7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 14:14

 

 

 

 

 

Résumé : Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre. Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu’elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l’espoir de la sauver s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant. Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage...

 

 

 

Quoi que j'écrive, je sais que je n'arriverai pas à vous dire suffisamment fort combien j'ai adoré ce livre, ni à quel point il m'a touchée. 454 pages de plaisir intense de lecture, 454 pages d'émotions variées, 454 pages à tomber amoureuse de tous ces personnages charismatiques, 454 pages à savoir -depuis les toutes premières pages- que je tenais là entre mes mains mon premier coup de coeur depuis 1 an de lecture !

 

 

Anna McPartlin nous offre avec cette histoire des personnages atypiques et inoubliables que je ne peux que vous conseiller de rencontrer aussi tôt que possible : il y a la maman, Molly... soit on l'aime, soit on peut aller se faire foutre, putain de bordel de saloperie de pompe à merde ; il y a Johnny Faye, l'irrésistible ; Grace qui lance des tasses au visage de son mari ; Davey le crétin au grand coeur, et Rabbit... Rabbit la pince-sans-rire, Rabbit la lumineuse qui éclaire tout de son aura.

 

 

Ce roman réussit également le tour de force de vous faire appartenir à cette famille extraordinaire. On se retrouve en effet très vite adopté par toute cette petite bande, et forcément puisque l'on découvre le deuil d'un père et d'une mère, celui d'un enfant, d'une meilleure amie, d'un frère ou d'une soeur,... nous aussi, lecteurs, devons apprendre à faire le deuil de cette merveilleuse Rabbit. Et durant toute la lecture, on a le visage qui pleure et le coeur qui rit, ou le coeur qui pleure et le visage qui rit. En outre, l'auteur échappe avec facilité au piège de la mièvrerie en faisant se succéder les scènes les plus émotionnellement intenses à des anecdotes drôles, des gros mots, des vannes pourries ou des sarcasmes qui tombent à point nommé.

 

 

J'ai vécu un marathon d'émotions, aussi bouleversant que vivifiant (et avouons-le, j'ai pleuré d'un bout à l'autre... de tristesse, de joie, d'émotion et de rire).

 

 

En bref, un roman qui fait grossir votre coeur et le remplit d'amour jusqu'à le rendre plein à craquer.

 

 

Ma note :

 

 

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 15:07

 

 

 

 

 

Résumé : Marianne, 20 ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes. Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au coeur des ténèbres. Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté. Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption...

 

 

 

Plusieurs années que ce roman était dans ma PAL, depuis sa sortie. Je ne sais pas pourquoi j'ai tant trainé. Mon avis ne dissonnera pas de tous ceux que j'ai lus à son sujet : une histoire sans pitié, pleine de noirceur, qui frappe fort et qui vous laisse sonné et KO, au tapis.

 

Alors, certes, on pourrait parfois lui reprocher quelques invraisemblances, une histoire d'amour un peu guimauve, des coïncidences pas toujours nécessaires, quelques exagérations ou encore une accumulation de "too much". Mais s'attarder sur ces détails, ce serait passer à côté de l'essentiel : Marianne.

 

Marianne, une héroïne comme j'en ai peu souvent croisé. Marianne qui m'a envoutée après seulement 10 pages lues. Marianne et son air frondeur. Marianne la jeune fille tellement fragile, Marianne la bête féroce. Marianne la douce, Marianne l'arrogante. Marianne qui prend les coups comme un punching-ball, Marianne qui les distribue. Marianne aussi effayante qu'attendrissante. Marianne remplie jusqu'à ras bord de haine, de culpabilité, de colère, de rage, et de désespoir. Marianne qui subit les humiliations, les insultes, les brimades, les tortures et qui rend les coups comme elle peut, au coeur des entrailles pourries de la société.

Marianne l'indomptable qui est très vite devenue comme une petite soeur que j'avais tellement envie de protéger et de sortir des griffes de la race humaine,.... Marianne que
je n'oublierai jamais. JA-MAIS.

 

Vraiment, chapeau bas à Karine Giebel pour nous avoir offert un portrait de femme écorchée vive aussi intense et douloureux qu'inoubliable.

 

On notera tout de même de nombreuses similitudes avec le film culte de Besson, "Nikita" : la même trame, la même noirceur, la même atmosphère et 2 héroïnes aux physiques et destins vraiment très proches, même si l'auteure a réussi à rendre Marianne encore plus complexe (et donc intéressante).

 

J'ai terminé cette lecture marathon (800 pages dévorées en 2 jours, un pur page-turner) sur les rotules. La fin et l'épilogue m'ont laissée en pleurs, les jambes flageollantes et le coeur au bord des lèvres, n'arrivant plus très bien à me dire que "ce n'était qu'un roman"... tant j'avais vécu cette histoire intensément.

 

En bref, un roman obsédant, un roman aussi puissant que noir, un roman qui saigne, un roman qui marque.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : le billet de La Fée Lit ICI avec qui j'ai adoré partager cette lecture, en raison de nos ressentis différents.

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 08:00

 

 

 

 

Résumé : Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l'on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu'à ce qu'il cesse de l'être... Nos faces cachées est l'histoire d'une amitié profonde, d'un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu'il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...

 

 

Que vous dire ? D'abord et surtout que j'espère que si, comme moi, vous avez des a priori négatifs ou craintifs sur ce roman à cause d'une part, de sa couverture un peu kitch (beurk), et d'autre part de l'overdose de chroniques (bien trop) longtemps avant sa sortie, vous arriverez à passer outre et à avoir envie de partir à la découverte de cette histoire.

 

J'ai passé une magnifique après-midi blottie dans mon lit à découvrir Fern, Bailey et Ambrose. Trois merveilleux personnages qui portent cette histoire à bout de bras. Bailey est un personnage fort, inspirant, plein d'optimisme, d'esprit et d'humour. Vous allez l'adorer. Ambrose est un personnage tout aussi fort qui cache bien des facettes et qui saura vous faire déceler derrière ses muscles et sa virilité, l'homme sensible qu'il est. Quant à Fern. Fern, Fern, Fern. Adorable Fern. Peut-être bien le personnage féminin que j'ai préféré de toutes mes lectures. Je suis tombée éperdument amoureuse d'elle, de sa douceur et de sa pureté. Fern, I love you so much

 

Comme le résumé le laisse deviner, il s'agit d'une romance, ou d'un drame. Une histoire d'amour et d'amitié (et quelle amitié !!). Une histoire de sentiments. Tout en justesse. Et j'en suis ressortie épuisée et béate (un peu comme après l'amour ) :

 

  • J'ai souri tant de fois (ah ces échanges de questions par lettres ou sur le tableau blanc).
  • J'ai eu la gorge serrée et les yeux humides de larmes. Pas assez de mes dix doigts pour vous dire combien de fois.
  • J'ai ri, et j'ai éclaté de rire (Mon Dieu, quand Fern prend le micro de sa supérette pour pointer du doigt ce parfait connard dans les rayons ha ha ha ).
  • J'ai pleuré à chaudes larmes aussi, devant plusieurs fois poser le roman durant quelques minutes pour reprendre mon souffle.
  • J'ai également frémi, couiné, tremblé, espéré, gloussé et vibré.

 

Et la force d'Amy Harmon c'est de vous faire passer d'un état à l'autre en une seule phrase : vous avez le coeur blessé de lire "Naïve ou Stupide ? et 20 mots plus tard, vous vous esclaffez devant un "Connard ou Abruti ?"

 

 

Un bémol ? Il faut savoir que c'est quand même très "hollywoodien" : beaucoup de bons sentiments (mais ça ne dégouline pas), une fin qu'on devine dès le début, et l'absence (frustraaaaaaannnte!!! ) d'une belle scène de sexe (certainement due à ce très américain "pas de sexe avant le mariage") pourtant tant attendue. Mais tout cela n'a en rien entaché mon énOoOoOooOorme plaisir de lecture.

 

 

En bref, vous l'aurez compris, je ne peux que vous conseiller de découvrir "Nos Faces Cachées", de vivre ce feu d'artifice d'émotions afin de succomber à votre tour.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Cess (ici) et Simi (ici) (parce que c'est grâce à elles et à leurs avis que j'ai pu faire fi de l'overdose de présence de ce roman sur les blogs). Puis la fiche Livraddict (ICI) où vous découvrirez une multitude de billets.

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 18:21

 

 

 

 

 

 

Résumé : Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Straye enfile son sac à dos, elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. Tout ce qu'elle sait, c'est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junkie, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n'a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le "Chemin des crêtes du Pacifique". Lancée au coeur d'une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d'épuisement et d'effort, et réussir à atteindre le bout d'elle-même.

 

 

Autant dans le titre que dans le propos, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec « Into The Wild », sauf qu’ici c’est tout de même moins éprouvant, car en plus de l’aventure (difficile) en tête à tête avec soi-même, il y a plus de légèreté et d’humour. Un peu dans l'idée d'une "Bridget Jones à l'aventure", mais avec davantage de profondeur.

 

Alors oui, il y a des drames entre ces pages et parfois, ils serrent (fort) le coeur mais quelle belle aventure que cette histoire (vraie !!) avec ces paysages magnifiques, les rencontres pleines de richesse et d'humanité, et surtout, Cheryl Strayed, "la femme qui a un trou dans le coeur," cette héroïne tellement attachante, autant par ses qualités que ses défauts, autant par son insouciance que sa part d'ombre, et autant par sa fragilité que sa pugnacité.

 

Dans la liste de toutes les choses qui m'ont entièrement captivée dans cette histoire, il y a l'enfance de Cheryl, et sa relation unique avec sa maman (très émouvant). Il y a aussi "Monster", ce personnage à part entière du roman, comme dans cette scène très drôle où Cheryl remplit pour la première fois son sac et doit le hisser sur son dos. Ou encore les nombreuses péripéties et embûches (ces pauvres pieds... My God, j'ai souffert avec elle) sur ce chemin du dépassement de soi et de la rédemption.

 

Pour moi, ce fut un vrai "feel good book", un très beau roman, lumineux, qui m'a donné une grande bouffée d'oxygène et des envies irrépressibles d'évasion et de nature. Et je vais me dépêcher d'aller voir l'adaptation cinématographique qui vient de sortir sur nos écrans (regardez, c'est un bon résumé du livre!).

 


 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Le magnifique billet (qui m'a fait acheter ce roman) de Fariboles ICIStella a beaucoup aimé ICI, tout comme Ilnyak1pas ICI,  et un coup de coeur pour Mon Antre Littéraire ICI et pour Margaud Liseuse ICI.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 06:00

 

 

Résumé : Malorie élève ses 2 petits enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux, portes verrouillées, rideaux tirés et matelas cloués aux fenêtres. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, un seul coup d'oeil suffira pour perdre la raison, pour être pris d'une folie meurtrière et retourner cette violence inouïe contre eux. Malorie a 2 solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, à l'abri du danger qui s'est abattu sur le monde, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’à la rivière dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants...

 

 

C'est aujourd'hui, 17 septembre 2014, que sort « Bird Box » (Calmann-Lévy-Orbit), ce thriller/roman psychologique (et post-apocalyptique), que je ne peux que vous conseiller d'aller acheter ILLICO PRESTO !

 

J'ai stressé

Mon coeur a raté des battements

J'ai angoissé

Et j'ai même parfois...

FLIPPÉ À MORT !!

 

A peine 10 pages lues et j'étais déjà totalement ferrée, déjà liée au sort de cette mère (quelle force, quel courage!) et de ses 2 (magnifiques) enfants. Et après 20 pages, j'avais déjà les larmes aux yeux, de tristesse et de peur, face aux événements que je découvrais. L'angoisse de Malorie est tellement palpable que, dès les premières pages, elle est projetée hors du roman pour s'insinuer directement au coeur de vos tripes, et elle ne vous quitte plus jusqu'au dernier mot de l'histoire.

 

Tous les adjectifs qu'on utilise habituellement pour parler des thrillers - "OPPRESSANT - HALETANT - STRESSANT - ANGOISSANT" - peuvent sans aucun doute être utilisés pour décrire ce 1er (!!) roman. Frissons garantis. On pourrait même envisager un bandeau « satisfait ou remboursé » car s’identifier aux héros et sortir au milieu de ces créatures (qu'on ne peut qu'imaginer car elles ne sont jamais décrites) avec les yeux bandés, les mains en avant, et avec l’ouïe pour seule défense… c'est terriblement stressant, le pouvoir de suggestion étant énorme : comme les héros, aveugles, nous imaginons le pire ! J'ai ainsi dévoré ce roman avec un poids oppressant sur la poitrine durant toute la lecture.

 

Et je ne veux absolument pas vous parler de l'histoire et de l'intrigue, le résumé le fait très bien. Je peux juste vous dire que dès le 1er chapitre on trouve Malorie et ses 2 très  petits enfants, qui décident de fuir leur maison, même si cette décision risque bien de signer leur fin... Puis un chapitre sur deux, on retrouve Malorie, enceinte, 4 ans plus tôt et on découvre tout ce qu'il s'est passé... Cerise sur le gâteau, les flash-backs sont aussi intéressants et anxiogènes que la narration du présent.

 

En bref, un roman impossible à poser, qui vous tient en haleine du premier au dernier mot dans cette atmosphère de fin des temps.

 

 

Ma note :

 

 

Un avis opposé : Hervé n'a pas vraiment apprécié, et l'a trouvé plutôt maladroit/inabouti (clic)

D'autres avis similaires : Marmelade de livres a eu l'angoisso-mètre au maximum (clic) + Mylène a beaucoup aimé (clic) + Madoka a eu un coup de coeur (clic) + Mutinelle lui a mis 5/5 (ici) + Mina (clic) + Caroline du Boudoir Écarlate (à venir)

 

Et c'est avec un énorme bonheur que j'ai découvert que les droits de ce roman avaient été achetés par le cinéma : avec un bon réalisateur, ça pourrait devenir un chef d'oeuvre du genre !

 

 

 

 

 

CONCOURS

 

Et maintenant,...

ce qui va certainement vous intéresser, ...

pour remporter 5 exemplaires de ce roman,

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6/6

 

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 14:31

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Résumé : New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s’envoyer en l’air, tomber amoureux, danser, fumer, boire, et tout recommencer.  La différence, c’est que Richard sait qu’il ne fêtera jamais ses 19 ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l’humour. Alors il va ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup ... (Editions La Belle Colère).

 

Je sais que comparer 2 romans est une mauvaise idée. Mais pourtant, je ne peux faire autrement ici, parce que je veux que vous sachiez que derrière cette couverture et ce titre (que je trouve) un peu bof, se cache une magnifique histoire , tout à fait dans la même veine que celle de « Nos Etoiles Contraires » de John Green, notamment dans cette atmosphère commune de "L'amour pour épée et l'humour pour bouclier".

 

Certes ce roman-ci s'adresse à un public plus large (et tant mieux!), et le couple Richard/Sylvie n’arrive pas vraiment à la cheville de celui formé par Augustus Waters et Hazel Grace, mais l’histoire et les émotions ressenties, elles, sont tout à fait aussi fortes

 

A peine arrivée à une trentaine de pages que j’avais déjà les larmes aux yeux, et que j’étais déjà profondément attachée à cette famille. Mais pas des larmes de tristesse, non, des larmes parce que c’est beau, parce que c’est profond, parce que ça fait battre le cœur quand Richard parle de son amour pour sa maman, qu’il raconte ses jolis souvenirs d’enfance d'Halloween ou qu’il parle de son barjo d’oncle Phil. Un régal....Et je n’ai pu que dévorer ce livre, d'une seule traite, jusque le point final. Des tas de sourires, des larmes, quelques éclats de rire, de la tension ... puis aussi quelques sanglots (bien bruyants) : ce juste équilibre entre rires et larmes a fonctionné à merveille avec moi.

 

Alors oui, ça parle de la maladie qui frappe des ados, de façon injuste et cruelle, et on pourrait croire que ça va tomber dans le pathos, le larmoyant et l’émotion facile à 2 balles. Mais que nenni ! Entre ces pages, j’ai trouvé une tendresse incroyable, de la fureur de vivre, un sens de l’humour qui fait mouche, de l’énergie débordante, beaucoup de dérision, une pointe de sarcasme, du bonheur, et surtout une belle leçon de vie.

 

Et puis ces personnages… King Richard le Magnifique, Sylvie et ses airs de Reine du bal, le génial oncle Philippe, le Fou du Roi, Prince Edward (avec ses 1m90 et 130 kg de bonté) ou encore la mystérieuse Harpie (et son instrument de mort), qui vous saura vous surprendre ! Ils vivent dans le royaume des chambres rose dégueu et bleu ringard mais ils illuminent les lieux de leur présence.

 

En conclusion, ce fut une lecture parfaite pour moi. Oui, c’est bouleversant et poignant, mais ça donne aussi une incroyable pêche ! Préparez vos mouchoirs et vos zygomatiques et foncez rencontrer King Richard !

 

 

Ma note :

 

D’autres billets tout aussi convaincus : tout d’abord celui de Jérôme Dunebergealautre qui en parle si bien qu'il m'a donné envie de le lire, puis le très joli billet d’Yvan BlogEmotions, celui de Clara ou encore les coups de coeur de Noukette et de Liliba.

 

 

 

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Hollis Seamon vit à New York où elle enseigne l’anglais. Pendant des années, elle a arpenté les couloirs d’un hôpital pour rendre visite à son propre fils. Fascinée par le monde qu’elle y a découvert et par les adolescents qu’elle y a rencontrés, elle a un jour décidé de rendre hommage à leur fougue et leur panache.

 

Un extrait qui m'a plu, parmi tant d'autres... celui où Richard parle de sa maman...

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:44

 

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Il y a quelques mois, j’avais lu (et adoré) le 1er tome de « Silo » de Hugh Howey (mon billet ICI), un roman SF mais bien ancré dans notre réel. C’est donc avec grande impatience que j’attendais ce second volet, en forme de prequel, paru ce 07 mai chez Actes Sud, une jolie brique de 565 pages très bien tassées.

 

Résumé : En 2049, le monde est encore tel que nous le connaissons, mais le temps est compté. Seule une poignée de potentats savent ce que l’avenir réserve. Ils s’y préparent. Ils essaient de nous en protéger. Ils vont nous engager sur une voie sans retour. Une voie qui mènera à la destruction ; une voie qui nous conduira sous terre. L’histoire du silo est sur le point de débuter. Notre avenir commence demain.

 

Que vous dire sinon que j’ai autant adoré ce tome que le précédent, voire davantage ! Comme dans le 1er opus, Hugh Howey a réussi à capter mon attention dès les premières pages, notamment grâce à l’alternance de chapitres entre 2049 (premiers balbutiements du projet Silo) et 2110 (les débuts de la vie du Silo), en compagnie de Troy et de Donald Keene, un sénateur.

 

J’avais lu dans un autre billet qu’il y avait quelques longueurs dans ce tome mais personnellement, je ne les ai pas ressenties comme un poids. Certes, parfois c’est plus lent, notamment dans les 120 premières pages, mais même dans ces passages plus réflexifs, l’auteur ne cesse de nous offrir de précieuses pièces du puzzle, afin de comprendre petit à petit, toujours mieux et plus en profondeur, les tenants et aboutissants de cet univers (ô combien édifiant, effrayant, voire terifiant, et finalement plutôt vraisemblable) du « Silo ».

 

Pour tout vous dire, j’avais parfois l’impression de lire un thriller tant mon cœur battait à 100 à l’heure ou au contraire tant j’avais le souffle littéralement coupé devant l‘importance de certaines révélations (je n’ai pas compté le nombre de OMG, Oooohh, Ahhhh, ou de WTF qui me sont venus aux lèvres à la lecture !). Une lecture qui ne révolutionne pas le genre mais qui est tout à fait haletante et addictive, qui offre une délicieuce impression d’oppression, et que je n’arrivais pas à poser. Puis surtout, grand gage de plaisir en ce qui  me concerne, un roman qui hantait mon esprit quand je ne pouvais pas lire. En outre, l’histoire est parfaitement intégréeé dans notre histoire contemporaine avec la menace atomique, l’Iran, les nanotechnologies, les conspirationnistes, les drones, la cryogénisation, les USA ultra puissants, etc. etc. et ça en devient encore plus haletant tant on ne cesse de se dire en tournant les pages « Mais ça pourrait vraiment arriver !? »

 

En bref, un excellent page-turner, que j'ai personnellement trouvé encore plus réussi que le tome 1 !

 

Concrètement, ce tome est une mine d’informations : on découvre la naissance du Silo, les raisons de sa création, ceux qui tirent les ficelles du projet, les causes de la catastrophe extérieure, de nouveaux protagonistes (un peu moins attachants que ceux du premier tome), un nombre impressionnant de mensonges/secrets/complots/non-dits ; on revit certains événements du premier tome à travers les yeux d’autres personnages, et puis on retrouve avec plaisir Juliette (en coup de vent), Lukas (encore plus en coup de vent) mais surtout Solo sur qui on en apprend bien davantage (My God !).

 

Le tome 3 est d’ores et déjà des plus prometteurs puisqu’on SAIT qu’on va retrouver les personnages du premier tome là où on les avait laissés, et puis on se doute que de nombreuses révélations nous attendent encore, notamment avec un certain Silo 40…

 

Je sais que tous les goûts sont dans la nature et que la SF ne plait pas à tous, mais vraiment, je vous recommande plus que vivement cette série, que je qualifierais de "SF grand public" ; surtout que le 3ème et dernier opus sortira déjà cet automne, toujours chez Actes Sud (si on en croit Amazon ICI, ce serait le 05 novembre, mais comme le nom du traducteur, le prix et la collection me semblent erronés, on ne va pas crier hourra trop vite ^^ ).

 

Un dernier mot ? Je n’ai pas ressenti ainsi l’urgence de la sortie du dernier tome d’une série depuis des lustres !

 

 

Ma note :

 

D’autres avis : Un papillon dans la lune, Stéphanie-Plaisir-de-Lire, Virginie, et Bibliomanu. Puis Gromovar qui n’a pas été vraiment convaincu . Et enfin, le billet de Lelf qui a su trouver les mots pour en dire assez sans en dire trop sur le contenu de ce second opus !

 

 

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 13:47

 

 

http://www.penseesbycaro.fr/wp-content/uploads/2014/02/un-tout-petit-rien-164769_w1000.jpg

 

 

Résumé : « On n'a ni projets ni même le projet d'en avoir. Le plus gros engagement qu'on ait pris ensemble, c'était de se dire qu'on s'appellerait en fin de semaine. C'était quand même un mardi. On s'aime surtout à l'horizontale, et dans le noir, c'est le seul moment où on n'a plus peur de se faire peur, où on ose mélanger nos souffles sans redouter que l'autre se dise que ça va peut-être un peu vite. C'est beaucoup plus que sexuel, c'est beaucoup moins qu'amoureux. C'est nos culs entre deux chaises, c'est suffisant pour faire semblant de faire des bébés, pas pour en avoir. » Un tout petit rien raconte l'histoire d'un choix que doit faire une jeune femme enceinte de l'homme qui partage ses nuits, mais pas beaucoup plus…

 

 

Une quatrième de couverture qui me parle et me séduit, une jeune auteure qui tient un blog (Café de Filles), un premier roman : je ne pouvais pas passer à côté de « Un tout petit rien », de Camille Anseaume, paru aux Editions Kero, en février 2014. Et je vous le dis tout de go :

 

J’ai adoré cette histoire.

J’ai adoré cette plume.

J’ai adoré ce ton.

Bref, j’ai adoré ce roman.

 

 

Deux lignes roses inopinées sur un test de grossesse, ça peut être le début d’une nouvelle vie, ça peut être source de bonheur ou de terreur, mais ça peut surtout, dans le cas présent, donner naissance à un très très beau roman.

J’ai trouvé beaucoup d’émotion entre ces 244 pages. Mais aussi beaucoup d’humour (du piquant, du pince-sans-rire, du cynique, du drôle, du sarcastique, du second degré) (qu’est-ce que j’ai (sou)ri !) (Désiré et Karima Pa’d’Papa, quel éclat de rire !), puis aussi tellement de justesse, ce qui fait qu’on ne peut qu’être touché et ému, ce qui fait qu’on ne peut que tomber amoureux de l’héroïne et avoir envie de devenir son amie.

 

L’écriture est définitivement très moderne et on sent les années de blogging derrière : le sens de la formule, des « chapitres-billets » qui filent à toute vitesse, un ton plein d’énergie et de piquant mais aussi de douceur, un (très) juste milieu entre un style oral et une belle écriture : on entend l’héroïne parler et penser mais le tout dans un style soigné. Je me suis vraiment régalée de cette plume vive et efficace, qui arrive à suggérer et à dire autant en si peu de mots, qui va toujours à l’essentiel même quand il se trouve dans un détail.

 

Puis les chapitres sont très courts et donnent l’impression de suivre l’histoire de l’héroïne à travers de (très jolis) Polaroïds successifs d’elle dans les différentes étapes de sa réflexion et de sa décision. J’ai aimé cette sensation de m’immiscer dans sa vie, de me retrouver au cœur de ses pensées, de ses doutes, de ses blessures, de son intimité. Camille Anseaume partage avec nous une histoire universelle, qui parlera à de nombreuses femmes et hommes : du couple, de la maternité, de l'enfant-en-devenir, de la famille, de l’amour, du poids de la Mère, et surtout des choix qui construisent nos personnes et nos vies.

 

Quand j’ai lu ce roman (d’une traite), j’ai (comme à mon habitude) mis des post-it et pris des notes. Et je ne me souviens pas avoir déjà lu un roman où j’ai tellement eu envie de partager autant d’extraits dans mon billet. J’ai tellement aimé cette plume que si je m’étais écoutée, j’aurais dû vous mettre des extraits des pages 9, 11, 22, 31, 43, 51, 54, 55, 56, 57, 58, 61, 64, 75, 79, 88, 89, 90, 92, 94, 95, 96, 98, 102, 115, 117, 126, 128, 133, 137, 157, 165, 166, 168, 172, 174, 175, 176, 189, 192, 196, 204, 213, 223, 224, 225, 226, 227, 228, 230, 237, 239. Et je pense que ça, ça veut dire beaucoup.

 

 

En bref, « Un tout Petit Rien » était vraiment un roman fait pour moi !

 

 

Ma note :

 

 

D’autres avis : totalement conquis (je n’en ai trouvé aucun de négatif) chez Des mots et moi, chez Caro, et chez MamanBavarde. Puis un billet qui démonte le roman par ICI (et puisque dans ce billet on accuse les billets élogieux de "complaisance entre filles", je précise que je n'avais jamais croisé le nom de Camille Anseaume avant de découvrir ce roman et que je ne la connais donc pas du tout ^^)

 

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 13:12

 

« On mettait la musique, on écoutait les paroles qui semblaient écrites juste pour nous, si c'était possible, on aurait habité dans des chansons » (p.15)

 

http://unautre.ca/wp-content/uploads/2012/04/le-faire-ou-mourir.jpg

 

Résumé : Damien est un garçon trop sensible, méprisé par ses copains de classe depuis toujours et incompris de ses parents. Dès l’arrivée dans son nouveau collège, il se retrouve par miracle sous la protection de la bande de gothiques et de son leader, Samy, un garçon lumineux, intelligent et doux, en dépit de son look radical. Très vite, Damien devient Dam, adopte piercings et vêtements noirs et, surtout, trouve auprès de Samy un véritable ami, et peut-être plus, au point de déclencher des représailles chez son père, contre ces « mauvaises fréquentations ». Au fur et à mesure des pages, le lecteur découvre la profondeur de la souffrance de Dam …

 

Je ne me souviens pas avoir jamais autant vibré pour une histoire d’amour naissante. Pourquoi ? Un état émotionnel à fleur de peau en ce moment ? Peut-être. Un roman de grande qualité ? Certainement.  

 

Un roman magnifique. Plein de sensibilité. Une histoire qui touche en plein cœur. J’ai souri, j’ai pleuré (beaucoup), j’ai ri, j’ai vibré, j’ai vibré.

 

Lumineux. Tragique, mais lumineux.

 

J’ai vraiment vécu cette histoire avec toutes les fibres de mon corps, de mon cœur et de mon âme. Dam et Samy m’ont touchée et je pense qu’ils toucheront tous les lecteurs prêts à larguer les amarres pour se laisser emporter par leur histoire d’amour et d’amitié. Une amitié intense, forte, sincère, et tellement émouvante à observer. Une amitié qu’on rêverait tous d’avoir eu la chance de connaître, adolescents.

 

Et ces portraits d’adolescents sont écrits tout en finesse, et avec une grande justesse. Dam et Samy sont aussi extraordinaires l’un que l’autre. Ils sont sensibles, intelligents, attachants. Inoubliables. Samy qui croque la vie à pleine dent, qui sait ce que c’est que le bonheur et comment l’atteindre, puis Dam, qui existe, sans vivre vraiment.

 

Un peu à l’opposé des portraits des parents (ceux de Damien et ceux de Samuel), qui sont eux un peu manichéens, mais point irréalistes pour autant.

 

 

La langue est assez orale, mais de façon réussie, sans que ce ne soit débilitant et caricatural  comme parfois en YA. Et si j’ai d’abord été un peu ennuyée par l’absence quasi  systématique du « ne » de la négation, c’est ensuite devenu tellement juste dans la bouche de Dam. C’est aussi écrit sans chapitres, sans paragraphes, tout d’une traite, comme les pensées qui affluent sans cesse dans l’esprit de Dam.

 

Les sujets abordés sont nombreux et même s’il est question d’homosexualité (sujet traité de manière magistrale), je pense que le thème central est plutôt celui de l’amitié, et celui des fragilités des adolescents qui sont parfois perdus en ce monde, ne sachant pas (encore) ce qu’ils veulent ni qui ils sont.

 

Et cette fin. WOW. Je ne m’attendais pas du tout à cela. Jamais, pas un seul instant. Ce dénouement m’a juste laissée sur place. K-O. Stupéfaite. Et une fois le choc passé, cette belle surprise : une seconde fin offerte par l’auteure, celle qui montre qu’il suffit de peu pour changer les choses. Deux fins pleines de sens.

 

Un roman qui parlera aux ados, aux mères, aux amis, aux pères, aux amies, aux sœurs, aux frères. A tous.

 

Merci Claire-Lise Marguier, et merci Stephie pour la découverte. Merci de m’avoir offert un coup de cœur pour terminer 2013 qui n’en avait point connu, et pour débuter 2014 sous de bons auspices.

 

Ma note : 5 b pn

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:00

 

 

Résumé : Je ne vous mettrai pas de résumé pour une fois. Parce que je pense qu'il vaut mieux découvrir ce livre sans savoir ce qu'il va s'y passer, comme ce fut le cas pour moi. Mais en quelques mots : C'est une rencontre. Ce sont des histoires d'amour. Avec des amis, des amoureux, des parents, des inconnus. Des histoires de vie et de mort. Et celle d'un roman sans fin. Avec Hazel Grace et Augustus Waters. 

 

Mes premières rencontres avec John Green avaient été plaisantes mais point mémorables (Qui es-tu Alaska ? ICI et Le Théorème des Katherine ICI). Avec "Nos étoiles contraires", me voilà définitivement séduite. Et ce de façon mémorable.

 

 

Certes, cette histoire est intrinsèquement émouvante en raison de son thème : des adolescents frappés par le cancer. Mais rassurez-vous elle est tout sauf voyeuriste, « apitoyante » ou larmoyante. Elle est juste émouvante. Et par « juste », j’insiste sur le caractère très juste des sentiments et des émotions intenses qui émanent de ce roman.

 

Selon moi, la raison principale qui a fait de ce roman un tel succès, ce sont ses protagonistes : Hazel Grace et Augustus Water, deux personnages forts que je n’oublierai pas. Dès les premiers chapitres, les premières lignes, les premiers mots, je suis immédiatement tombée sous leur charme irrésistible. Ce sont de vrais ados, pas des fades, pas des caricaturés. De vrais personnages, pleins de force et d’humour, subtils, poètes, amoureux de la vie, et qui portent un regard tellement intelligent sur notre monde. Dieu que j’ai aimé ces personnages et que je suis triste d’avoir dû les quitter...

 

J’ai lu ce livre en une seule journée, entre mes cours, entre deux portes, debout, assise, je ne pouvais pas m’arrêter de lire , je n’avais pas envie de quitter Hazel ni Augustus. Et il m’a tellement touchée que j’ai dû à plusieurs reprises me cacher ou dissimuler mon visage pour ne pas avoir l’air d’une folle : tantôt des sourires béats durant des pages et des pages sur mon visage, tantôt la mine fermée, tantôt les yeux humides et enfin, les larmes, impossibles à retenir. Et cerise sur le gâteau : l’humour -parfois juste drôle, souvent pince-sans-rire ou encore carrément noir- qui est présent durant toute la lecture : je m’en suis régalée.

 

Sachez également que John Green a une écriture diablement efficace : les pages se tournent toutes seules, tout est fluide, tout sonne naturel et vrai ; et il arrive avec des mots simples à faire naitre des sourires, à serrer la gorge et à faire couler les larmes. En outre, il réussit le tour de main de rendre les personnages secondaires aussi importants à nos yeux que les protagonistes. Ils n’apparaissent que quelques fois durant le roman et pourtant on éprouve une profonde affection ou un réel mépris pour eux, comme avec Isaac, le père d’Hazel ou encore Monsieur Van Houten.

 

Je ne peux que vous recommander cette lecture. D’une part, à cause de tout ce que je viens d’en dire, et d’autre part, parce que ce roman a fait naitre tellement de billets élogieux, dithyrambiques et passionnés sur la blogosphère qu’il était difficile de le lire sans trop en espérer. Et pourtant, il a répondu à toutes mes attentes. Toutes. J'ai ri. J'ai pleuré. Et de manière générale, ce livre m'a rendue heureuse. Et triste. Mais surtout très heureuse.

 

Je vous souhaite une belle rencontre avec Hazel Grace et Augustus Waters et j’espère qu’ils vous toucheront autant que moi.

 

 

Ma note : 

 

 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 15:21

 

http://www.livraddict.com/covers/72/72443/couv56879759.jpg

 

Voilà quelques temps que j’avais envie de retrouver un thriller sanglant, un de ceux qui en plus de vous filer les chocottes, vous baignent dans le sang, voire plus si affinités http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/mechant.gif Et j’ai trouvé mon bonheur avec « L’Invisible » de Robert Pobi, paru chez Sonatine. Merci de tout cœur à Myarosa, Lisalor et Nelfe de m’avoir tentée avec leurs billets passionnés car j’ai été comblée en tous points avec ce roman ! Un thriller de haut vol, un de ceux qui me font me retourner sans cesse pendant ma lecture pour être sûre que personne ne se cache dans mon dos pour me faire subir le même sort qu’aux personnages.

 

Résumé : Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de 30 ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre mondialement reconnu, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu,... Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.

 

Mis à part des détails (quelques répétitions inutiles, un chapitre que je trouve mal placé, ou des petites « rapidités »), tout m’a plu dans ce thriller. Robert Pobi, qui signe là son premier roman, a un style vif et maitrise l’art de tenir son lecteur en haleine. Comme souvent, les débuts sont lents mais prenants ; cependant, dès que j’ai eu tourné la 250ème page, j’ai été forcée de lire les 200 dernières pages d’une traite. Pas d’autre alternative possible. Et je pense, je sais, qu’il en sera de même pour tous les amateurs de suspense et de frisson.

 

Les personnages sont très forts et si j’ai adoré Jake, son passé, sa personnalité complètement tordue et son acuité mentale surdéveloppée ; j’ai aussi pris beaucoup de plaisir avec Kay, sa compagne, bien loin de tous les stéréotypes de femmes de héros. Rien que pour elle, je suis ravie d’avoir lu ce roman, c’est dire. Puis, il y a cet Invisible, celui qui vous tord le ventre de stress, celui qui fait planer une menace qui gronde de plus en plus fort. Et surtout, celui qui vous laissera bouche bée lors du dénouement final. Put**n de m*rde, quelle fin ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/hoo2.gif

 

Il y a des scènes dures, très dures (A-T-R-O-C-E-S), de l’horreur, l’odeur métallique du sang et aigre de la terreur http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/surpris-7.gif, mais pas uniquement dans les scènes de meurtres car Robert Pobi a aussi le talent de vous oppresser et de vous faire ressentir le danger imminent sans avoir besoin de recourir au sang et au meurtre, là où l'on se dit « B*rd*l, ça va partir en vrille, là ! » http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/waouw4.gif. Pour vous donner une idée, dans le roman, un Ouragan de force 5, le plus puissant jamais enregistré et qui ferait passer Katrina pour une simple tempête, s’apprête à frapper Long Island et dans le chaos qui règne, on serait prêt à signer à 2 mains, et soulagé qui plus est, de périr noyé, asphyxié, écrabouillé ou foudroyé dans la débâcle, plutôt que de devoir croiser la route  de cet Invisible. Il est juste… effroyable.

 

J’ai également été tout à fait charmée par la place de l’art dans ce roman et on sent bien le passionné que doit être Robert Pobi : on y croise Andy Warhol, ou même Pablo Picasso, mais surtout, Jacob Coleridge, le père du héros, une espèce de Jackson Pollock qui oscille entre génie et folie. 

 

En bref, j’ai adoré cette lecture. Et j’ai passé la journée d’hier à me poser des questions et à ressasser l’histoire. Difficile de sortir de la vie de Jake… Alors, si vous avez envie de trembler, de vous perdre dans un puzzle de suppositions, d’être terrorisé par des scènes à la limite du soutenable et de découvrir une fin hors-normes : lisez Robert Pobi !

 

 

Ma note : 5 b pn

 

PS : je sais que les billets enthousiastes de ce genre peuvent causer une trop grande attente et provoquer la déception chez les futurs lecteurs mais étant donné que les 3 billets passionnés mentionnés plus haut n’ont en aucun cas entaché mon plaisir, j’ai voulu ce billet aussi fort que les émotions ressenties lors de ma lecture. J’espère de tout cœur qu’il en sera de même pour vous.

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 01:41

 

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/PC/P3/9782258088795.JPG

 

Me voici pour vous donner mes impressions de lecture sur « La Maitresse de Rome », de Kate Quinn, en librairie depuis ce 26 janvier 2012. Je vous le dis de suite, j’ai adoré http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif, au point de rogner sérieusement sur mes heures de sommeil et d’avaler hier… 300 pages  d’affilée, sur les 541 pages que compte ce roman.

 

Merci de tout cœur à Sophie et aux Presses de la Cité pour cette découverte. J’avais déjà été conquise par « Rien n’est trop beau » de Rona Jaffe et « La Maîtresse de Rome » a dépassé toutes mes espérances !

 

Thea est une jeune esclave juive, soumise aux caprices de sa maîtresse, l'arrogante Lepida Pollia et aux assauts de son Père, Quintus Pollio. Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s'emploie de son mieux à les séparer. Cette dernière n'est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. En effet, grâce à nombreux talents, la belle esclave ne tarde pas à être remarquée de l'aristocratie romaine... et d'un dangereux admirateur : l'empereur Domitien, un homme aussi brillant que cruel…

 

J’ai toujours aimé l’Empire romain (mes 10 ans de cours de latin n’y sont pas étrangers) et j’ai retrouvé avec un immense bonheur cette époque dans ce roman, dans lequel Kate Quin (ré)écrit l’histoire romaine de main de maître(sse) ! Ce livre est très bien documenté (avec quelques clins d’œil à « La vie des Douze Césars » de Suétone ainsi qu’à Sénèque, Tite-Live, Cicéron, Titus et Vespasien, Junon, Vesta, Mars, etc.) et nous immerge entièrement dans Rome, sous le règne du cruel empereur Domitien, de 81 à 96.

 

Et c’est la première chose qui m’a passionnée dans ce roman : ce subtil mélange de vérité historique (la majorité des personnages sont réels et une partie des intrigues sont historiquement avérées), de romance (de magnifiques histoires d’amour passionnées), de drame et d’action. Une histoire pal-pi-tante !

 

Ce roman est une véritable saga antique, avec ses complots, ses intrigues, ses histoires d’amour et de pouvoir, ses cohortes prétoriennes, ses combats de gladiateurs et ses jeux du cirque mais aussi ses fêtes, ses palais, ses banquets, ses débauches et ses orgies. C’est vraiment avec un grand plaisir que je me suis plongée dans l’univers dépravé et sanglant de la Rome du Ier siècle.

 

Pourtant, les débuts ont été un peu difficiles. En effet, dans la première partie (le roman en compte 5), j’ai trouvé la mise en place assez lente, certes intéressante et intrigante mais laborieuse. Cependant une fois les 100 premières pages passées, alors là, que de rebondissements ! Aucun temps morts, les aventures se succèdent sans arrêt ! Mes doigts sont littéralement restés scotchés aux pages et je me suis retrouvée propulsée à Rome.

 

Dans cette fresque historico-romanesque, l’auteure alterne 2 points de vue qui se croisent au fil des chapitres : le JE de Thea, l’esclave et celui de sa maitresse, Lepida Pollia. Et que vous dire de ces personnages à part qu’ils sont captivants ? L’héroïne, Thea est une jeune orpheline que l’on va suivre de ses 14 à ses 30 ans. Elle est belle, courageuse, insolente, cultivée et la vie ne l’a jamais épargnée : elle sera tour à tour esclave, musicienne, courtisane et va parcourir bien du chemin sous le soleil de Rome.

 

Quant à sa maîtresse, Lepida Pollia, c’est, selon moi, le personnage le plus fort du roman : elle est magnifique, prétentieuse, odieuse, sotte, désinvolte débauchée, arriviste, superficielle, nymphomane, une petite égoïste cruelle et méprisante. You got it ? Une sale petite peste. On aime à la haïr et on lui souhaite les pires tourments (mais vraiment les pires des pires !). Un personnage délicieusement insupportable. Et autour de ces deux héroïnes gravitent une multitude de personnages très variés : Arius le Barbare, le gladiateur rustre et amoureux, Marcus, le sénateur érudit, intègre et bienveillant, Domitien, l’empereur, Maître et Dieu, des Vestales, Sabina et Vix, des enfants attachants, et encore tellement d’autres que je vous laisse le plaisir de découvrir.

 

Je souhaite vraiment de tout cœur que ce roman rencontre le succès qu’il mérite, ce qui permettra peut-être ainsi de nous offrir davantage d’histoires d’un genre qu’il me plairait beaucoup de voir devenir « à la mode ».

 

Donc, si vous aimez les romans historiques et que vous avez soif d’aventures et de romance, il ne faut pas passer à côté de celui-ci !

 

Ma note :  (et oui, après plus d'1 an de disette, voilà enfin un coup de coeur !)

 

Edit : au fil des mois, les coups de coeur pleuvent pour ce roman, pour mon plus grand bonheur : Bidules et Petits riens - Rozetta - Lilou - Juliah - Stellabloggueuse  - Bibliobulle

 

Et ce qui est certain, c’est que je n’en ai pas fini avec Kate Quinn. En effet, j’espère pouvoir lire un jour « Daughters of Rome », un « prequel » (roman dont l’histoire se situe avant celui-ci, dès 69, à la mort de Néron) dans lequel on trouve déjà quelques personnages de « La maitresse de Rome ». Mais surtout, j’espère découvrir bientôt « Empress of the Seven Hills », second volet du roman, dans lequel je pourrai retrouver avec plaisir Trajan devenu empereur ainsi que Vix et Sabina maintenant adultes (et amoureux si j’en crois le résumé !). Il sort en avril 2012 aux USA… espérons qu’il sera très vite traduit !

 

Plus d’infos sur le site de l’auteure http://www.katequinnauthor.com

 

   

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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