10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 14:23

 

 

Aujourd’hui, je reviens pour vous parler d’un thriller dont j’avais entendu le plus grand bien et qu’on m’avait vanté comme « très effrayant ». Bon, pour le côté effrayant, je suis un peu restée sur ma faim mais je suis tout même contente d’avoir lu ce roman, de 762 pages (et oui, un pavé!)


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Le résumé : Quand Mathieu Durey, flic à la brigade criminelle de Paris apprend que Luc, son meilleur ami, flic lui aussi, a tenté de se suicider, il n’a de cesse de comprendre ce geste. Il découvre que Luc travaillait en secret sur une série de meurtres aux quatre coins de l’Europe, et il se met donc en quête, afin de trouver des réponses. Crimes crapuleux ? Crimes sataniques ? Ou crimes commis des mains même du Diable ? C’est ce que ce roman nous apprendra…


L’histoire est divisée en 5 grands chapitres, chacun consacrés à un personnage-clé de l’intrigue. Et je dois vous avouer que les deux premiers chapitres n’ont pas été très agréables à lire. Ce fut loin d’être une pénitence mais on était bien loin d’un page-turner. Certes, il faut du temps pour mettre en place les personnages et l’intrigue, mais c’est lent, descriptif, réflexif et il y a bien trop de longueurs à mon gout.


Dans ces 300 premières pages, j’ai parfois eu l’impression de me perdre dans ces réflexions psycho-philosopho-religieuses sur le Bien, le Mal, le Diable, la foi, etc. Certes, c’est excessivement bien documenté mais un peu trop à mon gout. En outre, pour ma part, dans ces 2 premiers chapitres, il ne s’agissait pas du tout d’un thriller : d’une part, le lecteur ne ressent aucune angoisse et le suspense n’est pas très prononcé et, d’autre part, puisqu’on suit un policier menant son enquête, on est plutôt en plein polar.


Mais, quand on commence la lecture du 3ème chapitre, le roman devient vraiment thriller et on n’a plus qu’une hâte : tourner les pages afin d’en savoir davantage et, surtout, afin de  trouver des explications à ces manifestations diaboliques. A ce sujet, Grangé arrive très bien à faire hésiter son lecteur, continuellement, entre des hypothèses rationnelles ou surnaturelles, et je me suis régalée. Vraiment ! Le roman acquiert là un tout autre rythme et il devient difficile d’interrompre sa lecture, et il en va de même dans les 2 derniers chapitres.


Venons-en à ce que j’ai préféré dans ce livre, c’est la présence du Diable : le Malin, Lucifer, Belzebuth, Le Prince des Ténèbres, Satan, le Démon… il est partout sans être nulle part… j’ai beaucoup aimé, autant les informations théoriques, théologiques, philosophiques, etc. que les manifestations concrètes (ou abstraites) dans le livre. Plus encore, c’est toute la partie concernant les NDE (Near Death Experience) qui m’a passionnée : de nouveau, grand travail de documentation de Grangé et j’ai appris dans ce roman bien plus que ce que j’avais pu en lire précédemment.


Un dernier mot sur le titre qui, une fois n’est pas coutume (selon moi), est diaboliquement bien choisi. En effet, « Le Serment des Limbes », n’est pas juste un titre qui évoque ou qui résume, c’est vraiment en lui que reposent toutes les clés de l’histoire et j’espère que vous aurez autant d’intérêt et de plaisir que moi à découvrir ce qu'il en est exactement.


Enfin, du côté des bémols, plusieurs rebondissements manquent malheureusement de crédibilité. En effet, le héros arrive toujours à se sortir in extremis de situations périlleuses par un coup de cuiller à pot (le revolver du méchant qui s’enraye juste quand il faut)… et ce manque de vraisemblance m’a parfois embêtée. De plus, j’ai trouvé quelques scènes un peu forcées : créer une éruption volcanique et ses émanations de soufre pour nous faire comprendre que le Diable est partout et que le danger rôde, est-ce bien nécessaire ?


Pour conclure, dans ce roman, il y a plein de rebondissements (peut-être un peu trop ?), tout autant de personnages (peut-être un peu trop ?), tout un tas de voyages et de pérégrinations (peut-être un peu trop ?) et, pour l’anecdote, énormément d’Audi et de Camel (carrément trop !). Mais je suis tout de même ravie d’avoir découvert cette histoire, passionnante par bien des aspects.


Si vous avez envie de vous retrouver plongé dans une histoire de satanisme, lutte entre le Bien et le Mal, croyances en tout genre, messes noires, démonologie, possessions, exorcisme, etc. et de découvrir ce qu’il en est de ce Serment des Limbes et des Sans-Lumières, qui sont au cœur de l’intrigue, foncez, ce livre est fait pour vous !

 

Ma note : 3 b pn1 b pn

 

 

J'ai lu ce roman en Lecture Commune avec Reveline et je vous invite à lire son avis, par ici.

 


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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 08:00
 

 

Il y a quelques temps, je me suis inscrite sur le site "Les Agents Littéraires". Ce site a été créé en mars 2011, afin d'aider les livres des éditeurs indépendants et des auteurs auto-édités à se faire connaître grâce au Web. Il réunit aujourd’hui plus de 200 blogueurs contributeurs, pour une moyenne de 60 critiques publiées par mois. Si vous avez envie de participer à ce très joli projet, vous trouverez toutes les informations nécessaires par  ici. Je les remercie de la confiance témoignée en m'envoyant cet ouvrage.

 

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Et donc, pour ce premier partenariat, j'ai reçu "Le roman de Djalil", de Djalil et Marie Hakem, récemment publié aux Editions L'Harmattan.

 

 

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Ce livre nous conte l’épopée d’un homme, rescapé de l’épouvantable génocide arménien : une page sombre de l’Histoire intimement liée au destin personnel de Djalil. Une vie frappée par l’horreur, qui nous éclaire sur la barbarie des peuples, les luttes de pouvoir au Proche-Orient, et sa propre ascension sociale, de Mardin, à Alep, en passant par Antioche, Beyrouth ou Damas. On entend dans ce roman une seconde voix, celle de Marie, sa fille, qui ponctue chaque étape du récit de son père, de ses commentaires, ses propres souvenirs d’enfance, ses questionnements sur ses propres blessures, sur ses racines, et sur son amour pour un père longtemps repoussé.

 

 

Si, comme moi, vous ne connaissez rien du Proche-Orient et que vous avez besoin d’aller voir une carte du monde pour pouvoir situer l’Arménie ou la Syrie, ne vous dites PAS que ce n’est pas un livre pour vous. D’une part, parce qu’il n’est rien de plus agréable que de découvrir l’Histoire à travers le témoignage d’un homme et, d’autre part, parce qu’il y est question de sujets bien plus universels que les éléments historiques (et dramatiques) à proprement parler. Ce livre nous parle de l’importance des racines, de l’enfance, du besoin (ou du refus) de transmettre ses expériences de vie, de l’incompréhension entre les générations, des non-dits, du besoin de reconnaissance, de la douleur et des regrets face à la perte d’un être cher… des sujets qui nous touchent tous, à un moment ou à un autre de notre vie.

 

 Ce livre est donc bien plus que le témoignage d’un militaire ayant vécu le génocide du peuple arménien, la guerre 40-45, les guerres d’Algérie et d’Indochine. C’est avant tout le témoignage d’un homme, malmené par le Destin, rêvant de concrétiser ses ambitions, et d’être enfin « reconnu », à force de travail et de pugnacité. En effet, Djalil n’est pas de ceux qui s’apitoient, qui attendent, qui espèrent ou qui se laissent vivre, il est de ceux qui passent leur vie à forcer le destin. Comme le dit si bien Marie, sa vie est un concentré d’émotions sur fond de guerre permanente. (p. 146).

 

Après une préface très émouvante, ce livre est divisé en 7 chapitres durant lesquels Djalil nous conte les événements, souvent dramatiques, qui ont marqué sa vie : le génocide arménien, l’exil, l’enfance et l’adolescence en Syrie, la formation militaire, les premières affectations militaires, le mariage dans un contexte politique très instable, le retour à son école militaire et enfin, l’exil forcé vers la France. A la fin de chacun des chapitres, c’est sa fille, Marie, qui prend la plume pour nous parler de ses propres souvenirs, ou éclairer sous un autre jour, les événements contés par son père. De plus, plusieurs chapitres sont illustrés par des photographies, qui permettent au lecteur d’être encore un peu plus proche des protagonistes.

 

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Le premier chapitre est celui qui m’a le plus chamboulée… Tout d’abord, l’écriture est simple, sans fioritures, Djalil Hakem va droit au but, et grâce à cela, le lecteur est sans cesse bousculé, hébété même, sans avoir le temps de s’apitoyer, en pouvant juste écarquiller les yeux. Quelle douleur d’imaginer ce petit Djalil âgé de 8 ans, accompagné de ses frères et sœurs, orphelins et livrés à eux-mêmes au milieu de ce déchainement d’horreur et de cruauté sans nom… Qui peut sortir indemne de ces événements ? Personne, pas même le lecteur bien au chaud sous son toit. On ne peut qu’être bouleversé par cette enfance brisée, ainsi que par les mots de sa fille, Marie, en fin de chapitre, qui nous livre des réflexions très intimes et universelles à la fois. Et le professeur que je suis, est encore bouche bée, et écœurée, de la quasi inexistence historique (dans les manuels) de ce génocide arménien, pourtant tout aussi dramatique et révoltant que la Shoah.


            Heureusement, le climat devient moins dramatique dans le second livre et, je me suis vraiment attachée à Djalil et à ses grands-parents, surtout à Georges, cet homme si bon et si courageux, comme sortant des Contes des Mille et Une Nuits, avec ses deux poignards à lames recourbées. Djalil se révèle également être un enfant plein de ressources, faisant les 400 coups avec son grand frère, Hanna, pour tenter de subsister dans la misère en Syrie.


            Je ne vais pas vous dévoiler le contenu de chacun des chapitres mais sachez que de manière générale, j’ai été emportée par le récit de la vie mouvementée de Djalil et je l’ai découverte avec beaucoup de plaisir et de tristesse à la fois. Même si je dois quand même avouer que les chapitres présentant uniquement des histoires militaires et des faits d’armes m’ont beaucoup moins passionnée, voire un peu ennuyée.


            J’ajouterai également, du côté des bémols, qu’un détail m’a gênée, voire agacée à plusieurs reprises : en effet, à la lecture des « Livres de Marie », on prend connaissance d’événements qui ne seront dévoilés que bien plus tard dans « Les Livres de Djalil » et j’ai trouvé dommage de ne pas laisser Djalil nous faire découvrir lui-même les coups du destin, plutôt que de les voir résumés 100 pages plus tôt.


            Mais de manière générale, j’ai apprécié cette lecture : j’ai été émue par Djalil, touchée par Marie, et ma gorge s’est serrée à de nombreuses reprises. D’ailleurs, Djalil n’est pas mon père, je n’ai aucun lien avec lui, mais en refermant ce livre, j’ai éprouvé du réconfort en sachant que ses Mémoires étaient enfin publiées et accessibles à tous, et j’ai eu l’étrange sentiment du devoir accompli,… ce qui montre à quel point je me suis immergée dans sa vie.


            Djalil Hakem repose aujourd’hui, auprès de son épouse, dans le Var, loin de sa terre natale, exilé pour l’éternité. Si j’en avais l’occasion, j’irais me recueillir sur sa tombe et je lui dirais combien ses mots et ceux de sa fille, dont il peut être fier, ont su toucher la parfaite étrangère que je suis. Et j’espère que, de temps en temps, les vents de la Méditerranée, emmènent auprès lui les senteurs de l’Orient, si cher à son cœur.


            Quant à vous, Marie-Antoinette Hakem, vous pouvez être fière de votre prénom (ainsi que votre frère ,du sien), fière d’avoir publié ces Mémoires (il n’est jamais trop tard, jamais), et fière de votre papa, qui ne fut ni un homme ni un père parfait… mais qui peut se targuer de l’être ?

 



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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 10:00

 

 

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                Comme vous l’avez vu il y a quelques jours, j’ai été gâtée par Elise lors du Swap « Fais-moi frémir » et comme annoncé, je n’ai pas résisté bien longtemps ! Comme Elise avait l’air d’avoir beaucoup apprécié la lecture de « La petite fille au bout du chemin » de Laird Koenig (auteur inconnu à cette adresse), c’est par celui-ci que j’ai choisi de commencer.

 

                Avant toute chose, laissez-moi vous dire de ne pas vous laisser effrayer par la couverture hideuse du Livre de Poche (que je n’ai pas mise dans mon billet, tant elle est laide), car derrière cette horreur, se cache un savoureux thriller !

 

                Une maison isolée, près de la plage de Long Island, aux Etats-Unis. Une petite Anglaise y vit seule avec son père. Elle s'appelle Rynn. Elle a treize ans. Liszt, des volumes de vers, des arbres dénudés, le vent, une souris blanche, un feu de bois... c'est tout son univers. Pourquoi Rynn ne va-t-elle pas à l'école ? Pourquoi son père est-il si souvent absent ? Pourquoi regarde-t-elle toujours par la fenêtre ? Rynn n'aime pas qu'on lui pose des questions. Pour se défendre contre l'indiscrétion, l'hostilité, l'incompréhension des adultes, elle doit lutter avec ses propres armes...

 

 

                Je pense que l’on peut qualifier ce roman de thriller vu la tension qui s’en dégage. Cependant, point de tueur en série (enfin, pas au sens strict du terme), pas d’agents de police spéciaux du FBI (enfin, pas vraiment en tout cas), pas de sang qui gicle, etc. Ici, il s’agit plutôt d’un thriller psychologique. Miam ! L’histoire commence dans une maison isolée, le dernier jour d’octobre (c’est de saison !). Rynn, une jeune fille de 13 ans, est en train de préparer son gâteau d’anniversaire, au coin d’un feu de cheminée, sur un parquet fraîchement ciré et briqué, en écoutant, au volume maximum, le Concerto pour Piano n°1 de Liszt. L’ambiance est plantée, mystérieuse et pesante.

 

 

 


 

                Comme le résumé vous le dit, Rynn semble avoir des choses à cacher : elle est très mystérieuse, elle semble exécrer le contact avec tout autre être humain que son père, un poète, à qui elle voue une grande admiration.

 

                Tout à tour, dans de petits chapitres de quelques pages, nous allons en apprendre plus sur ce père, souvent absent, sur Rynn mais aussi sur d’autres habitants du village. Ce qui me permet de souligner, dès à présent, la très grande qualité des personnages de ce roman. Malgré les 216 pages, j’ai trouvé tous les personnages denses, très bien brossés, profonds, avec une réelle identité et personnalité. Pas de faire-valoir, pas de bouche-trou, mais de vrais personnages, qui prennent corps au fil des pages.

 

                Quant à Rynn, c’est une héroïne tellement insolite : tout à tour petite fille fragile, adolescente insolente, femme forte, maîtresse de maison ou encore amoureuse transie… elle m’a réellement époustouflée ! Cette petite Anglaise, pleine de manières, au milieu de ces Américains un peu caricaturaux donne naissance à des scènes décalées et parfois pleines de truculence.

 

                Une autre force de ce roman réside dans certains chapitres qui mettent en scène Rynn en face à face avec un personnage. Par exemple, avec l’abominable Mrs. Hallet, puis avec l’agent Miglioriti ou encore avec Mario le Magicien. Ces scènes sont sacrément bien construites, avec des descriptions courtes mais efficaces, qui rendent ces instants très visuels et dynamiques ; le tout souligné par des dialogues on ne peut plus savoureux où Rynn nous dévoile, pas à pas, sa personnalité. Je me suis vraiment régalée dans ces face à face successifs !

 

                Je dois quand même dire que j’ai trouvé que l’intrigue souffrait de quelques incohérences, et que tout ne m’a pas toujours semblé plausible. De plus, il y a parfois de petits temps morts, qui ne durent heureusement jamais plus de quelques pages. Mais l’histoire est tellement différente, et tellement hors du commun, qu’au final, peu importe !

 

                Je dois aussi avouer que, même si je ne pense pas être prude, le fait que Rynn ait 13 ans m’a pour le moins étonnée et parfois même un peu gênée… car c’est encore une fillette… ce qui rend plusieurs scènes un peu malsaines… néanmoins, cela participe à l’atmosphère du roman et à la construction du personnage de Rynn.

 

                Voilà donc un roman que j’ai trouvé tout à fait étonnant et atypique. J’ai ressenti de l’angoisse d’un bout à l’autre, crescendo, puis j’ai ri, j’ai sursauté, j’ai souri, j’ai été interloquée… vraiment un thriller que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir et différent de ce que j’ai pu lire auparavant.

 


Ma note : 4 b pn


 

                En préparant ce billet, j’ai découvert qu’une adaptation cinématographique avait été réalisée, à la fin des années 1970, avec Jodie Foster dans le rôle de Rynn et Martin Sheen dans celui de Mr. Hallet. Je vais essayer de me le procurer, car j’ai vraiment très envie de le voir ! En outre, je trouve le choix de l’actrice on ne peut plus pertinent.

 

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Voici le début du film (qui est disponible en intégralité en VO sur YouTube) :


 

 


 


              

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 15:32

 

 

« Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre », est un roman émouvant de Ruta Sepetys, dont je viens de tourner la dernière page, et qui m’avait été envoyé par les Editions Gallimard Jeunesse, que je remercie chaleureusement pour cette découverte.

 

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Ce livre est consacré à une sombre page de l’Histoire, dont je n'avais jamais entendu parler : la déportation des populations baltes (Lituanie, Estonie, Lettonie), durant la Seconde Guerre Mondiale, organisée par Staline et les Soviétiques, peu avant la déportation des Juifs commandée par Hitler.


Lina est une jeune Lituanienne comme tant d'autres. Très douée pour le dessin, elle est sur le point d’intégrer une école d'art très réputée. Mais une nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l'arrachent à son foyer. Elle est déportée, en Sibérie, avec sa mère, Elena, et son petit frère, Jonas, au terme d'un terrible voyage de plus de 10 semaines. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l'amour des siens et son audace d'adolescente. Dans le camp, Andrius, dix-sept ans, affiche la même combativité qu'elle…

 

Alors que vous dire ? Que c’est une lecture difficile, émotionnellement parlant, tant la réalité décrite est insoutenable : l’incompréhension face à l’arrestation, l’interminable trajet en wagons à bestiaux vers la Sibérie, la perte des êtres chers, la violence physique et morale, la séparation, la famine, la mort, le froid, la crasse, la maladie, l’humiliation, la puanteur, les vexations, la tristesse, le désespoir, la peur,… et l’impuissance. Difficile de rester de marbre face à toute cette détresse.


On entre dans cette histoire dès la toute première ligne, et ce n’est pas une façon de parler « Ils m’ont arrêtée en chemise de nuit ». Je vous avouerai d’ailleurs qu’il ne m’a pas fallu 30 pages pour être submergée par l’émotion, retenant péniblement mes larmes, alors que les mots employés n’étaient on ne peut plus simples (et c’est ce qui fait leur force, selon moi) :


« On séparait les familles. Les enfants poussaient des cris déchirants. Les mères imploraient »


« Les quais étaient remplis d’ours en peluche orphelins »

 

Comme vous le voyez, aucun pathos, aucun trait forcé, pas de descriptions larmoyantes, juste la réalité, crue. Un style tout en retenue et en dignité, mais qui laisse deviner l’horreur et arrive à conter l’indicible, en mettant toujours en avant le courage et la force de caractère, plutôt que la résignation ou les lamentations.

 

Ruta Sepetys a également le mérite de rendre l’Histoire accessible à tous.  Bien loin des romans phares de cette époque, que sont notamment « Si c’est un Homme », de Primo Levi, ou « La nuit », d’Elie Wiesel, qui sont, eux, bien plus réflexifs et, par certains côtés, hermétiques.


En outre, les personnages sont très attachants (même les plus sombres), à commencer par Lina et sa famille : sa mère, Elena, une femme incroyablement forte, aussi « krasivaya » que sa fille, et toutes deux impressionnantes de volonté, solides et vulnérables à la fois ; puis le petit Jonas, un personnage qui m’a beaucoup touchée. Il y a également le Chauve, l’institutrice, Andrius et sa mère, tellement héroïque, à sa façon, Kretzky, Ulyushka (qui m'a particulièrement émue), Mme Rimas, etc. La force de ces personnages, c’est qu’ils ne sont jamais blancs ou noirs : ils ont leur part d’ombre ou leur part de bonté, c’est selon.



Le seul bémol, en ce qui me concerne, c’est la fin. J’aurais tellement voulu en savoir plus… beaucoup plus… Je ne veux pas déflorer votre lecture donc je ne peux vous dire explicitement ce qui m’a manqué mais juste que la fin est bien trop abrupte et manque cruellement d’informations, même si Ruta Sepetys nous offre un épilogue et des notes, qui apportent un éclairage historique très intéressant au roman.


D’un bout à l’autre de ce roman, derrière la combativité et l'espoir, résonnent des gémissements plaintifs, des cris de douleur, des soupirs accablés, des sanglots convulsifs, des larmes ravalées, des silences lourds de sens, … et ils ne s’estompent pas une fois la dernière page tournée...


 

Ma note : 4 b pn

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 18:47

 

 

Voici le mois d'octobre qui touche à sa fin et je peux dire qu'il fut mortel pour ma PAL (Pile à Lire, qui est plutôt en fait une Pile Ahurissante de Livres http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/0018.gif ). En effet, j'ai lu 4 romans en octobre, alors que j'en ai reçu... 32 ! Oui, oui, vous lisez bien, 32 livres http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/eek.gif ! Alors, voici, en images, l'origine de tous ces livres. (Attention les yeux !)


 

1. Le SWAP "Fais-moi frémir", avec Elise

 

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J'ai pris part à mon tout premier Swap, sur Livraddict, et il était organisé par Ptitetrolle et Plumeline, que je remercie pour l'organisation sans faille !


Ma swappée fut une compatriote, Elise, pour mon plus grand bonheur. Et voici le colis que j'ai reçu il y a déjà 15 jours mais que l'on ne pouvait ouvrir que pour Halloween (ok, je suis un jour trop tôt mais c'était aussi permis).

 

Merci beaucoup Elise pour ce premier Swap auquel j'ai participé avec grand plaisir à tes côtés et merci pour tout ce que tu m'as envoyé http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif !

 

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J'ai donc reçu une multitude de choses : un Marque-Page fait main et à mon nom (merci 1000 fois pour le temps que tu y as consacré), une jolie tasse dans ma couleur préférée, remplie de Chokotoff (chocolat blanc : MIAM MIAM, comme en témoignent les 4 emballages vides sur la photo), du thé noir India Tchai (j'ai hâte de le goûter!), une ravissante plume accompagnée d'encre sympathique (Waouh ! Je ne savais même pas que ça existait pour de vrai), une double énigme (pas encore résolue, je suis trop occupée à savourer les gourmandises héhé), du massepain enrobé de chocolat (j'adore!) ainsi que 3 livres, qui ne traineront pas longtemps dans ma PAL (tant les résumés sont alléchants), ça c'est sûr ! Merci merci merci Elise pour ce premier Swap, je suis comblée http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0009.gif !

  • Comme ton ombre, d’Elizabeth Haynes
  • Viens plus près, de Sara Gran
  • La petite fille au bout du chemin, de Laird Koenig

 

Si vous voulez voir le colis que j'ai moi-même envoyé à Elise, c'est par ici !

 

 

 

2. Les "Matchs de la rentrée littéraire"

 

http://www.priceminister.com/blog/wp-content/uploads/2011/08/rentree_litteraire.png

 

J'avais choisi de lire "1Q84" de Haruki Murakami (quelle grandiose idée, hein!). Et comme vous avez été très nombreuses à me parrainer lors de votre inscription, j'ai reçu pas moins de 7 livres de la rentrée littéraire (merci Remi!) en cadeau ! Et merci de tout coeur à vous toutes ! Les voici :

 

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(Oui oui, il manque "1Q84" sur la photo, non que je lui en veuille (quoique) mais parce que je l'ai prêté à un collègue (qui se régale, sans ironie, d'ailleurs!)

  • 1Q84, de Haruki Murakami
  • Des vies d’oiseaux, de Véronique Ovaldé
  • Limonov, d'Emmanuel Carrere
  • Désolations, de David Vann
  • Tuer le Père, d'Amélie Nothomb
  • Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan
  • Freedom, de Jonathan Franzen
  • Le pacte des vierges, de Vanessa Schneider

 

 

3. Une petite commande Amazonhttp://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/oops-panneau-confus.gif )

 

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  • Virgin Suicides, d'Eugenides Jeffrey
  • Le Tigre blanc, d'Aravind Adiga
  • Ma Vie pour la tienne, de Jodi Picoult
  • HHhH, de Laurent Binet
  • Le Sixième Commandement, de William Muir
  • Le Souffle d’Emeraude, de Maria V. Snyder (le tome 2 mais les tomes 1 et 3 sont en cours d’acquisition =D Merci Priceminister et merci Azilis =D)

 

 

4. Une bourse aux livres

 

C'était la première à laquelle je me rendais et c'était tout près de chez moi, ce matin ! 6 Livres "Grand Format" (les 6 premiers de la liste) et 6 Poches, donc 12 livres pour 35 € tout rond !

 

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  • Traquées, de Michael Robothan (4 €)
  • Level 26, d’Anthony E. Zuiker (5 €)
  • Le syndrome [E], de Frank Thilliez (5 €)
  • Le Concile de Pierre, de J-C Grangé (4 €)
  • Ouragan, de Laurent Gaudé (4 €)
  • Un été sans les Hommes, de Siri Hustvedt (2 €)
  • Les Oiseaux se cachent pour mourir, tome 1 (1 €)
  • Les Oiseaux se cachent pour mourir, tome 2 (1 €)
  • L'oeil de Caine, Patrick Bauwen (2 €)
  • Une vie, de Simone Veil (gratuit)
  • Entretien avec un vampire, d’Anne Rice (plus que les 2 tomes suivants à trouver) (5 €)
  • Deuils de miel, de Frank Thilliez (2 €)

 

 

5. Des livres reçus dans le cadre de Partenariats

 

http://www.decitre.fr/gi/08/9782012027008FS.gif   http://expressionite-aigue.be/wp-content/uploads/2011/10/ce_quils_n_ont_pas_pu_nous_prendre1.gif   http://media.librairiedialogues.fr/media/attachments/large/3/8/9/001021389.jpg

  • Le Livre de Djalil, de Hakem et Marie Djalil, grâce au site « Les Agents Littéraires ».
  • Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre, de Ruta Sepetys, grâce à Gallimard Jeunesse.
  • Sherlock Holmes - La Maison de Soie, d'Anthony Horowitz, grâce à Hachette Jeunesse.

 

 

6. Des trocs sur le Net (Troczone) et des concours !

 

IMG_5848-copie-1.JPG

  • Le Chaperon Rouge, de Sarah Blakley-Cartwright (Troczone, merci Melisende!)
  • Chroniques de la fin du monde, de Susan Beth Pfeffer (Troczone)
  • Toi contre moi, de Jenny Downham (Troczone)
  • Possession, d'Elana Johnson, que j'ai gagné sur le concours FaceBook de Michel Lafon en rédigeant un texte court qui décrive le Super Pouvoir dont je voudrais être dotée (et qui se trouve en ligne ici pour les curieuses)

 

 

Et voilà, je n'ose même pas compter à combien de livres s'élève désormais ma PAL mais elle se rapproche dangereusement des 200 livres... Je sais qu'on peut bel et bien parler d'addiction, mais il me semble que cette addiction est moins grave et nocive que toutes les autres http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Anges_et_d%E9mons/0072.gif . Et si vous me lisez, je pense pouvoir dire, sans trop prendre de risques que, à un point ou à un autre, vous êtes dans la même galère que moi http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Langue/0011.gif !

 

 

Au plaisir de vous lire (sûrement demain, avec mon billet sur le magnifique "Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre" !)


 

Cajou


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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 11:17

Mon blog vous a peut-être semblé un peu à l’abandon depuis 2 semaines et pourtant, je lisais… et j’ai terminé hier le roman  vanté comme l’un des meilleurs de la rentrée littéraire, « 1Q84 » de Haruki Murakami. Je l’ai reçu dans le cadre des « Matchs de la rentrée littéraire » organisés par Priceminister (merci à Remi), que je remercie pour la découverte !

 

http://www.priceminister.com/blog/wp-content/uploads/2011/08/rentree_litteraire.png


Haruki MurakamiHaruki MurakamiHaruki Murakami Entendez-vous ? Cette douce poésie qui émane de ce nom ? Voilà comment j’ai choisi ce livre… en prononçant ce nom empreint d’harmonie et d’exotisme… une invitation à la lecture avant même de connaitre le sujet du livre. Première expérience de littérature japonaise pour moi.  De plus, les critiques ultra positives, tant des professionnels que des blogueurs, m’avaient vraiment donné envie de lire ce roman.


Le résumé de l’éditeur : au Japon, en 1984. C'est l'histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu'ils avaient dix ans. En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités. Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d'une mission. Elle a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, d'événements, de dates en rapport avec l'Histoire. Quant à Tengo, c’est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l'autobiographie d'une jeune fille échappée d’une secte. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l'âge d'un an et demi. Les deux jeunes gens semblent destinés à se retrouver mais où ? Quand ? En 1984 ? Dans 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ?

 

http://testivore.com/wp-content/uploads/2011/09/1q84-livre-1.jpg


Malheureusement, ce roman fut une réelle déception pour moi. Haruki Murakami n’a pas réussi à me toucher, ni à m’intéresser et, pour être honnête, la lecture de ces 534 pages fut un supplice (plus de 2 semaines de lecture quotidienne pour 534 pages, tout est dit). A l’exception tout de même de quelques passages, et chapitres, qui ont suscité mon intérêt et piqué ma curiosité.


Je vais essayer de mettre des mots sur ce déplaisir de lecture. Tout d’abord, il y a la langue, cette poésie de la plume de Murakami http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/confusion.gif, que la plupart des lecteurs s’accordent à reconnaître. De mon point de vue, il y a très peu de poésie et j’ai eu souvent l’impression que Murakami « s’écoutait écrire ». Il y a une profusion de comparaisons et de métaphores, qui m’ont souvent écœurée par leur nombre.

 

Mais pire que tout, il y a les digressions… J'ai l'impression que Murakami a une marque de fabrique et donc, dans chaque chapitre, on a droit à un nombre minimum de digressions, quelquefois intéressantes, mais souvent longues, et qui, pour moi, ne participent que très peu (voire parfois pas du tout) au développement de l’intrigue, ou à la construction des personnages… Alors, à quoi bon lire des pages entières consacrées à l’historique des chemins de fer en Manchourie du Sud, aux araignées, ou à la vie du compositeur Janacek ? De plus, pas mal de descriptions sont interminables (et parfois même répétées à 3 ou 4 reprises, quasi avec les mêmes mots, dans la bouche de personnages différents) et ont participé à ma mise à l’écart de cette histoire http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/0010.gif. Pour moi (ne me lancez pas des pierres au visage, les nombreux fans de Murakami http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/icon_frown.gif), cet auteur se regarde le nombril quand il écrit. C’est dur, je sais, mais c’est comme cela que je l’ai ressenti : une écriture forcée et un peu cuistre.


En outre, dans ce roman, les scènes de sexe ou d’allusions au sexe sont assez nombreuses. Et vu les critiques qui qualifient la langue de Murakami d’aérienne, d’enlevée, de légère, de poétique, de métaphorique, etc., et bien je m’attendais à lire des passages d’un sensualisme fort, et d’un érotisme puissant… En lieu et place, j’ai assisté à un étalage de sexe ridicule qui, au choix, me filait la nausée ou suscitait mon hilarité (avouez que le « Avez-vous un grand zizi ? » ou le très fin « J’ai mal à l’anus » ne sont pas enclins à susciter l’envie). De plus, les réminiscences d’un souvenir de Tengo concernant de sa mère, et qui constituent pour lui une espèce de fantasme incestueux, m’ont carrément mise mal à l’aise. Enfin, plusieurs fois nous sont contées des scènes de « drague » que j’ai trouvées totalement abracadabrantes… mais, à sa décharge, je me suis dit que cela était sûrement dû à ma méconnaissance de la culture nippone.


Bon assez des critiques négatives, venons-en à ce qui m’a tout de même plu. Les personnages que nous rencontrons dans cette histoire sont fort bien construits et vraiment intéressants. Les deux héros, Tengo et Aomamé, dont nous suivons les aventures un chapitre sur deux, ont une personnalité fort atypique, et attachante, avec une préférence, pour ma part, pour Aomamé et son pic à glace. Mais j’ai surtout eu un vrai coup de cœur pour la jeune Fukaéri, auteure un peu malgré elle d’un Best-Seller aussi énigmatique que sa personnalité. C’est un personnage éminemment riche et j’ai pris énormément de plaisir à lire les pages qui la mettaient en scène. Elle a constitué, pour moi, une bulle d’oxygène salvatrice, dans cette masse lourde et sans fin.

 

D’autres personnages viennent encore enrichir l’histoire : une vieille dame qui met sa fortune au service d’une juste cause, un garde du corps gay, une policière joviale et très attachante, un Editeur un peu fou, un Maître assez mystérieux, des Little People dont une ne sait quasi rien dans ce tome, mais qui promettent de jolies découverts dans la suite… Tous ces personnages sont, pour moi, sans conteste, ce qui a sauvé ma lecture du naufrage et de la perte totale. En outre, tous ces personnages, ou la plupart, ont en commun d’avoir vécu une enfance amère, parfois très dure, d’être marqués par des blessures psychologiques souvent profondes, qui conditionnent leurs choix présents. Cette particularité de l’histoire m’a vraiment intéressée et séduite.


Quant à l’intrigue en elle-même, cette histoire censée être fantastique, je ne peux pas vraiment poser de jugement sur celle-ci car il me semble que ce premier tome était davantage une introduction aux deux suivants, et donc, très peu d’éléments nous sont donnés pour comprendre exactement les enjeux de ce « 1Q84 » par rapport à 1984… mais il y a fort à parier que les tomes 2 et 3 seront plus précis sur le sujet.


Je terminerai par le dernier point qui a suscité mon intérêt, les croisements dans l’histoire : tous ces petits éléments, parfois infimes, qui se recoupent au fil de la lecture et qui nous permettent de trouver des points communs entre ces différentes vies, de faire des liens entre le passé et le présent, dans un mécanisme de spirale fort bien construit, constitue une des forces de ce roman.


Je pense que j’ai fait le tour de ce que j’ai pensé de ce livre et, même si certains éléments m’ont vraiment séduite, ils ne peuvent en aucun cas effacer le calvaire que j’ai vécu dans les 250-300 premières pages… ils l’atténuent juste quelque peu...

 

Ma note : 2 b pn


Je m’en voudrais cependant de vous faire passer à côté d’un chef d’œuvre, puisqu’après tout, c’est ainsi qu’il est qualifié un peu partout alors, voici des critiques conquises d’autres blogueurs, que je vous recommande chaleureusement pour avoir toutes les cartes en main pour faire votre choix : Amethyst, Mister K, et BlackWolf. Néanmoins, notez tout de même que je ne suis pas la seule à être restée un peu au bord du chemin, voici les avis d’Elise et de Reveline.

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 21:01

Me revoilà avec un nouveau billet sur ma dernière lecture, « Irrésistible Alchimie », de Simone Elkeles, un roman « jeunesse » paru aux Editions de La Martinière. Depuis des mois, je lis des avis dithyrambiques (Beki,  Mycoton, Eden, par exemple) sur cette histoire d’amour, que de nombreuses lectrices ont érigé en coup de cœur… Et, comme à mon habitude, je n’ai pu résister à la tentation de me l’offrir avant une éventuelle sortie en Poche. Puis Revelation me disant qu'elle avait envie de le lire, nous avons décidé de le lire ensemble afin de partager notre ressenti.

 

Brittany est belle, intelligente et douce. Elle sort avec le capitaine de l'équipe de football. Alex, terriblement séduisant, est connu pour être un membre du dangereux gang des Latino Blood. Tout les oppose jusqu'à ce cours de chimie et ce travail imposé en binôme. Au-delà des apparences, Alex et Brittany se rapprochent et se séduisent. Leur attirance, plus forte que les préjugés et les interdits, pourrait bien changer leur avenir... mais à quel prix ?

 

http://book-lit.fr/wp-content/uploads/2011/02/irr%C3%A9sistibme-Alchimie.jpg

 

La première réflexion qui m’est venue à la lecture des premiers chapitres, c’est qu’aux Etats-Unis, THE PLACE TO BE, si l’on veut rencontrer THE Mâle irrésistible, c’est le cours de Sciences. Autant ça m’avait énervée dans « Hush Hush » de découvrir cette pâle copie de « Twilight », autant cette fois-ci, ça m’a juste fait rire http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/0019.gif. D’ailleurs, si j’avais su, je n’aurais pas choisi latin-grec dans mon orientation scolaire ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/%212214_EM2.gif

 

Comme le dit le résumé, nous assistons dans ce roman à la naissance d’un amour entre deux adolescents issus de mondes différents, voire tout à fait opposés. Du déjà-vu, certes. Mais ici, chaque chapitre alterne le point de vue : une fois, nous vivons les aventures à travers les yeux de Brittany, et le chapitre suivant, ce sont les yeux d’Alex qui nous permettent de continuer à découvrir l’histoire, et ainsi de suite. Cette alternance est une vraie richesse et c’est vraiment agréable de connaître, pour une fois, les pensées secrètes des deux protagonistes.

 

De plus, il n’y a pas de temps morts dans cette histoire, tant les événements s’enchainent rapidement, ce qui fait que, sans s’en rendre compte, on avale les pages à toute vitesse et ce, crescendo plus l’intrigue se construit.

 

Puis évidemment, comment ne pas succomber à une si jolie romance http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif , à la naissance des sentiments, à cette irrésistible attraction, ce désir de plus en plus fort entre Brit et Alex ? De nombreuses scènes regorgent de sensualité, de magnétisme presque animal, d’électricité et d’érotisme (léger), ce qui fait que je comprends que ce roman plaise tant aux jeunes filles, et aux moins jeunes d’ailleurs. Il faudrait être vraiment insensible pour ne pas avoir le cœur qui bat un peu plus vite à la vue d’Alex.

 

Cependant, ce livre ne fût pas un coup de cœur car plusieurs aspects m’ont dérangée. En premier lieu, il y a le langage « ado » un poil trop caricatural, et un peu trop lourd car constamment émaillé de mots espagnols/mexicains quand Alex et les siens s’expriment (franchement, j’ai trouvé ça lourd http://magic.m.free.fr/SMILEY/rolleyes.gif ).

 

Mais, bien plus que la langue, c’est l’histoire et les personnages qui m'ont semblé bien trop caricaturaux. Le capitaine de l’équipe de foot du Lycée (blond-musclé-sourire Pepsodan-abruti) qui sort avec la chef des Pom-Pom girls (blonde, intelligente et canon). Celle-là même qui reçoit une décapotable flambant neuve pour ses 18 ans. Puis la dualité Blancs/Mexicains, tant dans l’habillement que dans le langage et les aspirations. Ou encore la prof qui veut sauver le monde… C’était vraiment un peu too much. Dommage, car je pense que ce n’était pas nécessaire et que l’intrigue aurait gagné d’un peu plus de nuances.

 

Je terminerai tout de même par une note positive : les personnages. Brittany Ellis et Alex Fuentes sont vraiment deux personnages attachants, et l’on prend plaisir à les découvrir de plus en plus intimement au fil des pages. Les personnages secondaires ne sont pas en reste : Isabela, Sierra, Shelley, Doug ou Paco… sont autant de personnages que l’on aime croiser au fil de l’intrigue. Puis il y a les personnages carrément antipathiques, ceux qu’on a continuellement envie de baffer, comme Colin, dont la préoccupation principale est de « peloter » sa dulcinée (et je vous le dis comme il le lui dit ! Quel goujat prétentieux ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/0099.gif )… une vraie tête-de-b*te !

 

De manière générale, dans sa catégorie, « livre jeunesse », je pense que l’on peut dire que c’est vraiment un bon roman… Mais j’en attendais néanmoins davantage. Ce qui n’empêche que je l’ai lu à toute vitesse et que plus j’avançais dans l’histoire, plus les pages se tournaient vite, tant j’avais envie de connaître l’issue (bien qu’elle n’était pas difficile à deviner).


Je terminerai en disant que mon cœur de midinette a beaucoup apprécié l’épilogue. On y retrouve un personnage qui m’avait plu dans le roman ainsi qu’un autre, qui a fait naître un grand sourire béat sur mon visage !

 

Je vous invite très chaleureusement à lire le billet de Revelation, qui a beaucoup aimé sa lecture et qui a été moins dérangée que moi par le côté caricatural (puis je vous invite à lire tout son blog d'ailleurs, où je ne rate jamais un billet !)

 


Ma note : 3 b pn1 b pn 

 


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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 14:14

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J’ai eu récemment le plaisir de recevoir en Partenariat avec Livraddict et Le Livre de Poche, le premier thriller d’un jeune auteur, Paul Cleave, et je les en remercie chaleureusement.

 

« Un employé modèle » : Christchurch, Nouvelle-Zélande. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, Joe Middleton travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d'être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer accusé d'avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Pourtant, même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu'une de ces femmes n'a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu'il est le Boucher de Christchurch. Contrarié, Joe décide de démasquer le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres…

 

http://farm4.static.flickr.com/3489/3738383315_5d657bd03f.jpg


Vous le voyez, le résumé est hyper alléchant et n’est pas sans faire penser au désormais célèbre Dexter. C’est d’ailleurs une comparaison que j’ai souvent lue. Pourtant, le seul point commun entre les deux est d’être tueurs en série et de travailler incognito dans un commissariat. La comparaison s’arrête là, tant les personnages n’ont rien en commun.


Dans le premier chapitre du roman, et les suivants, on assiste à une scène d'ouverture très originale : l’irruption d’un tueur en série (Joe) dans la maison d’une pauvre innocente, racontée par le tueur lui-même ! Cette scène est non seulement insolite mais également soulignée par un humour noir décapant et tout aussi délicieux. 


Mais, en avançant dans la suite de la lecture, j'ai été déçue car je n’ai pas réussi à trouver ce psychopathe attachant. Il a un ego démesuré, il souffre d’un énorme complexe de supériorité, et il se regarde le nombril à longueur de journée, en pensant que le monde est à ses pieds.


Ce qui m’a néanmoins plu chez Joe, c’est la stratégie mise en place par ses soins afin de se fondre dans le Commissariat et ne pas éveiller les soupçons sur lui : jouer l’attardé mental et faire croire qu’il a le QI d’une pastèque, ce qui lui vaut la gentillesse et la compassion de tous ses collègues. Si vous me permettez la métaphore, c’est un peu Hannibal Lecter déguisé en Forrest Gump. Quelle idée délicieuse, ne trouvez-vous pas ?


Malheureusement, j’ai trouvé la suite de ma lecture un peu terne et surtout très répétitive : on suit la routine de Joe, métro-boulot-barjot-dodo… émaillée de descriptions, que j’ai trouvées longues et parfois inutiles, et Joe perd un peu de sa superbe. Mon enthousiasme est donc retombé comme un soufflet…


Mais, soudain, l’auteur nous offre une scène d’anthologie, dans un Parc (clin d’œil à ceux/celles qui ont lu) qui vaut vraiment le détour. D’ailleurs, en bonne sadique que je suis (et oui cajou n’est pas qu’une midinette), rien que pour cet épisode, je suis ravie d’avoir découvert de roman. Une scène forte, un peu surréaliste et jubilatoire. Drôle et dramatique. Jouissive et douloureuse. A tel point que j’ai dû la relire pour en savourer chaque détail !


La suite du roman retombe un peu dans les travers du début : quelque peu décousue car on ne comprend pas toujours bien les motivations des uns et des autres. Quant à la fin, ô combien importante dans les thrillers, je l’ai trouvée soudaine et un peu trop vite amenée… comme détachée du reste du roman. Il est vrai que l’épilogue répond à quelques-unes des questions en suspens mais pas à toutes.

 

En ce qui concerne les personnages, ils sont eux aussi en dents de scie. Du bon, du moins bon et du très bon. A commencer par la mère de Joe, étouffante, insupportable, castratrice, E-P-U-I-S-A-N-T-E (à tel point que je n’avais qu’un souhait, que son fils la tue) mais c’est vraiment un personnage… unique. Mais, pour moi, le personnage clé du roman, c’est la diabolique Mélissa… je déplore néanmoins qu’elle disparaisse aussi vite qu’elle est apparue, pour uniquement la retrouver en filigrane dans les dernières pages. Vraiment un personnage atypique qui aurait mérité d’autres développements : elle est le sel, que dis-je, le piment de cette histoire !


Je ne peux oublier de mentionner mes petits chouchous, dont je ne vous dirai rien d’autre que les noms : Peluche (Ah sacrée Peluche, j’en ris encore http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/MDR-mort-de-rire.gif), et les inséparables, Cornichon et Jéhovah… ces trois-là, l’air de rien, ils enrichissent ce livre par leur présence !

 


Mon avis n’est pas aussi enthousiaste que tous ceux que j’ai lus et qui m’ont donné envie de lire ce roman. C’est donc un roman que j’ai trouvé un peu en dents de scie, avec des hauts et des bas, des moments très intenses et d’autres un peu trop ternes. De manière générale, c’était donc une lecture assez agréable dans l’ensemble, mais qui, selon moi, souffre de quelques longueurs et manque d’un petit quelque chose en plus. On retiendra néanmoins l’originalité du point de vue qui permet de devenir l’ombre d’un psychopathe durant quelques heures !

 

Ma note : 3 b pn


 

Je vous invite à lire ces autres avis qui ne tarissent pas d'éloges sur ce roman : Hylyirio, Lasardine, BlackNovel, ou  CrackLou. Puis, parce que je ne suis pas la seule avec un billet en demi-teinte, voici également celui de CéCiBon.  

 

 

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 22:28

 

http://1.bp.blogspot.com/-rInnDl5s5uA/TncXY8M0RoI/AAAAAAAAANc/ptl1zRxCqhY/s200/TopTenTuesday.jpg

 

Voici un rendez-vous initialement créé par The broke and the bookish et repris par Iani pour la blogosphère française. Chaque semaine, un nouveau thème est proposé pour ce Top Ten.

 

Pour ce tout premier rendez-vous le thème est :

Les 10 livres que vous n'avez pas réussi à poser une fois commencés


N'avez-vous jamais lu un livre pendant des heures, sans voir le temps passer, sans sentir ni la faim, ni la soif, ni la fatigue ? (j'ai également envie d'ajouter "sans même avoir envie d'une cigarette!) Quels sont les titres qui ont sans cesse occupé vos pensées au travail, en cours, et pour lesquels vous n'attendiez plus que de pouvoir continuer votre lecture  à tout prix ? 

 

Je trouve l’idée très sympathique, et je viens d’ailleurs d’aller lire tous les autres Top Ten juste avant de valider le mien. Pour les curieux, c’est par ici sur le blog de Iani, vous trouverez le lien vers tous les Top Ten sur ce thème ! (Et si vous allez voir...*WARNING*... Risque très élevé de validation immédiate de panier chez notre ami Amazon).

 

Deux choses à savoir avant de découvrir mon Top Ten de ces livres addictifs :

  • J’ai consacré une vingtaine de minutes à la réflexion, ce n’est certainement pas suffisant et, par conséquent, je sais, je suis même certaine, que j’en ai oublié. Tant Pis.
  •  Ce ne sont pas nécessairement mes romans préférés, mais ce sont vraiment ceux dont je ne cessais de me dire « Allez, encore un chapitre », « Allez, un petit dernier », « Encore celui-là puis j’arrête »,  « Allez, promis, cette fois, c'est le der des der », etc. (je sais que vous savez ce dont je parle).

 

Mon Top Ten pour ce thème est donc, dans l’ordre :


 

1. Harry Potter, J.K. Rowling

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J'en profite pour vous montrer les couvertures de la réédition, qui sortira, en poche, en octobre. Saga découverte à l'université, il y a 10 ans, toutes mes amies m'en parlaient à l'époque du premier film. J'ai tenté sans y croire (une histoire pour les petits, huh ?). Puis, j'ai été emportée à Poudlard sur mon balai ! Excepté le Tome 2 (et dans une moindre mesure le 5), des livres que je n'ai pu lâcher. Et j'ai séché les cours à de nombreuses reprises pour Ron et Harry !

 

 

 

 

 

 

 

2. Twilight, S. Meyer

http://resumes.r.e.pic.centerblog.net/fc9y60td.jpg

 

Je ne vais pas entrer dans les détails, mon billet sur le sujet ne date que de 2 mois. Plus de 2500 pages lues en à peine une semaine. Jusque 2-3-4 heures du matin. Je DEVAIS savoir ce qu'il allait se passer. Je le devais. Besoin vital. Lecture épidermique. Fascination totale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Les Fourmis, B. Werber

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/LGFLIVREDEPOCHE/2009/9782253063339-G.JPG

 

Je ne mets la couverture que du premier mais je parle ici de la trilogie. J'ai emporté ces livres aux Sports d'Hiver, il y a 12 ans, sur les conseils de mon amoureux qui portait cette histoire aux nues. Des fourmis, oui, c'est cela, très peu pour moi. Je l'ai donc ouvert à reculons. Puis j'ai été happée dès les premières pages. Est-il besoin de dire que j'ai très peu skié cette semaine là ? Je ne pouvais plus m'arrêter de lire !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Robe de Marié, Pierre Lemaitre

http://polars.pourpres.net/img/uploads/robe_de_mariee.jpg
 Un roman découvert au hasard. Acheté au hasard. Je l'ai ouvert et je ne l'ai refermé qu'une fois la dernière ligne lue. Aucune pause. Aucune. Un début un peu lent et nébuleux, certes, mais on n'a qu'une seule envie, comprendre ce qui arrive à Sophie, surtout après le terrible passage avec le petit Léo dont elle a la garde. Puis dès le chapitre deux, tout devient clair, limpide et impossible de le refermer avant de connaître l'issue. Coup de coeur ET page-turner. Un livre à découvrir, si ce n'est déjà fait !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5. Un sur deux, Steve Mosby

http://storage.canalblog.com/95/74/391377/65780965.jpg

Oulala, un souvenir encore très vif dans ma mémoire. Vif et effrayant. Le premier roman qui m'a FAIT PEUR. Brrrr, j'avais trouvé le méchant... vraiment très méchant. Et sa façon de choisir ses victimes et de leur faire subir un odieux chantage m'avait coupé le souffle. J'ai lu ce livre d'une traite, seule à la maison, entièrement seule... Roman ouvert en début de soirée dans mon lit et terminé aux petites heures de la nuit... Ma lecture étant juste entrecoupée de temps en temps à cause des bruits émanants à la fois du livre et.... de mon grenier... Battements de coeur stoppés net. Puis s'accélérant crescendo. J'en frissonne encore. Un livre que je n'ai pu lâcher. Une sorte d'attraction-répulsion inexplicable.

 

 

 

 

 

 

 

6. Ensemble c’est tout, Anna Gavalda

http://3.bp.blogspot.com/_mR4IW49o6bM/TGgDR1jt68I/AAAAAAAAAKk/UK69LZfr9fs/s1600/ensemble1.jpg

Camille, Philibert (mon préféré), Frank, la grand-mère... et le vaste appartement... leurs défauts, leurs faiblesses, leurs petits bonheurs... Une lecture très prenante... Je me souviens que je lisais à table, en mangeant, sous les yeux courroucés de ceux qui m'entouraient... mais la Cajou est têtue et se fichait des regards pesants... Il fallait juste que je sache comment cette histoire allait finir (comme je l'espérais !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7. Marche ou Crève, S. King

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/LGFLIVREDEPOCHE/2009/9782253151395-G.jpg
 Une lecture hautement addictive, mettant en scène un jeu de "télé-réalité" où les candidats mettent en jeu... leur propre vie. Un vrai "page turner"... mon premier thriller de ce genre. Et un final très surprenant !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8. Le Journal Bridget Jones, H. Fielding

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Une lecture qui date d'une bonne dizaine d'années, mon premier "chick-lit", que j'avais adoré et dont je ne parvenais pas à me séparer tant je trouvais Bridget attachante.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9. La Nuit des Temps, R. Barjavel

http://1.bp.blogspot.com/-tImM0DoCkGc/TaFpH73yyUI/AAAAAAAAAWU/OuZxqgkf-us/s1600/La+Nuit+des+Temps+Ren%25C3%25A9+Barjavel.jpeg

Un roman lu pour l'école, à 15 ans. Un début un peu lent qui ne m'a pas tout de suite intéressée. Mais dès l'apparition d'Eléa et Paikan, je n'avais plus qu'une seule envie, découvrir leur passé, leur destin, leur futur... J'ai même failli appeler ma fille Eléa, pour l'anecdote, mais ça ne sonnait pas bien avec son nom de famille... Too Bad :/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10. L’écume des jours, B. Vian

http://www.devoir-de-philosophie.com/images_dissertations/27856.jpg

 

Colin et Chloé, un autre couple qui reste ancré dans ma mémoire, ... 18 ans après sa lecture... Le nénuphar, Jean-Sol Partre, l'arrache-coeur, la petite souris suicidaire (mon coeur se serre rien qu'à cette furtive évocation)... je suis même étonnée d'en garder un souvenir aussi précis. Je l'avais lu d'une seule traite, d'une seule respiration, ai-je envie de dire.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi prochain, le thème du "Top Ten Tuesday" sera "Les 10 plus belles couvertures de livres"... qui m'intéresse moyennement car même si j'adore tenir un beau livre entre les mains, ce n'est vraiment pas quelque chose qui est primordial pour moi.

 

 

Et donc, vous, quel serait votre Top Ten des livres qui vous ont empêché de dormir, de boire, de manger, de fumer, de travailler, de respirer ?

 

 

Au plaisir de vous lire (très sincèrement, vous me connaissez, je suis curieuse et j'adore remplir frénétiquement ma PAL grâce aux coups de coeur des autres)

 

Cajou

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 21:13

 

Pas de billet sur un livre aujourd’hui, car je n’ai pas beaucoup eu le temps de lire ces derniers jours...

 

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/LGFLIVREDEPOCHE/2011/9782253134190-G.jpg

 

Sachez tout de même que je suis en train de lire un thriller, reçu dans le cadre d’un Partenariat avec Livraddict et Le Livre de Poche. Il s’agit d’ « Un employé modèle », de Paul Cleave, et il s’annonce pas mal du tout, mais c’est trop tôt pour le dire, étant donné que je n’ai lu qu’une petite centaine de pages sur 450… à suivre, ce week-end certainement.

 

 

Et que fait Cajou quand elle ne lit pas ou ne travaille pas ? Elle lit des blogs et des forums de lecture. Diabolique tentation http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Anges_et_d%E9mons/0052.gif

 

Et ça se termine toujours par le retour à la Case Prison Amazon. Voici donc 10 nouveaux livres qui s’ajoutent à ma PAL (qui atteint maintenant 140 livres, quelle catastrophe http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/il-est-fou-854.gif ).

 

Sachez également que ma maman m’a bien appris que la délation, c’est MAL http://www.maxi-gif.com/emoticone-smiley/smilies/smilies-non-00008.gif Mais tant pis ! Après chaque titre, vous trouverez un lien vers la personne qui m’a tentée et donc presque forcée à l’acheter ! (Puis accessoirement, ça vous permettra de lire ces avis si enthousiastes et, peut-être, d'être tenté(e)s à votre tour afin que je me sente moins seule dans mon addiction maladive irrépressible compulsive aux romans)

 


IMG_5750.JPG

 

 

  •  Les Hauts de Hurle-Vent : c’est à cause de ces deux-là  dont c'est le livre fétiche (non, je n'ai même pas honte http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0009.gif )

  • Gatsby le magnifique et Le Fantôme de l'Opéra : la coupable, c’est Tachas, ici et ! (Mise en garde : si vous lisez ces 2 billets, vous achèterez ces romans, c'est certain... mais rassurez-vous, ils sont à des tous petits prix minirikiki)

  • Le Livre sans nom, d’Anonyme : c’est Paikanne qui m’a tentée avec son coup de coeur (et ce n'est pas DU TOUT la première fois qu'un péché d'achat est commis A CAUSE d'elle)

  •  La nostalgie de l'ange : c’est Elise qui m'a dit que ce livre avait été un coup de coeur pour elle.

  •  La dernière valse de Mathilda : comparé aux "Les oiseaux se cachent pour mourir" et "Le Prince des Marées", et estampillé "coup de coeur par Nelfe, comment voulez-vous résister ?      

  •  Irrésistible alchimie : alors celui-là, je ne suis vraiment pas responsable de son achat : lisez Mylène ou Evenusia ou Heclea ou encore Luna, et vous en conviendrez, je ne pouvais pas résister (toujours ce petit coeur de Midinette qui ne demande qu'à vibrer http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0007.gif )

  •  La route : juste parce que je veux le lire depuis longtemps.   

  • K-Pax - L'homme qui vient de loin : juste parce que j'ai adoré le film avec Kevin Spacey et que je viens d'apprendre que c'était tiré de ce roman.

  • L'avenir commence demain : le responsable est un blog découvert il y a peu : Ameni.

 

 

J'espère que je vous aurai donné envie de lire (ou de dépenser des sous, c'est selon), je vous souhaite de bonnes lectures et à bientôt !

 

Au plaisir de vous lire ^^


Cajou

 


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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 15:47

 

 

http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Boulet/boulet-repere.gif

 

Pour les plus pressés, on va faire court : pour moi, « La Mémoire des Murs », c’est une jolie couverture, un très joli titre et… un mauvais roman !

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/0/1/7/9782253127710.jpg


Pour les autres, voici tout d’abord un résumé de l’histoire : L'appartement correspondait exactement à ce que Pascaline, informaticienne quadragénaire, imaginait pour sa nouvelle vie de femme divorcée, sans enfants. Un deux-pièces calme et clair qui donne sur une rue animée. Mais à peine installée, Pascaline apprend par une voisine qu'un drame s'est déroulé dans ces lieux. Comment vivre dans des murs marqués par l'horreur ? Comment continuer à dormir là comme si de rien était ? Et pourquoi Pascaline ne cesse-t-elle d'y penser ? Lentement mais sûrement, par touches infimes, cette tragédie fera resurgir chez Pascaline une ancienne douleur... (Source : Evene)

 

 

Alors qu’est-ce qui m’a déplu dans ce roman ? (tellement de choses  que je vais devoir faire un tri pour ne pas être plus longue que le roman ne l’est, 160 pages)

 

  1. L’écriture sonne faux. C’est comme si les mots censés être prononcés par l’héroïne ne venaient pas vraiment d’elle. Pourtant l’histoire est contée en « je » mais il y a une totale inadéquation entre sa personnalité et sa langue. Très dérangeant. Conséquence : le sourcil froncé tout au long de la lecture.

  2. L’héroïne (il faut le dire vite hein !), Pascaline est une quadragénaire terne. Tout est fade en elle . Antipathique. Aucun attachement possible  Elle ne comprend pas ce qui la pousse à agir de cette façon. Mais je la rassure, nous non plus, et de toute façon, on n’en a juste rien à faire !

  3. Dans l’avant-propos, l’auteure nous confie qu’elle a écrit ce roman juste avant « Elle s’appelait Sarah » et que c’est ce qui lui a donné l’envie de créer l’histoire de Sarah et de son petit frère. En effet. C’est la même trame que pour Anna (une femme se « passionne » pour la vie d’une inconnue au destin tragique)… sauf qu’ici, il manque l’essentiel : les émotions.

  4. Absence totale de cohérence et de naturel. On passe sans cesse d’un événement à un autre. Tout est décousu. Quelques exemples. Liste loin d'être exhaustive.
  •  Coup de téléphone de Pascaline apeurée à son ex-mari qui lui répond « Tu dérailles, les murs n’ont pas de mémoire »… Oh le beau dialogue, tellement naturel et pas du tout forcé.
  •  Elle casse ses lunettes, elle va chez l’ophtalmo, il lui prescrit des lentilles, elle doit aller à la Sécu et oh, hasard heureux, c’est juste en face de la Prison et, justement, elle voulait y faire une visite.  Les gardiens dans un mirador la trouvent suspecte donc ils s’adressent à elle dans un haut-parleur, en pleine rue ? Huh ? On est où là ?
  •  Cerise sur le gâteau : on a tout un passage sur la rue du Vél d’Hiv. Presque le même que dans « Elle s'appelait Sarah » d’ailleurs. Mais qu’est-ce que ça vient faire là-dedans ? Du grand n’importe quoi.


Les 25 dernières pages sont meilleures (ou juste moins pires ?) mais plus vraiment en lien avec le thème du roman. Puis c’est de l’émotion « facile » car il est question d’un drame. Quant à la fin, elle est assez « originale » mais tellement sans lien avec le roman que de nouveau … WTF ?

 

J’ai aussi envie de rire (Jaune. Très jaune. Jaune amer) avec les critiques reproduites sur la quatrième de couverture :

- « Efficace, glaçant, un court roman noir et subtil » (Le Monde). Je vous jure, ça n’a RIEN d’efficace ni de glaçant (glaçant ???), ni de noir et surtout pas de subtil.

- « Un roman bref, coupant comme une lame, étouffant comme la main d’un meurtrier » (Vincent Engel). Huh ? Ce n’est pas possible, ils se sont trompés de roman en imprimant cela sur la couverture ?

 

Ma note : 1 b pn (en fait, c'est 1.5/5 parce que c'est un tout petit peu moins pire que "L'échappée belle" de Gavalda)

 

 

 

Comme quand j’ai un avis tranché, je préfère vous mettre des liens vers d’autres avis : pour Anlor, c’est un pur bijou (sic !) et pour Hivernale, ce n’est pas terrible. Quant à Stephie, elle parle d'un ennui mortel (Ouf ! Je ne suis donc pas la seule).

 

 

C'était mon deuxième Tatiana de Rosnay mais le précédent, je l'avais aimé  (j'aurais mis 4 b pn à "Elle s'appelait Sarah"). Je ne pense donc pas en rester là, surtout que j'ai dans ma PAL "Boomerang" dont je trouve le résumé très alléchant.

 


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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 22:36

 

http://storage.canalblog.com/07/78/876214/66405620.jpg

 

 

Me revoilà pour un nouveau billet. En effet, je sors tout juste d’une lecture qui a fait battre mon petit cœur d’incorrigible romantique http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0007.gif … Pas un coup de cœur, mais une lecture bien agréable.


« Quand Souffle le Vent du Nord » nous conte l’histoire d’Emmi et de Léo. Ou plus exactement celle de leur rencontre… virtuelle. En effet, un jour, Emmi désire résilier son abonnement à une revue et à cause d’une erreur dans l’adresse email, son message atterrit chez Léo. Ils ne se connaissent pas mais commencent à échanger des emails. Si au début, les messages teintés d’humour et de sarcasme, étaient sporadiques et innocents, petit à petit la donne change… Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant…


C’est donc un roman épistolaire, construit uniquement sur ces échanges d’emails, une romance des temps modernes, une utopie amoureuse faite de mots.


Que dire ? J’ai eu le sourire rivé aux lèvres http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0007.gif une grande partie de ma lecture, j’ai aussi beaucoup ri  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0008.gif et, comme dans toute romance (attention, The Midinette is back http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/xrougi3.gif ), j’ai eu le cœur qui bat, qui bat, qui bat. QUI BAT ! Je voulais être Emmi, je voulais être la destinataire de ces messages, je VOULAIS que Léo soit le MIEN et pas le sien !


Les emails sont tour à tour (attention, lecteurs, adjectifs en cascade à suivre http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/xrire6.gif) émouvants, drôles, déchirants, sarcastiques (mes préférés !), désabusés, ardents, désopilants, intenses, parfois puérils, pleins d’esprit, véhéments, tendres, cyniques, piquants et surtout plein de malice (vous ai-je déjà dit que j’adore la malice !).


J’ai lu les 150 premières pages d’une traite (jusque 03.00 alors que je me levais à 06.00 !), ensuite, j’ai trouvé que ça tournait un peu en rond (1 pas en avant puis 2 pas en arrière), avec quelques longueurs même s’il était toujours très savoureux de lire la plume de l’un et de l’autre. Puis dans les 100 dernières pages j’ai retrouvé le plaisir des débuts.


Leur correspondance pourrait d’ailleurs être résumée comme ce petit poème qui me plaisait beaucoup quand j’étais ado (je cite de mémoire, ce n’est peut-être pas exactement ces mots-là)


« Je sais que tu crois avoir compris

ce que tu penses que je t’ai dit

mais je ne suis pas sûre que tu réalises

que ce que tu as entendu

n’est pas ce que j’ai voulu dire »


En plus de ces longueurs et de ces atermoiements, il faut aussi avouer qu’Emmi est parfois arrogante, prétentieuse, énervante, voire horripilante dans son jeu de « Oui mais Non » mais elle a quelques circonstances atténuantes…


Alors, si vous avez envie de découvrir la naissance du sentiment amoureux, le désir poussé à son paroxysme, l’émotion croissante et le désir grandissant ; si vous avez envie d’une lecture agréable et légère, ce roman est fait pour vous !


 

Et une fois n’est pas coutume, une petite citation, qui m’a beaucoup plu… tellement plu d’ailleurs que je l’ai retenue :

« Ecrire, c’est comme embrasser, mais sans les lèvres.

Ecrire, c’est embrasser avec l’esprit. »

 

 

Ma note : 4 b pn


 

D’autres avis : pour Revelation et MyaRosa, ce livre fut un coup de cœur tandis que Frankie et Lisalor ont presque péri d’ennui !



Petit bonus : une chanson à laquelle m’a fait penser ce roman http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Cligne/a_wink.gif


 

Sachez, enfin, que la suite (et fin) « La Septième Vague » est déjà sortie mais il faudra attendre encore quelques mois pour le format Poche.


http://2.bp.blogspot.com/-2OqN8SpwZI0/TdA0omNBLaI/AAAAAAAAAp0/SFm5LQ1qLXE/s320/La-septieme-vague-170x253.jpg


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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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