27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 11:44

 

 

 

Résumé : Léo et son fils, Thomas. Esther et sa fille, Morgane. Ils décident de passer des vacances ensemble. Les premières pour cette famille recomposée. L'endroit : une maison isolée, en bord de mer dans un coin perdu de Bretagne. Seulement, Thomas déteste son père. Il lui en veut de refaire sa vie après "le drame"... Il déteste aussi Esther, déteste ces vacances et déteste cet endroit. C'est vide. Dépeuplé. Il n'y a rien à faire ici... Il voudrait aussi détester Morgane. Il n'aime pas ses attitudes, ni la façon qu'elle a de le regarder fixement ou de toujours sourire quand il ne faut pas. Malgré cela, elle a des tas d'idées originales pour faire passer le temps...

 

En apparence, ce roman contient tous les ingrédients pour faire un roman à suspense efficace. Du mystère en veux-tu en voilà, des personnages étouffés par les secrets et les mensonges, une maison isolée en Bretagne propice à une atmosphère pesante et un danger palpable (une baignoire à l'eau écarlate, des scarabées broyés, une tuyauterie percée, des mouettes moqueuses, une maison abandonnée,...).

 

Sauf que plus l'histoire avance, plus on découvre petit à petit les secrets des uns et des autres et que c'est too much. Car forcément en réunissant coûte que coûte autant d'éléments et de thèmes du thriller (maison isolée, meurtre, suicide, disparition, famille brisée, folie, mensonge), on créé quelque chose de sombre mais de peu crédible. Plus j'ai avancé dans cette lecture et plus j'ai trouvé le tout complètement tiré par les cheveux, me faisant de plus en plus soupirer devant tant d'éléments abracadabrants.

 

Ajoutons à cela des personnages construits aux forceps pour les rendre mystérieux et menaçants, tout comme le pourcentage de "menace" indiqué au début de chaque chapitre, comme si le lecteur avait besoin de ces indications artificielles pour comprendre que la menace gronde. Pourtant durant la première moitié, l'auteure brouille les pistes avec talent afin que l'on se demande sans cesse qui est le vrai "méchant" de l'histoire. Et c'est bien fait, ... avant que ça ne devienne prévisible.

 

Enfin, il y a ces personnages d'enfants, Thomas et Morgane, qui ne sont pas sans faire penser à ceux du film "Le Bon Fils", mais que j'ai trouvés caricaturaux dans leurs failles, et encore moins crédibles que l'histoire en elle-même (non, mais sérieusement, le cliché du psychopathe qui, enfant, fait du mal aux animaux, on peut s'en passer une fois ?)

 

En bref, trop de mystère tue le mystère.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Coup de coeur pour Delcyfaro ICI, Séverine d'Ilestbiencelivre a adoré ICI (à 46 minutes), Choupinette a aussi adoré ICI, et manque de crédibilité pour BlackKat ICI.

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:22

 

 

 

 

Résumé : Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, 17 et 18 ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre, il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

 

"Dans la forêt" est l'une des dernières parutions des Éditions Gallmeister et je ne peux que vous la conseiller. En effet, même si le résumé laisse à penser à du "post-apocalyptique", c'est bien plus que cela : c'est aussi un roman familial, un roman initiatique, un roman contemporain, un roman à suspense, mais aussi et surtout du "Nature Writing"... Jean Hengland nous offre une histoire envoutante, décrivant à merveille le parcours et l'évolution de ces 2 soeurs, dans cette forêt tantôt hostile, tantôt salvatrice.

 

Nell et Eva sont isolées de tout et elles se réchauffent le coeur et le corps comme elles peuvent : en se remémorant les souvenirs communs de "l'avant", en dansant jusqu'à l'épuisement, ou en lisant chaque entrée de l'encyclopédie méthodiquement. Et plus que tout, en gardant l'espoir de réaliser leurs rêves, une carrière de danseuse étoile et une admission à Harvard.

 

Quand on lit "Dans la forêt", on est immergé totalement avec cette famille au coeur de ces dizaines d'hectares de nature à Redwood, ... une vraie fugue dissociative (coucou Nell ^^) qui a quelque chose d'animal, d'organique, et qui touche du doigt l'essentiel, l'instinctif et le vrai. Et on ne peut plus regarder son quotidien du même oeil : une boîte d'allumettes, un cahier vierge, un long bain chaud, une conserve de pêches, une paire de pointes raccommodées, une bouteille de Grand Marnier, un tiroir, ou du thé blanc,... tout a une saveur différente.

 

C'est un roman que j'ai trouvé très beau. Emouvant. Fort. Prenant. Et aussi original, notamment grâce à l'une ou l'autre scène assez dérangeantes, qui montrent que l'auteur n'a pas eu peur de dérouter son lecteur. Une histoire où le contexte post-apocalyptique n'est pas fait de guerres, d'horreurs et de monstres (quoique) mais bien de la découverte de l'humanité -incarnée par ces deux soeurs- menacée.

 

En bref, j'ai adoré ce roman que j'ai trouvé excellent.

 

Ma note :

 

 

 

D'autres avis : coup de coeur pour Noukette ICI, pour Léa ICI, et pour Mymy ICI. Cassandre a adoré ICI et un avis un peu moins positif pour Girlkissedbyfire ICI.

 

 

Et si je suis très triste d'avoir dû lâcher les mains de Nell et d'Eva en tournant la dernière page, je suis ravie de pouvoir encore passer un petit bout de chemin avec elles, en regardant très bientôt l'adaptation cinématographique qui en a été faite "Into the forest".

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 18:48

 

 

 

Résumé : Après avoir dénoncé sa mère, une tueuse en série, Annie, quinze ans, a été placée dans une famille d'accueil aisée, les Thomas-Blythe. Elle vit aujourd'hui sous le nom de Milly Barnes et a envie, plus que tout, de passer inaperçue. Sous son nouveau toit, elle est la proie des brimades de Phoebe, la fille des Thomas-Blythe, qui ignore tout de sa véritable identité. À l'ouverture du procès de la mère de Milly, qui fait déjà la une de tous les médias, la tension monte d'un cran pour la jeune fille ...
 

 

Première lecture de l'année et premier succès ! En effet, ce thriller paru aux Éditions Sonatine a tout simplement tenu toutes ses promesses.

 

Tout d'abord grâce à Milly, cette héroïne tout à fait singulière, et aussi attachante que dérangeante. On se prend très rapidement d'affection pour elle, c'est un personnage passionnant, aussi lumineux que noir, qui nous fait sans cesse remettre notre jugement en question sur elle, ne sachant jamais réellement si elle a besoin d'être protégée ou surveillée... Comme elle, on doute : est-il possible d'échapper au monstre tapi dans son ADN ?

 

Puis surtout grâce au talent d'Ali Land (dont c'est le premier roman !) qui maîtrise avec brio l'art du suspense : tout s'enchaine, on est tenu en haleine, le doute est partout, on se pose mille questions, et on est continuellement à l'affut d'un éventuel basculement.

 

Comme beaucoup de romans noirs qui entrent dans l'intimité des psychopathes, on est forcément un peu dans l'exagération et dans l'extra-ordinaire, mais il n'en demeure pas moins que ce roman est diablement bien fichu et hautement addictif ! Un seul minuscule bémol, je trouve que le titre original est bien meilleur que sa traduction française : "Good me, Bad me"

 

 

 

En bref, un très grand plaisir de lecture (qui fait commencer mon année littéraire sur les chapeaux de roue!).

 

Ma note :

 

 

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 14:11

 

 

 

 

Comme chaque année depuis 3 ans, je participe au Goodreads Challenge, et je fixe -tropgourmandequejesuis- mon objectif à 100 romans à lire sur l'année !

 

  • En 2O14 : j'ai misérablement échoué à 66 romans.
  • En 2O15, j'ai touché du doigt mon objectif (mais j'ai quand même échoué) : 91 romans.

 

Et en 2O16, je suis repartie la bouche en coeur, certaine que j'allais enfin réussir, et ... PATATRA, je me suis encore vautrée 

 

 

 

Bilan 2O16 : 70 romans lus

 

 

Bon, espérons que 2O17 sera enfiiiiin l'année de mon sacre  

 

 

Parmi ces 70 lectures, j'ai dressé mon Top & Flop, le meilleur et le pire de ce que j'ai lu cette année ! On commence avec la crème de la crème, mes chouchous, les romans que j'ai adorés, que je n'ai pas pu lâcher, ceux qui m'ont fait vibrer et ressentir une multitude d'émotions

 

 

 

ToP 10

(clic sur les numéros pour lire mes billets)

 

1

 

 

2

 

 

3

 

 

4

 

 

5

 

 

6

 

 

7

 

 

8

 

 

9

 

 

10

 

 

 

Et enfin, voici 5 lectures que je n'ai pas (du tout) appréciées -voire détestées- pour diverses raisons

 

 

 

 

FLoP 5

(clic sur les numéros pour lire mes billets)

 

 

1. L'usine à clichés de l'année

 

 

 

 

2. Le raté de l'année

 

 

 

3. Le délire WTF de l’année

 

 

 

4. Le Jesuiscomplètementpasséeàcôté de l’année

 

 

 

5. La déception de l'année

 

 

 

6. Puis quelques très BOF aussi

 

 

 

Et vous, avez-vous un top/flop 2O16 ?

 

 

Je vous souhaite de passer un très beau réveillon  et que 2O17 soit un bon cru !

 

Cajou

 

 

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 20:30

 

 

 

Résumé : Vic Howard a toujours été transparent, ignoré de tous, même de sa propre mère. Un soir, alors qu’il s’ennuie à une fête, il remarque que Callie, une fille de son lycée, a beaucoup trop bu. Il décide de lui venir en aide. Au matin, la police sonne chez Vic : Callie a été violée, il est le principal suspect. Du jour au lendemain, il est le centre de l’attention, tous le considèrent coupable. Sauf Autumn, la meilleure amie de la victime, qui compte bien s’allier à Vic pour découvrir une vérité que tout le monde préfère taire.

 

 

Ayé ayé, me revoilà après une panne de lecture de 6 semaines... Et c'est ce petit roman Young Adult qui m'a sorti la tête hors de l'eau.

 

En effet, voilà une histoire qui se lit toute seule, et qui plaira à beaucoup d'ados, notamment en raison de sa narration efficace, et de son histoire d'amour adorable. Mais également grâce à son thème -le viol- traité de façon juste et intelligente : on est confronté à ce qui se passe du côté de la victime, mais également des suspects et du coupable.

 

Quant aux personnages, ils sont plutôt réussis et attachants, même s'ils sont (très) stéréotypés, avec Brett le beau gosse adulé, Vic le gars différent et à l'écart, ou encore la fille sexy, Autumn (qui est vraiment un très beau personnage !).

 

Néanmoins, si j'avais été tout à fait séduite par le précédent roman de Kelley York ("Sous la même étoile", mon avis ICI), j'ai un peu moins vibré pour celui-ci, notamment en raison des rouages un peu trop gros et "téléphonés" à mon goût. En effet, pas mal d'événements, de réactions, voire de rebondissements sont beaucoup trop prévisibles, et c'est dommage.

 

En bref, un Young Adult sympa.

 

Ma note

 

 

D'autres avis : 19/20 pour Justine ICI, Mylène a également adoré ICI, et une excellente lecture pour Val ICI.

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 13:57

 

 

Hello Hello 

 

En ce dimanche, je ne vais pas vous montrer tous les livres qui ont rejoint ma bibliothèque (ce sera pour la semaine prochaine) mais je ne vais vous présenter qu'un seul livre, car j'ai envie de mettre un petit coup de projecteur sur ce petit bijou, qui devient tout simplement à mes yeux le plus beau livre de ma bibliothèque 

 

 

 

Il s'agit de Alice's Adventures in Wonderland & Other Stories, de Lewis Carroll, ouvrage qui fait partie des Barnes & Noble Leatherbound Classics. Un joli bébé qui pèse 1165 pages et que je ne me lasse pas de contempler en gagatisant

 

Voici quelques photos :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beau dimanche à vous et à bientôt,

 

Cajou

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 10:23

 

 

 

 

Résumé : Et si un jour les chats communiquaient avec les hommes ? S’ils changeaient notre
histoire à jamais ? Dans la lignée des Fourmis, un roman où se mêlent Histoire, science, philosophie et humour. Bastet, une petite chatte montmartroise, aimerait bien communiquer avec sa « servante » humaine. Sa rencontre avec Pythagore, un chat de laboratoire appareillé pour pouvoir se connecter aux ordinateurs et qui sait tout des humains, va bouleverser sa vie. Le vieux matou futé se charge de l’éducation (très complète…) de la jeune Bastet alors qu’autour d’eux la violence envahit la société. Une vision ironique et décalée du monde des humains où les chats tentent de remédier aux folies de leurs prétendus maîtres.

 

 

Pfffffffff. Mais quel gros fail que cette lecture.

 

 

Pourtant, Dieu sait si je suis fan de cet auteur que j’admire tant : il m’a toujours séduite avec son originalité, son intelligence, et sa façon de partir d’éléments réels pour imaginer des réalités ou des futurs probables, plausibles, ou mêmes improbables (j’ai adoré « Les Fourmis », « Les Thanatonautes », « L’empire des Anges » -que j’ai relu 3 fois!- ou encore « L’arbre des possibles »).

 

Mais ici… ici… ici, … on tombe carrément dans le GROTESQUE.

 

Bernard Werber nous sert à la grosse louche des lieux communs sur les chats (ils sont doués de pensée, ils considèrent leur humain comme un serviteur, ils sont sneaky, …). J'ai trouvé le tout convenu, peu crédible et téléphoné. Et même si j'apercevais les traits d’humour ou d'esprit disséminés ça et là par l’auteur, jamais ils ne m’ont fait sourire ni rire.

 

Mais le pire pour moi, c’est que les romans de Werber poussent toujours le lecteur à considérer son quotidien d’un autre œil, à travers le prisme des découvertes de sa lecture, mais ici, en ce qui me concerne, nada : juste l’histoire de Bastet, une chatte pas vraiment attachante et de Pythagore, son matou de voisin qui a une clé USB mauve greffée sur le crâne (si si !). Puis alors ces réflexions sur le terrorisme, les guerres et les violences humaines :  quelle LOURDEUR. "Dans la lignée des Fourmis" qu'ils disaient... laissez-moi pleurer rire.

 

Vraiment, une grosse déception. Peut-être que ce livre devrait être rangé dans le rayon des 10-12 ans, mais je n'en suis même pas certaine parce que de ce côté-là, on a déjà « La guerre des clans » qui est tellement meilleur.

 

En bref, au secours, rendez-moi le Bernard Werber que j’aime !

 

Ma note :

 

D'autres avis : une lecture captivante pour Azilis ICI, un page-turner passionnant pour Cédric ICI, et mi-figue mi-raisin pour Mr K ICI.

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 17:20

 

 

 

Résumé : Caitlin, 12 ans, habite avec sa mère dans un modeste appartement d’une banlieue de Seattle. Afin d’échapper à la solitude et à la grisaille de sa vie quotidienne, chaque jour, après l’école, elle court à l’aquarium pour se plonger dans les profondeurs du monde marin qui la fascine. Là, elle rencontre un vieil homme qui semble partager sa passion pour les poissons et devient peu à peu son confident. Mais la vie de Caitlin bascule le jour où sa mère découvre cette amitié...

 
 
Wow. David Vann m'avait déjà complètement embarquée et conquise grâce son rebondissement aussi inattendu que traumatisant dans "Sukkwan Island" (mon avis ICI) mais je pense qu'ici, il a encore fait plus fort, en me faisant ressentir tant d'émotions fortes sans avoir besoin d'un twist ou d'un autre artifice.
 
Pfioouuuu... Quelle intensité... Dans l'histoire tout d'abord, mais également surtout dans ses personnages. En effet, David Vann pousse à son paroxysme la violence des rapports humains et familiaux, abordant les sujets de l'abandon, de l'impossible pardon, des remords ou encore de la lâcheté.
 
Au sein de cette famille, il y a Sheri, la mère, personnage tout à fait complexe : elle est douce et attentionnée, aimante et prévenante ; et puis lors du tournant du roman, on découvre en elle une haine et une colère tellement animales que la folie n'est jamais bien loin. Et le lecteur assiste à un déferlement de rage -complètement impuissant et terrifié- lors de scènes vraiment psychologiquement TERRIBLES (il faut s'accrocher)...
 
Et lors de ces scènes où la violence allait crescendo, je dois avouer avoir "craint" que la noirceur caractéristique de l'univers de David Vann ne dévore entièrement cette histoire, mais c'était sans compter sur son héroïne, la lumineuse petite Caitlin, insufflant à cette histoire un espoir salutaire, et rendant cette noirceur éblouissante.
 
Je pourrais continuer à écrire sur ce roman, encore et encore, pour vous dire combien j'ai aimé et vécu cette lecture, mais ce serait une erreur de vous en dire plus : je vous invite simplement à le découvrir et j'espère que vous vibrerez (tremblerez) autant pour Caitlin et sa famille que moi.

 

En bref, une histoire unique qui ne ressemble à aucune autre, des personnages charismatiques, une tension et une violence grandissantes, un malaise plus que palpable, et des émotions intenses, ... vous l'aurez compris : j'ai adoré.

 

(Un seul bémol : l'absence de marqueurs typographiques de dialogues, brrr, je n'aime pas du tout cela)

 

Ma note :

 

 

 

 

D'autres avis : un avis mitigé pour Girlkissedbyfire qui l'a trouvé trop violent et choquant ICI, une perle littéraire pour Léa Touch Book ICI, et une énorme claque pour Séverine Ilestbiencelivre ICI.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 21:05

 

 

 

 

Résumé : Après une enfance difficile, la narratrice anonyme devient travailleuse du sexe. Des années d’expériences ont développé chez elle un véritable don pour décrypter la psychologie de ses interlocuteurs, leurs intentions et leurs envies. Aussi lui arrive-t-il de donner des conseils à des âmes en peine. Lorsqu’elle rencontre Susan Burke, une femme aisée aux prises avec une situation dramatique, elle lui propose de l’aider. Susan et sa famille ont emménagé à Carterhook Manor, une vieille demeure inquiétante, marquée par une violente histoire vieille de cent ans. Sur place, la narratrice rencontre Miles, le beau-fils de sa cliente, un adolescent au comportement étrange et glaçant. Saura-t-elle découvrir toute la vérité sur Carterhook Manor et la famille qui l’habite désormais ?

 

C’est aujourd’hui qu’est sortie chez Sonatine une nouvelle écrite par Gillian Flynn, l’auteur du roman « Les apparences » que j’avais tant aimé (mon avis ICI). Les débuts sont plutôt carrément étonnants, avec cette héroïne qui nous donne un cours de branlette puisqu’elle est « réceptionniste » ou « chargée de clientèle » (lisez « travailleuse du sexe ») depuis quelques années. Mais à force d'osciller du poignet (23456 branlettes en 3 ans, ça use), c’est l’accident de travail : syndrome du canal carpien. Mais sa patronne lui offre une reconversion : devenir voyante…

 

Et c’est alors que l’histoire débute. Prenez une maison victorienne menaçante, une bourgeoise terrorisée, une « masseuse » reconvertie en diseuse de bonne aventure, un ado à la sauce « Damien la malédiction », ajoutez un peu d’humour, de cynisme et de second degré, une atmosphère inquiétante, des mystères, du suspense, et une double chute… et vous obtenez un cocktail plutôt réussi.

 

Un seul regret ? Forcément, quand l’histoire est si courte (60 pages), il faut un peu jouer avec les limites de la vraisemblance, alors que dans un roman, il y aurait eu toute la place pour faire une très bonne histoire avec les mêmes ingrédients.

 

En bref, une nouvelle savoureuse et bien balancée.

 

Ma note : 4 b pn

 

D’autres avis : Stéphanie Plaisir de Lire a adoré (4.75/5) ICI.

 

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 11:26

 

 

 

 

Hello Hello amis bibliophiles,

 

Je n'ai pas fait de billet "In My Mailbox" depuis 2 mois, et celui-ci va donc avoir l'air tout simplement catastrophique (mais ce n'est qu'une impression haha).

 

Voici donc la photo de famille !

 

 

  • Les 7 tomes d'Harry Potter dans leur toute nouvelle édition chez Gallimard, ainsi que le tome 8, gagné lors d'un concours.
  • Un petit tour en librairie, et j'ai craqué pour : "Anatomie d'un soldat" (comment résister après l'avis de Jérôme), le nouveau Sarah Pinborough (cette édition bling-bling aux tranches noires est juste irrésistible), et "Impurs" de David Vann (parce que Léa <3, et parce que Séverine d'Ilestbiencelivre m'a donné terriblement envie).
  • Pas mal de thrillers/romans noirs ont aussi atterri dans ma Pile A lire (ma liste de lectures prioritaires pour cette semaine de congé!) : Marin Ledun, La sang du Monstre, le dernier Pollock, Aquarium de David Vann (ma lecture en cours que je savoure), Tabous (une auteure que je ne connais pas mais je suis très tentée), LUX de Maud Mayeras (mon avis ICI), La prunelle de ses yeux (celui-là que je veux le lire très très très vite!), le dernier Gillian Flynn (qui est une nouvelle) et "La mécanique de l'instant" et "La Veuve", 2 parutions à venir chez Fleuve.
  • Puis aussi du "un peu de tout" : le dernier Werber (j'ai commencé mais arrêté, je le sens mal), Homesman (pcq Léa <3), Arthur Pepper (mon avis ICI), le dernier David Lelo, "De Massive Attack à Banksy", la dernier Oates (merci Tachas <3), "Nos Âmes la Nuit", le recueil de nouvelles de Teulé, "Dans l'île", et "La rivière des doutes" (avec une jolie dédicace de l'auteure, merci!).
  • Mais aussi du Young Adult : "A la place du coeur" (grosse déception, mon avis ICI), "Six of Crows" (la brique!), "Le Syndrome du Papillon" (mi-figue, mi-raisin, mon avis ICI).

 

Je vous l'avais dit, énormément de nouveaux livres, mais comme c'est pour 2 mois, ça va, non ?

 

Et je vous laisse avec le lien vers mon dernier billet paru hier, sur "La Mésange et l'Ogresse", un roman de la rentrée littéraire, troublant et glaçant, brrrrrrr : ICI.

 

Beau dimanche à toutes et tous !

 

Cajou

 

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 17:45

 

 

 

Résumé : Une enquête romanesque au plus près de l'énigmatique épouse de Michel Fourniret pour tenter de cerner les terreurs de notre société à travers l'une des affaires les plus retentissantes de ces dernières années. « Ce que je vais vous raconter ne s'invente pas. » 22 juin 2004. Après un an d'interrogatoires, Monique Fourniret révèle une partie du parcours criminel de son mari, « l'Ogre des Ardennes ». Il sera condamné à la perpétuité. Celle que Michel Fourniret surnomme sa « mésange » reste un mystère : victime ou complice ? Instrument ou inspiratrice ? Mésange ou ogresse ? Quoi de plus incompréhensible que le Mal quand il revêt des apparences humaines ? En sondant les abysses psychiques de Monique Fourniret, en faisant résonner sa voix, jusqu'au tréfonds de la folie, dans un face à face tendu avec les enquêteurs qui la traquent, ce roman plonge au coeur du mal pour arriver, par la fiction et la littérature, au plus près de la glaçante vérité.

 

 

Voilà un roman de la rentrée littéraire très troublant, qui nous plonge au coeur d'un couple aussi célèbre que diabolique. L'auteur réussit à s'immiscer -entre réalité et fiction- dans la tête de cette femme à l'air effacé, et nous laisse découvrir sa dualité, aussi fragile qu'une mésange mais aussi cruelle qu'une ogresse.

 

J'ai trouvé ce docu-fiction addictif, comme un thriller : les pages se tournent toutes seules, causant aussi bien l'envie du lecteur (savoir, connaitre, et surtout comprendre) que sa répulsion la plus totale, car cette femme est par bien des aspects tout à fait glaçante (Quelle horreur, par exemple, que cette expression "MSP", "membranes sur pattes"). Mais encore plus que l'histoire en elle-même, ce rythme est certainement aussi l'une des conséquences de la plume habile d'Harold Cobert que j'ai découverte avec ce roman. J'ai ainsi notamment apprécié particulièrement les prises de parole de l'ogresse, avec ces longues phrases troubles, sans respiration/ponctuation, qui laissent souvent le lecteur... le souffle court.

 

En outre, même si j'ai aimé ce côté plutôt malsain d'être dans la tête de Monique Fourniret, j'ai trouvé que l'auteur évitait habilement de tomber dans le sordide ou le voyeurisme, et parvenait tout de même sans aucun souci à laisser le lecteur tout à fait pantois face à cette femme et à cette histoire, certes romancée, mais tout de même très inspirée de la réalité de cette "Affaire Fourniret".

 

Malgré quelques scènes que j'ai trouvées un peu répétitives (les interrogatoires), et malgré la façon un peu caricaturale de s'exprimer du commissaire belge, je n'ai fait qu'une bouchée de ce roman de la rentrée littéraire que je vous conseille si le sujet vous intéresse.

 

En bref, un docu-fiction aussi intéressant que prenant.

 

Ma note : 4 b pn

 

D'autres avis : des 20/20 en série pour Fan2polar ICI, LireSousLaLune ICI, DesLivresetDesBulles ICI, L'AntreduBonheur ICI, et LeTempsdelaLecture ICI, une lecture éclairante pour AlexMotàMots ICI, et enfin, intéressant mais pas mémorable pour La Fée Lit ICI.

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 13:48

 

 

 

Résumé : Comme tout Anglais qui se respecte, Arthur boit son thé à heure fixe. Mais depuis qu’il a perdu sa femme, rien ne va plus. Lorsqu’il consent enfin à tourner la page et à se séparer des affaires de sa défunte épouse, Arthur trouve un bracelet qu’il n’avait jamais vu auparavant. Les breloques suspendues à ce bijou constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle qui a partagé sa vie pendant plus de quarante ans ? Ainsi commence un périple riche en rebondissements qui réserve à Arthur de surprenantes révélations.

 

"Les Fabuleuses Tribulations d’Arthur Pepper" est un feel-good book, un de ces romans qu’il est agréable de lire sous un plaid au coin du feu. En effet, en vous plongeant dans cette histoire, vous découvrirez de jolis personnages, souvent attachants, une dose d’humour typiquement british, beaucoup de péripéties, et une fougère... le tout dans un rythme plutôt dynamique (ça se lit tout seul).

 

Le héros, Arthur, 69 ans, n'est pas sans rappeler l'inoubliable (et terrible) Ove du roman "Vieux, râleur et suicidaire" (Fredrik Backman), notamment dans sa rigidité militaire, et les tocs qui régissent son quotidien. Puis on ne peut pas s'empêcher non plus de penser aux premières scènes du film d'animation "Là-Haut", avec les tellement touchants Carl et Ellie.

 

 

Car ici aussi, on a de temps en temps la gorge serrée (l’amour d’Arthur pour sa femme est tellement beau), mais on va aussi de surprise en surprise (comme Arthur), dans des aventures parfois rocambolesques qui vous donnent le sourire. Puis j’ai trouvé ça très attendrissant de voir Arthur faire tant de découvertes sur son aventurière de femme, Miriam : une belle leçon de vie sur le deuil, le couple, l’amour et la vie.

 

Certes c’est plutôt léger, parfois fantasque et émaillé de bons sentiments, pas vraiment transcendant, mais c’est un livre qui tombe à point nommé quand on a envie de buller et de s’évader quelques heures en se réchauffant le cœur. Idéal pour la saison.

 

En bref, un roman que vous pouvez offrir à Noël !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un très beau roman pour Myriam ICI, une lecture sympathique pour Antreguillemets ICI, et un coup de coeur pour Petites Lectures ICI.

 

 

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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