13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 12:25

 

 

 

Hello Hello 

 

 

Voici les derniers arrivés dans ma Pile à Lire, ainsi que quelques cadeaux que j'ai reçus vendredi pour mon anniversaire  

 

 

 

 

 

 

Tout d'abord, je me suis réveillée avec Antoine Dole dans mon lit grâce à la complicité de La Fée Lit et Mamzelle Minicajou. Un merveilleux cadeau, inestimable grâce à sa magnifique dédicace Merci La Fée et merci Antoine, pour ce cadeau qui m'a touchée énormément. J'ai laissé le dessin mais flouté la dédicace parce qu'elle est pour moi

 

 

 

 

Ensuite, j'ai reçu un roman de chacun de mes MiniCajou  et j'ai hâte de les lire.

 

 

 

 

Monsieur Cajou m'a offert un petit Pascal (en photo avec ma pile ci-dessus) (j'en cherche depuis des années et je n'en avais jamais trouvé!), une lampe d'ambiance faite de ses mains, ainsi qu'un clin d'oeil à mon blog également fait de ses mains (avec beaucoup de patience)

 

 

 

 

 

 

Quelques réceptions aussi de la part des éditeurs, tout d'abord de chez Belfond Vintage, une duologie qui a l'air très plaisante.

 

 

 

Puis 2 romans Young Adult qui sont mes lectures en cours (et avec lesquelles je me régale!)

 

 

 

Et enfin, les 3 romans reçus dans le cadre du Prix des Lectrices de ELLE 2016.

 

 

 

 

Je vous souhaite un beau dimanche,

 

Cajou

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 12:17

 

 

 

Résumé : Dans ma famille, on se tuait de mère en fille. Mais c’est fini. Il y a longtemps déjà, je me suis promis qu’accidents et suicides devaient s’arrêter avec moi. Ou plutôt, avant moi. Sauve qui peut la vie ! J’aime cette expression. C’est le titre d’un film de Jean-Luc Godard de 1980. Mais lui, il avait mis des parenthèses à (la vie), comme une précision, une correction de trajectoire. Le sauve-qui-peut, c’est la débandade, la déroute. Le sauve qui peut la vie, c’est la ligne de fuite, l’échappée parfois belle. J’en fais volontiers ma devise. Il m’a fallu du temps pour comprendre que ce qui était une manière d’être ? une tendance à parier sur l’embellie, un goût de l’esquive, un refus des passions mortifères, une appétence au bonheur envers et contre tout ?, avait aussi profondément influencé ma façon de penser. J’aimerais que ce livre, écrit sur fond de drames passés, collectifs et privés, soit une lecture revigorante, une sorte de fortifiant pour résister au mauvais temps présent.

 

 

"Sauve qui peut la vie" : un très joli titre pour un récit qui ne m'a pas vraiment parlé malgré ses qualités. Dans cet essai, Nicole Lapierre nous offre un traité de "socio-anthropologie" avec comme point de départ l'histoire tragique de sa famille, remplie de disparus, de morts et de suicidés. Elle s'interroge et offre une réflexion sur des thèmes liés à son vécu comme ceux de l'Exil, du Suicide, de la Séparation, de la Transmission ou encore des Relations entre Générations. C'est intelligent et très documenté et cela trouve écho dans l'actualité à plus d'un titre (les Migrants en tête, mais également la montée des préjugés et de l'intolérance, illustrée de façon effrayante lors des élections d'hier en France).

 

 

Malgré ces qualités, ce texte ne m'a ni touchée, ni vraiment intéressée. J'ai trouvé que Nicole Lapierre se cantonnait à sa vie et à son histoire, sans jamais réussir à me prendre par la main pour m'y faire entrer. Une histoire familiale tragique que l'auteur a réussi à surmonter, mais une histoire qu'elle n'a pas réussi à me faire partager.

 

 

En ce qui me concerne, avec ce livre, j'ai eu l'impression de lire une compilation de souvenirs, de références à des auteurs, politiciens, sociologues, philosophes (Durkheim, Georges Perec, Saint-John Perse, Alain Finkielkraut, Daniel Cohn-Bendit, etc.), d'anecdotes, de faits historiques, de réflexions sur la Judéité et sur l'institionnalisationde  la Shoah, d'analyses, de digressions sur la campagne ou la confiture, de mentions et d'extraits de romans ou essais, etc. Et je m'y suis perdue.

 

 

En bref, une rencontre ratée.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : de très belles critiques 100% séduites, sur Babelio ICI.

 

 

 

 

15ème lecture de la rentrée littéraire 2015

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 18:36

 

 

 

 

 

 

Résumé :

Pierre Sauvé. À l'orée de la quarantaine, veuf, père d'une fille de 20 ans. Sergent-détective à la police municipale de Drummondville, il enquête sur un quadruple meurtre qui toutes les apparences d'un crime passionnel.

Frédéric Ferland. Début de la cinquantaine, divorcé, père de 2 adultes qu'il ne voit guère, il cherche depuis des années l'excitation ultime, celle qui donnera un sens à son existence et à la vie en général, qu'il a toujours trouvée terne. Psychologue, il exerce sa profession dans la ville de Saint-Bruno.

Maxime Lavoie. Trente-sept ans, célibataire, idéaliste... et milliardaire. Il y a deux ans, il a quitté ses fonctions de président de Lavoie inc. pour devenir le producteur et l'animateur de Vivre au Max, l'émission de télé-réalité la plus controversée de l'heure... mais aussi la plus populaire.

Trois hommes différents, trois existences que tout sépare. Or, contre toute attente, leurs chemins se croiseront bientôt et leur vie en sera bouleversée à jamais. Tout comme celle de milliers de gens... tout comme la vôtre !

 

 

 

Il m'a fallu 15 jours pour venir à bout de cette brique de 730 pages bien tassées : un roman dense qui vous immerge totalement dans le monde (effrayant) dépeint par Patrick Sénécal.

 

On entre dans l'histoire avec une première scène qui décoiffe, aussi stressante que terrible. Une femme, tout ce qu'il y a de plus banal, assassine de sang-froid et sans aucun remord, son ex-mari, sa compagne et.... leurs 2 bébés. La scène est carrément choc et ce ne sera pas la seule : on a également droit à une belle scène de partouze sans fards ou encore, à une scène très trash d'une violence crasse et sordide mettant en scène un enfant. L'auteur n'est pas là pour ménager son lecteur : il est là pour nous secouer et pour nous faire réfléchir.

 

 

Le point fort de ce roman fut incontestablement pour moi son découpage hors du commun : on commence en lisant le chapitre 21, puis le 8 puis retour au 22, puis le 1, etc. On reçoit ainsi dans le désordre 40 pièces d'un puzzle, formant ainsi un mystère très habile. Une chronologie complètement éclatée, et pourtant limpide : un bel exploit de la part de l'auteur de réussir à ne pas nous perdre tout en nous perdant sciemment. Une expérience de lecture unique.

 

 

Au coeur du roman, il y a une émission de télé- poubelle réalité : Vivre au Max. Spectaculaire, indécent, voyeur et immoral. Son présentateur est un milliardaire, qui aide des participants à réaliser leurs rêves les plus fous en direct à la télé : des fantasmes sexuels (coucher avec une actrice porno), des défis extrêmes et dangereux, des vengeances pathétiques (humilier son patron en direct) ou, beaucoup plus rarement, des causes humanitaires. Ainsi, à travers les destins croisés de plusieurs personnages, l'auteur nous livre sa vision du monde contemporain, aussi fataliste que pessimiste. Et ça fait froid dans le dos puisque tout s'appuie sur notre monde et ses dérives. Notre égoïsme, notre ignorance, notre naïveté, nos désillusion, notre paresse, notre négligence... qui conduisent à un vide abyssal. La vacuité totale de notre vie et de nos aspirations. Un portrait affligeant de la race humaine.

 

 

Par contre, en ce qui concerne le rythme, j'ai trouvé que Sénécal était un peu trop long à donner des pistes de réponse, et parfois, j'avais l'impression de suivre une émission de téléréalité au teasing-intempestif-à-3-sous (coucou TPMP). La première moitié du roman, celle où l'on reçoit les pièces du puzzle une à une, est vraiment très prenante, mais dans la seconde moitié, quand les pièces s'imbriquent, il y a vraiment quelques aspects "too much" et c'est dommage parce que le propos étant d'une grande pertinence, il n'y avait pas besoin de ces exagérations. Bref, parfois trop tiré par les cheveux à mon goût... Quoique finalement, le roman ne dépasse pas tant que cela la réalité...

 

 

La fin nous offre un feu d'artifice de folie, non sans rappeler l'actualité (parisienne, notamment) à divers degrés. Un déluge. BAM. BAM BAM BAM.

 

 

En bref, même si tout ne m'a pas convaincue, c'est indéniablement une lecture que je n'oublierai pas.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un livre exceptionnel pour Yvan (ICI), Laura a beaucoup aimé (ICI), et un livre qui prend aux tripes pour Fille de Lecture (ICI).

 

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 20:35

 

 

 

 

C'est sur la page Facebook du blog de Pretty Books (ICI) que j'ai découvert ce challenge de décembre (qui a été créé sur Instagram par Annreads), que je trouve parfait pour terminer mon année de lecture, en réalisant une petite rétrospective en 31 images des romans qui ont compté pour moi en 2015.

 

 

 

 

 

Chaque jour de décembre, je posterai donc sur ma page Facebook (ICI) une photo pour honorer la consigne du jour, avec le hashtag #allthebooksof2015.

 

Et je remplirai également ce billet au fur et à mesure avec lesdites photos.

 

N'hésitez pas à participer si vous en avez envie, je checkerai régulièrement le hashtag #allthebooksof2015 sur Twitter et Instagram afin de découvrir vos choix ! Chaque jour (ou pas), il suffit de trouver un roman que vous avez lu en 2015 et qui répond à la consigne du jour.

 

 

Une petite traduction pour celles qui ne sont pas amies avec l'anglais (j'ai modifié des items en les mettant au singulier afin de n'avoir le droit de choisir qu'un roman par jour, mais libre à vous d'opter pour le pluriel) (et n'hésitez pas à me corriger si j'ai fait des erreurs de traduction)

 

 

1. Première lecture de 2015

2. Le livre le plus court que vous ayez lu

3. Votre nouvel auteur préféré

4. La plus grande surprise

5. Un livre avec une belle couverture

6. Votre nouveau petit ami livresque (book boyfriend, ça sonne quand même mieux)

7. La meilleure suite

8. Votre nouveau personnage féminin préféré

9. Un livre qui vous a rendue heureuse

10. Le meilleur "one-shot" (roman en 1 seul tome)

11. Une lecture unique

12. Le personnage le mieux construit

13. Votre nouvelle amitié préférée

14. Un livre qui mériterait d'être + connu

15. Votre méchant préféré

16. Un livre que vous avez relu

17. Votre nouveau personnage masculin préféré

18. Le livre le plus long que vous ayez lu

19. Votre début de roman préféré

20. Le livre qui n'a pas tenu ses promesses

21. Un livre merveilleusement bien écrit

22. Votre nouveau couple préféré

23. Un livre qui vous a fait pleurer

24. Votre nouveau personnage secondaire préféré

25. Une lecture magique

26. Le genre que vous avez le plus lu

27. Le meilleur dernier tome d'une série

28. Votre citation préférée

29. Un livre que vous avez ENFIN lu cette année

30. La sortie de 2016 qui vous fait le plus envie

31. Votre meilleure lecture de 2015

 

 

 

Alors, qui m'accompagne dans ce December Book Challenge ?

 

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 10:37

 

 

 

 

 

Hier, nous avons eu la chance d'assister en famille à une avant-première du nouveau Pixar "Le Voyage d'Arlo", dont voici la bande-annonce.

 

.

 

 

 

Je vous le dis tout de go : Monsieur Cajou, MiniCajou Fille (10 ans), MiniCajou Garçon (9 ans) et moi-même avons tous les 4 adoré ! C'est le dessin animé parfait pour sortir de l'atmosphère anxiogène qui règne en ce moment sur nos pays.

 

Du côté des images, tout est splendide, autant les paysages de l'époque des dinosaures que toutes les bestioles et créatures : une famille de dinosaures agriculteurs ; Arlo, le dernier-né maladroit et peureux est à croquer ; tout comme Spot, le petit Cro-Magnon tout crado (mon chouchou) ; puis on y croise aussi des gentils T-Rex un peu crétins ; une nuée de lucioles ; un tricératops vraiment magnifique (et chelou), et plein de petits animaux vraiment choupis et rigolos !

 

 

 

Rien à redire non plus au niveau du scénario : drôle et touchant. Une très belle histoire sur comment réussir à surmonter ses peurs, sur l'importance de la famille et la force de l'amitié. On a souri beaucoup, on a éclaté de rire (la chasse à la taupe ou l'épisode des fruits hallucinogènes) (si vous voulez voir la chasse à la taupe, cliquez ICI hahaha) et on a aussi eu la gorge serrée (je n'ai pas pu retenir mes larmes, pour tout vous avouer).

 

 

 

En bref, n'hésitez pas, emmenez vos enfants à la découverte d'Arlo, il vaut le détour.

 

 

 

 

                  

 

 

 

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 08:00

 

 

 

 

 

Résumé : Septembre touche à sa fin dans la ville portuaire d’Århus au Danemark. Un soir, Anna, une jeune mère célibataire, ne rentre pas de son jogging quotidien dans les bois. Au matin, on trouve son corps sur un lit de feuilles mortes au milieu d’une clairière, la gorge tranchée, un bouquet de ciguë séchée étalé sur la poitrine… Une mauvaise rencontre ? Mais bientôt le commissaire Daniel Trokic et son équipe découvrent un lien entre Anna et un brillant chercheur en psychiatrie disparu huit semaines plus tôt. De fausses pistes en rebondissements, la police criminelle d’Århus n'est pas au bout de ses peines…

 

 

Voilà une lecture dont je ressors plutôt déçue. Et ma déception tient au fait que j'entends toujours des éloges au sujet de la littérature nordique, et que je pensais donc lire une histoire nichée au coeur d'une atmosphère riche et spéciale. Et ce ne fut pourtant pas le cas, car j'ai eu l'impression de lire n'importe quel polar de base, de ceux que l'on trouve dans les grandes surfaces pour passer un bon moment de lecture dans un train, de ceux que l'on oublie aussitôt refermés. Vraiment banal.

 

Pourtant, je ne peux pas non plus dire qu'il soit mauvais puisqu'il se lit à toute allure : l'histoire est divisée en 73 chapitres, il n'y a aucune longueur, les scènes s'enchaînent à toute vitesse, les dialogues sont nombreux et le rythme est vraiment bon, ce qui a fait que je l'ai lu presque d'une traite.

 

Pour moi, là où ça ne fonctionne pas, c'est dans l'amoncellement de thèmes et de pistes, ainsi que dans le manque d'un tout cohérent. Dans ce polar, on a droit à un meurtre rituel, une disparition, de l'anthropologie et des recherches scientifiques, des souvenirs de la guerre en Yougoslavie, une enfant psychopathe, une nouvelle drogue kamikaze, une main momifiée ou encore de la cigüe. Et vraiment, ça fait beaucoup, surtout que la fin ne parvient pas du tout à faire de tous ces ingrédients un ensemble qui tienne la route.

 

Notons tout de même que les 4 enquêteurs-héros, Daniel, Lisa, Jasper et Jacob, sont vraiment attachants, mais cela ne suffit pas à faire de "Noir Septembre" une réussite.

 

 

De manière générale, un roman qui ne m'a pas semblé être à la hauteur de la qualité et de l'originalité du catalogue des Éditions Miroboles.

 

 

Ma note :

 

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 08:00

 

 

 

 

Résumé : « J’ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l’ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T’écrire m’a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m’enserre le cœur. Je voudrais fuir l’histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille. »

 

 

 

112 pages.

 

112 pages d'un tout petit format qui vous tient dans la main mais qui prend toute la place dans votre coeur. Pas un mot de trop ni un de trop peu.

 

Ce roman est en fait une longue lettre ouverte de Marceline Rozenberg à son père, ce père qui lui a manqué terriblement toute sa vie car, lui, n'est pas revenu de la déportation. Elle lui raconte ce qu'elle a vécu depuis l'année de ses 15 ans, et ce qu'elle est devenue, mais elle nous offre aussi un regard éclairé sur le monde d'hier et d'aujourd'hui ("une mosaïque hideuse de communautés").

 

Plus qu'un livre sur les camps de concentration, "Et tu n'es pas revenu" est surtout l'histoire de l'amour magnifique d'une fille pour son père. Avec beaucoup de pudeur, l'auteur met des mots sur l'horreur des camps, mais surtout, sur l'horreur du retour à la vie, ou plutôt l'impossibilité du retour à la vie, en raison de la permanence du camp en elle. Quand personne n'est en mesure de comprendre ni même d'entendre (et encore moins d'écouter) les témoignages des survivants. Quand elle aurait tout donné (y compris sa propre vie) pour que son père soit là, pour pouvoir diviser le poids des souvenirs en deux. Quand même ceux qui n'ont pas été déportés finissent par être tués par les camps.

 

C'est un roman très émouvant, qui vous serre la gorge et le coeur, et plusieurs micro-scènes sont d'une rare intensité : poignante, comme celle où Marceline croise son père pour la dernière fois, ou plus anecdotique, comme celle des petites cuillères de Simone Veil.

 

 

En bref, un livre à lire.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

Marceline à 15 ans

 

Marceline sur un tournage

 

Marceline et Simone Veil

 

 

 

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 10:16

 

 

 

 

Résumé : Avec la profondeur et l'intensité narrative qu'on lui connaît, Lionel Duroy parvient à mêler dans un même récit des thèmes aussi variés que la création littéraire, l'origine du mal et le deuil de la relation amoureuse. Une prouesse renversante. « Vous me demandez ce que Susanne a de plus que vous, je vais vous le dire : Susanne est en paix avec les hommes, elle ne leur veut aucun mal, elle n'ambitionne pas de me posséder et de m'asservir, elle aime au contraire me savoir libre et vivant pour que je continue d'être heureux et de lui faire l'amour. Longtemps, longtemps. Vous comprenez, ou il faut encore que je vous explique ? »

 

 

J'ai reçu ce roman dans le cadre du "Prix des Lectrices de ELLE 2016", et que dire sinon que cette lecture fut longue. Très longue. Vraiment très longue.

 

 

Je ne sais pas si c'est prétentieux. Mais en tout cas, ça n'a pas fonctionné du tout pour moi. Degré zéro du désir. Et du plaisir de lecture. Tout à fait indigeste.

 

Oh, je ne peux pas vraiment blâmer l'auteur parce qu'il sait écrire et que rien n'est mal fait dans "Échapper". C'est tout simplement que cette histoire est tout ce que je déteste en littérature. Un auteur qui s'appuie sur les malheurs de sa vie pour faire un roman autobiographique. Un auteur qui ne cesse de se regarder le nombril, semblant faire une espèce de thérapie de groupe pour mettre des mots sur la douloureuse rupture amoureuse à laquelle il a dû faire face. Certes, il y a un autre sujet dans le roman : la fascination d'Augustin-Lionel pour le roman "La leçon d'allemand" de Siegfried Lenz auquel il voue un véritable culte, le poussant à se rendre sur les lieux afin de se plonger dans l'histoire qu'il aime tant. L'idée est belle (et elle me parle évidemment beaucoup en tant que lectrice). Oui, mais voilà, moi je n'ai pas lu ce roman et la passion d'Augustin fut tout sauf communicative, à force de tout ramener à lui. Il est vrai que l'arrivée du personnage de Suzanne donne un peu d'air frais au récit, qui devenait suffoquant, mais ça n'a pas suffi pour moi.

 

Parce que se coltiner presque 300 pages d'un auteur qui prend tout comme prétexte pour parler de lui. Lui, lui, lui et encore lui. Un roman où il décortique tout. Ses névroses, ses angoisses, son passé, ses pensées, ses peurs, son mal-être. En long et en large. Lionel Duroy et son nombril. Ça dissèque, ça analyse, ça tourne en rond, ça coupe en 4. C'est nostalgique, contemplatif, introspectif, nombriliste et plaintif. Jusqu'à l'overdose.

 

Le seul et unique aspect du livre qui a quelque peu trouvé grâce à mes yeux, c'est celui du "carnet de voyage" : la description des paysages, le plat pays, les canaux noirs et les écluses... l'eau partout, qui se joint au ciel. 

 

 

A part ça, non vraiment, ce livre n'était pas fait pour moi.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : "Splendide" pour SophieLit ICI. A l'opposé, Noukette a abandonné ICI. Et sur le site de la FNAC ICI, on peut lire "magique" pour Fuji, "passionnant" pour Karine30, "Duroy touché par la grâce" pour Hdlb, et "un grand moment" pour Mioliv.

 

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 13:28

 

 

 

 

 

Résumé : Voilà bien longtemps que les passions semblent avoir déserté ce gros village assoupi et écrasé de chaleur de Palmetto. Mais l'arrivée de la belle Vernona, sémillante et insouciante enseignante de 22 ans, va vite réveiller les âmes endormies, exsangues et mesquines des habitants alentours. Attirés comme des abeilles autour de la charmante ingénue à la plantureuse poitrine, des hommes commencent une danse funeste : l'innocent Floyd, écolier de 16 ans, passionnément épris de sa belle institutrice ; le fruste Jon Cash, fermier prude et mollasson qui n'a rien pour éveiller le désir de Vernona ; Em Gee Sheddwood, un veuf qui pense dompter la jeune femme comme on débourre un cheval ; ou encore le beau Milledge Mangrum, politicien influent qui n'aurait rien contre une petite aventure...

 

 

Le petit dernier de la collection "Vintage" de Belfond est sorti il y a quelques jours et je n'en ai fait qu'une bouchée 

 

Que vous dire sinon que j'ai trouvé ce roman vraiment très réussi. Et bien qu'il date de 1951, il n'a pas pris une ride. L'histoire est découpée en 10 chapitres qui s'étalent sur une semaine très mouvementée, dans le bourg de Palmetto, 548 habitants, qui accueille sa nouvelle institutrice.

 

Et Vernona, c'est une femme libre tout à fait unique, surtout pour son époque. Ce que j'ai aimé chez cette héroïne, c'est qu'elle est à la fois tout à fait ingénue, mais finalement pas tant que ça, n'hésitant pas à se montrer impertinente ou séductrice, selon les circonstances. Elle est sublime, sexy à se damner, avec ses formes voluptueuses, et très vite, tous succombent à son sex-appeal et elle devient l'objet de toutes les convoitises. Mais tandis que tous les hommes brûlent pour elle d'un désir irrépressible, les femmes -secrètement ou ouvertement jalouses de cette créature- sortent les griffes, qu'elles ont souvent bien acérées.

 

 

Puis autour de Vernona il y a donc tous ces hommes, et Erskine Caldwell dresse un portrait au vitriol de la gent masculine qui croit pouvoir disposer en un claquement de doigts de la belle comme d'une vulgaire marchandise, pour la dompter, l'épouser, ou simplement coucher avec elle. Des imbus de leur personne, des ignorants, des mariés ou des rednecks : ils en prennent tous pour leur grade. Tous, sauf Ash, désopilant de bon sens et de franc-parler, faisant plusieurs fois s'étrangler sa bigote d'épouse.

 

 

Grâce à tous ces personnages, ces commérages, et cette intrigue palpitante très moderne pour l'époque (pas étonnant que la censure ait frappé!), je me suis régalée. Seule la fin ne m'a pas totalement satisfaite, je ne sais pas vraiment ce que j'espérais mais elle n'a pas comblé mes attentes.

 

Un dernier mot : gros carton rouge pour la préface (pourtant très intéressante) qui spoile TOUT le roman et notamment les toutes dernières pages  . Ne la lisez surtout pas avant votre lecture !

 

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 09:00

 

 

 

Hello Hello 

 

Pas mal de petits nouveaux dans ma bibliothèque ces 2 dernières semaines et notamment des suites de sagas.

 

 

 

 

 

Deux : un thriller de chez Sonatine, que je me réjouis de lire, et Haute tension à Palmetto, le nouveau Belfond Vintage, ma lecture en cours qui ne me laisse pas indifférente ! Billet en ligne demain si tout va bien.

 

  

 

 

Miss Charabistouille m'a trop donné envie : à moi la saga de Christelle Dabos (et punaise, ces deux tomes sont énormes !)

 

  

 

 

Deux titres de chez Lumen, pour continuer/terminer les séries... (alors que je n'ai même pas encore lu les tomes 1 ha ha !)

 

  

 

 

Mes 3 romans du mois pour le Prix des Lectrices de ELLE 2016, un roman, un thriller et un document.

 

 

 

Le roman Young Adult de Clélie Avit chez Lattès, et mon livre pour les matchs de la rentrée littéraire Priceminister : je suis vraiment ravie de pouvoir enfin découvrir cet auteur.


 

 

 

Et enfin, Oniria 3, pour Mamzelle MiniCajou et Malenfer 3, pour Mister MiniCajou. Ils sont tous les deux ravis de continuer à découvrir ces aventures.

 

  

 

 

 

 

 

 

Last but not least, les résultats des 2 concours : les marque-pages 3D et l'exemplaire de "L'aviatrice".

 

 

 

Pour "L'aviatrice" : c'est Scarlett Julie la gagnante, j'attends tes coordonnées (en MP sur Facebook, par exemple), et je t'envoie ça illico, en espérant qu'il te plaise autant qu'à moi :)

 

 

 

 

 

Pour les MP, vous avez été beaucoup plus nombreux à participer que les 10 exemplaires en jeu :  400 ! J'ai donc décidé de faire 15 gagnants au lieu de 10.

 

Et ne soyez pas trop déçu si vous ne voyez pas votre nom, car je referai le même concours d'ici 1 mois environ pour les fêtes de fin d'année, le temps de faire chauffer un peu l'imprimante 3D   

 

Voici donc les noms des 15 gagnants (je vais essayer de vous taguer sur la publication Facebook pour être sûre que vous sachiez que c'est bien vous, vu qu'il y a des homonymes d'initiales). Envoyez-moi votre choix de couleur (avec le n° pour éviter tout malentendu) ainsi que vos nom-prénom/adresse complète, en MP sur Facebook sur la page du blog ICI. Et laissez-moi un peu de temps (enfin pas à moi, à Monsieur Cajou) pour les imprimer

 

Hannick D.

Nathalie S.

Claire D.

Alicia G.

Mya R.

L'Ourse H.

Anaïs D.

ASBL Dé-lire

Justine P.

Ingrid F.

Ellen C.

Sookie C.

Céline F.

Chani B.

Stephie dM.

 

 

Beau dimanche à toutes et tous,

 

Cajou

 

 

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 17:09

 

 

 

 

 

Résumé : Beryl Markham a 2 ans lorsque sa famille s'installe au Kenya en 1904. Très vite abandonnée par sa mère, elle est élevée par son père – entraîneur de chevaux de course – et par les natifs de la tribu Kipsigi, qui vivent sur les terres paternelles. Cette éducation non-conventionnelle pour quelqu'un de son rang fait d'elle une jeune femme audacieuse et farouche, qui voue un amour sans bornes à la nature sauvage et se moque de la bienséance. De mariages ratés en liaisons contrariées – elle tombe éperdument amoureuse de Denys Finch Hatton, l'amant de l'auteure Karen Blixen –, Beryl va peu à peu s'imposer comme l'une des femmes les plus singulières de son temps. Elle sera la première aviatrice à accomplir un vol transatlantique en solitaire d'est en ouest...

 

 

 

"L'aviatrice" est une biographie romancée qui nous conte l'histoire de Beryl Markham, une héroïne hors du commun. Une femme aventureuse et non-conformiste, pleine d'audace et de cran, qui a toujours vécu sa vie selon ses propres règles et en a parfois (trop souvent) payé le prix. Trop naturelle. Trop moderne. Et surtout bien trop libre pour son époque.

 

Quel destin ! Le volet "aviatrice" n'est que l'aboutissement d'une existence remplie d'expériences incroyables, car avant cela elle aura vécu 100 autres vies : celle d'une petite sauvageonne intrépide courant pieds nus dans la savane au milieu des phacochères et des lions, celle d'une jeune lady coincée dans un mariage arrangé, celle d'une éleveuse de chevaux de grand talent, et également, celle d'une femme que l'amour n'aura jamais su rendre heureuse ni combler autant que les paysages majestueux du Kenya du début du 20ème siècle.

 

 

Quand on commence à lire ce roman, on y trouve des paysages, des aventures, et une atmosphère  à la "Out of Africa". Et on ne croit pas si bien dire car au coeur de l'histoire, on croise Karen Blixen et Denys Finch Hatton, les 2 héros du célèbre film, ce qui nous permet de retrouver avec bonheur ces personnages (réels) et de les découvrir sous un autre jour.

 

 

 

Je terminerai en vous disant que j’ai trouvé que Paula McLain avait un talent de conteuse hors pair, réussissant à la fois à nous faire vivre les aventures de Beryl mais également à nous faire (res)sentir la nature environnante de ce pays enchanteur, au milieu de cette terre rouge de la savane ou du domaine de Green Hills. Et grâce à cette très belle écriture, c'est un aller simple pour le dépaysement que nous offre son auteure.

 

 

En bref, un très bon moment de lecture.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

Et comme je l'ai reçu en double : CONCOURS. Je vous offre la possibilité de gagner 1 exemplaire du roman, en commentant simplement ce billet. Concours ouvert à la France et à la Belgique, jusqu'au samedi 7 novembre 2015, minuit. Résultat du tirage au sort dans l'article du "In My Mailbox" le lendemain.

 

 

 

 

D'autres avis : Léa Touch Book ICI et Au Jardin Suspendu ICI ont beaucoup aimé. Et même si l'avis du gaillard ne vaut pas grand chose à mes yeux, Gérard Collard a adoré, par ICI (à 26min30).

 

 

Un dernier mot sur la couverture : c'est pour moi une (grosse) erreur des Presses de la Cité de ne pas avoir conservé celle de la VO qui avait le mérite de représenter en un coup d'oeil cette atmosphère à la "Out Of Africa" et qui aurait, j'en suis persuadée, décuplé les ventes !

 

 

 

 

Et parce que leurs destins m'ont passionnée, quelques photos des personnages réels dont s'est inspiré ce roman.

 

 

Beryl Markham

 

 

Denys Finch Hatton 

 

   

Karen Blixen

 

Berkeley Cole

 

 

 

14ème lecture de la rentrée littéraire 2015

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 16:11

 

 

 

 

Résumé : D’un tempérament impétueux, souvent borderline, Alexandra Hemingway, inspectrice à la section des homicides violents à New York, a l’habitude des enquêtes difficiles. Totalement impliquée dans son métier, elle n’hésite pas à prendre tous les risques. Son visage, refait, marqué par de multiples cicatrices, est là pour le prouver. Le jour où l’on retrouve dans l’East river le corps d’un enfant dont les pieds ont été sectionnés, l’affaire s’annonce particulièrement délicate. D’autant plus que la presse n’hésite pas à consacrer ses gros titres à ce genre de meurtre et à venir perturber les investigations. Lorsqu’un autre enfant est enlevé, la panique gagne Manhattan. Panique d’autant plus justifiée que le prédateur à l’œuvre est l’une des figures du mal les pires qui soient...

 

 

Il y a déjà 3 ans d'ici, j'avais adoré "L'invisible" (mon billet coup de coeur ICI), premier roman de Robert Pobi. C'est donc avec grande impatience que j'attendais son second ouvrage ; et point de déception, j'ai passé un excellent moment de lecture !

 

Point fort de cette histoire : l'héroïne, l'inspectrice Alexandra Hemingway, dite Hemi. 37 ans, une sacrée nana, un genre de Bruce Willis au féminin aux méthodes pas toujours très orthodoxes, et qu'il vaut mieux ne pas trop emmerder  ! Bon, on n'échappe pas à quelques stéréotypes de la femme-flic littéraire comme celui du lourd passé au sein de la police ayant causé des dégâts dans sa vie personnelle. Mais à part ça, c'est un sans faute : elle a de l'humour, elle n'a pas sa langue dans sa poche et elle adore autant s'empiffrer que jurer. Sans oublier son équipier, Phelps : une très belle paire d'inspecteurs. Et je sens que ce duo n'en restera pas là et qu'on le retrouvera dans d'autres futures aventures ! J'espère, en tout cas.

 

Bon si je devais pinailler, je dirais qu'à mon goût, il y avait parfois un peu trop de thèmes différents (2 tueurs en série, c'est trop pour moi) (de l'eugénisme, du fétichisme, des araignées et des oiseaux... ce n'était peut-être pas nécessaire).

 

Du côté du tueur en série : de nouveau l'auteur nous offre un psychopathe cruel qui parsème le livre de meurtres atroces et horribles. Et comme dans "L'invisible", l'identité du tueur aura de quoi vous surprendre (carrément inédit !), même si personnellement j'avais deviné alors qu'il me restait encore un tiers du roman à lire. Malgré la découverte du pot aux roses, j'ai adoré chercher les indices qui confirmeraient mon hypothèse.

 

Last but not least, Robert Pobi a un excellent sens du rythme. A peine quelques petits chapitres lus et vous êtes plongé au coeur de l'histoire. Ça bouge, il y a de l'action à profusion, des rebondissements, et aucun temps mort : on ne s'ennuie jamais.

 

 

En bref, j'en redemande !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : La Fée lit a adoré et vous le fait savoir en GIFS (ICI), Stephanie a beaucoup aimé (ICI), tout comme Léa Touch Book (ICI).

 

 

13ème lecture de la rentrée littéraire 2015

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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