1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 21:35

 

Dès que j’ai aperçu le titre de ce roman de la rentrée littéraire chez Robert Laffont, je suis tombée en amour pour lui : « La nuit a dévoré le monde ». Ajoutez à cela une couverture que je trouve sublime et un auteur mystérieux qui se cache derrière un pseudonyme : il n’en fallait pas plus pour me décider à le lire.

 

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Pourtant, je n’aime pas les zombies, et c’est une littérature que je fuis comme la peste. Mais ce mélange "zombie" + "littérature contemporaine" a émoustillé ma curiosité de lectrice et je ne le regrette pas du tout car j’ai passé un très bon moment de lecture.


Résumé : Quand l’humanité entière se change mystérieusement en zombies, et qu’un jeune écrivain de romans à l’eau de rose se trouve seul confronté à cette violente apocalypse, il n’est finalement pas si surpris. Voilà longtemps que l’humanité a atteint le stade ultime de la décadence, de la sauvagerie et de la cruauté, et il n’y avait sans doute qu’un pas pour que l’homme se transforme en monstre putréfié et anthropophage. Face à cette nuit de cauchemar, le jeune survivant s’organise, vit reclus au troisième étage d’un appartement et se croit un temps à l’abri, en dépit des attaques répétées des morts-vivants… Mais la folie de la situation fait vaciller sa propre raison, il régresse vers l’animalité, le désarroi, la démence. Pour échapper au désespoir et à sa propre chute, il réapprend peu à peu à vivre et à lutter, tient un journal. En réinterrogeant son passé et son identité, il se livre à une introspection sensible sur sa propre condition humaine, le sentiment douloureux de ses échecs passés et de son inadaptation profonde à la société des hommes. C’est cette inadaptation et cette résistance premières qui expliquent peut-être qu’il a survécu à cette fin du monde…  (J’ai volontairement amputé le résumé des éléments suivants car je trouve que ça en dévoile trop, et inutilement, sur la suite de l’intrigue).


Dès les premières lignes nous découvrons Antoine dans une soirée « bobo » à Montmartre, entre drogue, alcool et conversations creuses ; et devant le désintérêt que lui inspirent les convives, il s’éclipse dans un petit salon où il s’endort, ivre. Le lendemain matin, il est réveillé par un silence assourdissant et il ne trouve autour de lui qu’un bain de sang. Une épidémie a contaminé la rue, la ville, le pays, le monde : des zombies dévorent les gens qui se transforment eux-mêmes à leur tour. Et Antoine est un des seuls survivants.


Je vous le disais : les zombies, très peu pour moi. Et pourtant, j’ai vraiment apprécié cette lecture car il s’agit de bien plus qu’une histoire « à l’américaine » de zombies. Au fil des (pas assez nombreuses) pages, je me suis vraiment prise d’affection pour Antoine, ce Parisien qui se raccroche aux minuscules gestes du quotidien, et qui évolue entre terreur, tristesse, désolation mais aussi finalement presque soulagement de voir l’humanité disparaitre sous ses yeux.


Et le fait que cette histoire prenne vie dans le centre de Paris, à Pigalle, est tout à fait original et du plus bel effet : voir évoluer ces zombies dans notre environnement quotidien (et non dans les sempiternels Los Angeles ou New York) créé un plus grand réalisme et les zombies deviennent un personnage à part entière plutôt qu’un prétexte à faire une histoire « boum boum pan pan ». En outre, le roman nous est présenté sous forme de journal, avec des chapitres très courts qui permettent d’alterner, avec succès, entre des passages réflexifs où Antoine s’interroge sur sa vie et sur l’humanité, et de l’action, où la menace plane sans cesse.


Le livre n’est pas non plus dénué d’humour, notamment dans les interactions avec les zombies, que j’ai trouvées très cocasses, loin des stéréotypes du genre.


Bref, une lecture qui a tenu toutes ses promesses, en ce qui me concerne !


Ma note : 4 b pn


Sachez aussi que je ne cesse de me torturer l’esprit pour essayer de découvrir l’identité de l’auteur. Dès que j’ai vu le titre et la couverture, j’ai pensé à Beigbeder. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. Mais à la sortie de la lecture de ce roman, je ne pense plus du tout que ce soit lui car l’écriture est moins pompeuse travaillée que celle de Monsieur Beigbeder (pourtant le héros est assez nombriliste et torturé, ce qui pourrait correspondre). Bref, je ne sais pas qui est Pit Agarmen et ça me démange !! (Pit Agarmen, voici le n° de mon portable 00324742515XX : un petit message privé et je vous envoie les deux derniers numéros http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/big_smile.png http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/big_smile.png http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/big_smile.png).

 

 

 

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commentaires

Hilde 12/11/2012 21:19


Moi aussi je me suis laissée tenter, et j'ai passé un très bon moment.

Pierre 08/09/2012 15:43


Bonjour,


Pit Agarmen doit être l'anagrame de Martin Page, je pense...

Eulimène 02/09/2012 22:55


Je trouve aussi la couverture très belle : pas encore sur ma PAL ce livre, mais ça ne devrait tarder !

Nathan 02/09/2012 15:31


coucou !


c'est vrai que c'est peut-être pas très clair mais Sophie Hérisson m'avait dit que je pouvais avec des livres jeunesses ! ... voilà ^^'

bambi_slaughter 02/09/2012 13:05


Je ne sais pas non plus qui est cet auteur mais en tout cas, j'ai bien envie de lire ce livre et comme toi, j'aime beaucoup le titre. :)

Mélopée 02/09/2012 12:50


Je l'ai dans ma PAL car mon copain est un parfait mordu des zombies. On verra ce que ça donne car ça me tente aussi !

SBM 02/09/2012 11:39


Fin de la torture : Pit Agarmen = Martin Page (exacte anagramme).

jerome 02/09/2012 10:56


Pas sûr d'accrocher à histoire de Zombies, même si tout cela à l'air très bien réalisé.

Joanna 02/09/2012 09:43


Coucou Cajou,


J'aime les histoires de zombies et celle-ci a l'air originale, je note donc ce titre! (as-tu eu mon mp?)


Bisous

stephanie plaisir de lire 02/09/2012 07:54


je suis contente de voir que cette première lecture (si particulière) de zombies t'aies plue autant que moi. C'est vrai que ça change radicalement de mes précédentes lectures du genre (que j'aime
pourtant autant) et puis Paris...ça fait froid dans le dos ! plein de bisous Cajou (j'espère que tu as reçu mon message FB)

Galleane 02/09/2012 01:00


mdr pour la fin cajou  J'avais repéré ce livre en gardant toutefois de la réserve mais là je dois dire que ça
me tente pas mal. Craquerais-je ou craquerais-je pas, tel est la question.

Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

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