29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 08:00

 

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Nous sommes le dernier dimanche du mois, une excellente raison de vous présenter un "In My Mailbox" http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0045.gif Comme annoncé, suite à la fin de mon challenge "Pas d'achat de livres durant 100 jours" avec Nanapomme, j'ai enfin pu valider, raisonnablement (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0052.gif), un petit (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0038.gif) panier Amazon !

 

Avec plaisir. Avec bonheur. Avec délectation.

 

Trève de blabla, voici les petits nouveaux arrivés dans ma PAL.

 

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http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv28302611.jpg http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv50601180.jpg http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv964307.jpg  http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv24129396.jpg

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/0/2/9782253117209.jpg http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv19474780.jpg  http://polars.pourpres.net/img/uploads/51mPBa9BJ9L._SL500_.jpg http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782258091795.jpg

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv32149445.gif http://www.resumedelivre.eu/wp-content/uploads/2010/11/rage_couv.jpg http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv29123613.jpg http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv11383407.jpg

 

 

Du contemporain, du français, du roman, du belge, de la nouvelle, de l'italien, du classique, du jeunesse, de l'américain, de l'ovni, du thriller, de l'autrichien, de la chick-lit, de l'espagnol, du roman noir,... voilà une moisson on ne peut plus cosmopolite et éclectique !

 

Et vous, quels sont les derniers arrivages dans votre PAL ?

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 11:00

 

J’ai eu l’occasion de découvrir, pour la première fois, l’écriture de Véronique Ovaldé (« Ce que je sais de Vera Candida », « Des vies d’oiseaux », etc.) à travers ce petit roman de 73 pages, « La salle de bains du Titanic ».

 

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Le résumé m’a tout de suite plu et j’étais très curieuse de connaitre le lien entre ce dernier et le titre. Puis hier matin, j’ai lu une chronique assassine (mais vraiment assassine) de ce roman et j’ai alors eu très « peur » de ce que j’allais découvrir.  


Et bien, pour ma part, j’ai été tout à fait séduite par ce « roman » aussi court que singulier. Parce que oui, certains lecteurs parlent de 3 nouvelles, mais je préfère parler d’un roman, divisé en 3 instants, comme le dit très justement la quatrième de couverture.


Vienna aimerait redevenir une toute petite fille. Juste avant l'été de ses six ans. L'été où elle s'est perdue dans les dunes. Et où un homme l'a finalement ramenée à ses parents. Elle voudrait revenir avant. Juste avant. Avant l'été où. Et où le monde a changé sa révolution. Trois instants où s'est joué le destin de Vienna.


Et je ne vous en dirai pas plus car parler davantage de ce qui se déroule dans cette histoire serait prendre le risque de vous gâcher le plaisir tant le roman est court.


On ne peut parler de « La Salle de Bains du Titanic » sans évoquer son style tout à fait singulier. Il émane tellement de choses de ces mots que si je m’étais écoutée, j’aurais, dans ce billet, recopié des dizaines de citations. En un mot, une phrase, une page, Véronique Ovaldé créé une atmosphère ou nous décrit une scène, qui aurait nécessité 10 pages à d’autres. C’est à la fois envolé, et à la fois lourd de sens. C’est empreint de poésie mais c’est aussi tout à fait moderne dans la langue. Les mots s’envolent, mais ce qu’ils impliquent vous cloue au sol.

 

L’auteure a un talent certain pour jouer avec le non-dit, l’allusif, l’implicite et l’indicible, qui sont au cœur de la narration. Pas besoin de décrire l’horreur, pas besoin de palabrer : l’horreur se dessine d’elle-même dans les blancs du texte. Un mot, une phrase et le ciel nous tombe sur la tête tant l’image évoquée est forte, puissante, voire insoutenable. Puis il y a toutes ces parenthèses qui sont tour à tour amusantes, étonnantes, éclairantes, et qui amènent une force supplémentaire à l’histoire. On peut dire que les mots sont aussi légers que l’histoire est pesante. Et j’ai trouvé ce mélange très heureux !

 

« Tous ceux qui n’ont pas de nombril sont des martiens. C’est ce que nous avions décrété Jules et moi quand Jules avait neuf ans et moi six. » Voici les premiers mots de ce roman. Deux phrases qui suffisent à nous laisser entendre les rires des enfants, à percevoir l’insouciance et l’émerveillement face au monde. Et cette impression de puissance évocative des mots, je n’ai cessé de la ressentir tout au long de ma lecture.


Les thèmes abordés par l’histoire de Vienna sont variés, tantôt légers, tantôt lourds, parfois insoutenables. L’enfance, la maladie, l’abus, ou encore les cicatrices indélébiles.

 

Quant au titre, on en comprend le sens dans la dernière partie. Vienna n’a pas croisé de monstre de glace sur la mer, Vienna l’a rencontré dans les dunes et elle est, elle aussi, devenue naufragée de la vie.


Je sais que certains sont tout à fait imperméables au style d’Ovaldé, mais en ce qui me concerne, même si la fin m’a laissée tout à fait dubitative (huh ???), je me suis régalée de ses mots et de sa plume, malgré l’histoire dramatique qui nous est contée.


Ma note : 4 b pn


Merci beaucoup à toute l’équipe de Livraddict et aux Éditions J’ai Lu pour ce partenariat qui fut une très jolie découverte.


Voici le billet de Myiuki22 qui a trouvé ce livre sans AUCUN intérêt,

Celui de Benjamin, qui n’a pas vraiment apprécié sa lecture,

Karline qui s'est laissée bercer par ce roman,

Et enfin, celui de Lise qui, comme moi, a été tout à fait séduite.


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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 13:31

 

A cause d’une attaque en règle de toute une série de vilains microbes de compétition, voilà presque 15 jours que je suis HS et que mon blog vit sa vie sans moi. Et pourtant, ma dernière lecture était un très joli livre, que j’ai choisi de lire exactement  100 ans après les événements qu’il nous présente : « Les enfants du Titanic », d’Élisabeth Navratil, la fille d’un des enfants qui a survécu au terrible naufrage, qui eut lieu dans la nuit du 14 et 15 avril 1912.


http://img.over-blog.com/316x450/4/06/61/84/romans-et-livres-historiques/Les-enfants-du-Titanic-1.JPG

 

Résumé : Michel Navratil se rend compte que sa jeune épouse, Marcelle, le trompe avec un fidèle ami de la famille. Blessé et furieux, il la quitte et met au point un plan : il va « kidnapper » ses 2 jeunes fils de 2 et 4 ans et monter à bord du Titanic lors de son voyage inaugural, afin d’aller refaire sa vie et faire fortune en Amérique. Les premières pages nous amènent directement sur les quais du port de Southampton et nous allons suivre les aventures de Michel et de ses deux enfants, Lolo et Monmon, jusqu’à la tragique nuit du 14 avril 1912.


Voilà un livre dont la qualité première est, selon moi, son universalité : en effet, il pourra être lu par des enfants, des adolescents, des adultes, des grands-parents,… tout le monde y trouvera son compte, car l’écriture y est simple, mais point simpliste.


L’auteure du roman, Élisabeth Navratil est donc la fille du petit Lolo Navratil et depuis l’enfance, elle est passionnée par cette tragédie. C’est donc tout naturellement qu’elle écrivit, en 1980, « Les enfants du Titanic », puis une seconde version en 1997 et enfin, cette version augmentée pour le centième anniversaire du naufrage.


Cette histoire mêle fiction et réalité, sans qu’il soit toujours possible de bien les discerner. C'est d'ailleurs plutôt un roman inspiré de faits réels qu'un documentaire pûrement historique. J’ai vraiment apprécié de lire ce que j’avais découvert sur grand écran avec « Jack et Rose » dans le désormais célèbre film de James Cameron. L’embarquement à Southampton, les salles des machines avec les impressionnantes chaudières, l’escalier majestueux et le dôme de verre, le luxe des premières classes, le capitaine Smith, le richissime John Astor et sa jeune épouse enceinte, l’orchestre, la  « Renault » de 1911 présente dans les soutes, etc. … On retrouve tous les ingrédients qui nous ont fait vibrer dans le film, mais à l’écrit. Ce roman est vraiment très bien documenté et les nombreuses notes de bas de page apportent réellement une plus-value au livre.


Et dans ce cadre, on découvre les aventures de Michel Navratil, ce père d’une trentaine d’années, qui tient plus que tout à ses 2 petits garçons et qui rêve de faire carrière dans le monde de la Haute Couture aux USA. J’ai beaucoup apprécié suivre cette histoire du point de vue masculin de ce père. Et, en outre, ses deux enfants, les petits héros du livre, sont vraiment adorables et attachants: Lolo est impressionnant de maturité malgré ses 4 ans et c’est vraiment un personnage tout à fait irrésistible. Quant au petit Monmon, qui a à peine 2 ans, il est tout aussi émouvant !


Détail, qui n’en fut pas un pour moi,  au milieu du roman, on trouve une dizaine de photos d’époque du paquebot, du célèbre Capitaine Smith mais également, et surtout, des deux petits héros, les adorables Lolo et Monmon, ce qui n’a fait que m’immerger (hum hum, pas sûre que ce mot soit bien choisi) davantage au cœur de leur histoire.

 

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Alors, même si l’on connait le dénouement avant même d’ouvrir le roman : oui, le Titanic va couler (on sait exactement à quelle minute) et oui les deux enfants vont survivre (puisque l’auteure est la fille de l’un d’entre eux), et bien, il n’empêche que le récit (surtout à partir de l'iceberg) est touchant et que je n’ai quand même pu m’empêcher d’avoir la gorge nouée. En plein naufrage, le spectacle de cet amour fraternel est poignant et les passagers vivant la scène en direct ne sont pas les seuls à avoir les larmes aux yeux !


Le seul bémol que je relèverai est le manque de crédibilité dans l'accumulation des péripéties vécues par Lolo. En effet, il est toujours au bon endroit et au bon moment : pour visiter les chaudières avec Andrews, l’ingénieur concepteur du bateau, pour faire une visite des premières classes avec le Capitaine Smith en personne, etc. Ces événements fantaisistes appartiennent clairement à la fiction et même si je comprends leur but -nous permettre de découvrir le bateau sous toutes les coutures- j’ai trouvé que c’était tout de même un peu « too much ».


J’ai aussi découvert avec ce roman que plusieurs personnes (avérées) ont eu des mauvais pressentiments, des visions, des impressions négatives, sur ce voyage inaugural du Titanic (et son éventuel naufrage), et ont préféré ne pas embarquer ou descendre à la première escale… Ça m’a vraiment donné envie de lire d’autres ouvrages sur le sujet afin d’en apprendre davantage !


Ma note : 4 b pn


Vous trouverez par ici la page Facebook consacrée à ce roman : CLIC

Et par ici, sur la page de "La Fringale Littéraire", une interview de l'auteure : CLIC

Et enfin, ici, l'avis de Noukette, tout aussi charmée que moi par cette lecture : CLIC



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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 21:44

 

Attention, ce billet contient des gros mots http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/0060.gif

Vous voilà prévenus http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0045.gif

 

« La Pluie et le Beau Temps » est un roman de Lily King, paru ce 15 mars aux Presses de la Cité. Le titre et la couverture avaient tout pour me séduire et le contenu fut tout à fait à la hauteur.


Nouvelle-Angleterre, dans les années 70. A 11 ans, Daley ne connaît qu’un héros : son père, Gardiner. Il est différent des autres, il chante à tue-tête, il plonge dans leur piscine pendant les barbecues, court nu dans le jardin et, surtout, il la fait rire. Ce que Daley ne comprend pas encore, c’est que son père adoré est alcoolique. Bientôt, sa mère demande le divorce, et chacun refait sa vie de son côté. Des années plus tard, Daley sort de l’université, diplôme en poche, bague de fiançailles au doigt. Son frère l’appelle, affolé : leur père est au plus mal, elle doit revenir de toute urgence pour s’occuper de lui. La cohabitation entre Daley et son père est tumultueuse. La jeune fille comprend qu’elle est prisonnière de cette relation abusive et que, si elle veut construire sa propre vie, elle devra trouver le courage de prendre son envol…

 

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Daley, c’est donc l’héroïne de ce roman. Dès les débuts, on la sent malmenée dans la relation tumultueuse qui lie son père et sa mère. Puis ils divorcent, et les choses ne font que se compliquer pour Daley, qui doit faire face à des parents peu soucieux d’elle (c'est le moins que l'on puisse dire!), qui la font endurer, inconsciemment ou non, des situations injustes. Daley est déchirée entre ses parents et c’est un personnage auquel on ne peut que s’attacher et qu’on a envie de serrer très très fort dans nos bras.


Puis il y a son père, le Héros de sa petite fille, Gardiner, ce personnage complètement irréfléchi, aussi fantasque que soupe au lait… qui se révèle en fait être un odieux connard (pardon, mais je vous avais prévenu) qui s’empresse de refaire sa vie et de faire peser la responsabilité du divorce sur les frêles épaules de sa fille. Il passe son temps à se préparer amoureusement des Vodka Martini qu’il s’enfile à longueur de journée au bord de sa piscine, il est vulgaire, il n’a aucune pudeur et en guise d’histoire du soir, il lit Penthouse (!!) à ses enfants. Ses « putain putain putain », j’ai eu envie de les lui refoutre au fond du gosier http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/en-colere.gif et de lui crier « Mais comporte-toi en père, espèce de minable ! ». Toutefois, dans ce roman rien n’est blanc ou noir, et malgré toutes ces horreurs, jamais je n’ai réussi à détester ce père… car en fait, plutôt qu’un sale type, c’est avant tout un pauvre type. Comme Daley, j’ai sans cesse vogué entre répulsion et fascination vis-à-vis de ce personnage (mais + de répulsion quand même hein, connard !)


Quant à la mère, elle est moins activement néfaste que Gardiner mais sa passivité ne cause pas moins de tort à sa fille. En effet, quelle brillante idée de môman que de prévenir sa fille des semaines à l’avance de son projet de divorcer, enfermant Daley dans un secret bien trop lourd à porter pour elle.


Les parents de Daley sont donc parfois maladroits, souvent indifférents, rarement aimants, de temps en temps mesquins mais ce sont surtout vraiment 2 nazes ! Le père a une nouvelle poule avec qui partager ses beuveries, la mère a un nouveau prétendant avec qui partager sa culture. Ils refont leur vie et Daley devient la pièce du puzzle en trop. Papa 1 – Maman 1 – Daley – 0 ! Daley subit, subit, subit. Elle ne trouve qu’un peu d’évasion dans les livres, ce qui lui vaut les moqueries de son père et de sa (connasse de) belle-mère.


Heureusement, dans la seconde partie du roman, après une ellipse d’une quinzaine d’années, on retrouve Daley, jeune adulte, qui a droit à des moments d’intense bonheur, de ceux qui réchauffent le cœur, et ça fait du bien, tellement de bien… Aaah ce beau Jonathan http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0016.gif ! Mais tout cela sera bientôt de nouveau terni par Gardiner qui est une fois de plus tombé dans les 36ème dessous et Daley va se sentir le devoir de le secourir, en mettant en danger son avenir prometteur…


Quant à la dernière partie, qui démarre de nouveau après une ellipse de 15 ans (on se retrouve durant la campagne de Barack Obama pour la présidentielle), et sur laquelle je ne vous soufflerai mot, elle très émouvante (prévoyez des mouchoirs http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/pleure4.gif), tout autant que la fin (des mouchoirs encore ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/pleure4.gif).


Il m’a fallu 3 jours pour arriver à rédiger ce billet et ils m’ont permis de mettre le doigt sur ce qui m’a plu dans ce roman, sur ce qui a su me faire passer du rire aux larmes, de l’amertume au sourire, de la colère à l’apaisement : c’est vraiment la façon de Lily King de traiter le thème principal de cette histoire, qui est la relation Père-Fille et il me semble que c’est l’un des sujets les plus riches et les plus touchants de la littérature… et de la vie.



Ma note : 4 b pn

 

EDIT : j'ai envoyé ce livre à Stéphanie-Plaisir-de-Lire suite à ce billet et elle a encore bien plus apprécié que moi ce livre qui l'a beaucoup touchée, voici son billet par ici.


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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 20:19

 

Enfin ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/pom-pom-girl.gif

 

J’ai terminé « Beyonders », de Brandon Mull. Ça faisait plus d’un mois que je battais avec ce roman, mais je me devais d’en venir à bout puisqu’il s’agit d’un Partenariat avec « Lire en Live » (Nathan). Alors, pourquoi ai-je mis autant de fois ce livre en pause ? Pourquoi ai-je mis autant de temps à le terminer ? Parce qu’il est mauvais ? NON. Parce que ce n’est pas mon genre de prédilection (Fantasy) ? Un peu. Parce qu’il s’agit d’un roman trop « jeunesse » pour moi ? Sûrement.

 

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Alors, non cette lecture ne m’a pas emballée, mais avant de vous dire pourquoi, je me dois de vous dire que je suis CERTAINE que ce livre ravira les plus jeunes lecteurs : si vous connaissez autour de vous de jeunes garçons de 9-14 ans, je suis persuadée que ce roman de Fantasy a toutes les chances de leur plaire.

 

Jason, un Américain de 13 ans, aurait pu être un garçon comme les autres mais il se retrouve accidentellement projeté à Lyrian, un empire soumis au règne cruel du sorcier Maldor. Il comprend très vite, que la seule façon de rentrer chez lui est de renverser ce terrible despote grâce à un mot magique. Le voilà désormais face à son incroyable destin : être le héros qui devra sauver ce monde en péril en menant à bien sa quête et en venant à bout des diverses embûches émaillant son chemin.

 

 

Commençons par le commencement et les raisons de ma dubitativité et de ma perplexitude (néologismes créés pour l’occasion http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/laugh.gif). Jason, notre jeune héros (13 ans) va par le plus grand des hasards se retrouver dans un autre monde (un peu à la mode « Le Seigneur des anneaux ») en traversant un portail. Jusque là, ok, c’est bien de la Fantasy et c’est plaisant mais là où je suis tombée de ma chaise, c’est en découvrant ce « portail » : Jason est au zoo, il tombe dans la gueule de l’hippopotame et son gosier devient un tunnel sans fin qui finit par mener dans un arbre creux en plein milieu de cet autre monde. Alors là, je me suis dit « Mais WTF http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/zinzin.gif, c’est quoi ce truc complètement improbable, voire carrément ridicule ? » Ok, c’est jeunesse, mais quand même, ce portail n’aurait-il pas pu être un poil plus crédible et moins farfelu ? http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/interrogation.gif

 

A partir de là, j’ai fragmenté ma lecture et je l’ai de plus en plus espacée, en me demandant comment j’en viendrais à bout. Puis j’ai pris l’hippopotame le taureau par les cornes et j’ai lu les 300 dernières pages presque d’une traite. Et c’est peut-être ce que j’aurais dû faire dès le début car au final, ces aventures m’ont plutôt plu, malgré mon grand âge complètement en dehors du public cible.

 

En ce qui concerne les éléments en défaveur de ce roman, en plus du côté enfantin du roman, je dirais tout d’abord que les deux héros, Jason et Rachel, manquent d’épaisseur et sont finalement assez fades. En outre, les aventures sont très linéaires (trop à mon gout, mais tout à fait pertinentes pour le public cible) : une question/une énigme, suivie par des rebondissements, des ennemis, la rencontre de créatures et la résolution ; et ainsi de suite dans chaque chapitre. Un peu comme un jeu vidéo de plateformes où le héros doit réussir une étape pour accéder à la mission suivante, afin de mener sa quête à bien.


Voilà pour les freins à mon plaisir. Cependant d’autre part, il y a une multitude de qualités dans ce roman que je ne peux passer sous silence. La première est l’imagination débordante de Brandon Mull qui m’a vraiment séduite. Il n’y a pas à dire : à ce niveau-là, c’est un auteur hors pair ! Les Beyonders, les détachables, l’Edomic, le livre vivant de Salzared, le Reposoir du Savoir, le Festin éternel, Macroïd le crabe géant, la Taverne tournante, le Lac Blanc, les baies de lumba, la Pythonisse, l’orantium, l’Amar Kabal… je pourrais continuer ainsi à l’infini mon énumération des éléments créés par Brandon Mull pour rendre son Monde visuel : une vraie réussite de mon point de vue. 

 

Et enfin, last but not least, ce qui a sauvé ma lecture du désastre fut sans aucun doute les personnages secondaires, auxquels j’ai fini par m’attacher. Ce sont des personnages intéressants pour la plupart et je me suis bien plus amusée en leur compagnie qu’avec deux héros : le Roi aveugle, Hermie le petit bossu, Jasher le vengeur solitaire, Corinne, la fille de la Pythonisse et puis surtout, surtout, mon petit chouchou, Ferrin le détachable pour qui je me suis prise d’affection, qui m’a beaucoup fait rire et qui ne m’a point déçue à la fin.

 

Au bout du compte, j’ai souvent vogué entre deux expressions du visage durant ma lecture : tantôt le sourcil froncé et dubitatif devant le côté enfantin ou trop tiré par les cheveux (Mister Hippo, je ne m’en remets pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/spamafote.gif) de nombreux éléments ; tantôt le sourcil arqué et la bouche en O devant l’incroyable imagination de cet auteur.

 

Voilà, je ne regrette pas de m’être battue avec cette lecture car je la conseillerai aux jeunes amateurs de Fantasy que je rencontre tous les jours dans mon métier. Quant à moi, je ne sais pas si je lirai la suite, je n’en éprouve pas vraiment le besoin... A suivre ^^

 

Ma note : 2 b pn

 

Par ici, vous trouverez d'autres avis, pour la plupart (très) positifs sur ce roman : CLIC.


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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 19:57

 

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Voici mon In My Mailbox du mois de mars, qui vous présente les livres qui ont atterri, pour mon plus grand bonheur dans ma boite aux lettres.

 

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  • « L’âge des miracles », de Karen Thompson Walker : celui qui me fait le plus enviiiiiiiiiiiiie http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/oui-content.gif ! Il sortira en France aux Presses de la Cité le 16 mai et ne sortira qu’en juin aux USA et dans une vingtaine d’autres pays. Le résumé est juste MIAM MIAM et je sens qu’il va faire du bruit !

Son résumé : Et si nos journées commençaient à s’allonger, d’abord de quelques minutes, puis de plusieurs heures, jusqu’à ce que le jour devienne la nuit et la nuit le jour ?

Une journée d’octobre, apparemment comme les autres, l’humanité découvre avec stupeur que la vitesse de rotation de la Terre a ralenti. Les jours atteignent progressivement 26, 28 puis 30 heures. La gravité est modifiée, les oiseaux, désorientés, s’écrasent, les marées se dérèglent et les baleines s’échouent… Tandis que certains cèdent à la panique, d’autres, au contraire, s’accrochent à leur routine, comme pour nier l’évidence que la fin du monde est imminente.

En Californie, Julia est témoin de ce bouleversement, de ses conséquences sur sa communauté et sa famille. Adolescente à fleur de peau, elle est à l’âge où son corps, son rapport aux autres et sa vision du monde changent : l’âge des miracles.

Entre roman d’anticipation et roman d’apprentissage, « L’Âge des Miracles » est un livre visionnaire sur la capacité d’adaptation de l’homme, poussée ici à son paroxysme.

 

  • « Les Enfants du Titanic », d’Élisabeth Navratil : édition revue et allongée d’un roman paru chez Hachette il y a plusieurs années. Le billet paraitra le 12 avril pour les 100 ans du naufrage du célèbre paquebot.
  • « La Pluie et le Beau Temps » de Lily King, aux Presses de la Cité : ma lecture en cours, billet à venir prochainement.
  • « Des désirs et des hommes », de Françoise Simpère : un recueil coquin http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/eek.gif que j’ai reçu via Troczone. Je l’avais offert à Argali lors du Swap Eros et Thanatos et j’ai eu envie de le lire pour participer au « Mardi c’est permis » de Stephie http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0008.gif
  • « La Salamandre » et « Un léopard sur le garrot », deux romans de Jean-Christophe Rufin, un auteur très cher au cœur d’Ellcrys, qui m’a offert ces deux titres pour que je puisse découvrir ce romancier. Encore une des très belles surprises que réserve la blogosphère. Merci de tout cœur Ellcrys.
  • « Beyonders », de Brandon Mull : épreuves corrigées reçues (il y a plus d’un mois et demi !) en tant que chroniqueuse « Lire en Live » chez Nathan. J’arrive enfin au bout mais ceux qui me suivent savent que cette lecture fut loin d’être une partie de plaisir, même si c’est loin d’être mauvais. Billet très bientôt (demain je pense).
  • « Bifteck », de Martin Provost, reçu via Troczone. Il a l'air tout à fait décalé et j'en attends beaucoup !
  • « Le théorème des Katherine », de John Greene, des épreuves non corrigées toujours pour « Lire en Live », un roman qui paraitra le 03 mai.
  • « Le journal de Katie Sutton – Comment gérer ses parents sans peine », de Jenny Smith, des épreuves non corrigées toujours pour « Lire en Live », un roman qui paraitra le 24 mai.
  • « La Mélodie des Tuyaux » de Benjamin Lacombe http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif et un CD mettant notamment à l’honneur Olivia Ruiz.
  • « Les Enfants font d’Abominables Animaux de Compagnie », de Peter Brown, en partenariat avec « Les Agents Littéraires ». Mon billet est déjà en ligne ici.
  • « Un Jardin extraordinaire », de Sophie Bassignac, en partenariat avec Livraddict et les Éditions JC Lattès. Une déception pour moi, que vous avez peut-être déjà lu dans mon billet par ici http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/0010.gif
  • « Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus », aux Éditions Albin Michel, un conte de E.-E. Schmitt que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, par ici http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0063.gif

 

 

Et vous, avez-vous fait de nouvelles acquisitions ? Et surtout, avez-vous des titres à me conseiller maintenant que je suis venue à bout de mon abstinence de 100 jours d'achats livresques http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0007.gif (sans un seul coup de canif au contrat avec Nanapomme ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0027.gif)


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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 21:24

 

 

Après ces quelques jours d’absence, me revoilà pour vous parler de mes impressions de lecture sur « Un Jardin extraordinaire », de Sophie Bassignac, aux Éditions JC Lattès.

 

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Résumé : Qu'elle soit en voyage au bout du monde, dans son jardin extraordinaire ou au volant de sa voiture, Maud sème le désordre partout où elle passe. Rien ne résiste à la tyrannie de son énergie effrénée, surtout pas le bon sens et l'aimable torpeur de son petit bourg de province. Sa rencontre dans un train avec Fox, un grand maigre aux allures d'évêque, va réveiller les feux éteints de la séduction. Moulée dans ses robes à fleurs géantes, la quinquagénaire n'est soudain plus très sûre d'avoir l'âge de ses fantasmes. A cela s'ajoutent les ennuis de son ado, les doutes existentiels de son mari médiéviste, les états d'âme de son frère cadet, sans parler des séances chez le naturopathe de sa future belle-soeur ou de la susceptibilité bougonne de son précieux jardinier. Shootée aux arômes enivrants de ses pois de senteurs et de ses roses trémières, Maud balaie avec panache tous ces contretemps scandaleux au bonheur que sont la vieillesse, la violence, l'ennui et la bêtise.


C’est le résumé de ce roman qui m’a donné une terrible envie de le découvrir. En effet, j’adore les personnages fantasques, qui osent vivre leur vie en faisant fi du « qu’en dira-t-on ». Malheureusement, je dois dire que de manière générale, je reste un peu sur ma faim en ce qui concerne la folie de l’héroïne, Maud. Le résumé laissait espérer une succession d’ennuis ou de rebondissements et, certes, ils sont présents, mais pas aussi fous que ce que j’imaginais, et pas du tout extravagants.


Dès les premières pages, on fait donc la rencontre de Maud, cette femme tout à fait excentrique, qui a un besoin viscéral d’attirer l’attention à elle (au plus grand désarroi de son fils et de son entourage). On nous dit d’elle  qu’elle « entretient avec les emmerdements une relation quasi amoureuse »… et c’est exactement ce que je rêvais d’y trouver… mais ce ne fut pas le cas.


Maud est en effet très originale mais je n’ai pas vraiment réussi à la connaitre ni à la comprendre, alors que j’en avais tellement envie. Néanmoins rendons à César ce qui appartient à César : c’est quand même un personnage vraiment haut en couleurs ! C’est du côté de son mari que mon empathie a été la plus forte, pour ce ver de terre tombé amoureux d’une étoile. Mais de manière générale, aucun des personnages n’a réellement pris vie à mes côtés… et pourtant, il y avait du potentiel avec cette petite Sybille, M. et Mme Redou ou ce mystérieux Fox.


Si je devais mettre le doigt sur ce qui n’a pas fonctionné avec moi, je dirais que c’est dans l’intrigue proprement dite. En effet, on nous présente une rivalité entre Maud et sa future belle-sœur, Edwige, mais à part dans les mots, je ne l’ai jamais vraiment ressentie car la tension n’a jamais vraiment été perceptible ni tangible. Puis il y a cette scène, qui aurait pu devenir culte, dans laquelle Maud tend un piège à 2 voyous… on sent que ça pourrait être hilarant mais ça fait juste sourire… dommage. En fait, aucune des intrigues successives ne décolle vraiment : ni dans la relation entre Maud et son mari Hubertus, ni dans la relation entre son fils, Bruno, et la petite Sybille, ni dans la relation entre l’héroïne et son frère… On les touche du doigt mais on n’arrive pas à les prendre par la main. Tout reste en surface, tant du côté des personnages que dans les rebondissements.


J’ai également trouvé que les chapitres manquaient d’unité et je n’ai jamais bien compris pourquoi ils commençaient ou s’arrêtaient là. Si je prends du recul, je dirais que ces chapitres sont un miroir du jardin de Maud, tout aussi foisonnants… mais cela a fait perdre en fluidité à ma lecture.

 

Mais j’ai tout de même passé quelques agréables moments dans ce jardin : tout à fait de saison, avec le retour du printemps, entre les odeurs des camélias, des glycines, de la menthe poivrée, des jacinthes ou des pois de senteur. En effet, Maud a un jardin extra-ordinaire, un jardin renouvelé chaque année. En fait, je devrais dire Maud EST son jardin : envoutante, psychédélique, sauvage, bariolée et indomptable.


Cependant, pour être embarquée à ses côtés, il aurait fallu, à mon gout, une narration un peu moins lente et contemplative, et moins de descriptions, que j’ai souvent trouvées inutiles, avec pour conséquence de ralentir l’action. Il est vrai que le but de l’auteure était certainement de nous emmener et de nous perdre dans les méandres de ce jardin à l’image de sa propriétaire mais alors, il aurait fallu que le résumé de la quatrième de couverture soit plus fidèle à l’histoire.


Ma note : 2 b pn


Même si cette aventure ne fut pas aussi fantasque qu’espéré, je remercie Livraddict et les Éditions JC Lattès pour cette découverte.

 

Et par ici, d'autres avis : Lololecture, Jostein, Petite Fleur, Agnès.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 20:45

 

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Voici une très jolie découverte aussi douce qu’un bonbon...


Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.


Le résumé, tout comme le titre, m’a tout de suite plu et comme il ne faisait que 115 pages, j’ai immédiatement jeté mon dévolu sur lui. Et que vous dire sinon que c’est encore du très bon Éric-Emmanuel Schmitt ?


Il s’agit d’un petit conte, mettant en scène la très attachante Madame Ming ainsi qu’un Parisien souvent amené à voyager en Chine, dans la province du Guangdong, afin de conclure des contrats avec des magasins de jouets « made in China ». Et quand il négocie, il aime créer le doute et l’attente chez ses interlocuteurs… Alors, il s’éclipse subitement, afin de se réfugier dans les toilettes. Et c’est dans ces sous-sols de ce Grand Hôtel qu’il fait la rencontre de Madame Ming, la Dame Pipi. La conversation s’engage, un peu par hasard, et très vite, lors de ses pérégrinations chinoises, il n’a plus qu’une envie : se rendre dans le royaume de Madame Ming afin de poursuivre inlassablement leurs conversations sur la vie, la Chine, les enfants.


Le texte est émaillé d’une kyrielle d’aphorismes, tous plus délicieux les uns que les autres, et qui ne peuvent que susciter la réflexion du lecteur. J’ai ai noté des dizaines au cours de ma lecture mais je ne vous en citerai qu’un, mon préféré « La vérité m’a toujours fait regretter l’incertitude ».


Mais ce qui fait surtout le charme incontestable de ce conte, c’est bel et bien cette fameuse Madame Ming qui cultive le mystère et qui distille des phrases acidulées qui piquent l’esprit. Et lors de chaque rencontre, elle confie à ce Parisien des morceaux de  vie, en lui décrivant ses enfants, tous détenteurs d’un don, d’un talent hors norme, d’un destin unique ou loufoque : créateur de jardins chimériques, casse-cou acrobate, machine à mémoire… Un plaisir de découvrir Li Mei, Ting Ting, Kun et Kong, Da-Xia et leurs autres frères et sœurs.


Or, comme le narrateur, nous avons peine à croire, dans ce pays de l’enfant unique, que Madame Ming puisse être la mère d’une fratrie de 10 enfants. Et qui plus est d’enfants aussi extraordinaires. Alors, au fil des pages, on s’interroge… tantôt on ne peut que la croire, et tantôt on ne peut que douter… Mais peu importe au final : qu’elle soit mère de famille nombreuse ou affabulatrice en puissance, elle dégage une sympathie irrésistible, qui agit tant sur son interlocuteur que sur le lecteur. Et il faudra attendre les dernières pages pour découvrir le dénouement… très émouvant.


Alors, si vous avez envie de savoir si Madame Ming est l’heureuse maman d’une extraordinaire famille de 10 enfants ou si elle vit une vie rêvée et fantasmée, il faudra que vous découvriez cet adorable petit conte, plein de douceur, de poésie et de profondeur.

 

Ma note : 4 b pn

 



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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 11:00

 

Aujourd’hui, on change de registre et on replonge en enfance http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif Grâce aux Agents Littéraires et aux Éditions Circonflexe, que je remercie, j’ai eu la grande joie de découvrir « Les enfants font d’épouvantables animaux de compagnie » de Peter Brown. Enfin, je dis « je », mais je devrais dire « nous » car mes enfants ont pris (et prennent encore !) autant de plaisir que moi à lire/écouter cette histoire.


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Lorsque Lucie, une jeune oursonne vêtue d’un tutu rose, trouve un petit garçon en pleine forêt, elle est aux anges et décide d’en faire son animal domestique. Mais sa maman la met en garde : « Les enfants font d’épouvantables animaux de compagnie ! » Bien vite, notre oursonne va être confrontée aux aspects les moins attrayants de la possession d’animaux. Le jour où son petit compagnon disparaît, Lucie comprend qu’il n’est pas si facile de domestiquer des animaux sauvages, encore moins des petits garçons… Un ouvrage dont la drôlerie n’empêche pas de donner une petite leçon de vie.


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Je dirais que le public cible est assez large : dès 3 ans mais certainement jusque 6-7 ans au moins car les plus grands seront plus à même de saisir l’humour savoureux et le jeu de miroir que nous offre ce joli livre.


J’ai pu le tester sur mes deux mini Cajou et ce fut une expérience très riche ! En effet, mini-garçon-cajou-de-5-ans a tout pris au pied de la lettre en me regardant d’un air bizarre quand je lui racontais que Lucie Béatrice Ourse trouvait un nouvel animal de compagnie dans la forêt : un petit garçon. « Mais maman, c’est pas un animal de compagnie un petit garçon » (rires et sourcil froncé). Quant à mini-fille-cajou-de-7-ans, elle a tout de suite compris le second degré et a beaucoup ri lorsque ce nouvel animal de compagnie refusait de « faire ses besoins » dans son bac, jouait à Tarzan avec le lustre (énormes éclats de rire pour mini-cajou-garçon) ou « gloppait » joyeusement.


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Donc, tous les 3, nous avons ri de bon cœur à cette très jolie histoire qui, en plus de nous faire travailler les zygomatiques, propose une jolie (et bien utile) morale : certaines créatures ne sont pas faites pour devenir des animaux domestiques, sous peine de soucis à venir (peut-être cela me protègera-t-il de la mygale velue dégoutante ou du cobra fluorescent mordeur que mes enfants voudraient adopter à l’adolescence http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/xrire6.gif). Bon, vous l’avez compris, la famille Cajou fut tout à fait sous le charme de ce livre pour enfants.

 

Et de mon œil d’adulte, je dois vous dire également que la couverture un peu « vintage » m’a permis de faire un bond en arrière et de me rappeler les « Pezzi » et autres livres de mon enfance. Les dessins sont savoureusement désuets (très réussis !!), très jolis et le grand format (29X23cm) permet vraiment de vivre pleinement les aventures de Lucie Béatrice Ourse et de son petit « Gloppy », à mi-chemin entre l’album classique et la BD.


C’est frais, c’est original, c’est très joli, c’est décalé et c’est très drôle. Alors, qu’attendez-vous pour le faire découvrir à vos petits ?

 

Ma note : 4 b pn

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 16:16

 

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Quand j’ai lu le titre de ce roman, j’ai eu envie de fuir. « Loin des Mosquées ». Les écrits politiques ou religieux… très peu pour moi. Et ça aurait été tout à fait pareil avec « Loin des Églises », « Loin des Synagogues » ou « Loin des Temples bouddhistes ».


Mais mon œil ne s’est pas arrêté au titre. Armel Job. Un écrivain bien de chez moi que j’avais envie de découvrir depuis un petit temps. Puis j’ai lu la quatrième de couverture et là, retournement définitif de situation : je n’ai plus eu qu’une envie, découvrir cette mystérieuse Derya.


Evren achève de brillantes études à Cologne. Hébergé chez son oncle turc, ce garçon gauche et timide a le coup de foudre pour sa cousine, la belle et sensuelle Derya. Rentré chez lui, en Belgique, Evren annonce aux siens la bonne nouvelle : il va épouser Derya. Une délégation familiale se rend donc en Allemagne pour demander officiellement la main de la jeune fille. Mais les choses ne vont pas tourner comme prévu…


Déjà ce résumé me semblait prometteur et malgré les réticences dues au titre, je me suis lancée à la découverte de cet univers : et bien, au final, je suis juste comblée par cette lecture ! Comme le dit très justement la quatrième de couverture : un livre profond et drôle à la fois.


Ce roman nous permet de faire une incursion dans les mœurs et coutumes turques, notamment le mariage arrangé et les cérémonies du mariage, mais c’est bien plus que cela. C’est l’histoire de 4 personnages, tour à tour narrateurs : Evren, ce maladroit peu gâté par la nature mais tellement gentil ; puis René, le voisin de son frère, qui exerce le métier de croque-mort avec talent ; ensuite, Yasemin, la jeune paysanne turque de 16 ans promise à un homme qu’elle connait à peine ; et enfin, Derya, la belle, la sensuelle, l’insoumise. Il va sans dire que le fait d’avoir 4 narrateurs qui s’entrecroisent est très enrichissant et apporte beaucoup à l’histoire.


Le roman s’ouvre sur un 1er chapitre que j’ai trouvé très drôle. C’est René qui prend la parole et on le trouve au volant de son corbillard, avec des péripéties (un accident de la route en service !), des réflexions et des dialogues tout à fait savoureux. C’est d’ailleurs le personnage qui nous permet le mieux de nous immerger dans cette culture turque car, tout comme nous, il est tout sauf coutumier de ces mariages arrangés, de ces cérémonies, etc.


Et en plus d’être drôle, ce premier chapitre a aussi l’avantage de nous plonger directement dans un  mystère dont on a envie de connaitre le fin mot : Qui est cette jeune musulmane que René transporte dans son corbillard vers son lieu de crémation ? Puis, au fil des pages, les rebondissements s’enchaînent, et il devient vraiment difficile de quitter Evren et sa communauté.


En outre, c’est un univers que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir avec « La nuit du Henné », la symbolique du café noir ou sucré (cf. extrait en fin de billet), la délégation matriarcale pour la promesse d’union… Et puis, le poids des traditions et l’importance –vitale- du sacro-saint honneur de la jeune fille, au cœur de cette culture et de cette histoire. J’ai trouvé le tout très crédible, très intéressant sans jamais l’ombre d’un jugement.


Sachez également qu'Armel Job nous offre de très jolis portraits de femmes. Celui de Derya et celui de sa mère. Puis surtout, pour moi, celui de Yasemin, malicieuse et touchante. Un petit bout de femme dont j’aurais encore bien partagé le chemin quelques pages de plus.  


Et puis, accrochez-vous bien, parce que ça n’arrive pas souvent (jamais ?) : j’ai adoré le dénouement de l’intrigue ainsi que la toute fin. Je l’ai trouvée tout à fait inattendue et je n’en aurais pas voulu d’autre.


Bref, c’est vraiment un roman qui m’a beaucoup plu et je n’ai d’ailleurs (pour une fois) aucun bémol à soulever. Ni dans les personnages, ni dans l’intrigue, ni dans la narration, ni dans le style. Tout m’a séduite.

 

Ne vous laissez donc pas gruger par le titre peu engageant ni par la couverture, du même acabit !


Ma note : 4 b pn


Merci à Livraddict et aux Éditions Robert Laffont de m’avoir permis de faire cette jolie découverte.


D’autres avis chez Nathalie, Iluze, Delcyfaro, Rose et Marmotte.



Et je vous laisse avec l’extrait présenté en quatrième de couverture, que j'ai beaucoup aimé.

 

Derya a servi le café. Ma mère a porté la tasse à ses lèvres et, après la première gorgée, elle a blêmi. Ses ongles s’enfonçaient dans mon bras.

« Derya, tu n’as rien oublié ?

- Non, ma tante

- Tu es sûre ?

- Tout à fait sûre.

- Mais le sucre… ?

- Il n’y a pas de sucre. »

Sa voix était très basse, mais très ferme. Ma mère s’est tournée vers ma tante.

« Qu’est-ce que ça veut dire, Selma ?

- Tu sais fort bien ce que ça veut dire quand on demande une fille en mariage et qu’elle verse du café sans sucre. »

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:16

 

« Sentiment 26 », de Gemma Malley est une nouvelle dystopie qui paraitra aux Éditions Michel Lafon le 12 avril 2012 et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai accepté la proposition de Camille de recevoir les Épreuves non corrigées. Merci beaucoup !

 

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2065. Après une guerre qui a plongé le monde dans le chaos, le Guide Suprême a pris le commandement de la dernière Cité. Ce refuge, ceinturé d’une muraille fortifiée, est organisé en différentes castes : de A à D, des citoyens Admirables aux citoyens Déviants. Pour préserver l’harmonie, tous ont subi une opération. C’est la garantie qu’ils n’agiront jamais contre le Système et respecteront « Les Sentiments », le livre qui régit leur moralité. Et surtout qu’ils ne s’aventureront pas hors de l’enceinte, chez les Maudits – ces odieuses créatures qui hantent la nuit de leurs cris inhumains… Evie, 16 ans, une B, travaille pour le gouvernement et étiquette d’une lettre, jour après jour, l’ensemble des habitants. Promise à Lucas, être froid et distant, parfait A et futur haut dirigeant, elle est en fait amoureuse de son frère Raffy, infréquentable D. Mais le Système va décider de bannir Raffy…

 

Voilà une dystopie qui devrait plaire aux amateurs du genre. En effet, j’ai retrouvé avec plaisir des similitudes dans la trame avec d’autres romans, comme « Divergent » par exemple : des gens aveuglés par un Système qui les enferme dans des règles, avec une héroïne qui après de nombreux questionnements, n’aura d’autre choix que de se rebeller. Sans oublier la similitude « Divergent » / « Déviant ». Puis également quelques parallèles à faire avec « Promise » pour tout ce qui concerne la thématique des couples, de l’amour « imposé » ou « interdit »… mais j’ai trouvé que Gemma Malley avait beaucoup mieux ficelé son premier volet qu’Ally Condie, car je l’ai trouvé bien plus abouti. En effet, il ne s’agit pas du tout d’un premier tome introductif ici, mais bel et bien d’un vrai roman, avec des rebondissements et de l’action.

 

Le monde dystopique créé par Gemma Malley est quant à lui assez original par rapport à d’autres dystopies que j’ai pu lire. Nous sommes à Londres, sur les ruines d’un champ de guerre et un « Guide Suprême » (traduisez Gourou!) dirige des citoyens rescapés des « Horreurs », à coups de morale, d’étiquettes, de bourrage de crâne, voire même de lobotomie. Plus aucune émotion n’a sa place dans cette Société. Fini les rêves, les tentations, les désirs, l’imagination. Il faut de la rigueur, de l’ordre, de l’obéissance et surtout, du travail. Tout pour empêcher les passions de faire renaitre le chaos que le monde a connu. Et le Système est là qui les surveille tous. Un Système omniscient. Omnipotent. Omnitout (joli pléonasme http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0009.gif). Et c’est cet aspect qui m’a le plus séduite dans ce roman : d’une part parce que j’ai trouvé ce monde très bien construit, et d’autre part, car j’y ai retrouvé les grandes lignes d’un film que j’ai beaucoup aimé : « Equilibrium », dans lequel la Société empêche également toutes formes d’émotions pour faire régner une Paix illusoire.

 

Il y a quand même quelques aspects que j’ai moins appréciés : à commencer par cette opération de l’« amygdale » : ce terme m’a un peu dérangée, car je l’ai trouvé peu cohérent, trop terre à terre. Je serais curieuse de savoir quel était le terme dans la version originale. Je trouve également que le titre français est bien moins efficace que le titre original (« The Killables »), que je trouve réducteur par rapport à l’histoire dans son ensemble.

 

Quant au rythme, je l’ai trouvé assez agréable : une introduction qui prend le temps de nous immerger dans ce monde… et de nous terrifier tant il est… invivable ! Puis un élément déclencheur qui lance la valse des aventures et des rebondissements. Cependant, j’ai trouvé le dernier tiers très (trop) rapide, voire précipité, ce qui l’a rendu un peu moins cohérent que les débuts. Pour finir sur un final qui donne très envie de savoir ce qu’il adviendra du trio Lucas, Evie et Raffy.

 

Lucas, Evie et Raffy, dans cet ordre. Parce que oui, il y  plus ou moins un trio amoureux dans ce roman mais que ma préférence va sans conteste à Lucas. J’ai trouvé que c’était un joli personnage, bien brossé et il a su m’émouvoir à plus d’une reprise. Quant à Raffy, comme il passe son temps à tirer la tête à Evie, et bien, il faudra surement attendre la seconde partie de cette histoire pour se faire une réelle opinion à son sujet, car pour l’instant il m’a plutôt laissée de marbre et/ou énervée. Evie est, elle, une héroïne encore un peu timide, peu active mais je sens qu’elle va se révéler par la suite ! Puis il y a également les incontournables têtes à claques, ces personnages qu’on voudrait étrangler de ses propres mains. Et la palme dans ce roman revient pour moi à la mère d’Evie… aaahhh, vous verrez quand vous la rencontrerez !

 

 

Ma note : 3 b pn

 

Vous trouverez par ici les avis de Galleane, Melisende, Stephie, et Jess.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 22:05

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Aujourd’hui, c’est Le Maître qui est passé entre mes mains, pour un très bon moment de lecture. En effet, il y a quelques jours est sorti le tout dernier Stephen King, le très bien nommé « Nuit Noire, Étoiles Mortes ». Cela faisait bien 5-6 ans que je ne l’avais lu. Et je dois vous dire que je l’ai retrouvé avec grand plaisir. En effet, tous les ingrédients qui ont eu l’habitude de me séduire sont bel et bien présents ici : sa plume, efficace, très efficace, et que j’ai trouvée plus moderne que dans mon souvenir, notamment avec un emploi de parenthèses que j’ai trouvées très à-propos, conférant une touche dynamique à la narration. Puis le Maine, ah que j’ai aimé en retrouver l’atmosphère et les paysages. Mais surtout : le frisson, la peur, la terreur, l’effroi… brRRRrRrR !


« Nuit Noire, Étoiles Mortes » est un recueil de 4 nouvelles. Et la première chose que j’ai envie de vous dire est que l’on ne se moque PAS de nous. En effet, avec quelques développements supplémentaires, 3 des 4 nouvelles auraient très bien pu devenir 3 romans (et donc des machines à $$$) mais non, le lecteur est très bien servi ici, avec 4 nouvelles très abouties.



1922 : Wilfred James, un fermier du Nebraska, assassine sa femme avec la complicité de leur fils pour l'empêcher de vendre sa propriété à un éleveur de porcs. Le début d'une véritable descente aux enfers… 

Grand Chauffeur : une auteure de polars, Tess, a pour habitude d’arrondir ses fins de mois en prenant part à des conférences-rencontres dans ces cercles de lecture. Mais au retour d'une de ces réunions, elle choisit de prendre un raccourci par des petites routes perdues. Et là, son existence va basculer… 

Extension claire : Harry Streeter, qui souffre d'un cancer en phase terminale, rencontre, au bord d’une route déserte, un étrange personnage qui lui propose un Pacte… mais un pacte a toujours un prix à payer, n’est-ce pas ? 

Bon ménage : Darcy Anderson est mariée depuis 27 ans au même homme, Bob. Ils vivent une vie paisible et assez heureuse. Jusqu’au jour où elle découvre qu'elle partage la vie d'un tueur en série. Que va-t-il se passer maintenant qu’elle sait ?


Même si ces 4 nouvelles sont tout à fait indépendantes, elles ont plusieurs points communs. Le premier est la noirceur absolue, très justement représentée par le titre. Et le second est le thème récurrent : « cet Autre qui sommeille en nous », à son tour, merveilleusement représenté par la couverture (si vous avez la chance de tenir le roman entre vos mains, vous pourrez voir le reflet -glaçant- de cet homme apparemment anodin qui regarde la vitrine).

 

Et je dois dire que c’est ce qui m’a le plus enchantée dans ce recueil : observer des êtres humains tout à fait normaux, fades, banals, menant leur petit bout de chemin, et soudain confrontés à une situation (souvent -très- désagréable) qui les dépasse. Et c’est à ce moment que surgit cet Autre, cet Inconnu tapi au fond d’eux, dont ils ignoraient tout jusque-là. Ainsi, Wilfred, un petit fermier sans prétention devient meurtrier ; Tess, une petite-auteure-mémère devient une héroïne digne d’un bon thriller et commet des actes dont elle n’aurait jamais pu s’imaginer capable ; Darcy, la gentille petite épouse banlieusarde, qui se révèle bien plus forte et astucieuse que les apparences ou  encore Streeter, le petit banquier « l’air de rien » qui se révèle assez sadique dans l’âme en faisant un choix répréhensible, certes, mais tout à fait compréhensible.


J’ai beaucoup aimé ces 4 nouvelles. Même si la première est celle qui m’a le moins plu des quatres, j’ai tout de même adoré l’horreur des scènes liées au meurtre de l’insupportable Arlette (c’est beurk, je vous préviens). J’ai également pris un très grand plaisir à lire cette variation du Mythe du Pacte avec le Diable que j’ai trouvée très originale grâce à ses personnages (ce Mr Dabiel est diablement savoureux). Puis j’ai vraiment pris en affection cette Darcy en peignoir et bigoudis qui fait preuve d’un grand sang-froid face à son mari « sorti du Miroir »… je suis sûre qu’elle plaira à de très nombreux lecteurs ! Mais je dois avouer que la petite Tess, de « Grand Chauffeur », une Agatha Christie de seconde zone, est celle qui m’a le plus régalée. J’ai adoré son personnage (et ses deux seuls amis, Fritzi et Tom Tom) à la fois pantouflarde, drôle, capable d’une ironie salutaire et de beaucoup d’humour malgré les circonstances dramatiques. Mais aussi tous les autres personnages qui peuplent cette nouvelle (dont je me dois de vous taire l’existence sous peine de vous gâcher votre découverte) (mais tout de même, cette Madame Strehlke !). Puis l’histoire est effrayante à souhait et les dommages collatéraux découlant du « crime » sont juste…  aussi terribles que jubilatoires.


J’ai choisi de ne pas faire un billet divisé en quatre parties car il était alors impossible de ne pas vous spoiler (surtout que les résumés en disent déjà pas mal) et mon billet prenait des proportions énormes. Mais je me dois encore d’ajouter d'autres éléments qui ont su me séduire dans ce livre :

  • A chaque fois, à peine quelques lignes lues et on est plongé au cœur de l’intrigue, tout de suite, sans long préambule.
  • Il y a pas mal d’humour (noir, souvent, voire corrosif) ce qui procure des sensations très fortes entre rire et effroi.
  • Beaucoup de références très modernes (Withney Houson, Google, Janet Evanovitch, Rihanna, Jodie Foster, des répliques de films,…) ce qui ancre encore davantage ces nouvelles dans notre monde et les rendent d’autant plus effrayantes car… plausibles.
  • Un savant dosage de rebondissements, de descriptions et de dialogues. Il ne s’appelle pas « Le Maître » pour rien !

 

Un très bon moment de lecture donc, qui m’a donné envie de lire bien d’autres romans de Stephen King, à commencer par « Dôme », son dernier roman en date !


Ma note : 4 b pn

 

 



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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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