlerai encore de la qualité essentielle de ce roman, qui est le point de vue d'Elsa. J'ai trouvé cela très intéressant de pouvoir partager les pensées d'une personne plongée dans un coma long, j'ai aimé sa façon de ne pas perdre espoir et de se battre pour qu'on l'entende ses cris silencieux.

 

En bref, c'est sympa pour lire sur la plage, c'est mignon et tout choupinou, mais ça n'a rien d'un roman à lire absolument.

 

 

Ma note :

 

 

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:30

 

 

 

 

Résumé : Titulaire d'une chaire de psychologie à Harvard, Alice, à cinquante ans, attribue d'abord ses quelques amnésies au stress et à la ménopause. Jusqu'au jour où elle se retrouve complètement désorientée sur son parcours habituel de jogging et où tout bascule. A l'issue de tests médicaux qu'Alice ne connaît que trop bien dans le cadre de son travail, le diagnostic tombe : elle est atteinte d'une forme précoce de la maladie d'Alzheimer. Alice s'est toujours reposée sur son cerveau et sur sa mémoire, qui constituent le centre de son travail, voire de sa vie. Elle, ses deux filles et son mari John, qui refuse de faire le deuil de la femme brillante qu'il a toujours connue, vont entamer une descente accélérée dans l'enfer ordinaire de la maladie, doublée d'une course contre la montre pour organiser l'avenir...

 

 

Pfioouuu. Voici l'état dans lequel j'ai refermé ce roman.

 

 

 

Ça commence avec un mot qui reste sur le bout de la langue, puis un autre qui ne vient pas du tout, ou encore la perte anodine d'un chargeur de Blackberry, et enfin la désorientation la plus totale dans un quartier que l'on fréquente depuis plus de 25 ans. Puis le diagnostic tombe. Alzheimer précoce. Démence présénile. Brutal. Et c'est d'autant plus cruel que ça touche Alice, cette professeur, conférencière renommée, brillante oratrice et  titulaire d'une chaire de linguistique à Harvard.

 

Chaque chapitre est un nouveau  mois dans la vie d'Alice et nous montre les défaillances de plus en plus nombreuses de sa mémoire, en à peine 2 ans. Lisa Genova nous conte avec brio, et beaucoup de justesse, l'inéluctabilité de cette maladie et son caractère intraitable et sans pitié. Son passé disparait, son présent est balbutiant et ses lendemains flous. C'est effrayant. Angoissant. Et même parfois terrifiant.

 

Le pire, ce n'est d'ailleurs pas la maladie en elle-même qui frappe une personne aussi jeune et talentueuse. Non, le pire, c'est la conscience avec laquelle Alice voit ses facultés la quitter petit à petit. Elle se sent glisser, elle sait, elle voit, mais elle ne peut rien y faire. On se sent tellement impuissant qu'on ne peut qu'entrer en empathie avec cette femme remarquable qui vit et ressent cette impuissance au quotidien.

 

Malgré un second tiers un peu moins prenant, c'est un roman qui m'aura donc fait ressentir beaucoup d'émotions et que j'ai même trouvé poignant, douloureusement poignant, dans certaines scènes, comme par exemple celle du discours d'Alice sur l'Alzheimer ou encore celle du dossier "Papillon" dans son ordinateur. Cfr. le GIF animé en début de billet pour comprendre l'état dans lequel ça m'a mise.

 

Et pour que la page de cette belle lecture ne se tourne pas trop vite, j'ai regardé hier soir l'adaptation cinématographique, avec Julianne Moore, Alec Baldwin et Kristen Stewart,... et j'ai tout autant pleuré.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

En lieu et place d'autres avis, voici un printscreen de la moyenne de ce roman sur Goodreads, avec 160.000 notes. Plutôt éloquent, non ?

 

 

 

 

 

 

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 11:24

 

 

 

 

Hello Hello

 

Voici les livres qui sont arrivés chez moi ces dernières 3 semaines. De nouveau, des romans de tous les genres, remplis de promesses d'excellents moments de lecture, je suis ravie

 

 

 

 

Je me suis offert la version poche de "Dieu me déteste", parce que je suis fan de la couverture et que King Richard mérite bien sa place en double dans ma bibliothèque (mon billet ICI). Je me suis aussi offert le dernier Barbara Abel, "L'innocence des bourreaux" que j'attendais depuis des mois, et je l'ai donc lu immédiatement : une déception (mon billet ICI). Et j'ai enfin lu la BD "Ce n'est pas toi que j'attendais" que j'ai vraiment beaucoup aimée (mon billet ICI).

 

    

 

 

 

Sont aussi arrivés chez moi "Un été 42" chez La Belle Colère, que je suis ravie de pouvoir découvrir, ainsi que le livre-phénomène du moment #EnjoyMarie que je pense lire dans la semaine.

 

 

 

 

Ensuite, des épreuves non corrigées de chez Fleuve Éditions : le prochain roman de Paul Colize qui sortira en octobre, "Concerto pour 4 mains".

 

 

 

 

Chez Belfond, "O My Darling" dont je suis vraiment fan de la couverture et dont le résumé est plutôt prometteur ; et dans leur collection vintage, "Les aventures de Cluny Brown" que j'attendais depuis très très longtemps : lisez-moi donc ce résumé !

 

Mais pour qui se prend donc Cluny Brown ? Effrontée, pétillante et décontractée, la jeune fille se soucie comme d'une guigne des conventions dans une Angleterre des années 30 encore corsetée par les traditions. Pour Cluny, une chose est sûre : la vraie vie est ailleurs... mais reste à savoir où ! Délicieuse comédie so british sur l'émancipation des femmes, critique espiègle de l'Angleterre des années 1930 engoncée dans son carcan moral, Les Aventures de Cluny Brown, ou quand une femme de chambre aussi délurée qu'attachante fait fi de toutes les conventions pour former un couple improbable avec un fantasque intellectuel polonais fuyant les nazis. Un concentré d'humour et d'impertinence à redécouvrir sans plus attendre.

 

 

 

 

 

 

Chez Robert Laffont, 3 romans parfaits pour l'été : la suite des aventures de Don dans "L'effet Rosie", que j'avais adoré dans "Le théorème du homard" (mon billet ICI). Puis "Je le veux" qui a l'air d'un chick-litt idéal pour passer un bon moment de détente. Et enfin, "Le secret de la manufacture de chaussettes inusables", le nouveau roman d'Annie Barrows, auteur du désormais culte "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates".

 

 

 

 

 

J'ai reçu avec bonheur les lots de 2 concours auxquels j'ai eu la chance de gagner : "Maybe Someday" chez Evenusia (son blog ICI) : merciiiiiiiiiiiiiiii beaucoup, ce sera ma première lecture des vacances de l'été ! Puis également un livre qui me faisait envie depuis très longtemps, "14-14"que j'ai reçu grâce à Phébusa (sa chaine YouTube ICI), merci beaucoup !!

 

 

 

 

J'ai également reçu les 7 premiers romans du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016 mais je vous montre cela en détail dans un autre billet cette semaine.

 

 

 

 

Et vous, avez-vous adopté des petits nouveaux ce mois-ci ?

 

Beau dimanche à vous et au plaisir de vous lire,

 

Cajou

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 16:14

 

 

 

 

Résumé : Dans une supérette de quartier, quelques clients font leur course, un jour comme tant d'autres. Parmi eux une jeune maman qui a laissé son fils de 3 ans seul à la maison devant un dessin animé. Seulement quelques minutes le temps d'acheter ce qui manquait pour son repas. Parmi eux, un couple adultère, parmi eux une vieille dame et son aide familiale, un caissier qui attend de savoir s'il va être papa, une mère en conflit avec son adolescent... Des gens normaux, sans histoire, ou presque. Et puis un junkie qui, à cause du manque, pousse la porte du magasin, armé et cagoulé pour récupérer quelques dizaines d'euros. Mais quand le braquage tourne mal et que, dans un mouvement de panique, les rôles s'inversent, la vie de ces hommes et femmes sans histoire bascule dans l'horreur....

 

Mouais.

Mouais mouais mouais.

 

Si vous suivez mon blog depuis un petit temps, vous vous rappelez certainement combien j'avais adoré "Derrière la Haine" et comme j'avais apprécié sa suite "Après la fin". J'étais donc impatiente d'acheter ce nouveau roman de ma compatriote, Barbara Abel.

 

La déception n'en est que plus grande.

 

Alors, certes, ce n'est pas un mauvais roman, je me suis d'ailleurs régalée des premiers chapitres qui nous offrent une incursion très réussie dans la vie de chacun des futurs otages, car en à peine quelques pages, on s'attache déjà à eux, que ce soit cette vieille Germaine acariâtre, cette mère dépassée par son ado, ce couple adultère ou encore cette jeune maman étouffée par la culpabilité d'avoir laissé son enfant seul pour petites 5 minutes. D'ailleurs, ce n'est pas juste réussi, c'est ultra prenant,... jusqu'à ce qu'arrive la prise d'otages annoncée par la 4ème de couverture. 

 

Puis tout dérape et là, ... pfff. J'ai trouvé le tout plutôt moyen. Plutôt banal. Et surtout très peu crédible. Tiré par les cheveux. Ok ok ok, je veux encore bien admettre le choix de la mère qui perd les pédales. Mais la balle dans le genou. Really ? Are you kidding me ? Sans oublier, tout le reste : vraiment too much à mon gout.

 

Vraiment, le roman n'est pas mal fichu et cette alternance de points de vue est efficace et très agréable, mais pour le reste, j'ai trouvé les concours de circonstances et les rebondissements tellement peu crédibles, que je suis restée extérieure au reste de l'histoire et à cette fuite en voiture. Au final, je n'en avais rien à faire de ce qui allait arriver aux uns et aux autres. Et heureusement, parce que la fin, sous forme d'épilogue pour chaque personnage, est vraiment inaboutie, peu convaincante et abandonne pour ainsi dire le lecteur au bord du chemin.

 

Sans oublier que dans la seconde partie du roman, on suit les fuyards, et on nous offre les pensées et tergiversations des uns et des autres sur leur vie, leurs parcours, leurs blessures. Ça casse le rythme, c'est lourd, et de nouveau c'est too much que pour être crédible (la palme revient aux similitudes entre Germaine et Aline, LOL).

 

En bref, je ne suis pas vraiment convaincue par ce roman juste "sympa" (qui m'a d'ailleurs fait penser à mon ressenti sur le dernier Karine Giebel, tout aussi BOF, et "aussi vite lu, aussi vite oublié"). Mais il semble que je sois bien seule sur la blogosphère qui chante les louanges de "L'innocence des bourreaux". Je vous mets des liens ci-dessous pour que vous puissiez avoir d'autres sons de cloche.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un excellent thriller pour PrettyBooks (ICI), un thriller prenant pour Stephanie-Plaisir-de-Lire (ICI), un très bon roman noir pour Dubruitdanslesoreilles (ICI), et "saisissant" pour Yvan (ICI).

 

 

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 19:32

 

 

 

 

 

Résumé : Dans la vie d'un couple, la naissance d'un enfant handicapé est un ouragan, une tempête. Quand sa petite fille naît porteuse d'une trisomie non dépistée, la vie de Fabien s'écroule. De la colère au rejet, de l'acceptation à l'amour, l'auteur raconte cette découverte de la différence. Un témoignage poignant qui mêle avec délicatesse émotion, douceur et humour.

 

 

Depuis que j'avais lu le billet émouvant de Jérôme Dunebergealautre (CLIC), j'avais très envie de découvrir ce roman graphique, et c'est enfin chose faite.

 

En effet, comme tous les billets le disent, cette histoire (vraie) vous prend au coeur et à l'âme. Tout simplement parce que Fabien Toulmé raconte le vrai, le sincère, sans se donner le beau rôle, en nous confiant ses pensées les plus tendres comme les plus sombres. Parce qu'il n'arrive pas à considérer sa fille comme son enfant. Dur. Dur et émouvant. ("On serait quand même plus tranquille sans elle" ou "Je me suis surpris à espérer que Julia ne survive pas à son problème cardiaque pour que ce cauchemar s'arrête"). Puis heureusement, il y a aussi l'humour qui fait du bien, comme ce "Bienvenue à Handicap Land" et puis quelques scènes incroyablement touchantes, comme celle du premier bain qui m'a bouleversée et émue aux larmes. Wow !

 

J'ai dévoré les 250 pages sans pouvoir m'arrêter, tant j'étais en osmose avec Fabien et sa famille. Pourtant les dessins n'ont rien de transcendant (même si le jeu des couleurs au fil des étapes est très réussi), ils ne m'ont pas vraiment marquée, et le texte est très simple, sans aucun artifice. Mais c'est très certainement ce qui donne cette impression de justesse et d'honnêteté, qui touche tant les lecteurs.

 

Je vous laisse découvrir cela avec quelques planches en fin de billet !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : des coups de coeur pour Zulie (ICI), Nebel (ICI), Céline (ICI),  Mistigris (ICI), et Lizouzou (ICI). Et Livresse un peu plus nuancée (ICI).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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