4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 10:59

 

 

Hello Hello ami(e)s bibliophiles,

 

J'ai hâte d'être demain matin pour pouvoir vous parler d'un projet littéraire auquel j'ai pris part depuis juillet et qui me tient fort à coeur. Mais en attendant, voici mon In My Mailbox, avec tous les livres que j'ai adoptés ces derniers jours.

 

 

Police, rentrée littéraire chez Grasset, parce qu'Antigone a adoré.

 

Une bouche sans personne, rentrée littéraire chez Aux forges de Vulcain, parce que Noukette a adoré.

 

Mauvais coûts, rentrée littéraire chez La Fosse aux Ours, parce que j'ai vu passer plusieurs avis hyper élogieux, que le résumé me plaît beaucoup et que j'adore cette couverture.

 

Le bal mécanique, rentrée littéraire chez Anne Carrière, parce que Stephen Carrière m'a donné une furieuse envie de le lire avec ses statuts Facebook.

 

Les contes défaits, rentrée littéraire chez Belfond, parce que Julie D. en a parlé avec des mots auxquels je ne pouvais pas résister.

 

Coeurs Artificiels, rentrée littéraire chez Bragelonne, parce que le résumé de ce roman SF est irrésistible.

 

Elephant Island, parce que La Fée Lit m'a appris que cet auteur était liégeois et que le résumé m'émeut.

 

Olivia de Dorothy Bussy, parce que j'ai complètement craqué sur son résumé lors de notre virée librairies avec les "lectrices belges compulsives"

 

 

Et chez vous, qu'est-ce qui est arrivé cette semaine ?

 

Bonne rentrée à tous mes collègues enseignants et bonne semaine à tous les autres !

 

 

 

 

 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 14:48

 

 

 

 

Résumé : « J’ai passé plus de temps que toi sur cette Terre. Et notre différence, c’est que moi, je t’ai perdue. C’est parce que j’ai continué à vivre que je le sais. J’ai voulu être seul souvent pour être avec toi. Il faut bien donner son temps aux amours invisibles. S’en occuper un peu. Encore maintenant je me demande comment tu vas. Ce que tu fais. Je cherche de tes nouvelles. J’invoque la colère pour que tu la calmes. Quelques rires où tu me rejoindrais. Et le soleil a changé, puisqu’il manque une ombre. Mais je suis heureux. Et c’est à ton absence que je dois de le savoir. ». Le temps d'une nuit, le narrateur est visité par sa femme disparue sous les coups d'un homme. Il lui parle et l'emmène dans une déambulation dans les rues parisiennes. Sur les lieux de leur amour et de leurs déchirures, il s'adresse à elle et convoque, au fil de pages intenses, les blessures et les joies de leur destinée tragique, leurs souvenirs communs, leur fils merveilleux et la difficulté de vivre sans elle.

 

 

 

 

Dans ce petit livre (170 pages), Samuel Benchetrit s'adresse à Marie Trintignant, disparue depuis 13 ans déjà, et il lui livre ses pensées, ses peurs, et ses questionnements. Il y est question du passé et du présent, mais n'espérez pas trouver entre ces lignes des révélations ou des détails sordides. Car Samuel y parle surtout (très bien) d'amour... pour Marie, pour son fils, pour A., pour la vie, ou pour la nuit. Et même si forcément ce récit est très intime (on y reconnait aisément tous les protagonistes malgré la discrétion de l'auteur), il est aussi très pudique. Intime et universel aussi puisque ces thèmes nous touchent tous un jour ou l'autre : la perte, la tristesse, l'absence et la douleur.

 

Si le contenu est forcément émouvant, c'est néanmoins surtout la plume qui m'a touchée. C'est très parlé tout en étant très écrit, comme une parole spontanée, magnifiée par un vernis poétique. J'ai eu l'impression de lire un monologue, vif et hanté, et parfois apaisé. Des phrases courtes, très très courtes, de la narration, quelques dialogues, beaucoup de non-dits aussi... et des allusions qu'on ne peut pas toujours comprendre car elles n'appartiennent qu'à cet homme et à son histoire.

 

L'ensemble se lit d'une traite, c'est lancinant et poétique, c'est triste mais c'est beau. Tantôt comme un cri d'amour susurré à l'oreille. Tantôt comme un mot d'amour hurlé à pleins poumons.

 

En bref, un très touchant moment de poésie douce-amère.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

 

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 03:22

 

 

 

 

Résumé : Nord de la Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Fille unique et mal dans sa peau, elle n'a que Connie, son amie d'enfance. Lorsqu'une dispute les sépare au début de l'été, Evie se tourne vers un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l'atmosphère d'abandon qui les entoure la fascinent. Elle tombe sous la coupe de Suzanne, l'aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d'une secte et de son leader charismatique, Russell. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais, aux yeux de l'adolescente, il est exotique, électrique, et elle veut à tout prix s'y faire accepter. Tandis qu'elle passe de moins en moins de temps chez sa mère et que son obsession pour Suzanne va grandissant, Evie ne s'aperçoit pas qu'elle s'approche inéluctablement d'une violence impensable...

 

 

"The Girls" est le premier roman d'Emma Cline, et je pense qu'il va faire grand bruit dans cette rentrée littéraire tant il est souvent percutant, notamment en raison de son sujet. En effet, l'auteure a choisir de s'inspirer librement de la tristement célèbre secte de Charles Manson.

 

Ce roman psychologique nous propulse donc en 1969, près de San Francisco, dans cette vague de vie en communauté, où règnent amour et harmonie, sexe et drogues à gogo et liberté insolente. On y découvre Evie, une jeune fille sans éclat de 14 ans, mal dans sa peau, à la vie  morne, qui va croiser le chemin d'une bande de jeunes filles, nimbées d'une aura mystérieuse, presque surnaturelle et magnétique. Et Evie, flattée et grisée par cet intérêt, constitue une proie idéale et une cible enthousiaste pour Russel, gourou solaire, admiré et idolâtré.

 

Et cette histoire est servie par une plume très belle, tout aussi soignée que maîtrisée (bravo au traducteur), mais surtout très forte, car l'auteure réussit très rapidement à plonger le lecteur dans un état de malaise poisseux et collant (que j'ai beaucoup aimé), qui ne se dissipera pas avant d'avoir tourné la dernière page.

 

En effet, ce roman est tout sauf lisse : on est toujours dans l'avidité, le besoin, la pulsion, et l'excès. L'atmosphère est souvent malsaine et dérangeante, et certaines scènes sont dures, comme celle d'une adolescente offerte dans l'espoir d'un contrat, ou celle d'une fillette qui prend de l'acide. Un livre à ne pas mettre entre des mains innocentes.

 

Cependant pour que ce roman m'emporte, il m'a manqué un rythme plus resserré car j'ai trouvé que certaines parties tiraient un peu en longueur, perdant ainsi parfois un peu mon intérêt, et me donnant l'impression d'observer cette histoire en spectatrice plutôt que de la vivre comme je l'aurais souhaité.


En bref, un premier roman fort.

 

 

Ma note :

 

 

Pour Noukette, avec qui je partage cette lecture, c'est "féroce et brillant, à lire d'urgence !". Son avis complet ICI.

 

D'autres avis : Pretty Books a abandonné sa lecture à cause du malaise ressenti ICI, Léa Touch Book a apprécié ICI et un coup de coeur à lire d'urgence pour Tachas ICI.

 

 

 

"Pauvre Sasha. Pauvres filles. Le monde les engraisse

avec des promesses d'amour. Elles en ont terriblement

besoin et la plupart d'entre elles en auront si peu"

(p. 142)

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 07:00

 

 

 

 

Résumé : Leon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop... [résumé éditeur coupé car il en dit trop]

 

 

Entre ces pages, vous croiserez un BMX rouge, des Raiders, un cou du dos, des Actions Man, des pièces de 10 pence chapardées ça et là, des risque-le-coup, un kanetsune, des graines d'Haricot d'Espagne Empereur Ecarlate, une zèbre, des jardins partagés ou encore un Ours qui s'essuie le cul sur un Lapin (si, si !)... Et tout cela ne manquera pas de vous donner le sourire malgré le triste destin de ce petit homme.

 

Heureusement, sur la plaie béante qu'est la vie de Leon, Monsieur Devlin, Maureen, ou encore Tufty viendront coller des petits bouts de sparadrap d'affection et de bienveillance pour le rafistoler chacun à leur façon, parfois bourrue, parfois maladroite, parfois grossière, mais toujours sincère. Des personnages secondaires attachants, tous un peu originaux et "bras cassés". Et évidemment, vous serez touché par ce petit garçon de presque 10 ans qui aime sa maman (complètement paumée, égoïste, et inconsciente) envers et contre tout, et qui est viscéralement lié à son tout petit frère, Jake, qu'il aime d'un amour magnifique. Vraiment une belle histoire de liens fraternels, très émouvante.

 

Alors, oui, il y a quelques longueurs par ci par là, puis c'est parfois un peu fantasque dans le côté décalé des personnages secondaires, mais c'est tout de même une jolie bouffée de tendresse que nous offre Kit de Waal. Je pense d'ailleurs que c’est un roman qui séduira de nombreux lecteurs car il oscille habilement entre le drame et la légèreté, ainsi qu’entre le désespoir et l’espoir.

 

En bref, vous allez être touché par ce petit Leon !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

D'autres avis : Argali beaucoup apprécié ICI, tout comme Lectriceinthetrain ICI.

 

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 10:45

 

 

 

Résumé : Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

 

 

Aujourd'hui, mon avis sur un titre de la rentrée littéraire de chez Gallimard, un roman qui n'a de doux que son titre, car si c'est une berceuse, elle appartient définitivement au monde des contes horrifiques.

 

"Le bébé est mort", c'est de cette façon que s'ouvre "Chanson douce", et grâce à l'écriture tranchante de l'auteur, on a l'impression d'être plongé de force au coeur de cette scène de crime, un peu comme si on se trouvait dans la lumière agressante des flashs d'appareil photo des enquêteurs.

 

Mais plus que l'histoire de ce terrible drame annoncé dès les premiers mots, c'est le chemin qui a mené là que nous conte avec talent Leïla Slimani. Le fait de savoir comment tout va se terminer n'enlève rien à la tension dramatique car le mystère et le suspense ne font que s'épaissir au fil de notre rencontre avec ces personnages. L'atmosphère est pesante, de plus en plus étouffante, et le malaise palpable de l'appartement finit par envahir complètement le lecteur.

 

Les personnages ne sont pas manichéens et l'auteur ne tombe pas dans le jugement, elle nous offre des portraits justes et nuancés. A commencer par celui de Louise, celle dont le visage est comme une mer paisible dont personne ne pourrait soupçonner les abysses. Car si au début elle apparait comme la perle rare indispensable, petit à petit, le lecteur découvre sa part d'ombre, effrayante, derrière des choses aussi anodines qu'un ongle qui gratte un carreau, une partie de cache-cache ou une carcasse de poulet. Glaçant.

 

Puis derrière ce drame, il y a une réflexion intéressante sur l'argent et le temps, sur la solitude, et surtout, sur toutes ces domestiques, souvent étrangères, plus ou moins bien traitées par leurs patrons choisissant de satisfaire leurs ambitions professionnelles, parfois au détriment de leur vie de famille.

 

En bref, un roman aussi dérangeant que prenant.

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : uniquement des avis enthousiastes sur Babelio ICI et un coup de coeur pour Myriam Leroy ICI.

 

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 07:00

 

 

 

Résumé : New York, Greenwich Village, années 1970. Rainey Royal, quatorze ans, habite une maison autrefois élégante mais aujourd'hui délabrée. Elle vit avec son père, musicien de jazz culte, qui mène une existence bohème dans cette grande demeure ouverte à tous. Sa mère ayant déserté le foyer pour aller vivre dans un ashram, Rainey est livrée à elle-même, proie facile pour les protégés de son père qui vont et viennent dans la maison. À l'extérieur, l'adolescente rebelle se révèle forte et cruelle, violente même, jouant du pouvoir de séduction qu'elle exerce sur les autres pour trouver son chemin.

 

 

Dans ce premier roman, Dylan Landis nous offre un aller simple direct pour le New York bohème des années 1970 : les odeurs de bois de santal et de rose thé, le jazz et l'art omniprésents, le vent de liberté, la vie en communauté, sex & drugs... on s'y croirait. D'ailleurs, j'ai souvent eu l'impression -notamment en raison des nombreuses ellipses- de parcourir un album photo rempli de polaroïds délicieusement vintages, comme des instantanés de vie. Immersion garantie.

 

Cette histoire repose entièrement sur son héroïne, Rainey Royal, que l'on rencontre à 14 ans et que l'on voit grandir pendant une douzaine d'années. Jeune fille délaissée (c'est le moins qu'on puisse dire) par sa famille, qui se cherche et qui veut à tout prix vivre des émotions fortes. Elle est sublimissime (et elle le sait), une déesse à la beauté sauvage et étincellante qui a un besoin viscéral de susciter le désir et d'être au centre de l'attention. La tentation incarnée. Elle dégage un parfum de scandale et elle hypnotise tout son entourage : tous succombent au charme vénéneux de Rainey. Provocante, attachante, troublante, énervante, fascinante, effrayante, bouleversante, insolente... Rainey Royal est un personnage qui ne vous laissera pas indifférent. On a parfois envie de la baffer ou de la secouer, mais on a surtout envie qu'elle trouve son bonheur.

 

Certaines scènes sont dures, dont une qui m'a particulièrement heurtée, celle de la réaction d'un père face à un événement que vit sa fille. Un coup de poing dans le ventre du lecteur. Speechless. Et si j'ai aimé cette atmosphère parfois malsaine, il me faut toutefois souligner que cela en fait un roman qui ne plaira pas à tous les lecteurs.

 

Mon seul regret sera un petit goût de trop peu, j'aurais tellement voulu en apprendre encore davantage sur Rainey, Leah et Tina, j'aurais voulu que l'album ait encore quelques pages.

 

En bref, un portrait intense d'une jeune femme des années 70.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un coup de coeur chez Le Chat du Cheshire ICI, et Léa Touch Book moins convaincue ICI.

 

Et pour Rainey, une peinture-patchwork de Sainte Cath(erine) de Bologne, patronne des artistes peintres.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 16:01

 

Hello Hello,

 

Voilà déjà quelques semaines que je n'ai pas fait d'"In My Mailbox" mais durant ces 15 derniers jours de vacances dans le Sud-Ouest de la France, ma boite aux lettres s'est bien remplie, et j'ai trouvé tout ceci à mon retour (de quoi adoucir la fin des vacances).

 

 

 

Et voici donc en images les titres de la rentrée littéraire qui ont rejoint ma pile à lire : certains sont déjà lus, d'autres en cours de lecture, et mes billets commenceront à arriver dès le 18 août, ouverture officielle de la rentrée littéraire 2016.

 

 

La ronde des livres

 

Et des photos individuelles

 

 

 

Si vous voulez connaître les résumés et les dates de sortie, ou si vous avez envie de  découvrir les 50 romans de la rentrée littéraire qui me font le plus envie, c'est dans ce billet : ICI.

 

 

Je vous souhaite un bon lundi férié et bonne fête à toutes les Marie,

 

Cajou

 

 

 

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 11:02

 

 

 

 

 

Résumé : S’il fallait décrire Juliette en un seul mot, transparente serait sans nul doute le bon. Oui, c’est ça, transparente. Depuis qu’elle est toute petite Juliette a toujours fait ce que l’on attendait d’elle. Pour ne pas déplaire, pour ne pas décevoir. Mettant de côté ses rêves et celle qu’elle est vraiment. Résultat, à 30 ans, elle mène une vie sans relief et ennuyeuse au possible. Une vie dans laquelle choisir entre lasagnes et sushis est un événement. Pourtant, elle se sent de plus en plus à l’étroit dans cette vie, dans cette peau. Elle a envie de crier qu’elle n’est pas cette fille sans personnalité. Elle a envie d’aborder celui qu’elle croise tous les jours dans son immeuble. Pour lui dire qu’il lui plait. Et par dessus tout, elle a envie d’enfin réaliser son rêve, celui de devenir écrivain. Il n’est jamais trop tard pour devenir soi. C’est ce que va découvrir Juliette au détour d’un merci, un merci de trop. Même si elle est loin d’imaginer ce qui va en découler !

 

 

J'ai eu envie de lire ce premier roman de Carène Ponte car je pensais qu'il serait parfait pour la saison : une petite comédie romantique comme je les aime pour la plage, sucrée et légère. Et je suis désolée de dire que, alors que mes attentes étaient quasi nulles (juste passer un agréable moment), j'ai été déçue par cette histoire, que j'ai trouvée non pas légère mais totalement creuse. A l'instar de son héroïne, ce roman m'a semblé inodore, incolore et insipide.

 

L'histoire est remplie de clichés plus lourds les uns que les autres : sur les relations entre chef/employé, sur le célibat, sur la grossesse, sur le métier d'auteur, sur l'amour, sur l'amitié... 240 pages avec du déjà vu, vu, revu et re-revu, sans qu'aucune scène n'apporte sa touche personnelle et inédite (bon, la rencontre entre les parents de Juliette et le pseudo-futur-père pourrait être qualifiée d'inédite si elle n'était pas autant tirée par les cheveux).

 

En fait, l'ensemble m'a donné l'impression d'un Bridget Jones de série Z. L'humour semble toujours forcé (mention spéciale à ces notes de bas de page pseudo-drôles, qui font presque pitié) et les situations pseudo-cocasses n'ont même pas réussi à m'arracher un sourire.

 

Ajoutons encore que l'héroïne passe d'une fille morne et fadasse à une femme qui prend sa vie en main en un coup de cuillère à pot : ce n'est pas crédible pour un sou tant tout est sans cesse précipité, tant dans les péripéties que dans la construction du portrait des personnages et de leurs relations.

 

Et le pire, ce sont toutes ces coïncidences à 2 balles : pitié quoi, le livre en est truffé, et même si l'auteur accompagne toujours ces pathétiques heureux hasards d'un "On ne voit ça que dans les romans", ça ne suffit pas à faire passer la pilule. Je pense que c'est d'ailleurs ce point qui m'a rendu tout le reste presque insupportable.

 

En bref, j'ai terminé le front plein de rides tant j'ai passé mon temps à lever les yeux au ciel.

 

 

Ma note : 1 b pn

 

 

D'autres avis (ils sont tous très enthousiastes, partout, sur tous les blogs) : "d'une originalité extraordinaire à vous faire mourir de rire" pour MyLittleAnchor ICI, 20/20 pour L'antreduBonheur ICI, un joli coup de coeur pour LesInstantsVolésàlaVie ICI, Lecturesd'uneVie a été transporté par l'écriture ICI, un excellent moment pour CarnetParisien ICI, "un petit bijou truculent et divin" pour DesLivresetMoi ICI, coup de coeur pour Échappée Littéraire ICI, "un livre parfait pour l'été" pour Justine ICI, Ninisbook a adoré ICI, Lily est conquise ICI, 18/20 pour L'EdendesRêves ICI, et enfin, Thalyssa, pas vraiment convaincue ICI.

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 09:27

 

 

 

Résumé : Etats-Unis, 1959. Lorsque Paul est muté à Idaho Falls, sa femme, Natalie, et leurs deux petites filles s’installent avec lui dans une base militaire au milieu du désert. Au cœur de cette communauté isolée, il est difficile de se lier d’amitié et dangereux de se faire des ennemis. Dans un climat étouffant de secrets et de trahison, leur mariage résistera-t-il aux tensions qui montent inexorablement ?

 

 

Ce premier roman nous plonge dans l’Amérique de la fin des années 1950 et nous dessine le portrait d’un jeune couple, Paul et Nat Collier. Et comme le dit très justement la quatrième de couverture, cette histoire a une ambiance similaire à celle de « La fenêtre panoramique » de Richard Yates.

 

On croise entre ces pages des militaires et leurs épouses, ainsi que quelques habitants de ce petit bled d’Idaho Falls. Les épouses ne sont pas sans faire penser aux célèbres Desperate Housewives, sauf qu’elles sont beaucoup moins sympas : commérages, jalousies, secrets, pas facile pour la pétillante Nat de se faire une place au milieu de ce nid de vipères. Surtout que Nat est trop libre pour son époque (à l’image d’une des premières scènes du roman, magnifiquement illustrée sur la couverture) et elle a bien du mal à aller à contre-courant du conformisme de son mari, de toutes ces règles d’apparence et de bienséance, et du couple qui règne en maître sur ce groupe, Jeannie et Mitch Richards, tous deux aussi imbuvables qu’hypocrites.

 

L’autre thématique du roman est celle de la naissance de la recherche sur l’énergie nucléaire aux États-Unis, avec les balbutiements sécuritaires qui sont loin de prendre suffisamment au sérieux les risques liés à ce progrès. Très intéressant. Et pendant tout le roman, entre incompétences et inconscience, le danger couve, pesant de tout son poids sur cette communauté, et particulièrement sur la vie de Nat et de Paul.

 

Bien que j’aie apprécié cette lecture d’un bout à l’autre, j’ai trouvé que le rythme était trop inégal : 300 premières pages assez lentes, et un dernier quart tout à fait explosif. En outre, j’ai ressenti un goût de trop peu dans le développement des personnages : ils sont tous réussis mais j’ai trouvé que leur peinture n’était pas assez complète et était assez décousue.

 

En bref, un premier roman prometteur.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Ingrid a adoré ICI.

 

 

Et pour vous mettre dans l'ambiance, quelques photos de Reese Whiterspoon incarnant June Carter, à qui est comparée l'héroïne, Nat.

 

 

 

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 08:39

 

 

 

 

 

Résumé : Une maison qui brûle à l'horizon ; un homme qui se met en danger pour venir en aide à un petit garçon qu'il connait à peine ; une serveuse dans un "diner" perdu en plein milieu de l'Indiana forcée de faire à nouveau face à un passé qu'elle avait tenté de fuir ; et un couple sans histoires qui laisse, un soir de tempête, entrer chez eux un mal bien plus dévastateur... Qu'est-ce qui unit tous ces personnages ? Quel secret les lie ? Quelle menace se devine entre les lignes de leurs destins ?

 

 

La quatrième de couverture annonce « un grand puzzle feuilletonesque à l’atmosphère énigmatique et troublante », et c’est exactement ce que l’auteur nous offre durant ces 430 pages.

 

.

 

 

Pour moi, le plus réussi dans ce premier (!) roman, c’est  cette  atmosphère, de celles qu’on peut presque toucher du doigt tant elles sont prégnantes : c’est noir noir noir, c’est inquiétant, et c’est mystérieux à souhait. Un régal de sentir à toutes les pages la menace qui plane, et qui gronde, sans du tout savoir comment, ni qui, ni quand elle va frapper. Le tout est très cinématographique, comme une succession de courts-métrages très bien léchés, nous immergeant entièrement dans ce monde rempli de dangers réels et oniriques.

 

En outre, même si l’auteur nous plonge à chaque chapitre dans une nouvelle région/époque, avec de nouveaux personnages (du fin fond du Kansas des années 1980 à l’Angleterre, la France ou les États-Unis de nos jours) chaque partie est aussi captivante que les précédentes, car Jérémy Fel arrive à nous faire trembler pour ses personnages : 20 pages avec eux et on est déjà impliqué émotionnellement, et à la merci de l’auteur, attendant impatiemment que les pièces du puzzle commencent à s’imbriquer les unes dans les autres.

 

Le titre est brillamment choisi, un point commun à tous ces destins qui croisent sur leur route, ou dans leurs cauchemars, de la terreur et du désespoir, des brutes sanguinaires, de la cruauté et de la violence, et des psychopathes en puissance. Mention spéciale à Walter... même si le jeune loup qu'on croise à la toute fin du roman semble un successeur au moins aussi talentueux.

 

Si j’ai adoré passionnément la première moitié nimbée de mystère, entre chien et loup, quand la menace couve plutôt que quand elle frappe, j’ai un peu moins vibré avec le dernier tiers et la fin, que j’ai trouvés moins intenses et moins sombres : je me sentais d'attaque pour un bain de noirceur jusqu'à l'overdose (mais depuis que j'ai appris qu'il y aurait une suite, je comprends mieux ce choix!).

 

En bref, un roman envoutant.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un gros coup de coeur pour La Fée Lit ICI, Jostein a apprécié ICI, coup de coeur pour Léa Touch Book ICI, efficace et culotté pour Jérôme ICI.

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 09:45

 

 

 

 

Résumé : Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d'une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

 

 

Ce roman nous raconte les rêves (tellement souvent bafoués et déçus) et les combats des femmes afghanes d'hier et d'aujourd'hui. Et que ce soit à notre époque ou il y a 100 ans, les choses n'ont pas beaucoup changé : le poids des traditions est étouffant, et le statut de la femme est proche du néant. Considérées comme du bétail, données, vendues, échangées, offertes, esclaves, elles doivent supporter les mariages arrangés, baisser le regard, parler à voix basse ou mieux, se taire, devenir invisibles, et obéir à ces hommes dont elles sont entièrement à la merci. Puis surtout leur donner des fils, beaucoup de fils, seule façon d'obtenir un (tout petit) peu de respect de la part de ces hommes souvent brutaux et égoïstes.

 

Du côté des personnages, quelques unes forcent le respect par leurs petites et grandes rébellions, comme l'inimitable Khala Shaima, la douce Djamila ou l'irrévérencieuse Zamarud ; et d'autres nous hérissent le poil, comme les imbuvables belles-mères Bobo Shagul et Bibi Gulalai à qui on souhaite de vivre les pires tourments.

 

L'écriture est très simple et fluide, rendant ce roman accessible à tous les lecteurs et l'auteure fait le choix de rester dans la réserve, préférant suggérer les horreurs que nous les décrire dans le détail. Ce sont 600 pages qui se lisent d'une traite tant on tremble pour toutes ces femmes et tant on a envie de connaître l'issue des destins de Rahima et de Shekiba, les 2 héroïnes de cette histoire.

 

 

En bref, émotions et dépaysement garantis.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

 

 

D'autres avis : un roman décevant et sans style pour Mybooksaremyhome ICI, un roman fabuleux pour Stephanie-Plaisir-de-Lire ICI, un coup de coeur pour Pretty Books ICI, et une lecture dramatiquement belle pour Lelf ICI.

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 19:39

 

 

 

RésuméSi ce n’étaient ses cicatrices et les photos étranges qui tapissent les murs de son bureau, on pourrait dire d’Abigaël qu’elle est une femme comme les autres. Si ce n’étaient ces moments où elle chute au pays des rêves, on pourrait jurer qu’Abigaël dit vrai. Abigaël a beau être cette psychologue qu’on s’arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l’emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l’un de l’autre, elle n’a pas trouvé mieux que la douleur. Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l’accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s’exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l’enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même...

 

 

 

Une sacrée aventure de lecture que ce roman : en effet, dans "Rêver", Frank Thilliez ne laisse d'autre choix au lecteur que d'être attentif tout le temps et au moindre détail, notamment en raison de la narcolepsie dont souffre l'héroïne, qui l'empêche de distinguer rêve et réalité, mais également en raison de la narration faisant des aller-retour continuels entre décembre 2014 et juin 2015. Et forcément, le lecteur se perd en hypothèses et conjectures de toutes sortes. Une lecture 100 % participative donc.

 

Outre cette atmosphère à la sauce "Inception", les passages qui m'ont le plus intéressée sont ceux mettant en scène les épisodes de catalepsie et de narcolepsie d'Abigaël Durnan : très intéressants. Et tout aussi effrayants. Quant à l'enquête sur ce tueur en série, elle est également addictive.

 

Toutefois, la fin ne m'a pas convaincue : des motivations et un modus operandi un peu "too much" et olé-olé à mon goût... Un peu comme un cheveu sur la soupe. Je me demande également pourquoi les indices étaient si nombreux sur l'identité de la petite Cendrillon... c'est quand même dommage, au sein d'un roman aussi bien réfléchi et ficelé. J'aurais préféré me tromper à ce sujet.

 

Anyway, une histoire qui m'a étonnée par sa construction, laissant deviner un patient travail de fourmi de la part de son auteur.

 

 

En bref, une fin trop "isolée" du reste à mon goût mais un roman prenant.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Un thriller captivant à lire absolument pour Karline ICI, un avis en demi-teinte pour Lucie ICI, Stéphanie-Plaisir de lire a un avis similaire au mien ICI, Lucy s'est profondément ennuyée ICI, et Scarlett a été bluffée ICI.

 

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