18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 18:42

 

 

 

Résumé : Bienvenue à Manhattan, en 2118. New York est à la pointe de l’innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de 1000 étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal. Jusqu’au jour où une jeune femme tombe du millième étage… Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux. La belle et riche Eris, qui découvre un secret familial terrible ? Rylin, qui travaille pour un garçon des étages supérieurs ? Watt, qui espionne tout le monde grâce à une Intelligence Artificielle qu’il a créée ? Leda, qui cache une addiction ? Ou Avery, la plus parfaite de toutes, qui habite le penthouse du millième étage ? Entre soirées débridées, glamour et petits secrets entre amis, la Tour aux mille étages va révéler ses mystères.

 

 

Le résumé était prometteur, et.... je n'ai pas du tout été déçue, que du contraire : je n'en ai fait qu'une bouchée.

 

Le roman commence par la chute vertigineuse -et la mort- d'une jeune fille du toit du plus haut immeuble de New York, cette Tour de 1000 étages et de 4 km de haut. Et ensuite au fil des chapitres, durant un long flash-back, Katharine McGee nous fait découvrir les habitants de cette Tour, des plus riches, dans les étages du sommet, aux plus démunis, dans les étages inférieurs. Au début, il faut un peu de temps pour se familiariser avec tous ces personnages car on en suit une petite dizaine, mais très vite, on entre en immersion avec eux dans cet univers futuriste.

 

En plus du suspense tenant à l'identité de la victime des premières pages, j'ai également beaucoup aimé ce cadre futuriste aux technologies avancées, où la domotique est omniprésente, avec des bots, des hologrammes, des lentilles hyper connectées, des hoovers, etc. Mais je dois bien avouer que ce qui m'a le plus plu, c'est cette atmosphère à la Gossip Girl, faite de petits (et grands) secrets, de rivalités, d'amitiés, de trips et de fêtes, de coups de p*te, d'amours contrariées et compliquées, de glamour, de trahisons, de luxe et de paillettes et de faux-semblants.

 

Du côté des personnages, même si on ne peut pas s'attacher à tous, ils apportent chacun quelque chose à l'histoire. En ce qui me concerne, aux côtés de la sublime et parfaite Avery, de Leda, Mariel, Watt, Atlas, Eris et les autres, c'est surtout Rylin Myers et Cord Anderton qui ont fait battre mon petit coeur de midinette, et je suis très impatiente de tous les retrouver dans le second opus !

 

 

En bref, un Young-Adult aussi réussi qu'addictif.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : Biblioenblog l'a trouvé très plat et a eu un mal fou à le terminer ICI, une excellente lecture pour Justine ICI, Lacouleurdesmots a été profondément déçue ICI, un coup de coeur pour AuChapitre ICI, et mi-figue mi-raisin chez LéaTouchBook ICI.

Partager cet article

Repost 0
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 08:00

 

 

 

Résumé : Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l'arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ? Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille...

 

Voici une des dernières sorties de La Bête Noire et je vous le dis tout de suite, malgré quelques petits détails, j'ai été tenue en haleine de la première à la dernière page, vivant cette histoire à 200 à l'heure, comme l'héroïne chevauchant sa KTM.

 

"Brutale", c'est Lise Lartéguy : flic à la BRB, 28 ans, sexy et magnétique, rebelle et instable, complètement barrée et ingérable, carrément badass, son métier au coeur de ses tripes et de son histoire familiale, et une part d'ombre qui la rend totalement in-con-trô-la-ble. C'est une héroïne très forte, non sans rappeler la "Marianne" de Giebel ou la "Nikita" de Besson. Les personnages secondaires sont tout aussi réussis qu'elle, comme ses deux drôles de collègues, Brigitte et Paulette, ou comme Gosta, alias le Cramé, un truand aussi irrésistible que redoutable mais qui a des principes, et qui ne m'a pas du tout laissée indifférente... Je l'ai adoré ce personnage !

 

Au niveau du rythme, de l'atmosphère et de la narration, c'est tout aussi efficace. Les scènes d'action se succèdent comme dans les bons films du genre, et parfois, on pourrait même dire qu'il y a du Tarantino qui coule les veines de certaines scènes de ce roman : ça frappe, ça gicle, ça flingue. Bref, ça déménage.  Certes, tout n'est pas toujours 100% crédible et réaliste mais ça fonctionne quand même.

 

Juste deux petites remarques : d'une part, j'ai trouvé que le portrait de Lise était masculinisé un peu à outrance : elle est accro à la vitesse et aux grosses cylindrées, elle boit, elle cogne, elle jure, elle baise, elle castagne et elle parle comme un homme... et je pense qu'elle n'a pas besoin de cette accumulation pour exister. D'autre part, même si j'ai apprécié la bande originale très rock du roman (Archive, AC/DC, Amy Winehouse, Metallica, Placebo, Pink Floyd, Marilyn Manson, etc.), j'ai trouvé cette succession de titres/noms de groupe/paroles de chansons un peu artificielle dans son côté systématique.

 

Maintenant que j'ai fini de chicaner, je vous le redis : j'ai trouvé cette enquête très prenante, et j'aurais voulu que ça dure encore.

 

 

En bref, un polar qui cogne, et pas qu'un peu !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : coup de coeur pour Léa ICI, Stephanie a apprécié ICI, LoeildeLuciole a adoré ICI, PenséesCélestes s'est régalée ICI, et "un divertissement musclé" pour Amnesik666.

 

Partager cet article

Repost 0
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 19:06

 

 

 

Résumé : Une famille belle et distinguée. Une île privée. Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé. Un groupe de quatre adolescents - les Menteurs - dont l'amitié sera destructrice. Une révolution. Un accident. Un secret. Mensonges sur mensonges. Le grand amour. La vérité.

 

 

Deux collègues m'ont très vivement recommandé cette lecture avant le congé, en me disant qu'une fois ce roman terminé, on n'avait qu'une seule envie : le relire depuis le début.

 

Peut-être que mon cerveau s'est alors mis en mode "méfiance", mais toujours est-il que ce twist ("énorme", "inattendu" , "choquant", d'après les billets tous unanimes à ce sujet), je l'ai deviné alors que je n'avais pas encore terminé le premier des 5 chapitres... ARGH. Et pourtant, je rejoins les avis enthousiastes, ça doit vraiment être quelque chose de se laisser cueillir par un tel twist : d'ailleurs E. Lockhart a tout de même réussit à m'émouvoir dans les dernières pages, que j'ai trouvées touchantes, même si je savais déjà (en partie). Mais du coup, mon plaisir de lecture a tout de même été amoindri.

 

Mis à part cela, j'ai trouvé la narration plutôt efficace dès les premières page et grâce à la voix de Cadence, je me suis retrouvée propulsée au milieu de cette bande d'amis inséparables, ces Menteurs, sur Beechwood Island, l'île privée de cette famille aussi parfaite que riche... Du moins, en apparence.

 

Et c'est pourquoi, malgré la surprise ratée, mon avis reste assez positif, car je suis plutôt friande de belles histoires d'amitiés adolescentes, de premiers émois, de secrets sordides de famille, de rivalités malsaines, et d'émotions (un peu à la Megan Abbott) ... Et cette bande de Menteurs - Mirren, Johnny, Gat et Cadence - a réussi à me garder intéressée, malgré la découverte du pot aux roses.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un coup de coeur pour Léa Touch Book ICI, et idem pour LaPetiteLibrairiedeSophie ICI, "magnifique, cruel et inoubliable" pour Alice Neverland ICI, "époustouflant" pour SurunairdeBohème ICI, "un livre à lire absolument" pour Bibliophilia ICI, mais MamalleauxLivres n'a pas du tout aimé ICI, "agaçant, creux, long, ennuyeux" pour Darktoys ICI, et "tout ça pour ça" pour Abookaroundthecorner ICI.

 

Partager cet article

Repost 0
8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 20:45

 

 

 

 

Résumé : Provence. Une journée de juin comme une autre... jusqu'à ce que tout bascule dans l'horreur. Imaginez que tous vos repères quotidiens ne soient soudain plus que des résidus du passé. C'est la situation à laquelle Patrick, un agriculteur asocial, se retrouve confronté de la manière la plus brutale possible. Et que va-t-il bien pouvoir faire de cette foutue gamine qu'il vient de sauver de ces monstres qui errent dehors ? Sa vie vient de changer à tout jamais et pourtant ce n'est que le début...

 

On doit ce roman post-apocalyptique à un grand amateur (et connaisseur) de la culture zombie, Paul Clément, un jeune auteur français. Dans "Les décharnés", l'originalité, c'est le cadre très familier de la Provence. On se retrouve plongé au coeur des rangées de ceps de vignes, des oliviers, des cigales ; et sous ce soleil écrasant, ça sent bon les grands pins. Enfin, ça sent surtout la mort, avec cette odeur nauséabonde et pestilentielle dégagée par ces zombies qui ont envahi soudainement le monde.

 

Le roman offre bien sûr de nombreuses scènes caractéristiques du genre : ça gicle de partout, on éclate du zombie à tour de bras, avec marteaux, pelles, battes, poêles, bref tout ce qui tombe sous la main et qui permet de se tenir à l'abri de leurs crocs affamés. Mais en plus de toutes ces scènes de dégommage en règle (quelquefois trop répétitives, ce qui alourdit un peu le rythme en milieu de roman), l'auteur a eu la très bonne idée de choisir en guise de héros un couple aussi improbable qu'irrésistible, celui formé par un vieil agriculteur misanthrope, bourru et grincheux, et une douce petite fille tout à fait attachante. Une très belle relation se construit entre eux, et j'ai eu le coeur serré et la larme à l'oeil à plusieurs reprises.

 

A noter également, loin de certaines oeuvres un peu "commerciales" du genre, la langue de Paul Clément est tout sauf mécanique et formatée : une plume très soignée et même raffinée qui offre un joli contrepied aux tripes et boyaux qui parsèment le livre. Et également une écriture très évocatrice qui nous permet de visualiser l'histoire d'un bout à l'autre, jusqu'à nous faire sentir ces terribles odeurs qui poursuivent -ou précèdent- ces hordes de monstres sanguinolents en putréfaction.

 

En bref, un bon moment de divertissement !

 

Ma note : 4 b pn

 

D'autres avis : un coup de coeur pour Laëtitia ICI et pour Just2readbooks ICI, une très bonne lecture pour Léa Touch Book ICI, un roman captivant pour Ilestbiencelivre ICI, "prévisible et bateau" pour Jadelit ICI, "tout ça pour ça" pour My Little Anchor ICI, mais 10/10 pour Emilivre ICI.

Partager cet article

Repost 0
3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 21:05

 

 

 

 

Résumé : Après une enfance difficile, la narratrice anonyme devient travailleuse du sexe. Des années d’expériences ont développé chez elle un véritable don pour décrypter la psychologie de ses interlocuteurs, leurs intentions et leurs envies. Aussi lui arrive-t-il de donner des conseils à des âmes en peine. Lorsqu’elle rencontre Susan Burke, une femme aisée aux prises avec une situation dramatique, elle lui propose de l’aider. Susan et sa famille ont emménagé à Carterhook Manor, une vieille demeure inquiétante, marquée par une violente histoire vieille de cent ans. Sur place, la narratrice rencontre Miles, le beau-fils de sa cliente, un adolescent au comportement étrange et glaçant. Saura-t-elle découvrir toute la vérité sur Carterhook Manor et la famille qui l’habite désormais ?

 

C’est aujourd’hui qu’est sortie chez Sonatine une nouvelle écrite par Gillian Flynn, l’auteur du roman « Les apparences » que j’avais tant aimé (mon avis ICI). Les débuts sont plutôt carrément étonnants, avec cette héroïne qui nous donne un cours de branlette puisqu’elle est « réceptionniste » ou « chargée de clientèle » (lisez « travailleuse du sexe ») depuis quelques années. Mais à force d'osciller du poignet (23456 branlettes en 3 ans, ça use), c’est l’accident de travail : syndrome du canal carpien. Mais sa patronne lui offre une reconversion : devenir voyante…

 

Et c’est alors que l’histoire débute. Prenez une maison victorienne menaçante, une bourgeoise terrorisée, une « masseuse » reconvertie en diseuse de bonne aventure, un ado à la sauce « Damien la malédiction », ajoutez un peu d’humour, de cynisme et de second degré, une atmosphère inquiétante, des mystères, du suspense, et une double chute… et vous obtenez un cocktail plutôt réussi.

 

Un seul regret ? Forcément, quand l’histoire est si courte (60 pages), il faut un peu jouer avec les limites de la vraisemblance, alors que dans un roman, il y aurait eu toute la place pour faire une très bonne histoire avec les mêmes ingrédients.

 

En bref, une nouvelle savoureuse et bien balancée.

 

Ma note : 4 b pn

 

D’autres avis : Stéphanie Plaisir de Lire a adoré (4.75/5) ICI.

 

Partager cet article

Repost 0
29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 17:45

 

 

 

Résumé : Une enquête romanesque au plus près de l'énigmatique épouse de Michel Fourniret pour tenter de cerner les terreurs de notre société à travers l'une des affaires les plus retentissantes de ces dernières années. « Ce que je vais vous raconter ne s'invente pas. » 22 juin 2004. Après un an d'interrogatoires, Monique Fourniret révèle une partie du parcours criminel de son mari, « l'Ogre des Ardennes ». Il sera condamné à la perpétuité. Celle que Michel Fourniret surnomme sa « mésange » reste un mystère : victime ou complice ? Instrument ou inspiratrice ? Mésange ou ogresse ? Quoi de plus incompréhensible que le Mal quand il revêt des apparences humaines ? En sondant les abysses psychiques de Monique Fourniret, en faisant résonner sa voix, jusqu'au tréfonds de la folie, dans un face à face tendu avec les enquêteurs qui la traquent, ce roman plonge au coeur du mal pour arriver, par la fiction et la littérature, au plus près de la glaçante vérité.

 

 

Voilà un roman de la rentrée littéraire très troublant, qui nous plonge au coeur d'un couple aussi célèbre que diabolique. L'auteur réussit à s'immiscer -entre réalité et fiction- dans la tête de cette femme à l'air effacé, et nous laisse découvrir sa dualité, aussi fragile qu'une mésange mais aussi cruelle qu'une ogresse.

 

J'ai trouvé ce docu-fiction addictif, comme un thriller : les pages se tournent toutes seules, causant aussi bien l'envie du lecteur (savoir, connaitre, et surtout comprendre) que sa répulsion la plus totale, car cette femme est par bien des aspects tout à fait glaçante (Quelle horreur, par exemple, que cette expression "MSP", "membranes sur pattes"). Mais encore plus que l'histoire en elle-même, ce rythme est certainement aussi l'une des conséquences de la plume habile d'Harold Cobert que j'ai découverte avec ce roman. J'ai ainsi notamment apprécié particulièrement les prises de parole de l'ogresse, avec ces longues phrases troubles, sans respiration/ponctuation, qui laissent souvent le lecteur... le souffle court.

 

En outre, même si j'ai aimé ce côté plutôt malsain d'être dans la tête de Monique Fourniret, j'ai trouvé que l'auteur évitait habilement de tomber dans le sordide ou le voyeurisme, et parvenait tout de même sans aucun souci à laisser le lecteur tout à fait pantois face à cette femme et à cette histoire, certes romancée, mais tout de même très inspirée de la réalité de cette "Affaire Fourniret".

 

Malgré quelques scènes que j'ai trouvées un peu répétitives (les interrogatoires), et malgré la façon un peu caricaturale de s'exprimer du commissaire belge, je n'ai fait qu'une bouchée de ce roman de la rentrée littéraire que je vous conseille si le sujet vous intéresse.

 

En bref, un docu-fiction aussi intéressant que prenant.

 

Ma note : 4 b pn

 

D'autres avis : des 20/20 en série pour Fan2polar ICI, LireSousLaLune ICI, DesLivresetDesBulles ICI, L'AntreduBonheur ICI, et LeTempsdelaLecture ICI, une lecture éclairante pour AlexMotàMots ICI, et enfin, intéressant mais pas mémorable pour La Fée Lit ICI.

 

Partager cet article

Repost 0
27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 13:48

 

 

 

Résumé : Comme tout Anglais qui se respecte, Arthur boit son thé à heure fixe. Mais depuis qu’il a perdu sa femme, rien ne va plus. Lorsqu’il consent enfin à tourner la page et à se séparer des affaires de sa défunte épouse, Arthur trouve un bracelet qu’il n’avait jamais vu auparavant. Les breloques suspendues à ce bijou constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle qui a partagé sa vie pendant plus de quarante ans ? Ainsi commence un périple riche en rebondissements qui réserve à Arthur de surprenantes révélations.

 

"Les Fabuleuses Tribulations d’Arthur Pepper" est un feel-good book, un de ces romans qu’il est agréable de lire sous un plaid au coin du feu. En effet, en vous plongeant dans cette histoire, vous découvrirez de jolis personnages, souvent attachants, une dose d’humour typiquement british, beaucoup de péripéties, et une fougère... le tout dans un rythme plutôt dynamique (ça se lit tout seul).

 

Le héros, Arthur, 69 ans, n'est pas sans rappeler l'inoubliable (et terrible) Ove du roman "Vieux, râleur et suicidaire" (Fredrik Backman), notamment dans sa rigidité militaire, et les tocs qui régissent son quotidien. Puis on ne peut pas s'empêcher non plus de penser aux premières scènes du film d'animation "Là-Haut", avec les tellement touchants Carl et Ellie.

 

 

Car ici aussi, on a de temps en temps la gorge serrée (l’amour d’Arthur pour sa femme est tellement beau), mais on va aussi de surprise en surprise (comme Arthur), dans des aventures parfois rocambolesques qui vous donnent le sourire. Puis j’ai trouvé ça très attendrissant de voir Arthur faire tant de découvertes sur son aventurière de femme, Miriam : une belle leçon de vie sur le deuil, le couple, l’amour et la vie.

 

Certes c’est plutôt léger, parfois fantasque et émaillé de bons sentiments, pas vraiment transcendant, mais c’est un livre qui tombe à point nommé quand on a envie de buller et de s’évader quelques heures en se réchauffant le cœur. Idéal pour la saison.

 

En bref, un roman que vous pouvez offrir à Noël !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un très beau roman pour Myriam ICI, une lecture sympathique pour Antreguillemets ICI, et un coup de coeur pour Petites Lectures ICI.

 

 

Partager cet article

Repost 0
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 16:44

 

 

 

 

Résumé : A tout juste 20 ans, alors qu'il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d'une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique, drôle et incisif qu'on Lui connaît, Grand Corps Malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d'infortune dans un centre de rééducation. Jonglant entre émotion et dérision, ce récit est aussi celui d'une renaissance.

 

 

Il trainait dans ma PAL depuis sa sortie et je suis vraiment contente de l'avoir enfin lu, surtout qu'il se dévore en une petite heure.

 

Grand Corps Malade est quelqu'un qui me semble toujours attachant, bienveillant et intelligent quand je le vois à la télé et son livre nous le confirme. Il nous raconte son expérience au sein de ce Centre de Rééducation, au milieu de tous ces gens brisés par les coups du destin. Mais point de déballage, de pathos ou de regard froid, Fabien nous livre un récit avec beaucoup de pudeur, d'émotion, mais aussi d'humour et de dérision.

 

Le message est fort et interpellant car nous sommes tous à mille lieues d'imaginer ce que doivent endurer ces tétras, paras, TC en plus de l'immobilité à laquelle ils sont réduits. Quand on tourne la dernière page, on se dit qu'on a vraiment pris une (belle) leçon de vie.

 

La plume est tout aussi simple que l'homme, sobre et dépouillée mais efficace, parfois orale, mais jamais dans l'excès, comme si on discutait autour d'un café. Puis on retrouve également par ci par là des jeux de mots comme il a l'habitude de nous en offrir dans ses slams, comme ces "femmes aux mille verges qui en voient tous les jours des vertes et des pas dures".

 

Le seul reproche que je pourrais faire à ce livre est sa petite taille (150 pages), qui fait qu'on reste un peu en surface alors qu'on aimerait tant en apprendre encore davantage sur les peurs et les espoirs de Fabien et de tous ces autres "patients".

 

Pour information, je l'ai fait lire à mes élèves de rhéto (Terminales) et la plupart ont beaucoup aimé, voire adoré (beaucoup ont été touchés, certains ont été estomaqués de découvrir que des gens de leur âge vivaient ce genre de drame, et d'autres ont été très sensibles à l'humour et aux jeux de mots "Madame, c'est la première fois qu'un livre me fait éclater de rire") (oui, moi aussi j'ai beaucoup ri avec la blague du car et des chants des passagers).

 

En bref, une très jolie lecture.

 

 

 

Ma note : 4 b pn

Partager cet article

Repost 0
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 16:04

 

 

 

Résumé : À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.

 

 

Lors de la rentrée littéraire 2015, j'avais beaucoup aimé le premier roman de Kimberly McCreight "Amelia" (mon avis ICI) et c'est donc pleine d'enthousiasme que je me suis lancée dans la lecture de son second thriller.

 

Et je vous le dis tout de go, je crois que j'ai encore préféré celui-ci à son précédent !

 

Tout d'abord, parce que je trouve que l'auteur jongle parfaitement avec les genres : on est dans du thriller, mais c'est aussi un roman contemporain, et psychologique, et l'aspect Young-Adult est également présent. Un mélange des genres très agréable pour le lecteur.

 

Cette hétérogénéité est également présente dans la construction même du roman puisqu'en plus de la narration, nous avons droit à des articles de journaux et leurs commentaires en ligne, des retranscriptions de séance chez le psy, des chats estudiantins, ou encore des extraits de journal intime, de quoi rendre l'ensemble très dynamique.

 

Ajoutons encore que les personnages sont habilement développés ce qui fait qu'on entre en empathie immédiate avec eux, que ce soit Molly, Sandy () ou même Jenna (un peu moins Stella et Barbara ). En outre, le suspense est très bien maîtrisé car une fois découverte la terrible scène du prologue (un bébé assassiné), on ne peut s'empêcher d'échafauder mille et une hypothèses et chaque protagoniste devient un suspect potentiel aux yeux du lecteur, ce qui rend ce thriller vraiment très addictif !

 

 

En bref, je me suis régalée.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

Et si vous avez envie de lire ce roman, ça tombe bien, vous pourrez peut-être gagner un exemplaire via les matchs de la rentrée littéraire de Priceminister par ICI !

 

 

  

Partager cet article

Repost 0
3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 14:48

 

 

 

 

Résumé : « J’ai passé plus de temps que toi sur cette Terre. Et notre différence, c’est que moi, je t’ai perdue. C’est parce que j’ai continué à vivre que je le sais. J’ai voulu être seul souvent pour être avec toi. Il faut bien donner son temps aux amours invisibles. S’en occuper un peu. Encore maintenant je me demande comment tu vas. Ce que tu fais. Je cherche de tes nouvelles. J’invoque la colère pour que tu la calmes. Quelques rires où tu me rejoindrais. Et le soleil a changé, puisqu’il manque une ombre. Mais je suis heureux. Et c’est à ton absence que je dois de le savoir. ». Le temps d'une nuit, le narrateur est visité par sa femme disparue sous les coups d'un homme. Il lui parle et l'emmène dans une déambulation dans les rues parisiennes. Sur les lieux de leur amour et de leurs déchirures, il s'adresse à elle et convoque, au fil de pages intenses, les blessures et les joies de leur destinée tragique, leurs souvenirs communs, leur fils merveilleux et la difficulté de vivre sans elle.

 

 

 

 

Dans ce petit livre (170 pages), Samuel Benchetrit s'adresse à Marie Trintignant, disparue depuis 13 ans déjà, et il lui livre ses pensées, ses peurs, et ses questionnements. Il y est question du passé et du présent, mais n'espérez pas trouver entre ces lignes des révélations ou des détails sordides. Car Samuel y parle surtout (très bien) d'amour... pour Marie, pour son fils, pour A., pour la vie, ou pour la nuit. Et même si forcément ce récit est très intime (on y reconnait aisément tous les protagonistes malgré la discrétion de l'auteur), il est aussi très pudique. Intime et universel aussi puisque ces thèmes nous touchent tous un jour ou l'autre : la perte, la tristesse, l'absence et la douleur.

 

Si le contenu est forcément émouvant, c'est néanmoins surtout la plume qui m'a touchée. C'est très parlé tout en étant très écrit, comme une parole spontanée, magnifiée par un vernis poétique. J'ai eu l'impression de lire un monologue, vif et hanté, et parfois apaisé. Des phrases courtes, très très courtes, de la narration, quelques dialogues, beaucoup de non-dits aussi... et des allusions qu'on ne peut pas toujours comprendre car elles n'appartiennent qu'à cet homme et à son histoire.

 

L'ensemble se lit d'une traite, c'est lancinant et poétique, c'est triste mais c'est beau. Tantôt comme un cri d'amour susurré à l'oreille. Tantôt comme un mot d'amour hurlé à pleins poumons.

 

En bref, un très touchant moment de poésie douce-amère.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 07:00

 

 

 

 

Résumé : Leon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop... [résumé éditeur coupé car il en dit trop]

 

 

Entre ces pages, vous croiserez un BMX rouge, des Raiders, un cou du dos, des Actions Man, des pièces de 10 pence chapardées ça et là, des risque-le-coup, un kanetsune, des graines d'Haricot d'Espagne Empereur Ecarlate, une zèbre, des jardins partagés ou encore un Ours qui s'essuie le cul sur un Lapin (si, si !)... Et tout cela ne manquera pas de vous donner le sourire malgré le triste destin de ce petit homme.

 

Heureusement, sur la plaie béante qu'est la vie de Leon, Monsieur Devlin, Maureen, ou encore Tufty viendront coller des petits bouts de sparadrap d'affection et de bienveillance pour le rafistoler chacun à leur façon, parfois bourrue, parfois maladroite, parfois grossière, mais toujours sincère. Des personnages secondaires attachants, tous un peu originaux et "bras cassés". Et évidemment, vous serez touché par ce petit garçon de presque 10 ans qui aime sa maman (complètement paumée, égoïste, et inconsciente) envers et contre tout, et qui est viscéralement lié à son tout petit frère, Jake, qu'il aime d'un amour magnifique. Vraiment une belle histoire de liens fraternels, très émouvante.

 

Alors, oui, il y a quelques longueurs par ci par là, puis c'est parfois un peu fantasque dans le côté décalé des personnages secondaires, mais c'est tout de même une jolie bouffée de tendresse que nous offre Kit de Waal. Je pense d'ailleurs que c’est un roman qui séduira de nombreux lecteurs car il oscille habilement entre le drame et la légèreté, ainsi qu’entre le désespoir et l’espoir.

 

En bref, vous allez être touché par ce petit Leon !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

D'autres avis : Argali beaucoup apprécié ICI, tout comme Lectriceinthetrain ICI.

 

Partager cet article

Repost 0
22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 10:45

 

 

 

Résumé : Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

 

 

Aujourd'hui, mon avis sur un titre de la rentrée littéraire de chez Gallimard, un roman qui n'a de doux que son titre, car si c'est une berceuse, elle appartient définitivement au monde des contes horrifiques.

 

"Le bébé est mort", c'est de cette façon que s'ouvre "Chanson douce", et grâce à l'écriture tranchante de l'auteur, on a l'impression d'être plongé de force au coeur de cette scène de crime, un peu comme si on se trouvait dans la lumière agressante des flashs d'appareil photo des enquêteurs.

 

Mais plus que l'histoire de ce terrible drame annoncé dès les premiers mots, c'est le chemin qui a mené là que nous conte avec talent Leïla Slimani. Le fait de savoir comment tout va se terminer n'enlève rien à la tension dramatique car le mystère et le suspense ne font que s'épaissir au fil de notre rencontre avec ces personnages. L'atmosphère est pesante, de plus en plus étouffante, et le malaise palpable de l'appartement finit par envahir complètement le lecteur.

 

Les personnages ne sont pas manichéens et l'auteur ne tombe pas dans le jugement, elle nous offre des portraits justes et nuancés. A commencer par celui de Louise, celle dont le visage est comme une mer paisible dont personne ne pourrait soupçonner les abysses. Car si au début elle apparait comme la perle rare indispensable, petit à petit, le lecteur découvre sa part d'ombre, effrayante, derrière des choses aussi anodines qu'un ongle qui gratte un carreau, une partie de cache-cache ou une carcasse de poulet. Glaçant.

 

Puis derrière ce drame, il y a une réflexion intéressante sur l'argent et le temps, sur la solitude, et surtout, sur toutes ces domestiques, souvent étrangères, plus ou moins bien traitées par leurs patrons choisissant de satisfaire leurs ambitions professionnelles, parfois au détriment de leur vie de famille.

 

En bref, un roman aussi dérangeant que prenant.

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : uniquement des avis enthousiastes sur Babelio ICI et un coup de coeur pour Myriam Leroy ICI.

 

Partager cet article

Repost 0

Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

Trouver Un Billet

Rejoins-moi sur Facebook

Challenge GoodReads

2017 Reading Challenge

2017 Reading Challenge
Cajou has read 5 books toward her goal of 100 books.
hide

Nombre Visiteurs