7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 21:24

 

 

Après ces quelques jours d’absence, me revoilà pour vous parler de mes impressions de lecture sur « Un Jardin extraordinaire », de Sophie Bassignac, aux Éditions JC Lattès.

 

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Résumé : Qu'elle soit en voyage au bout du monde, dans son jardin extraordinaire ou au volant de sa voiture, Maud sème le désordre partout où elle passe. Rien ne résiste à la tyrannie de son énergie effrénée, surtout pas le bon sens et l'aimable torpeur de son petit bourg de province. Sa rencontre dans un train avec Fox, un grand maigre aux allures d'évêque, va réveiller les feux éteints de la séduction. Moulée dans ses robes à fleurs géantes, la quinquagénaire n'est soudain plus très sûre d'avoir l'âge de ses fantasmes. A cela s'ajoutent les ennuis de son ado, les doutes existentiels de son mari médiéviste, les états d'âme de son frère cadet, sans parler des séances chez le naturopathe de sa future belle-soeur ou de la susceptibilité bougonne de son précieux jardinier. Shootée aux arômes enivrants de ses pois de senteurs et de ses roses trémières, Maud balaie avec panache tous ces contretemps scandaleux au bonheur que sont la vieillesse, la violence, l'ennui et la bêtise.


C’est le résumé de ce roman qui m’a donné une terrible envie de le découvrir. En effet, j’adore les personnages fantasques, qui osent vivre leur vie en faisant fi du « qu’en dira-t-on ». Malheureusement, je dois dire que de manière générale, je reste un peu sur ma faim en ce qui concerne la folie de l’héroïne, Maud. Le résumé laissait espérer une succession d’ennuis ou de rebondissements et, certes, ils sont présents, mais pas aussi fous que ce que j’imaginais, et pas du tout extravagants.


Dès les premières pages, on fait donc la rencontre de Maud, cette femme tout à fait excentrique, qui a un besoin viscéral d’attirer l’attention à elle (au plus grand désarroi de son fils et de son entourage). On nous dit d’elle  qu’elle « entretient avec les emmerdements une relation quasi amoureuse »… et c’est exactement ce que je rêvais d’y trouver… mais ce ne fut pas le cas.


Maud est en effet très originale mais je n’ai pas vraiment réussi à la connaitre ni à la comprendre, alors que j’en avais tellement envie. Néanmoins rendons à César ce qui appartient à César : c’est quand même un personnage vraiment haut en couleurs ! C’est du côté de son mari que mon empathie a été la plus forte, pour ce ver de terre tombé amoureux d’une étoile. Mais de manière générale, aucun des personnages n’a réellement pris vie à mes côtés… et pourtant, il y avait du potentiel avec cette petite Sybille, M. et Mme Redou ou ce mystérieux Fox.


Si je devais mettre le doigt sur ce qui n’a pas fonctionné avec moi, je dirais que c’est dans l’intrigue proprement dite. En effet, on nous présente une rivalité entre Maud et sa future belle-sœur, Edwige, mais à part dans les mots, je ne l’ai jamais vraiment ressentie car la tension n’a jamais vraiment été perceptible ni tangible. Puis il y a cette scène, qui aurait pu devenir culte, dans laquelle Maud tend un piège à 2 voyous… on sent que ça pourrait être hilarant mais ça fait juste sourire… dommage. En fait, aucune des intrigues successives ne décolle vraiment : ni dans la relation entre Maud et son mari Hubertus, ni dans la relation entre son fils, Bruno, et la petite Sybille, ni dans la relation entre l’héroïne et son frère… On les touche du doigt mais on n’arrive pas à les prendre par la main. Tout reste en surface, tant du côté des personnages que dans les rebondissements.


J’ai également trouvé que les chapitres manquaient d’unité et je n’ai jamais bien compris pourquoi ils commençaient ou s’arrêtaient là. Si je prends du recul, je dirais que ces chapitres sont un miroir du jardin de Maud, tout aussi foisonnants… mais cela a fait perdre en fluidité à ma lecture.

 

Mais j’ai tout de même passé quelques agréables moments dans ce jardin : tout à fait de saison, avec le retour du printemps, entre les odeurs des camélias, des glycines, de la menthe poivrée, des jacinthes ou des pois de senteur. En effet, Maud a un jardin extra-ordinaire, un jardin renouvelé chaque année. En fait, je devrais dire Maud EST son jardin : envoutante, psychédélique, sauvage, bariolée et indomptable.


Cependant, pour être embarquée à ses côtés, il aurait fallu, à mon gout, une narration un peu moins lente et contemplative, et moins de descriptions, que j’ai souvent trouvées inutiles, avec pour conséquence de ralentir l’action. Il est vrai que le but de l’auteure était certainement de nous emmener et de nous perdre dans les méandres de ce jardin à l’image de sa propriétaire mais alors, il aurait fallu que le résumé de la quatrième de couverture soit plus fidèle à l’histoire.


Ma note : 2 b pn


Même si cette aventure ne fut pas aussi fantasque qu’espéré, je remercie Livraddict et les Éditions JC Lattès pour cette découverte.

 

Et par ici, d'autres avis : Lololecture, Jostein, Petite Fleur, Agnès.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 20:45

 

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Voici une très jolie découverte aussi douce qu’un bonbon...


Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.


Le résumé, tout comme le titre, m’a tout de suite plu et comme il ne faisait que 115 pages, j’ai immédiatement jeté mon dévolu sur lui. Et que vous dire sinon que c’est encore du très bon Éric-Emmanuel Schmitt ?


Il s’agit d’un petit conte, mettant en scène la très attachante Madame Ming ainsi qu’un Parisien souvent amené à voyager en Chine, dans la province du Guangdong, afin de conclure des contrats avec des magasins de jouets « made in China ». Et quand il négocie, il aime créer le doute et l’attente chez ses interlocuteurs… Alors, il s’éclipse subitement, afin de se réfugier dans les toilettes. Et c’est dans ces sous-sols de ce Grand Hôtel qu’il fait la rencontre de Madame Ming, la Dame Pipi. La conversation s’engage, un peu par hasard, et très vite, lors de ses pérégrinations chinoises, il n’a plus qu’une envie : se rendre dans le royaume de Madame Ming afin de poursuivre inlassablement leurs conversations sur la vie, la Chine, les enfants.


Le texte est émaillé d’une kyrielle d’aphorismes, tous plus délicieux les uns que les autres, et qui ne peuvent que susciter la réflexion du lecteur. J’ai ai noté des dizaines au cours de ma lecture mais je ne vous en citerai qu’un, mon préféré « La vérité m’a toujours fait regretter l’incertitude ».


Mais ce qui fait surtout le charme incontestable de ce conte, c’est bel et bien cette fameuse Madame Ming qui cultive le mystère et qui distille des phrases acidulées qui piquent l’esprit. Et lors de chaque rencontre, elle confie à ce Parisien des morceaux de  vie, en lui décrivant ses enfants, tous détenteurs d’un don, d’un talent hors norme, d’un destin unique ou loufoque : créateur de jardins chimériques, casse-cou acrobate, machine à mémoire… Un plaisir de découvrir Li Mei, Ting Ting, Kun et Kong, Da-Xia et leurs autres frères et sœurs.


Or, comme le narrateur, nous avons peine à croire, dans ce pays de l’enfant unique, que Madame Ming puisse être la mère d’une fratrie de 10 enfants. Et qui plus est d’enfants aussi extraordinaires. Alors, au fil des pages, on s’interroge… tantôt on ne peut que la croire, et tantôt on ne peut que douter… Mais peu importe au final : qu’elle soit mère de famille nombreuse ou affabulatrice en puissance, elle dégage une sympathie irrésistible, qui agit tant sur son interlocuteur que sur le lecteur. Et il faudra attendre les dernières pages pour découvrir le dénouement… très émouvant.


Alors, si vous avez envie de savoir si Madame Ming est l’heureuse maman d’une extraordinaire famille de 10 enfants ou si elle vit une vie rêvée et fantasmée, il faudra que vous découvriez cet adorable petit conte, plein de douceur, de poésie et de profondeur.

 

Ma note : 4 b pn

 



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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 11:00

 

Aujourd’hui, on change de registre et on replonge en enfance http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif Grâce aux Agents Littéraires et aux Éditions Circonflexe, que je remercie, j’ai eu la grande joie de découvrir « Les enfants font d’épouvantables animaux de compagnie » de Peter Brown. Enfin, je dis « je », mais je devrais dire « nous » car mes enfants ont pris (et prennent encore !) autant de plaisir que moi à lire/écouter cette histoire.


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Lorsque Lucie, une jeune oursonne vêtue d’un tutu rose, trouve un petit garçon en pleine forêt, elle est aux anges et décide d’en faire son animal domestique. Mais sa maman la met en garde : « Les enfants font d’épouvantables animaux de compagnie ! » Bien vite, notre oursonne va être confrontée aux aspects les moins attrayants de la possession d’animaux. Le jour où son petit compagnon disparaît, Lucie comprend qu’il n’est pas si facile de domestiquer des animaux sauvages, encore moins des petits garçons… Un ouvrage dont la drôlerie n’empêche pas de donner une petite leçon de vie.


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Je dirais que le public cible est assez large : dès 3 ans mais certainement jusque 6-7 ans au moins car les plus grands seront plus à même de saisir l’humour savoureux et le jeu de miroir que nous offre ce joli livre.


J’ai pu le tester sur mes deux mini Cajou et ce fut une expérience très riche ! En effet, mini-garçon-cajou-de-5-ans a tout pris au pied de la lettre en me regardant d’un air bizarre quand je lui racontais que Lucie Béatrice Ourse trouvait un nouvel animal de compagnie dans la forêt : un petit garçon. « Mais maman, c’est pas un animal de compagnie un petit garçon » (rires et sourcil froncé). Quant à mini-fille-cajou-de-7-ans, elle a tout de suite compris le second degré et a beaucoup ri lorsque ce nouvel animal de compagnie refusait de « faire ses besoins » dans son bac, jouait à Tarzan avec le lustre (énormes éclats de rire pour mini-cajou-garçon) ou « gloppait » joyeusement.


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Donc, tous les 3, nous avons ri de bon cœur à cette très jolie histoire qui, en plus de nous faire travailler les zygomatiques, propose une jolie (et bien utile) morale : certaines créatures ne sont pas faites pour devenir des animaux domestiques, sous peine de soucis à venir (peut-être cela me protègera-t-il de la mygale velue dégoutante ou du cobra fluorescent mordeur que mes enfants voudraient adopter à l’adolescence http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/xrire6.gif). Bon, vous l’avez compris, la famille Cajou fut tout à fait sous le charme de ce livre pour enfants.

 

Et de mon œil d’adulte, je dois vous dire également que la couverture un peu « vintage » m’a permis de faire un bond en arrière et de me rappeler les « Pezzi » et autres livres de mon enfance. Les dessins sont savoureusement désuets (très réussis !!), très jolis et le grand format (29X23cm) permet vraiment de vivre pleinement les aventures de Lucie Béatrice Ourse et de son petit « Gloppy », à mi-chemin entre l’album classique et la BD.


C’est frais, c’est original, c’est très joli, c’est décalé et c’est très drôle. Alors, qu’attendez-vous pour le faire découvrir à vos petits ?

 

Ma note : 4 b pn

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 16:16

 

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Quand j’ai lu le titre de ce roman, j’ai eu envie de fuir. « Loin des Mosquées ». Les écrits politiques ou religieux… très peu pour moi. Et ça aurait été tout à fait pareil avec « Loin des Églises », « Loin des Synagogues » ou « Loin des Temples bouddhistes ».


Mais mon œil ne s’est pas arrêté au titre. Armel Job. Un écrivain bien de chez moi que j’avais envie de découvrir depuis un petit temps. Puis j’ai lu la quatrième de couverture et là, retournement définitif de situation : je n’ai plus eu qu’une envie, découvrir cette mystérieuse Derya.


Evren achève de brillantes études à Cologne. Hébergé chez son oncle turc, ce garçon gauche et timide a le coup de foudre pour sa cousine, la belle et sensuelle Derya. Rentré chez lui, en Belgique, Evren annonce aux siens la bonne nouvelle : il va épouser Derya. Une délégation familiale se rend donc en Allemagne pour demander officiellement la main de la jeune fille. Mais les choses ne vont pas tourner comme prévu…


Déjà ce résumé me semblait prometteur et malgré les réticences dues au titre, je me suis lancée à la découverte de cet univers : et bien, au final, je suis juste comblée par cette lecture ! Comme le dit très justement la quatrième de couverture : un livre profond et drôle à la fois.


Ce roman nous permet de faire une incursion dans les mœurs et coutumes turques, notamment le mariage arrangé et les cérémonies du mariage, mais c’est bien plus que cela. C’est l’histoire de 4 personnages, tour à tour narrateurs : Evren, ce maladroit peu gâté par la nature mais tellement gentil ; puis René, le voisin de son frère, qui exerce le métier de croque-mort avec talent ; ensuite, Yasemin, la jeune paysanne turque de 16 ans promise à un homme qu’elle connait à peine ; et enfin, Derya, la belle, la sensuelle, l’insoumise. Il va sans dire que le fait d’avoir 4 narrateurs qui s’entrecroisent est très enrichissant et apporte beaucoup à l’histoire.


Le roman s’ouvre sur un 1er chapitre que j’ai trouvé très drôle. C’est René qui prend la parole et on le trouve au volant de son corbillard, avec des péripéties (un accident de la route en service !), des réflexions et des dialogues tout à fait savoureux. C’est d’ailleurs le personnage qui nous permet le mieux de nous immerger dans cette culture turque car, tout comme nous, il est tout sauf coutumier de ces mariages arrangés, de ces cérémonies, etc.


Et en plus d’être drôle, ce premier chapitre a aussi l’avantage de nous plonger directement dans un  mystère dont on a envie de connaitre le fin mot : Qui est cette jeune musulmane que René transporte dans son corbillard vers son lieu de crémation ? Puis, au fil des pages, les rebondissements s’enchaînent, et il devient vraiment difficile de quitter Evren et sa communauté.


En outre, c’est un univers que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir avec « La nuit du Henné », la symbolique du café noir ou sucré (cf. extrait en fin de billet), la délégation matriarcale pour la promesse d’union… Et puis, le poids des traditions et l’importance –vitale- du sacro-saint honneur de la jeune fille, au cœur de cette culture et de cette histoire. J’ai trouvé le tout très crédible, très intéressant sans jamais l’ombre d’un jugement.


Sachez également qu'Armel Job nous offre de très jolis portraits de femmes. Celui de Derya et celui de sa mère. Puis surtout, pour moi, celui de Yasemin, malicieuse et touchante. Un petit bout de femme dont j’aurais encore bien partagé le chemin quelques pages de plus.  


Et puis, accrochez-vous bien, parce que ça n’arrive pas souvent (jamais ?) : j’ai adoré le dénouement de l’intrigue ainsi que la toute fin. Je l’ai trouvée tout à fait inattendue et je n’en aurais pas voulu d’autre.


Bref, c’est vraiment un roman qui m’a beaucoup plu et je n’ai d’ailleurs (pour une fois) aucun bémol à soulever. Ni dans les personnages, ni dans l’intrigue, ni dans la narration, ni dans le style. Tout m’a séduite.

 

Ne vous laissez donc pas gruger par le titre peu engageant ni par la couverture, du même acabit !


Ma note : 4 b pn


Merci à Livraddict et aux Éditions Robert Laffont de m’avoir permis de faire cette jolie découverte.


D’autres avis chez Nathalie, Iluze, Delcyfaro, Rose et Marmotte.



Et je vous laisse avec l’extrait présenté en quatrième de couverture, que j'ai beaucoup aimé.

 

Derya a servi le café. Ma mère a porté la tasse à ses lèvres et, après la première gorgée, elle a blêmi. Ses ongles s’enfonçaient dans mon bras.

« Derya, tu n’as rien oublié ?

- Non, ma tante

- Tu es sûre ?

- Tout à fait sûre.

- Mais le sucre… ?

- Il n’y a pas de sucre. »

Sa voix était très basse, mais très ferme. Ma mère s’est tournée vers ma tante.

« Qu’est-ce que ça veut dire, Selma ?

- Tu sais fort bien ce que ça veut dire quand on demande une fille en mariage et qu’elle verse du café sans sucre. »

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:16

 

« Sentiment 26 », de Gemma Malley est une nouvelle dystopie qui paraitra aux Éditions Michel Lafon le 12 avril 2012 et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai accepté la proposition de Camille de recevoir les Épreuves non corrigées. Merci beaucoup !

 

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2065. Après une guerre qui a plongé le monde dans le chaos, le Guide Suprême a pris le commandement de la dernière Cité. Ce refuge, ceinturé d’une muraille fortifiée, est organisé en différentes castes : de A à D, des citoyens Admirables aux citoyens Déviants. Pour préserver l’harmonie, tous ont subi une opération. C’est la garantie qu’ils n’agiront jamais contre le Système et respecteront « Les Sentiments », le livre qui régit leur moralité. Et surtout qu’ils ne s’aventureront pas hors de l’enceinte, chez les Maudits – ces odieuses créatures qui hantent la nuit de leurs cris inhumains… Evie, 16 ans, une B, travaille pour le gouvernement et étiquette d’une lettre, jour après jour, l’ensemble des habitants. Promise à Lucas, être froid et distant, parfait A et futur haut dirigeant, elle est en fait amoureuse de son frère Raffy, infréquentable D. Mais le Système va décider de bannir Raffy…

 

Voilà une dystopie qui devrait plaire aux amateurs du genre. En effet, j’ai retrouvé avec plaisir des similitudes dans la trame avec d’autres romans, comme « Divergent » par exemple : des gens aveuglés par un Système qui les enferme dans des règles, avec une héroïne qui après de nombreux questionnements, n’aura d’autre choix que de se rebeller. Sans oublier la similitude « Divergent » / « Déviant ». Puis également quelques parallèles à faire avec « Promise » pour tout ce qui concerne la thématique des couples, de l’amour « imposé » ou « interdit »… mais j’ai trouvé que Gemma Malley avait beaucoup mieux ficelé son premier volet qu’Ally Condie, car je l’ai trouvé bien plus abouti. En effet, il ne s’agit pas du tout d’un premier tome introductif ici, mais bel et bien d’un vrai roman, avec des rebondissements et de l’action.

 

Le monde dystopique créé par Gemma Malley est quant à lui assez original par rapport à d’autres dystopies que j’ai pu lire. Nous sommes à Londres, sur les ruines d’un champ de guerre et un « Guide Suprême » (traduisez Gourou!) dirige des citoyens rescapés des « Horreurs », à coups de morale, d’étiquettes, de bourrage de crâne, voire même de lobotomie. Plus aucune émotion n’a sa place dans cette Société. Fini les rêves, les tentations, les désirs, l’imagination. Il faut de la rigueur, de l’ordre, de l’obéissance et surtout, du travail. Tout pour empêcher les passions de faire renaitre le chaos que le monde a connu. Et le Système est là qui les surveille tous. Un Système omniscient. Omnipotent. Omnitout (joli pléonasme http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0009.gif). Et c’est cet aspect qui m’a le plus séduite dans ce roman : d’une part parce que j’ai trouvé ce monde très bien construit, et d’autre part, car j’y ai retrouvé les grandes lignes d’un film que j’ai beaucoup aimé : « Equilibrium », dans lequel la Société empêche également toutes formes d’émotions pour faire régner une Paix illusoire.

 

Il y a quand même quelques aspects que j’ai moins appréciés : à commencer par cette opération de l’« amygdale » : ce terme m’a un peu dérangée, car je l’ai trouvé peu cohérent, trop terre à terre. Je serais curieuse de savoir quel était le terme dans la version originale. Je trouve également que le titre français est bien moins efficace que le titre original (« The Killables »), que je trouve réducteur par rapport à l’histoire dans son ensemble.

 

Quant au rythme, je l’ai trouvé assez agréable : une introduction qui prend le temps de nous immerger dans ce monde… et de nous terrifier tant il est… invivable ! Puis un élément déclencheur qui lance la valse des aventures et des rebondissements. Cependant, j’ai trouvé le dernier tiers très (trop) rapide, voire précipité, ce qui l’a rendu un peu moins cohérent que les débuts. Pour finir sur un final qui donne très envie de savoir ce qu’il adviendra du trio Lucas, Evie et Raffy.

 

Lucas, Evie et Raffy, dans cet ordre. Parce que oui, il y  plus ou moins un trio amoureux dans ce roman mais que ma préférence va sans conteste à Lucas. J’ai trouvé que c’était un joli personnage, bien brossé et il a su m’émouvoir à plus d’une reprise. Quant à Raffy, comme il passe son temps à tirer la tête à Evie, et bien, il faudra surement attendre la seconde partie de cette histoire pour se faire une réelle opinion à son sujet, car pour l’instant il m’a plutôt laissée de marbre et/ou énervée. Evie est, elle, une héroïne encore un peu timide, peu active mais je sens qu’elle va se révéler par la suite ! Puis il y a également les incontournables têtes à claques, ces personnages qu’on voudrait étrangler de ses propres mains. Et la palme dans ce roman revient pour moi à la mère d’Evie… aaahhh, vous verrez quand vous la rencontrerez !

 

 

Ma note : 3 b pn

 

Vous trouverez par ici les avis de Galleane, Melisende, Stephie, et Jess.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 22:05

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Aujourd’hui, c’est Le Maître qui est passé entre mes mains, pour un très bon moment de lecture. En effet, il y a quelques jours est sorti le tout dernier Stephen King, le très bien nommé « Nuit Noire, Étoiles Mortes ». Cela faisait bien 5-6 ans que je ne l’avais lu. Et je dois vous dire que je l’ai retrouvé avec grand plaisir. En effet, tous les ingrédients qui ont eu l’habitude de me séduire sont bel et bien présents ici : sa plume, efficace, très efficace, et que j’ai trouvée plus moderne que dans mon souvenir, notamment avec un emploi de parenthèses que j’ai trouvées très à-propos, conférant une touche dynamique à la narration. Puis le Maine, ah que j’ai aimé en retrouver l’atmosphère et les paysages. Mais surtout : le frisson, la peur, la terreur, l’effroi… brRRRrRrR !


« Nuit Noire, Étoiles Mortes » est un recueil de 4 nouvelles. Et la première chose que j’ai envie de vous dire est que l’on ne se moque PAS de nous. En effet, avec quelques développements supplémentaires, 3 des 4 nouvelles auraient très bien pu devenir 3 romans (et donc des machines à $$$) mais non, le lecteur est très bien servi ici, avec 4 nouvelles très abouties.



1922 : Wilfred James, un fermier du Nebraska, assassine sa femme avec la complicité de leur fils pour l'empêcher de vendre sa propriété à un éleveur de porcs. Le début d'une véritable descente aux enfers… 

Grand Chauffeur : une auteure de polars, Tess, a pour habitude d’arrondir ses fins de mois en prenant part à des conférences-rencontres dans ces cercles de lecture. Mais au retour d'une de ces réunions, elle choisit de prendre un raccourci par des petites routes perdues. Et là, son existence va basculer… 

Extension claire : Harry Streeter, qui souffre d'un cancer en phase terminale, rencontre, au bord d’une route déserte, un étrange personnage qui lui propose un Pacte… mais un pacte a toujours un prix à payer, n’est-ce pas ? 

Bon ménage : Darcy Anderson est mariée depuis 27 ans au même homme, Bob. Ils vivent une vie paisible et assez heureuse. Jusqu’au jour où elle découvre qu'elle partage la vie d'un tueur en série. Que va-t-il se passer maintenant qu’elle sait ?


Même si ces 4 nouvelles sont tout à fait indépendantes, elles ont plusieurs points communs. Le premier est la noirceur absolue, très justement représentée par le titre. Et le second est le thème récurrent : « cet Autre qui sommeille en nous », à son tour, merveilleusement représenté par la couverture (si vous avez la chance de tenir le roman entre vos mains, vous pourrez voir le reflet -glaçant- de cet homme apparemment anodin qui regarde la vitrine).

 

Et je dois dire que c’est ce qui m’a le plus enchantée dans ce recueil : observer des êtres humains tout à fait normaux, fades, banals, menant leur petit bout de chemin, et soudain confrontés à une situation (souvent -très- désagréable) qui les dépasse. Et c’est à ce moment que surgit cet Autre, cet Inconnu tapi au fond d’eux, dont ils ignoraient tout jusque-là. Ainsi, Wilfred, un petit fermier sans prétention devient meurtrier ; Tess, une petite-auteure-mémère devient une héroïne digne d’un bon thriller et commet des actes dont elle n’aurait jamais pu s’imaginer capable ; Darcy, la gentille petite épouse banlieusarde, qui se révèle bien plus forte et astucieuse que les apparences ou  encore Streeter, le petit banquier « l’air de rien » qui se révèle assez sadique dans l’âme en faisant un choix répréhensible, certes, mais tout à fait compréhensible.


J’ai beaucoup aimé ces 4 nouvelles. Même si la première est celle qui m’a le moins plu des quatres, j’ai tout de même adoré l’horreur des scènes liées au meurtre de l’insupportable Arlette (c’est beurk, je vous préviens). J’ai également pris un très grand plaisir à lire cette variation du Mythe du Pacte avec le Diable que j’ai trouvée très originale grâce à ses personnages (ce Mr Dabiel est diablement savoureux). Puis j’ai vraiment pris en affection cette Darcy en peignoir et bigoudis qui fait preuve d’un grand sang-froid face à son mari « sorti du Miroir »… je suis sûre qu’elle plaira à de très nombreux lecteurs ! Mais je dois avouer que la petite Tess, de « Grand Chauffeur », une Agatha Christie de seconde zone, est celle qui m’a le plus régalée. J’ai adoré son personnage (et ses deux seuls amis, Fritzi et Tom Tom) à la fois pantouflarde, drôle, capable d’une ironie salutaire et de beaucoup d’humour malgré les circonstances dramatiques. Mais aussi tous les autres personnages qui peuplent cette nouvelle (dont je me dois de vous taire l’existence sous peine de vous gâcher votre découverte) (mais tout de même, cette Madame Strehlke !). Puis l’histoire est effrayante à souhait et les dommages collatéraux découlant du « crime » sont juste…  aussi terribles que jubilatoires.


J’ai choisi de ne pas faire un billet divisé en quatre parties car il était alors impossible de ne pas vous spoiler (surtout que les résumés en disent déjà pas mal) et mon billet prenait des proportions énormes. Mais je me dois encore d’ajouter d'autres éléments qui ont su me séduire dans ce livre :

  • A chaque fois, à peine quelques lignes lues et on est plongé au cœur de l’intrigue, tout de suite, sans long préambule.
  • Il y a pas mal d’humour (noir, souvent, voire corrosif) ce qui procure des sensations très fortes entre rire et effroi.
  • Beaucoup de références très modernes (Withney Houson, Google, Janet Evanovitch, Rihanna, Jodie Foster, des répliques de films,…) ce qui ancre encore davantage ces nouvelles dans notre monde et les rendent d’autant plus effrayantes car… plausibles.
  • Un savant dosage de rebondissements, de descriptions et de dialogues. Il ne s’appelle pas « Le Maître » pour rien !

 

Un très bon moment de lecture donc, qui m’a donné envie de lire bien d’autres romans de Stephen King, à commencer par « Dôme », son dernier roman en date !


Ma note : 4 b pn

 

 



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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 14:00

 

 

Comme vous le savez peut-être, avec ma copinaute Nanapomme, nous nous sommes lancés un terriiiiiible défi. Cruel. Ô combien difficile et ardu. Un crève-coeur. Et pourtant nécessaire. Depuis le 25 décembre 2011 et jusqu’au 2 avril 2012, nous n’avons plus le droit d’acheter de livres, afin de rendre l'état de notre PAL un poil moins catastrophique. Ça fait donc déjà 84 jours ! Presque 3 mois ! Plus que 16 jours à tenir bon pour faire un tout beau compte tout rond de 100 jours d’abstinence.


Eh bien, contre toute attente, je n’ai point flanché et j’ai tenu le cap ! Pas un seul livre acheté depuis Noël ! Nana a fait une minuscule entorse, mais elle n’avait pas le choix, elle s’est retrouvée dans la Caverne d’Ali Baba que constitue un magasin de livres d’occasion. Je dois quand même avouer que depuis ces 2 mois, j’ai été gâtée plus qu’à mon tour avec des concours, des Partenariats, des cadeaux, des Service Presse, ce qui a rendu ma tâche un peu moins ardue.


Nous avons décidé aujourd’hui, pour célébrer les 4/5 du chemin parcouru de faire un billet pour présenter les 10 livres que l’on rêve absolument de s’acheter dès que notre défi sera terminé. Alors, voici donc la liste des 10 livres qui ont rendu le challenge difficile à tenir certains jours tant j’avais envie de me les offrir :

 

  • http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv63816113.jpg

Francesca, empoisonneuse à la Cour des Borgia : je le mets quand même ici car j’ai bien failli craquer pour celui-là, plus d’une fois. Ce fut mon envie la plus forte ! Mais Nanapomme m’a fait une surprise et me l’a envoyé. Quel bonheur ! Merciiiiiiiiiiiii ! 

  • http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv18635050.jpg 

Hate List : encore maintenant, plusieurs semaine après sa sortie, j’ai toujours très envie de l’acheter.  

 

  • http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv9745690.jpg 

Un Jour, de David Nicholls. Je me suis fait violence pour ne pas l’acheter en GF puis il est sorti en Poche pendant ce challenge ARGH ! Et l’avis de Jess n’a fait qu’aggraver mon envie !

  • http://img.over-blog.com/186x300/2/88/16/16/2012/Au-lieu-dit-noir-etang.jpg  

Au lieu-dit Noir-Etang : ça c’est de la faute à Black Novel. Je pense que je craquerai pour le GF dès le 02 avril à 23.59 en cliquant sur « valider » ! Attention, si vous lisez son billet, vous craquerez aussi !

  • http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv46402383.jpg

L'épopée du Perroquet : il me tente depuis qu'il a été proposé en Partenariat sur Livraddict. Et puis, depuis que Galleane en a parlé de façon très positive, j'ai encore plus envie de le lire !

  • http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv37640807.jpg

Tante Mame : son résumé est très alléchant et il vient ENFIN de sortir en Poche alors j'ai très hâte de le découvrir !

  • http://idata.over-blog.com/3/79/56/74/Livre/sans-ame-poche.png

Sans Âme : voilà des mois que je lui résiste et grâce à ce challenge, il semblerait bien que je sois en mesure de lui résister jusqu'à sa sortie Poche, dans quelques semaines !

  • http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv37927861.jpg

Rose, le tome 1 : c'est Melisende (son très joli billet) qui m'a donné une envie irrésistible de lire ce roman. Avec une magnifique couverture, ce qui ne gâche rien !

  • http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv71051897.jpg  

Starters. La dernière dystopie en date, dans la Collection R de Robert Laffont. J'ai très envie de découvrir ce nouvel univers d'un genre qui me plait beaucoup.

 

 

Il va sans dire que la liste est bien plus longue et que mon panier Amazon contient des dizaines d'autres titres héhé.

 

Merci Nanapomme pour ce challenge, *Mode Sado-Maso ON* que je prends beaucoup de plaisir *Mode Sado-Maso OFF* à partager à tes côtés !


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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 14:14

 

Nous-serons-inseparables.jpg

 

Le jour ou Polly sauve la vie de Rose, les deux fillettes deviennent inséparables. C'est pourquoi, des années plus tard, lorsque Polly lui annonce que son mari est mort dans un accident de voiture, Rose n'hésite pas un instant et l'accueille à bras ouverts dans son foyer. A son arrivée, la jeune veuve n’a pas les réactions que l’on attend d’elle. Bientôt, la vie de Rose se complique : sa fille tombe malade, son mari devient distant... Et si Polly n'était pas étrangère à ces événements ? Quand l'amitié se révèle venimeuse, elle peut faire basculer une vie ordinaire dans le drame absolu.


« Nous serons inséparables » est le premier roman de la britannique Julia Crouch, paru ce 8 mars 2012 aux Presses de la Cité. Et, de nouveau, c’est un rendez-vous gagnant pour moi car je l’ai terminé aux petites heures de la nuit !


Comme le résumé en dit déjà beaucoup, je vais essayer de ne pas en dire davantage sur l’histoire en elle-même car c’est réellement de là que vient le plaisir de lecture : des éléments que nous apprenons petit à petit, et qui nous plongent de plus en plus dans le doute, les soupçons, la méfiance, l’effroi … voire la haine, en ce qui me concerne, pour l’un de personnages qui constitue l’une des forces de ce roman.


En effet, dès le tout début de l’histoire, on comprend que Polly va amener le chaos. Rien en elle n’est naturel, elle est tourmentée , et elle n’a pas les réactions qu’on attendrait d’une veuve, d’une amie, ni même d’une mère. Je l’ai trouvée effrayante dès son apparition, et carrément malsaine. Le genre d’amie que l’on n’a pas du tout envie d’avoir !

 

http://www.cinemovies.fr/images/data/affiches/1992/j-f-partagerait-appartement-2652-843884786.jpg

 

Pour ceux qui ont vu le très bon « J.F. partagerait appartement », vous retrouverez avec délice dans ce roman, l’atmosphère du film. Ce cadre du quotidien, tout à fait banal, dans lequel surgissent petit à petit des éléments menaçants, et cette envie irrépressible de mettre en garde l’héroïne contre tous ces détails qu’elle ne semble pas voir. Plus j’avançais dans ma lecture, et plus j’avais envie de SAUTER dans le roman, d’aller secouer Rose, d’aller tirer les cheveux de Polly, de la plaquer au sol (et ça, c’est la version édulcorée pour ne pas que vous pensiez que je suis folle à lier) et de lui dire de dégager son petit cul de là !



Polly est vraiment un personnage dérangeant. C’est une beauté stupéfiante, une ex-Star de la musique (en plein dans le Sex, Drugs and Rock&Roll), elle dégouline la sensualité, le sexe, et les hommes sont tous fascinés, et attirés de façon irrésistible par son magnétisme. Vraiment, si vous aimez les personnages  vénéneux, ou les garces, ce roman est fait pour vous !


Pendant les 200 premières pages, on apprend à connaitre tous les protagonistes et le malaise s’installe petit à petit. La part sombre de chacun (de certains plus que d’autres) est mise à jour et la tension monte. Monte. Monte. Monte. Crescendo. Ce qui fait qu’on ne peut plus déposer le livre une fois la première moitié avalée et que l’on est condamné à renoncer à ses heures de sommeil afin de vérifier nos soupçons et de connaitre le fin mot. Vraiment, la tension devient IRRESPIRABLE et il n’est pas possible de mettre le livre en pause tant on a peur de laisser Rose toute seule face à son « amie ».


J’ai cependant tout de même trouvé quelques maladresses dans la construction : une introduction un peu longuette, mais qui permet néanmoins de nous immerger dans la vie des personnages et puis surtout, les éléments du dénouement un peu trop vite amenés, sans toutes les explications souhaitées et donc quelques questions qui restent malheureusement sans réponse ou avec des réponses incomplètes.


Mis à part ces détails, j’ai vraiment passé un très bon moment en compagnie de Rose et Polly, avec une affection toute particulière pour les petites Anna et Flossie, que je vous souhaite de rencontrer bien vite.


Ma note : 4 b pn

 


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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:03

 

 

Je vous parle aujourd’hui d’un tout petit livre (118 pages), « Enola Game », le premier roman de Christel Diehl, paru récemment aux Éditions Dialogues. Je vous mets d’ailleurs la couverture en MAXI taille, pour que vous puissiez en savourer les magnifiques premiers mots.


http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/02/enola_game.png

 

Une jeune femme et sa petite fille vivent enfermées dans leur maison. A l'origine de cette claustration, il y a Enola Game, une catastrophe dont on ne connaît pas la nature exacte : accident nucléaire ? Conflit mondial ? Guerre civile ? Au fil des semaines, malgré sa peur et son chagrin, la mère puise dans sa mémoire et ses lectures mille raisons de célébrer la vie. Cependant, tandis que la mère louvoie entre sa douleur, ses souvenirs magnifiés et sa volonté farouche de donner un sens à la vie de son enfant, les quelques nouvelles du monde qui lui parviennent encore sont chaque jour un peu plus alarmantes. In fine, la question de ce roman pourrait être : que reste-t-il quand il ne reste rien ?

 

Si vous avez lu « La Petite Fille qui aimait la lumière », de Cyril Massarotto (mon billet par ici) vous remarquerez sans aucun doute la similitude des thèmes abordés. Le huis-clos. Des circonstances mystérieuses. Un couple très fort et une relation à la fois banale et hors du commun. Et tout un tas d’émotions et de nombreux battements de cœur manqués aux moments les plus sombres et les plus douloureux. Et au terme de ma lecture, je suis tout aussi charmée par « Enola Game » que par le précédent.

 

Je me dois de commencer par ceci : quelle belle écriture ! Pleine de grâce et de poésie, tout en douceur mais incisive, afin de nous immerger dans une réalité sombre et désespérée. Je suis tombée en amour avec la plume de Christel Diehl. Vraiment, il faut le souligner, elle a un talent remarquable avec les mots.

 

Ajoutons encore que la narration à la troisième personne, ce « Elle », créé une atmosphère très particulière, et il nous rend, tout comme cette mère et sa fille, témoins des événements, sans aucune prise sur l’avenir. Conséquence directe : nous ressentons tout comme l’héroïne la tension oppressante résultant de la menace qui plane tout autour.

 

Du côté de l’histoire en elle-même, cette jeune femme se bat donc au quotidien pour raison garder et ne pas sombrer. Pour protéger  sa petite fille de 3 ans, et lui cacher l’odieuse vérité, elle invente des Carnavals et des Feux d’artifice, puis surtout, elle lui raconte ses souvenirs pour continuer à garder un lien avec le monde d’ « avant », pour garder le regard et le cœur ouverts : les montagnes, les myrtilles qui font les lèvres bleues, l’odeur du foin, les étoiles filantes… tous ces petits bonheurs qui permettent de se raccrocher à la vie. Parce qu’après « Enola Game », plus rien n’a de sens, l’Humanité est en perdition, mais, en même temps, tout prend enfin sens. Car il ne reste plus que l’essentiel : plus de superflu, plus de surconsommation, plus de nombrilisme. EXIT nos vanités terrestres. Seule compte la vie. Seule compte sa fille.

 

Comme vous le voyez, nous ne sommes pas non plus très loin, dans l’idée, du merveilleux film de Roberto Benigni « La vie est belle » : mettre de côté  sa propre terreur, son propre chagrin afin de préserver à tout prix l’innocence et la candeur de son enfant, malgré une réalité atroce.

 

Sans en dire trop, sachez que ce livre nous emmène dans les ténèbres, qu’il est très émouvant mais qu’il est également plein d’espoir. Je n’ai d’ailleurs pu retenir mes larmes mais qui le pourrait face à une telle histoire… pas si improbable que cela ?

 


Ma note : 4 b pn



Puis pour terminer, voici les avis positivement unanimes d’autres blogueuses : Noukette (merci pour la découverte !), Clara, Praline, Zazimuth, Aliénor, Lady K, et Canel.

 


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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 12:39

http://1.bp.blogspot.com/-rInnDl5s5uA/TncXY8M0RoI/AAAAAAAAANc/ptl1zRxCqhY/s200/TopTenTuesday.jpg

   

Le « Top Ten Tuesday » est un rendez-vous à la base lancé par The Broke and the Bookish, et il est repris en français par Iani. Chaque semaine, un nouveau thème est proposé pour la liste du top 10. Cette semaine, le top 10 est le suivant :

 

Mes 10 éditeurs et/ou collections préférés


            Je ne vais  pas en citer 10 : ce serait ridicule car cela engloberait quasi tous les romans de ma bibliothèque.


  • 1.   http://www.placedesediteurs.com/placedesediteurs/images/logo_presseszoom.gif

Presses de la Cité. Incontestablement mon catalogue préféré. Je n’ai que des romans que j’ai adoré chez eux (ou que je vais, dans un futur très proche).

 

               http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv35168542.jpg http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv31600225.jpg http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv20454068.jpg  http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv73055669.jpg http://img.over-blog.com/186x300/3/97/51/58/MARS/2012/nous-serons-inseparables.jpg



  • 2.    http://www.sithclan.net/SC4/write_access/depot_images/news//miniature/Events/GenconFrance2007/Logo_Fleuve_noir_carr_Mid.JPG

Fleuve Noir. Je trouve que c’est une Maison d’Edition de grande qualité et je craque souvent chez eux pour des Grands Formats.

 

                                               http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv16918053.jpg     http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv9471698.jpg

 

 

 

  • 3.   http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2011/01/sonatine_logo.jpg

Sonatine : parce qu’ils trouvent de jolis petits bijoux, qu’ils ont réussi à se faire rapidement une place parmi les grands et parce que leurs couvertures sont toujours très soignées.

 

  •  4.   http://gwencyclopedie.free.fr/BD/bd%20gestion/img/editeur/Logo_Albin-Michel.jpg

Albin Michel. Adulte et Jeunesse. Un catalogue très large et varié et j’y ai fait de très belles découvertes.

 

  •  5.  http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/f/fe/Logo_1018.gif   et http://www.le-symbole-perdu-livre-de-poche.com/logo_ldp.png

Dans les formats "Poche", je saluerai les jolis efforts de design  faits par plusieurs Éditeurs : les 10-18 sont de plus en plus beaux, et mon chapeau bas aux nombreuses parutions du Livre de Poche qui sont une mine inépuisable de tentations !

 

                     http://idata.over-blog.com/3/79/56/74/Livre/sans-ame-poche.png  http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv29953717.jpg  http://storage.canalblog.com/00/15/444228/65011111.jpg  51Boi4m9PzL._SL500_AA300_.jpg


 

 

  • 6.   http://glowmoonlight.unblog.fr/2011/files/2011/11/rderobertlaffont.jpg et  http://media.paperblog.fr/i/288/2882433/16-lunes-kami-garcia-margaret-stohl-L-4.png et  http://img.over-blog.com/308x208/3/89/38/93/Logo-Albin-Michel-Wiz.jpg 

 

Dans les collections, j’ai envie de citer la « Collection R » de Robert Laffont, que je trouve très prometteuse (les dystopies chères à mon cœur) avec des couvertures très tentantes, et « Black Moon » du groupe Hachette, dont les titres/couvertures/résumés me font souvent très envie (sauf la tranche de leurs livres qui est vraiment… ratée). Puis aussi la « Collection Wizz » d’Albin Michel, dont j’ai notamment très envie de découvrir « Hate List » ou encore « La toute Première fois ».

 

                                    http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv18635050.jpg   http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv35316977.jpg

 

 

Et vous, qui sont vos chouchous ?


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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 20:45

 

http://3.bp.blogspot.com/-4nb_2928OXY/TsItf6N00OI/AAAAAAAAAq4/bJtx2a-7sPw/s1600/tumblr_kqnh3sTYQh1qa2txho1_500_large.png

 

Les 10 derniers jours furent encore très fastes http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0008.gif pour ma PAL… beaucoup de concours, de surprises, de cadeaux, de partenariats. Je suis juste comblée http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0082.gif


Voici en images ce que ça donne :

 

IMG 0072

 

 

                      http://www.lissaprice.com/wp-content/uploads/2011/11/starterscovernew.jpg               http://media.leslibraires.fr/media/attachments/large/6/7/4/001163674.jpg

 

  • Starters, de Lissa Price. Celui-là n’est pas sur la photo car il est arrivé à mon Lycée à l’attention de mes élèves et notre projet « Prix des Rhétos – Dystopie ». Ce roman paraitra le 15 mars dans la Collection R, des Éditions Robert Laffont.
  • Enola Game, de Christel Diehl, aux Éditions Dialogues... un livre que je suis en train de lire (et qui est resté au boulot d'où son absence sur la photo) et qui est très émouvant dès les premières pages.
  • Francesca, empoisonneuse à la Cour des Borgia, de Sara Poole. Celui qui m’a fait le plus d’effet, incontestablement, le cadeau de NanaPomme… Encore merci de tout cœur http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif
  • Nuit noire, Étoiles mortes, le dernier livre de Stephen King, un recueil de 4 nouvelles (terrifiantes, paraît-il !) paru ce 1er mars chez Albin Michel.
  • Nous serons inséparables, de Julia Crouch, un thriller psychologique à paraître ce 8 mars aux Presses de la Cité. Le résumé m’enchante déjà tout à fait « Le mal a sonné à sa porte. Elle l’a invité à entrer »…
  • Sentiment 26, de Gemma Malley, qui paraitre le 12 avril aux Éditions Michel Lafon. De la même auteure que « La Déclaration » et les 2 autres tomes de sa trilogie dystopique.
  • Les 5 tomes de la saga « Les Chroniques de MacKayla Lane », de Karen Marie Moning, remportés lors du concours organisés chez Place To Be, avec les Editions J’ai Lu. Encore merci Place to Be de me permettre de découvrir le ténébreux Barrons !
  • Les Dames de Grâce Adieu, de Suzanna Clarke, chez Robert Laffont : un très joli objet livre, qui nous emmène, au fil des nouvelles, au cœur de la magie.
  • Au nom du Père, du Fils et de John Lennon, remporté lors d’un concours sur Lire en Live, le blog des Éditions Nathan Jeunesse.
  • La châtelaine du Liban, de Pierre Benoit. Un auteur que je ne connaissais pas mais qui a une place très importante au sein de la Maison Albin Michel. Je me réjouis de le lire, et je voudrais découvrir dans la foulée « L’Atlantide » du même auteur dont le résumé me plait beaucoup également.
  • Loin des Mosquées, d’Armel Job, aux Éditions Robert Laffont. Un auteur belge qu’il me tardait de découvrir enfin. Et grâce au Partenariat Livraddict, voilà un désir qui va être très bientôt assouvi ! Alors, ne vous fiez pas au titre (que je trouve nul) car le résumé est très prometteur.

 

Bref, je suis R-A-V-I-E ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0007.gif


Et vous, avez-vous aussi reçu de nouveaux amis ?

 


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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:39

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/7/1/9782265089174.jpg

Dans le cadre du challenge « Un mot, des titres », organisé par Calypso, voici (en retard) mon choix de lecture pour le mot à l’honneur ce mois-ci « Bonheur ».


http://uppix.net/f/0/2/e7f5ef0f8e0f1b9acada323af35e7.jpg

 

J’ai choisi de sortir de ma PAL « Le cherche-bonheur » de Michael Zadoorian, pour lequel j’avais eu un coup de cœur, tant pour la sublime couverture, que pour le résumé très prometteur.


Pour John et Ella, 60 ans de mariage au compteur, c’est l’heure de la grande évasion ! Bravant l’interdit familial et médical, ils quittent Détroit à bord de leur camping-car, le bien nommé « Cherche-Bonheur », direction la Californie, via la mythique Route 66. L’un a la mémoire qui flanche, l’autre le corps en déroute, mais il n’est jamais trop tard pour partir à la conquête de son bonheur !


On peut se demander si c’est la meilleure idée possible… Ce couple de vieux débris (sic), Ella avec plus de problèmes de santé qu’un pays du Tiers-Monde, et John, sénile au point de ne pas savoir quel jour on est, partant sillonner les routes du pays ? Bien sûr que ce n’est pas une bonne idée, mais pourtant elle est excellente ! Ils veulent couper l’herbe sous le pied à la vieillesse, à la maladie, à la dépendance familiale et médicale, aux chutes, etc. A eux deux, ils forment une personne complète : elle la tête et lui les jambes. John a de rares moments de lucidité (quelques minutes à peine par jour) et Ella souffre le martyre à cause de son cancer. Alors, comme elle, on en vient à espérer l’arrivée de ces moments de clarté et on se trouve tout aussi ému qu’elle quand elle retrouve son John, celui d’avant.


Ce roman oscille continuellement entre tendresse (et donc émotion) et humour (et donc, pas mal de (sou)rires en perspective) car Ella a un regard très lucide sur le couple qu’ils forment et sur leurs limites. Elle ne se gêne pas pour insulter son mari, et il le lui rend bien, ce qui donne plusieurs scènes très cocasses !


Pourtant, j’avoue avoir été un peu déçue par cette lecture : l’histoire est aussi magnifique que le laissait espérer le résumé MAIS j’ai trouvé la narration inadéquate. Un style un peu lourd et qui manque de coulé. En effet, il y a accumulation de souvenirs, de descriptions des endroits traversés (des villes fantômes, des bars, des restaurants, des musées, etc.) et finalement, assez peu de dialogues. Alors que, pour moi, ce qui fait toute la saveur, et la force, de cette merveilleuse épopée, c’est la relation si forte qui unit John et Ella. J’aurais donc souhaité bien plus de dialogues, afin d’être plongée davantage au coeur de leur relation. Une langue bien trop descriptive pour moi, et surtout pour l’histoire en elle-même.


J’aurais voulu que les choix de l’auteur soient davantage à la hauteur de la fraîcheur de ses personnages. Je n’ai donc pas tout à fait réussi à entrer en communion avec John et Ella, même si j’ai quand même été touchée par leurs aventures. Je me souviendrai notamment longtemps de leurs scènes de disputes (et d’insultes !) mémorables, tant elles étaient drôles et émouvantes à la fois. Puis également de tous ces moments attendrissants : des attentions anodines, des regards, une main sur un genou, un baiser que l’on espérait plus, …


Néanmoins, malgré cette petite déception, c’est quand même une très jolie lecture que nous offre là Michael Zadoorian.


Je terminerai mon avis par la critique reproduite en quatrième de couverture, que je trouve très juste : « Ce couple chancelant affronte crevaison, braquage, chute, sans faillir dans sa détermination à finir en beauté. N’hésitez pas, vous non plus, à vous embarquer dans cette réjouissante ode à la liberté ! » (Paris Match)


Ma note : 3 b pn1 b pn

 

Et par ici, vous trouverez l'avis de Lisalor qui n'a pas relevé les mêmes faiblesses que moi et qui a été tout à fait conquise.


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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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