2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 07:23

 

 

Résumé : A Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire. Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d'abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence met en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.


 


J'avais été tout à fait séduite par le premier roman de Celeste Ng, "Tout ce qu’on ne s’est jamais dit" (mon billet ICI), et cette nouvelle histoire m'a également beaucoup plu. En effet, les ingrédients qui m'avaient charmée lors de ma première rencontre avec l'auteure sont de nouveau présents dans  "La saison des feux" : un regard pertinent sur les relations humaines, une atmosphère créant petit à petit de la tension, une analyse psychologique des personnages tout en finesse, et surtout, des silences, des non-dits, des hypocrisies, des petites mesquineries, et des secrets qui enrayent la mécanique bien huilée d'un quotidien pas aussi parfait qu'il n'en a l'air.

 

On croise entre ces pages une multitude de personnages féminins : des fragiles, des bourgeoises, des adolescentes, des cabossées, des bohèmes, des respectables, et Celeste Ng a un talent certain pour dépeindre les facettes de toutes ces femmes, dans leurs questionnements ou leur façon d'aborder la maternité, l'adoption ou encore les relations (parfois) (compliquées) mère-fille. Certaines m'ont plus touchée que d'autres, comme Izzy dont j'ai aimé la personnalité révoltée.

 

"La saison des feux" est donc un roman d'atmosphère, qui en profite pour égratigner la société américaine, pour montrer -si besoin était- que les apparences sont souvent trompeuses. Ce roman m'a d'ailleurs parfois fait penser, dans son ambiance, à "Une place à prendre" de JK Rowling, avec les mêmes inégalités dans le rythme. Un petit bémol ? Le titre choisi par Sonatine... "Little fires everywhere" me semblait bien plus parlant que cette traduction.

 

 

En bref, une auteure que je compte suivre attentivement.

 

Ma note : 4 b pn

 

 

Cette lecture a été faite grâce au Picabo River Book Club, rejoignez-nous par ICI si vous avez des envies de bonne littérature américaine !

 

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 17:50

 

 

 

 

Résumé : Battle Creek, 1991. Hannah Dexter est une jeune fille sage et solitaire, cible des sarcasmes de ses camarades de classe. Jusqu’au jour où le meneur de l’équipe de basket est retrouvé au fond des bois avec une balle dans le crâne et un revolver à la main. Cette tragédie, qui ébranle toute la ville, rapproche Hannah de Lacey, la nouvelle du lycée. Bientôt, Lacey et Hannah se jettent corps et âme dans les méandres d’une amitié exclusive, violente et toxique. Se croyant invulnérables, ces filles incandescentes, éprises de rébellion, s’enchantent du chaos qu’elles sèment derrière elles. Mais Lacey traîne un lourd secret qui menace de bouleverser leur amitié…

 

Voilà un roman qui n’a pas récolté que des éloges : plusieurs commentaires sont particulièrement assassins, notamment sur Amazon, mettant en cause le côté gratuitement trash et cru. Et je dois dire que je ne partage pas cet avis. Oui c’est noir, c'est cru (les branler/sucer/baiser sont légion) (« Tu ferais peut-être bien de te carrer un tampon dans la chatte ») et parfois violent, tant psychologiquement que physiquement. Mais je n’ai pas trouvé ça gratuit : même si c’est parfois dérangeant, ça permet de nous plonger au cœur du mal-être de ces jeunes filles qui portent leurs blessures en bandoulière, qui se cherchent et qui ont peut-être envie de se sentir exister en vivant ces expériences sulfureuses.

 

Parce que finalement, ces 3 héroïnes prises séparément sont plutôt inoffensives : Hannah, l’invisible adolescente sage et introvertie, Lacey, la rebelle grunge et magnétique (et ses petits airs de Lizzie Borden suscitant tantôt la compassion tantôt l’effroi), et puis Nikki, « l’essence même de la pétasse », pimbêche et tellement suffisante. Mais les liens qui se créent entre ces 3 jeunes filles engendrent un mélange détonnant, hautement inflammable, et fait ressortir toute leur noirceur, leur cruauté, leur férocité et… leur désespérance. Oui, comme l’annonçait le résumé : c'est une amitié toxique qui dévore tout sur son passage, flamboyante, radioactive et dévastatrice.

 

Puis ce qui m’a plu, c’est aussi cette immersion totale dans les années 1990 : Johnny Depp, la mode grunge, River Phoenix, Sonic Youth, Luke Perry, Hole, les Doc Martens, et surtout, Kurt Cobain qui est partout entre les lignes de ce roman (une partie des chapitres porte d'ailleurs le nom de chansons de Nirvana), érigé en véritable Dieu vivant par Lacey.

 

En bref, une histoire sombre et désespérée, à ne mettre qu'entre des mains averties.

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : une lecture poussive pour Fab ici, Sharon n’a pas aimé , de la violence gratuite pour Chasseurdelivres ici, Lécrranàlapage est resté perplexe face à cette histoire ici. Mais c’est un roman troublant palpitant pour Stephanie-Plaisirdelire ici, une très bonne lecture pour Junko ici, et Delaplumeauclic a frôlé le coup de cœur ici.

 

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 12:20

 

 

 

 

Résumé : (surlignez le résumé si vous voulez le lire, parce qu'il spoile la fin du premier tome). Depuis la mort d’Eris, Leda est hantée par cette nuit tragique au millième étage de la Tour. Effrayée à l’idée que la vérité puisse faire surface, elle demande à Watt d’en surveiller les témoins. Mais ce dernier a d’autres projets en tête... Rylin est admise dans une école des étages supérieurs. Là-bas, elle sera forcée de retrouver celui à qui elle a brisé le cœur malgré elle. Pendant ce temps, Avery fait tout pour être avec celui qu’elle aime. Mais existe-t-il un seul endroit au monde où ils pourront être ensemble en toute liberté ? Tout juste arrivée à New York, la belle et mystérieuse Calliope gagne trop facilement la confiance de ses nouveaux amis…

 

J'avais adoré la lecture du premier opus, "La tour aux mille étages"  (mon billet par ICI) et vu le cliffhanger de fin, j'étais très impatiente de découvrir "Vertiges". Je vous le dis de suite : pas de déception à l'horizon, ce tome est tout à fait à la hauteur du premier. On baigne toujours dans cet univers futuriste que j'adore et l'histoire est tout aussi addictive et prenante, à tel point que j'ai dévoré ces 400 pages d'une seule traite.

 

Je ne vais pas trop en dire sur l'intrigue pour ne pas vous spoiler mais sachez qu'on retrouve exactement les mêmes personnages, avec un duo supplémentaire, la paire d'arnaqueuses globe-trotteuses, Calliope et Elise, qui amène de nouveaux rebondissements. Mention spéciale aussi au personnage de Nadia, cet ordinateur quantique, qui est bien plus présente et dont les sarcasmes sont toujours aussi drôles.

 

Et comme dans le premier tome, la vie de ces adolescents vivants dans les hauts étages est toujours un tourbillon étincelant de paillettes, de fêtes et de glamour, mais derrière les apparences, règnent toujours l'hypocrisie, la cupidité et les manigances... Et tout le monde n'en sort pas indemne.

 

En bref, une saga YA que je vous recommande chaudement.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

 

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 22:06

 

 

Résumé : Jazz n’a pas demandé à devenir une héroïne. Elle voulait juste être riche. Pas riche comme tous ces milliardaires qui visitent Artémis, sa ville, la seule colonie humaine de l’espace. Mais assez riche pour dormir dans un vrai lit et manger autre chose qu’une infâme bouillie d’algues. Alors, Jazz a saisi sa chance. Certes, elle a mis son intelligence et ses compétences au service du crime – au menu : contrebande, mécanique et explosions en tout genre. Mais mission accomplie ! Le problème, c’est que, sans le savoir, Jazz a pris part à une conspiration qui menace la sécurité d’Artémis. Et ça, Jazz ne peut pas laisser faire. Poursuivie par un tueur et désormais hors-la-loi, elle doit inventer le plan le plus génial de tous les mondes si elle veut sauver sa peau…

 

 

J’avais beaucoup aimé la lecture de « Seul sur Mars » (mon billet ICI), et je n’ai pas été déçue par son nouveau roman, car j’y ai retrouvé tous les ingrédients qui m’avaient plu. L’héroïne, tout d’abord, Jazz : elle vit sur la Lune depuis ses 6 ans, elle est contrebandière et elle est dotée d’un humour et d’une répartie qui m’ont souvent fait penser à Mark Watney. Puis comme lui, c’est également un peu une MacGyver de l’espace, qui brille par sa débrouillardise et ses expressions très distinguées (« ça avait le goût du trou du cul de Satan » ou « Il était heureux comme un cochon dans sa merde » haha).

De nouveau, on retrouve également des explications scientifiques, ce qui donne de la crédibilité à l’histoire, et a pour effet de nous propulser sur la Lune, nous laissant imaginer ce que serait notre vie dans cette ville lunaire de 2000 habitants. Dépaysant à souhait ! Au niveau du rythme, le premier tiers est un peu poussif, mais ensuite, les aventures s’enchainent et ça déménage. On y trouve également beaucoup d’humour (l’épisode « The ground is lava » haha), de l’action, des péripéties ainsi que du suspense. Mention spéciale aux personnages secondaires qui apportent un réel plus à l’intrigue, comme Svobo (celui qui ne sait pas parler aux femmes), le flic Rudy, ou encore la mystérieuse administratrice Fidelis Ngugi.

C’est un roman SF qu’on pourrait qualifier « d’action », avec toutes les caractéristiques qui vont avec, un peu à la « Armageddon » : des rebondissements en veux-tu en voilà, l’héroïne qui se sort de toutes les difficultés in extremis et une fin assez prévisible, mais non moins tout à fait plaisante.

 

En bref, j’espère que les droits ont été achetés par le cinéma parce que ça ferait à nouveau un très bon film.

 

Ma note : 4 b pn

 

 

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 18:42

 

 

 

Résumé : Bienvenue à Manhattan, en 2118. New York est à la pointe de l’innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de 1000 étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal. Jusqu’au jour où une jeune femme tombe du millième étage… Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux. La belle et riche Eris, qui découvre un secret familial terrible ? Rylin, qui travaille pour un garçon des étages supérieurs ? Watt, qui espionne tout le monde grâce à une Intelligence Artificielle qu’il a créée ? Leda, qui cache une addiction ? Ou Avery, la plus parfaite de toutes, qui habite le penthouse du millième étage ? Entre soirées débridées, glamour et petits secrets entre amis, la Tour aux mille étages va révéler ses mystères.

 

 

Le résumé était prometteur, et.... je n'ai pas du tout été déçue, que du contraire : je n'en ai fait qu'une bouchée.

 

Le roman commence par la chute vertigineuse -et la mort- d'une jeune fille du toit du plus haut immeuble de New York, cette Tour de 1000 étages et de 4 km de haut. Et ensuite au fil des chapitres, durant un long flash-back, Katharine McGee nous fait découvrir les habitants de cette Tour, des plus riches, dans les étages du sommet, aux plus démunis, dans les étages inférieurs. Au début, il faut un peu de temps pour se familiariser avec tous ces personnages car on en suit une petite dizaine, mais très vite, on entre en immersion avec eux dans cet univers futuriste.

 

En plus du suspense tenant à l'identité de la victime des premières pages, j'ai également beaucoup aimé ce cadre futuriste aux technologies avancées, où la domotique est omniprésente, avec des bots, des hologrammes, des lentilles hyper connectées, des hoovers, etc. Mais je dois bien avouer que ce qui m'a le plus plu, c'est cette atmosphère à la Gossip Girl, faite de petits (et grands) secrets, de rivalités, d'amitiés, de trips et de fêtes, de coups de p*te, d'amours contrariées et compliquées, de glamour, de trahisons, de luxe et de paillettes et de faux-semblants.

 

Du côté des personnages, même si on ne peut pas s'attacher à tous, ils apportent chacun quelque chose à l'histoire. En ce qui me concerne, aux côtés de la sublime et parfaite Avery, de Leda, Mariel, Watt, Atlas, Eris et les autres, c'est surtout Rylin Myers et Cord Anderton qui ont fait battre mon petit coeur de midinette, et je suis très impatiente de tous les retrouver dans le second opus !

 

 

En bref, un Young-Adult aussi réussi qu'addictif.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : Biblioenblog l'a trouvé très plat et a eu un mal fou à le terminer ICI, une excellente lecture pour Justine ICI, Lacouleurdesmots a été profondément déçue ICI, un coup de coeur pour AuChapitre ICI, et mi-figue mi-raisin chez LéaTouchBook ICI.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 08:00

 

 

 

Résumé : Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l'arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ? Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille...

 

Voici une des dernières sorties de La Bête Noire et je vous le dis tout de suite, malgré quelques petits détails, j'ai été tenue en haleine de la première à la dernière page, vivant cette histoire à 200 à l'heure, comme l'héroïne chevauchant sa KTM.

 

"Brutale", c'est Lise Lartéguy : flic à la BRB, 28 ans, sexy et magnétique, rebelle et instable, complètement barrée et ingérable, carrément badass, son métier au coeur de ses tripes et de son histoire familiale, et une part d'ombre qui la rend totalement in-con-trô-la-ble. C'est une héroïne très forte, non sans rappeler la "Marianne" de Giebel ou la "Nikita" de Besson. Les personnages secondaires sont tout aussi réussis qu'elle, comme ses deux drôles de collègues, Brigitte et Paulette, ou comme Gosta, alias le Cramé, un truand aussi irrésistible que redoutable mais qui a des principes, et qui ne m'a pas du tout laissée indifférente... Je l'ai adoré ce personnage !

 

Au niveau du rythme, de l'atmosphère et de la narration, c'est tout aussi efficace. Les scènes d'action se succèdent comme dans les bons films du genre, et parfois, on pourrait même dire qu'il y a du Tarantino qui coule les veines de certaines scènes de ce roman : ça frappe, ça gicle, ça flingue. Bref, ça déménage.  Certes, tout n'est pas toujours 100% crédible et réaliste mais ça fonctionne quand même.

 

Juste deux petites remarques : d'une part, j'ai trouvé que le portrait de Lise était masculinisé un peu à outrance : elle est accro à la vitesse et aux grosses cylindrées, elle boit, elle cogne, elle jure, elle baise, elle castagne et elle parle comme un homme... et je pense qu'elle n'a pas besoin de cette accumulation pour exister. D'autre part, même si j'ai apprécié la bande originale très rock du roman (Archive, AC/DC, Amy Winehouse, Metallica, Placebo, Pink Floyd, Marilyn Manson, etc.), j'ai trouvé cette succession de titres/noms de groupe/paroles de chansons un peu artificielle dans son côté systématique.

 

Maintenant que j'ai fini de chicaner, je vous le redis : j'ai trouvé cette enquête très prenante, et j'aurais voulu que ça dure encore.

 

 

En bref, un polar qui cogne, et pas qu'un peu !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : coup de coeur pour Léa ICI, Stephanie a apprécié ICI, LoeildeLuciole a adoré ICI, PenséesCélestes s'est régalée ICI, et "un divertissement musclé" pour Amnesik666.

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 19:06

 

 

 

Résumé : Une famille belle et distinguée. Une île privée. Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé. Un groupe de quatre adolescents - les Menteurs - dont l'amitié sera destructrice. Une révolution. Un accident. Un secret. Mensonges sur mensonges. Le grand amour. La vérité.

 

 

Deux collègues m'ont très vivement recommandé cette lecture avant le congé, en me disant qu'une fois ce roman terminé, on n'avait qu'une seule envie : le relire depuis le début.

 

Peut-être que mon cerveau s'est alors mis en mode "méfiance", mais toujours est-il que ce twist ("énorme", "inattendu" , "choquant", d'après les billets tous unanimes à ce sujet), je l'ai deviné alors que je n'avais pas encore terminé le premier des 5 chapitres... ARGH. Et pourtant, je rejoins les avis enthousiastes, ça doit vraiment être quelque chose de se laisser cueillir par un tel twist : d'ailleurs E. Lockhart a tout de même réussit à m'émouvoir dans les dernières pages, que j'ai trouvées touchantes, même si je savais déjà (en partie). Mais du coup, mon plaisir de lecture a tout de même été amoindri.

 

Mis à part cela, j'ai trouvé la narration plutôt efficace dès les premières page et grâce à la voix de Cadence, je me suis retrouvée propulsée au milieu de cette bande d'amis inséparables, ces Menteurs, sur Beechwood Island, l'île privée de cette famille aussi parfaite que riche... Du moins, en apparence.

 

Et c'est pourquoi, malgré la surprise ratée, mon avis reste assez positif, car je suis plutôt friande de belles histoires d'amitiés adolescentes, de premiers émois, de secrets sordides de famille, de rivalités malsaines, et d'émotions (un peu à la Megan Abbott) ... Et cette bande de Menteurs - Mirren, Johnny, Gat et Cadence - a réussi à me garder intéressée, malgré la découverte du pot aux roses.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un coup de coeur pour Léa Touch Book ICI, et idem pour LaPetiteLibrairiedeSophie ICI, "magnifique, cruel et inoubliable" pour Alice Neverland ICI, "époustouflant" pour SurunairdeBohème ICI, "un livre à lire absolument" pour Bibliophilia ICI, mais MamalleauxLivres n'a pas du tout aimé ICI, "agaçant, creux, long, ennuyeux" pour Darktoys ICI, et "tout ça pour ça" pour Abookaroundthecorner ICI.

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 20:45

 

 

 

 

Résumé : Provence. Une journée de juin comme une autre... jusqu'à ce que tout bascule dans l'horreur. Imaginez que tous vos repères quotidiens ne soient soudain plus que des résidus du passé. C'est la situation à laquelle Patrick, un agriculteur asocial, se retrouve confronté de la manière la plus brutale possible. Et que va-t-il bien pouvoir faire de cette foutue gamine qu'il vient de sauver de ces monstres qui errent dehors ? Sa vie vient de changer à tout jamais et pourtant ce n'est que le début...

 

On doit ce roman post-apocalyptique à un grand amateur (et connaisseur) de la culture zombie, Paul Clément, un jeune auteur français. Dans "Les décharnés", l'originalité, c'est le cadre très familier de la Provence. On se retrouve plongé au coeur des rangées de ceps de vignes, des oliviers, des cigales ; et sous ce soleil écrasant, ça sent bon les grands pins. Enfin, ça sent surtout la mort, avec cette odeur nauséabonde et pestilentielle dégagée par ces zombies qui ont envahi soudainement le monde.

 

Le roman offre bien sûr de nombreuses scènes caractéristiques du genre : ça gicle de partout, on éclate du zombie à tour de bras, avec marteaux, pelles, battes, poêles, bref tout ce qui tombe sous la main et qui permet de se tenir à l'abri de leurs crocs affamés. Mais en plus de toutes ces scènes de dégommage en règle (quelquefois trop répétitives, ce qui alourdit un peu le rythme en milieu de roman), l'auteur a eu la très bonne idée de choisir en guise de héros un couple aussi improbable qu'irrésistible, celui formé par un vieil agriculteur misanthrope, bourru et grincheux, et une douce petite fille tout à fait attachante. Une très belle relation se construit entre eux, et j'ai eu le coeur serré et la larme à l'oeil à plusieurs reprises.

 

A noter également, loin de certaines oeuvres un peu "commerciales" du genre, la langue de Paul Clément est tout sauf mécanique et formatée : une plume très soignée et même raffinée qui offre un joli contrepied aux tripes et boyaux qui parsèment le livre. Et également une écriture très évocatrice qui nous permet de visualiser l'histoire d'un bout à l'autre, jusqu'à nous faire sentir ces terribles odeurs qui poursuivent -ou précèdent- ces hordes de monstres sanguinolents en putréfaction.

 

En bref, un bon moment de divertissement !

 

Ma note : 4 b pn

 

D'autres avis : un coup de coeur pour Laëtitia ICI et pour Just2readbooks ICI, une très bonne lecture pour Léa Touch Book ICI, un roman captivant pour Ilestbiencelivre ICI, "prévisible et bateau" pour Jadelit ICI, "tout ça pour ça" pour My Little Anchor ICI, mais 10/10 pour Emilivre ICI.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 21:05

 

 

 

 

Résumé : Après une enfance difficile, la narratrice anonyme devient travailleuse du sexe. Des années d’expériences ont développé chez elle un véritable don pour décrypter la psychologie de ses interlocuteurs, leurs intentions et leurs envies. Aussi lui arrive-t-il de donner des conseils à des âmes en peine. Lorsqu’elle rencontre Susan Burke, une femme aisée aux prises avec une situation dramatique, elle lui propose de l’aider. Susan et sa famille ont emménagé à Carterhook Manor, une vieille demeure inquiétante, marquée par une violente histoire vieille de cent ans. Sur place, la narratrice rencontre Miles, le beau-fils de sa cliente, un adolescent au comportement étrange et glaçant. Saura-t-elle découvrir toute la vérité sur Carterhook Manor et la famille qui l’habite désormais ?

 

C’est aujourd’hui qu’est sortie chez Sonatine une nouvelle écrite par Gillian Flynn, l’auteur du roman « Les apparences » que j’avais tant aimé (mon avis ICI). Les débuts sont plutôt carrément étonnants, avec cette héroïne qui nous donne un cours de branlette puisqu’elle est « réceptionniste » ou « chargée de clientèle » (lisez « travailleuse du sexe ») depuis quelques années. Mais à force d'osciller du poignet (23456 branlettes en 3 ans, ça use), c’est l’accident de travail : syndrome du canal carpien. Mais sa patronne lui offre une reconversion : devenir voyante…

 

Et c’est alors que l’histoire débute. Prenez une maison victorienne menaçante, une bourgeoise terrorisée, une « masseuse » reconvertie en diseuse de bonne aventure, un ado à la sauce « Damien la malédiction », ajoutez un peu d’humour, de cynisme et de second degré, une atmosphère inquiétante, des mystères, du suspense, et une double chute… et vous obtenez un cocktail plutôt réussi.

 

Un seul regret ? Forcément, quand l’histoire est si courte (60 pages), il faut un peu jouer avec les limites de la vraisemblance, alors que dans un roman, il y aurait eu toute la place pour faire une très bonne histoire avec les mêmes ingrédients.

 

En bref, une nouvelle savoureuse et bien balancée.

 

Ma note : 4 b pn

 

D’autres avis : Stéphanie Plaisir de Lire a adoré (4.75/5) ICI.

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 17:45

 

 

 

Résumé : Une enquête romanesque au plus près de l'énigmatique épouse de Michel Fourniret pour tenter de cerner les terreurs de notre société à travers l'une des affaires les plus retentissantes de ces dernières années. « Ce que je vais vous raconter ne s'invente pas. » 22 juin 2004. Après un an d'interrogatoires, Monique Fourniret révèle une partie du parcours criminel de son mari, « l'Ogre des Ardennes ». Il sera condamné à la perpétuité. Celle que Michel Fourniret surnomme sa « mésange » reste un mystère : victime ou complice ? Instrument ou inspiratrice ? Mésange ou ogresse ? Quoi de plus incompréhensible que le Mal quand il revêt des apparences humaines ? En sondant les abysses psychiques de Monique Fourniret, en faisant résonner sa voix, jusqu'au tréfonds de la folie, dans un face à face tendu avec les enquêteurs qui la traquent, ce roman plonge au coeur du mal pour arriver, par la fiction et la littérature, au plus près de la glaçante vérité.

 

 

Voilà un roman de la rentrée littéraire très troublant, qui nous plonge au coeur d'un couple aussi célèbre que diabolique. L'auteur réussit à s'immiscer -entre réalité et fiction- dans la tête de cette femme à l'air effacé, et nous laisse découvrir sa dualité, aussi fragile qu'une mésange mais aussi cruelle qu'une ogresse.

 

J'ai trouvé ce docu-fiction addictif, comme un thriller : les pages se tournent toutes seules, causant aussi bien l'envie du lecteur (savoir, connaitre, et surtout comprendre) que sa répulsion la plus totale, car cette femme est par bien des aspects tout à fait glaçante (Quelle horreur, par exemple, que cette expression "MSP", "membranes sur pattes"). Mais encore plus que l'histoire en elle-même, ce rythme est certainement aussi l'une des conséquences de la plume habile d'Harold Cobert que j'ai découverte avec ce roman. J'ai ainsi notamment apprécié particulièrement les prises de parole de l'ogresse, avec ces longues phrases troubles, sans respiration/ponctuation, qui laissent souvent le lecteur... le souffle court.

 

En outre, même si j'ai aimé ce côté plutôt malsain d'être dans la tête de Monique Fourniret, j'ai trouvé que l'auteur évitait habilement de tomber dans le sordide ou le voyeurisme, et parvenait tout de même sans aucun souci à laisser le lecteur tout à fait pantois face à cette femme et à cette histoire, certes romancée, mais tout de même très inspirée de la réalité de cette "Affaire Fourniret".

 

Malgré quelques scènes que j'ai trouvées un peu répétitives (les interrogatoires), et malgré la façon un peu caricaturale de s'exprimer du commissaire belge, je n'ai fait qu'une bouchée de ce roman de la rentrée littéraire que je vous conseille si le sujet vous intéresse.

 

En bref, un docu-fiction aussi intéressant que prenant.

 

Ma note : 4 b pn

 

D'autres avis : des 20/20 en série pour Fan2polar ICI, LireSousLaLune ICI, DesLivresetDesBulles ICI, L'AntreduBonheur ICI, et LeTempsdelaLecture ICI, une lecture éclairante pour AlexMotàMots ICI, et enfin, intéressant mais pas mémorable pour La Fée Lit ICI.

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 13:48

 

 

 

Résumé : Comme tout Anglais qui se respecte, Arthur boit son thé à heure fixe. Mais depuis qu’il a perdu sa femme, rien ne va plus. Lorsqu’il consent enfin à tourner la page et à se séparer des affaires de sa défunte épouse, Arthur trouve un bracelet qu’il n’avait jamais vu auparavant. Les breloques suspendues à ce bijou constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle qui a partagé sa vie pendant plus de quarante ans ? Ainsi commence un périple riche en rebondissements qui réserve à Arthur de surprenantes révélations.

 

"Les Fabuleuses Tribulations d’Arthur Pepper" est un feel-good book, un de ces romans qu’il est agréable de lire sous un plaid au coin du feu. En effet, en vous plongeant dans cette histoire, vous découvrirez de jolis personnages, souvent attachants, une dose d’humour typiquement british, beaucoup de péripéties, et une fougère... le tout dans un rythme plutôt dynamique (ça se lit tout seul).

 

Le héros, Arthur, 69 ans, n'est pas sans rappeler l'inoubliable (et terrible) Ove du roman "Vieux, râleur et suicidaire" (Fredrik Backman), notamment dans sa rigidité militaire, et les tocs qui régissent son quotidien. Puis on ne peut pas s'empêcher non plus de penser aux premières scènes du film d'animation "Là-Haut", avec les tellement touchants Carl et Ellie.

 

 

Car ici aussi, on a de temps en temps la gorge serrée (l’amour d’Arthur pour sa femme est tellement beau), mais on va aussi de surprise en surprise (comme Arthur), dans des aventures parfois rocambolesques qui vous donnent le sourire. Puis j’ai trouvé ça très attendrissant de voir Arthur faire tant de découvertes sur son aventurière de femme, Miriam : une belle leçon de vie sur le deuil, le couple, l’amour et la vie.

 

Certes c’est plutôt léger, parfois fantasque et émaillé de bons sentiments, pas vraiment transcendant, mais c’est un livre qui tombe à point nommé quand on a envie de buller et de s’évader quelques heures en se réchauffant le cœur. Idéal pour la saison.

 

En bref, un roman que vous pouvez offrir à Noël !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un très beau roman pour Myriam ICI, une lecture sympathique pour Antreguillemets ICI, et un coup de coeur pour Petites Lectures ICI.

 

 

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 16:44

 

 

 

 

Résumé : A tout juste 20 ans, alors qu'il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d'une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique, drôle et incisif qu'on Lui connaît, Grand Corps Malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d'infortune dans un centre de rééducation. Jonglant entre émotion et dérision, ce récit est aussi celui d'une renaissance.

 

 

Il trainait dans ma PAL depuis sa sortie et je suis vraiment contente de l'avoir enfin lu, surtout qu'il se dévore en une petite heure.

 

Grand Corps Malade est quelqu'un qui me semble toujours attachant, bienveillant et intelligent quand je le vois à la télé et son livre nous le confirme. Il nous raconte son expérience au sein de ce Centre de Rééducation, au milieu de tous ces gens brisés par les coups du destin. Mais point de déballage, de pathos ou de regard froid, Fabien nous livre un récit avec beaucoup de pudeur, d'émotion, mais aussi d'humour et de dérision.

 

Le message est fort et interpellant car nous sommes tous à mille lieues d'imaginer ce que doivent endurer ces tétras, paras, TC en plus de l'immobilité à laquelle ils sont réduits. Quand on tourne la dernière page, on se dit qu'on a vraiment pris une (belle) leçon de vie.

 

La plume est tout aussi simple que l'homme, sobre et dépouillée mais efficace, parfois orale, mais jamais dans l'excès, comme si on discutait autour d'un café. Puis on retrouve également par ci par là des jeux de mots comme il a l'habitude de nous en offrir dans ses slams, comme ces "femmes aux mille verges qui en voient tous les jours des vertes et des pas dures".

 

Le seul reproche que je pourrais faire à ce livre est sa petite taille (150 pages), qui fait qu'on reste un peu en surface alors qu'on aimerait tant en apprendre encore davantage sur les peurs et les espoirs de Fabien et de tous ces autres "patients".

 

Pour information, je l'ai fait lire à mes élèves de rhéto (Terminales) et la plupart ont beaucoup aimé, voire adoré (beaucoup ont été touchés, certains ont été estomaqués de découvrir que des gens de leur âge vivaient ce genre de drame, et d'autres ont été très sensibles à l'humour et aux jeux de mots "Madame, c'est la première fois qu'un livre me fait éclater de rire") (oui, moi aussi j'ai beaucoup ri avec la blague du car et des chants des passagers).

 

En bref, une très jolie lecture.

 

 

 

Ma note : 4 b pn

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
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