8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 19:40

 

 

 

 

Résumé : À 17 ans, Vickie, jeune fille naïve d’une petite ville texane, tombe enceinte de son copain. Rejetée par sa mère et bientôt par sa belle-famille, elle trouve refuge dans un club de strip-tease avec son bébé. Un peu trop grande, un peu maladroite, elle est pourtant vite remarquée pour le pouvoir d’attraction qu’elle exerce sur les hommes. De playmate à star de la téléréalité, son ascension sera fulgurante. Mais qu’il est dur de rester soi quand le monde entier convoite votre corps…


 

 

C'est aujourd'hui qu'est sorti le dernier roman de Camille de Peretti, aux Éditions KERO, et je l'ai beaucoup aimé : je l'ai lu d'une traite ! Ce roman, c'est l'histoire de Vickie Smith, et je pense qu'on peut dire qu'il s'agit d'une biographie romancée ou inspirée de la vie de la célèbre Playmate Anna Nicole Smith.

 

 

 

 

Vickie Smith, donc, la colonne vertébrale de ce roman, est un personnage très fort. On la découvre tout d'abord insouciante, désinvolte, touchante de naïveté, et surtout très mal entourée, dans une petite friterie de banlieue puis dans un club de strip-tease qui lui fera goûter aux joies du succès et de l'argent. Et ensuite, une lente descente aux enfers déguisée en paradis de gloire, d'(énormes) implants mammaires et de paillettes. J'ai beaucoup aimé le portrait de cette jeune fille belle à mourir, aussi magnétique que perdue, et ô combien paradoxale : virginale et vulgaire, inconséquente et déterminée, femme-enfant et femme-putain, effrayante et touchante, désirée et moquée, mère poule et mère démissionnaire,... adulée et méprisée.

 

Certains la trouveront irritante de nonchalance, de faiblesse, d'égoïsme ou de laisser-aller, mais personnellement, depuis les toutes premières pages, je suis tombée sous le charme de cette jeune femme qui vit sa vie en spectatrice ; et je n'avais qu'une envie, la serrer dans mes bras et lui donner tout l'amour qui lui faisait tant défaut. Puis aussi une terrible envie d'aller secouer tous ces profiteurs qui l'ont utilisée, salie, meurtrie et vidée de toute substance, ne lui laissant d'autre choix que de se gaver de médicaments, de silicone et de strass à défaut d'affection.

 

J'ai également complètement adhéré à la plume et aux choix narratifs originaux de l'auteur, notamment à cet habile mélange du passé/présent/futur et à cette narration "distante" à la 3ème personne du singulier, qui confèrent à cette histoire des allures de tragique conte de fée ou de fable moderne amère.

 

En bref, une histoire cruelle servie par une narration originale.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : Pretty Books n'a pas pas du tout aimé par ICI, Creezzy n'a pas du tout aimé non plus ICI, mais Les Chroniques Culturelles a trouvé que c'était un roman fort, par ICI, et c'est un coup de coeur chez Wonderbook ICI.

 

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 16:56

 

 

 

 

 

Résumé : Au lycée de Healy, la vérité est une question de point de vue. Alice Franklin est une trainée. Tout le monde le sait. C’est forcément vrai puisque c’est écrit partout sur les murs des toilettes. On dit qu’elle a couché avec deux garçons d’affilée et qu’elle a provoqué la mort de l’un d’entre eux. Tout le monde a sa vérité sur Alice : son ancienne meilleure amie, l’entourage de la victime, son admirateur secret… Quelle sera la vôtre ?

 

 

Il y a quelques semaines, j'avais lu et adoré "Fièvre" de Megan Abbott (mon avis ICI) et j'ai trouvé que ce roman offrait une atmosphère similaire, mais dans une version Young Adult. Plus qu'une histoire sur le harcèlement, "La vérité sur Alice" est un roman sur la rumeur. Sur le poids parfois écrasant de la rumeur, qui comme un rouleau-compresseur peut tout briser sur son passage, surtout quand on est adolescent. Au programme : mensonges, trahisons, bassesses, insultes, méchanceté gratuite, et coups bas en tout genre.

 

Même si les personnages sont assez stéréotypés (je pense que c'est inhérent au genre), l'auteur a eu l'intelligence de ne pas faire d'Alice Franklin une pauvre petite Sainte Nitouche, car même si c'est une fille très attachante, elle n'est pas la dernière pour faire des bêtises. A chaque chapitre, un adolescent prend la parole et nous raconte l'histoire de son point de vue, ce qui permet de voir comment une rumeur peut naitre et enfler, jusqu'à devenir instoppable. On a l'avis de la fille populaire/prétentieuse, on croise aussi l'irrésistible quaterback, le nerd asocial de service, ou encore la meilleure amie quinenestpasvraimentune. Caricaturaux, oui, mais réussis.

 

Le fait d'avoir tous ces points de vue (sauf celui d'Alice) tient le lecteur en haleine, qui ne peut s'empêcher de tourner les pages pour connaitre ENFIN la vérité sur Alice. A-t-elle couché avec ces 2 garçons ? A-t-elle une part de responsabilité dans la mort de Brandon ? Ça se lit vraiment tout seul : je l'ai ouvert, et en un claquement doigt, j'étais déjà arrivée à la fin.

 

Alors peut-être n'est-ce ni un grand roman, ni un roman mémorable, mais c'est un roman qui a le pouvoir de vous emmener ailleurs, de vous faire vivre une histoire et de vous faire ressentir tout un tas d'émotions. Et forcément vous ne pourrez pas vous empêcher d'avoir parfois le coeur serré ou d'être révolté (les toilettes de la honte ).

 

En bref, pas vraiment original mais très prenant !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

 

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 20:39

 

 

 

 

Résumé : Dernier vendredi avant les vacances de février, dans un collège de Marseille. Alors que rien ne l'annonçait, la communauté des élèves et des enseignants est victime d'un virus foudroyant. Au fur et à mesure de la journée, les morts se multiplient, le collège est mis en quarantaine, l'isolant du reste de la ville...

 

 

C'est doublement grâce à Jérôme que j'ai eu la chance de lire ce roman : parce que c'est son billet qui m'a donné très envie (ICI) et parce qu'il me l'a offert (merci ). Et l'on peut dire que cette lecture vaut le détour. Car comme ça sur le papier, ça promet déjà de l'action, ... mais on ne s'attend pas à ce que ça secoue autant !

 

Ce que j'ai préféré, c'est que que Guillaume Guéraud, ce sadique, n'a aucune pitié pour ses personnages, leur infligeant les pires horreurs. Il ne les épargne pas, et par la même occasion, n'épargne pas le lecteur qui voit devant ses yeux s'étaler tripes et boyaux, mares de sang, os qui craquent, mâchoires qui se déboitent, ou têtes qui implosent. Ça gicle, ça saigne, ça souffre, ça craque, ça se fissure, ça gratte, ça hurle... Bref, ça déménage. Un livre-catastrophe, carrément gore, parfois bien beurk à lire !

 

Je l'ai fait lire à l'une de mes classes (faibles lecteurs entre 16 et 18 ans) et même si 3-4 élèves ont trouvé que ça manquait de vraisemblance, tous les autres ont été convaincus, puis cerise sur le gâteau, plusieurs ont a-do-ré d'un bout à l'autre, dévorant pour la première fois de leur vie un roman sans pouvoir s'arrêter (#profdefrançaisravie ). Parce que l'auteur nous enferme dans ce Collège en quarantaine avec les héros et on ne peut que tourner les pages, vite, plus vite, toujours plus vite, à la recherche d'une porte de sortie, d'une bouffée d'air, d'une échappatoire...

 

Le rythme est soutenu, et la plume suit le mouvement avec un style hâché et très vif, des phrases courtes et des enfilades d'adjectifs rendant l'atmosphère palpable. Le vocabulaire est parfois très cru, afin de coller parfaitement à l'histoire et à son rythme .

 

Un petit bémol : parfois c'est un peu too much, et un peu répétitif, mais pas de quoi entamer le plaisir de lecture.

 

 

En bref, un roman jeunesse qui dépote.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : elles ont également adoré, Noukette par ICI, et Stéphanie, par ICI.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:47

 

 

 

 

 

 

 

Résumé : Quels sont ces étranges maux qui affligent les habitants de Peakwood, petite ville du Montana, USA ? D’où viennent les blessures qui apparaissent sur le corps de certains de ses habitants ? Pourquoi d’autres commencent-ils à agir étrangement ? Seuls Chayton, le médecin de la ville, et son père, vieux chaman au savoir ancestral, savent reconnaître les signes. Le bouleversement qui approche. Quelque chose en lien avec un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu, dix ans plus tôt. Un secret dont ils ont juré de ne jamais reparler… Félicitations, la mort vous offre une seconde chance…

 

 

 

"Les enfants de Peakwood" est un thriller fantastique qui, en ce qui me concerne, a tenu toutes ses promesses ! Pour l'apprécier, il faut accepter l'irruption du surnaturel -la magie ancestrale des Chaman indien- dans le monde réel. Une fois accepté, on ne peut que plonger à pieds joints dans cette histoire tant ses qualités sont nombreuses.

 

Le premier chapitre nous fait découvrir un dramatique accident de bus scolaire où de nombreux enfants perdent la vie. Mais le médecin de la ville, Chayton, ne peut se résoudre à la mort de sa petite Sacheen et décide donc de demander à son Chaman de père, Ogima, d'essayer de les ramener d'entre les morts... et dès le chapitre suivant, nous retrouvons ces personnages une dizaine d'années plus tard...

 

La plus grande qualité de ce roman, ce sont ses personnages, autant des ados que des adultes. Ahh que je les ai aimés (ou détestés) : en très peu de mots, Rod Marty parvient à dresser des portraits très complets et très justes, ce qui fait que nous prenons part aux aventures à leurs côtés, en s'émouvant et en tremblant pour eux. Il y a Tom & Nora, mais aussi Jenny & Andrew, ou encore mes 2 chouchous Bob & Helen : ils sont tous un peu cabossés par la vie, et ça ne les en rend que plus attachants.

 

Rod Marty maîtrise également très bien l'art de la tension dramatique. En effet, dès les premiers mots, on est pris dans l'histoire des habitants de Peakwood, et l'auteur sait faire monter son suspense tout en douceur pour arriver jusqu'à une angoisse presque insoutenable ! Ça commence par des manifestations bizarres comme des rêves ou des blessures fantômes,... puis tout finit par partir en sucette. Une atmosphère mystérieuse et de plus en plus oppressante très réussie.

 

Bon, j'avoue que j'ai un peu moins apprécié la seconde moitié du roman où le côté surnaturel de cette malédiction indienne devient presque omniprésent, je préférais quand il était sous-jacent et que l'angoisse grondait avant d'éclater. Mais c'est une question de goût parce que cet aspect fantastique est savamment inséré à l'histoire.

 

 

En bref, du Young Adult bien ficelé et conté avec talent. Que demander de plus ?

 

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

PS : mention spéciale à Scrinéo pour cette magnifique couverture, très fidèle à l'histoire !

 

 

D'autres avis : un roman sublime pour LePetiteÉtagère ICI, un gros gros coup de coeur pour FrenchDawn ICI, un cocktail détonnant pour Preskillia ICI, un rythme entraînant pour Lelf ICI, et un avis mitigé chez Lectures Trollesques ICI.

 

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 18:36

 

 

 

 

 

 

Résumé :

Pierre Sauvé. À l'orée de la quarantaine, veuf, père d'une fille de 20 ans. Sergent-détective à la police municipale de Drummondville, il enquête sur un quadruple meurtre qui toutes les apparences d'un crime passionnel.

Frédéric Ferland. Début de la cinquantaine, divorcé, père de 2 adultes qu'il ne voit guère, il cherche depuis des années l'excitation ultime, celle qui donnera un sens à son existence et à la vie en général, qu'il a toujours trouvée terne. Psychologue, il exerce sa profession dans la ville de Saint-Bruno.

Maxime Lavoie. Trente-sept ans, célibataire, idéaliste... et milliardaire. Il y a deux ans, il a quitté ses fonctions de président de Lavoie inc. pour devenir le producteur et l'animateur de Vivre au Max, l'émission de télé-réalité la plus controversée de l'heure... mais aussi la plus populaire.

Trois hommes différents, trois existences que tout sépare. Or, contre toute attente, leurs chemins se croiseront bientôt et leur vie en sera bouleversée à jamais. Tout comme celle de milliers de gens... tout comme la vôtre !

 

 

 

Il m'a fallu 15 jours pour venir à bout de cette brique de 730 pages bien tassées : un roman dense qui vous immerge totalement dans le monde (effrayant) dépeint par Patrick Sénécal.

 

On entre dans l'histoire avec une première scène qui décoiffe, aussi stressante que terrible. Une femme, tout ce qu'il y a de plus banal, assassine de sang-froid et sans aucun remord, son ex-mari, sa compagne et.... leurs 2 bébés. La scène est carrément choc et ce ne sera pas la seule : on a également droit à une belle scène de partouze sans fards ou encore, à une scène très trash d'une violence crasse et sordide mettant en scène un enfant. L'auteur n'est pas là pour ménager son lecteur : il est là pour nous secouer et pour nous faire réfléchir.

 

 

Le point fort de ce roman fut incontestablement pour moi son découpage hors du commun : on commence en lisant le chapitre 21, puis le 8 puis retour au 22, puis le 1, etc. On reçoit ainsi dans le désordre 40 pièces d'un puzzle, formant ainsi un mystère très habile. Une chronologie complètement éclatée, et pourtant limpide : un bel exploit de la part de l'auteur de réussir à ne pas nous perdre tout en nous perdant sciemment. Une expérience de lecture unique.

 

 

Au coeur du roman, il y a une émission de télé- poubelle réalité : Vivre au Max. Spectaculaire, indécent, voyeur et immoral. Son présentateur est un milliardaire, qui aide des participants à réaliser leurs rêves les plus fous en direct à la télé : des fantasmes sexuels (coucher avec une actrice porno), des défis extrêmes et dangereux, des vengeances pathétiques (humilier son patron en direct) ou, beaucoup plus rarement, des causes humanitaires. Ainsi, à travers les destins croisés de plusieurs personnages, l'auteur nous livre sa vision du monde contemporain, aussi fataliste que pessimiste. Et ça fait froid dans le dos puisque tout s'appuie sur notre monde et ses dérives. Notre égoïsme, notre ignorance, notre naïveté, nos désillusion, notre paresse, notre négligence... qui conduisent à un vide abyssal. La vacuité totale de notre vie et de nos aspirations. Un portrait affligeant de la race humaine.

 

 

Par contre, en ce qui concerne le rythme, j'ai trouvé que Sénécal était un peu trop long à donner des pistes de réponse, et parfois, j'avais l'impression de suivre une émission de téléréalité au teasing-intempestif-à-3-sous (coucou TPMP). La première moitié du roman, celle où l'on reçoit les pièces du puzzle une à une, est vraiment très prenante, mais dans la seconde moitié, quand les pièces s'imbriquent, il y a vraiment quelques aspects "too much" et c'est dommage parce que le propos étant d'une grande pertinence, il n'y avait pas besoin de ces exagérations. Bref, parfois trop tiré par les cheveux à mon goût... Quoique finalement, le roman ne dépasse pas tant que cela la réalité...

 

 

La fin nous offre un feu d'artifice de folie, non sans rappeler l'actualité (parisienne, notamment) à divers degrés. Un déluge. BAM. BAM BAM BAM.

 

 

En bref, même si tout ne m'a pas convaincue, c'est indéniablement une lecture que je n'oublierai pas.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un livre exceptionnel pour Yvan (ICI), Laura a beaucoup aimé (ICI), et un livre qui prend aux tripes pour Fille de Lecture (ICI).

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 08:00

 

 

 

 

Résumé : « J’ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l’ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T’écrire m’a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m’enserre le cœur. Je voudrais fuir l’histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille. »

 

 

 

112 pages.

 

112 pages d'un tout petit format qui vous tient dans la main mais qui prend toute la place dans votre coeur. Pas un mot de trop ni un de trop peu.

 

Ce roman est en fait une longue lettre ouverte de Marceline Rozenberg à son père, ce père qui lui a manqué terriblement toute sa vie car, lui, n'est pas revenu de la déportation. Elle lui raconte ce qu'elle a vécu depuis l'année de ses 15 ans, et ce qu'elle est devenue, mais elle nous offre aussi un regard éclairé sur le monde d'hier et d'aujourd'hui ("une mosaïque hideuse de communautés").

 

Plus qu'un livre sur les camps de concentration, "Et tu n'es pas revenu" est surtout l'histoire de l'amour magnifique d'une fille pour son père. Avec beaucoup de pudeur, l'auteur met des mots sur l'horreur des camps, mais surtout, sur l'horreur du retour à la vie, ou plutôt l'impossibilité du retour à la vie, en raison de la permanence du camp en elle. Quand personne n'est en mesure de comprendre ni même d'entendre (et encore moins d'écouter) les témoignages des survivants. Quand elle aurait tout donné (y compris sa propre vie) pour que son père soit là, pour pouvoir diviser le poids des souvenirs en deux. Quand même ceux qui n'ont pas été déportés finissent par être tués par les camps.

 

C'est un roman très émouvant, qui vous serre la gorge et le coeur, et plusieurs micro-scènes sont d'une rare intensité : poignante, comme celle où Marceline croise son père pour la dernière fois, ou plus anecdotique, comme celle des petites cuillères de Simone Veil.

 

 

En bref, un livre à lire.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

Marceline à 15 ans

 

Marceline sur un tournage

 

Marceline et Simone Veil

 

 

 

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 17:09

 

 

 

 

 

Résumé : Beryl Markham a 2 ans lorsque sa famille s'installe au Kenya en 1904. Très vite abandonnée par sa mère, elle est élevée par son père – entraîneur de chevaux de course – et par les natifs de la tribu Kipsigi, qui vivent sur les terres paternelles. Cette éducation non-conventionnelle pour quelqu'un de son rang fait d'elle une jeune femme audacieuse et farouche, qui voue un amour sans bornes à la nature sauvage et se moque de la bienséance. De mariages ratés en liaisons contrariées – elle tombe éperdument amoureuse de Denys Finch Hatton, l'amant de l'auteure Karen Blixen –, Beryl va peu à peu s'imposer comme l'une des femmes les plus singulières de son temps. Elle sera la première aviatrice à accomplir un vol transatlantique en solitaire d'est en ouest...

 

 

 

"L'aviatrice" est une biographie romancée qui nous conte l'histoire de Beryl Markham, une héroïne hors du commun. Une femme aventureuse et non-conformiste, pleine d'audace et de cran, qui a toujours vécu sa vie selon ses propres règles et en a parfois (trop souvent) payé le prix. Trop naturelle. Trop moderne. Et surtout bien trop libre pour son époque.

 

Quel destin ! Le volet "aviatrice" n'est que l'aboutissement d'une existence remplie d'expériences incroyables, car avant cela elle aura vécu 100 autres vies : celle d'une petite sauvageonne intrépide courant pieds nus dans la savane au milieu des phacochères et des lions, celle d'une jeune lady coincée dans un mariage arrangé, celle d'une éleveuse de chevaux de grand talent, et également, celle d'une femme que l'amour n'aura jamais su rendre heureuse ni combler autant que les paysages majestueux du Kenya du début du 20ème siècle.

 

 

Quand on commence à lire ce roman, on y trouve des paysages, des aventures, et une atmosphère  à la "Out of Africa". Et on ne croit pas si bien dire car au coeur de l'histoire, on croise Karen Blixen et Denys Finch Hatton, les 2 héros du célèbre film, ce qui nous permet de retrouver avec bonheur ces personnages (réels) et de les découvrir sous un autre jour.

 

 

 

Je terminerai en vous disant que j’ai trouvé que Paula McLain avait un talent de conteuse hors pair, réussissant à la fois à nous faire vivre les aventures de Beryl mais également à nous faire (res)sentir la nature environnante de ce pays enchanteur, au milieu de cette terre rouge de la savane ou du domaine de Green Hills. Et grâce à cette très belle écriture, c'est un aller simple pour le dépaysement que nous offre son auteure.

 

 

En bref, un très bon moment de lecture.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

Et comme je l'ai reçu en double : CONCOURS. Je vous offre la possibilité de gagner 1 exemplaire du roman, en commentant simplement ce billet. Concours ouvert à la France et à la Belgique, jusqu'au samedi 7 novembre 2015, minuit. Résultat du tirage au sort dans l'article du "In My Mailbox" le lendemain.

 

 

 

 

D'autres avis : Léa Touch Book ICI et Au Jardin Suspendu ICI ont beaucoup aimé. Et même si l'avis du gaillard ne vaut pas grand chose à mes yeux, Gérard Collard a adoré, par ICI (à 26min30).

 

 

Un dernier mot sur la couverture : c'est pour moi une (grosse) erreur des Presses de la Cité de ne pas avoir conservé celle de la VO qui avait le mérite de représenter en un coup d'oeil cette atmosphère à la "Out Of Africa" et qui aurait, j'en suis persuadée, décuplé les ventes !

 

 

 

 

Et parce que leurs destins m'ont passionnée, quelques photos des personnages réels dont s'est inspiré ce roman.

 

 

Beryl Markham

 

 

Denys Finch Hatton 

 

   

Karen Blixen

 

Berkeley Cole

 

 

 

14ème lecture de la rentrée littéraire 2015

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 07:00

 

 

 

 

 

Résumé : 1944. Envoyées dans les camps avec les millions de victimes de l'holocauste, 3 femmes enceintes : Priska, Rachel et Anka. Trois bébés qui naissent à quelques semaines d'intervalle dans les plus épouvantables circonstances, en déportation. Ils pèsent moins de 1.5 kilo, leurs mères une trentaine, et sont orphelins de pères, tués par les nazis. Malgré le froid, la faim et la menace permanente des chambres à gaz, femmes et enfants survivront. Soixante-dix ans plus tard, ces sœurs et frère de cœur racontent l'incroyable histoire de leurs mères qui défièrent la mort pour leur donner la vie.

 

 

Ce livre n'est pas un roman, c'est une histoire vraie, qui nous est racontée en se basant sur des lettres personnelles, des archives historiques, des témoignages et les souvenirs de ces survivants.

 

Je pense qu'il est bon, de temps en temps, de faire une piqûre de rappel de ce que fut cette période noire de l'Histoire. Et ce document écrit par Wendy Holden est parfait pour cela. Parce que, d'une part, il nous offre un éclairage historico-géo-politique sur les années 1920-1940, à la fois bien documenté et pas trop indigeste, et que d'autre part, nous suivons tout au long de ces pages le destin de 3 femmes fortes, qui ont eu la volonté et la chance, de survivre à l'Holocauste.

 

Trois jeunes femmes qui commencent le chemin de croix de la déportation à 28, 25 et 27 ans, et qui ont plusieurs points en commun : leur goût pour l'étude, le savoir et les langues, l'amour indéfectible pour leur mari, la vie qu'elles portent en elle, et leur force. Priska est slovaque, Rachel polonaise et Anka tchèque, ce qui permet à l'auteur de nous éclairer sur la naissance et l'amplification progressive, dans chaque pays, des (horribles) mesures antijuives, de la création des différents (épouvantables) ghettos, et des déportations vers les (monstrueux) camps. C'est très bien documenté sans être trop indigeste.

 

Comme dans tous les récits de ce genre, ces trois femmes sont écrasées par la tyrannie nazie, la famine dans les ghettos et les camps, l'avilissement, les sélections durant les Appels interminables, la menace du Zyklon B, la déshumanisation, la faim, les maladies, l'épuisement et la barbarie.

 

On retrouve bien sûr dans ce document des noms tristement célèbres comme ceux du Docteur Mengele, d'Himmler, d'Auschwitz-Birkenau, de Varsovie ou encore de Mauthausen. Cependant Wendy Holden prend également la peine de nous conter des épisodes moins connus, comme celui du terrible mur des parachutistes, non loin des escaliers de la mort. Mais aussi des (rares) scènes remplies d'humanité, qui ont permis à ces déportés de croire encore un peu en l'Homme et en la Vie. Comme l'effervescence culturelle du camp de Terezin, l'intimité encore possible pour certains couples dans les camps, ou encore les merveilleux habitants et le chef de gare au très grand coeur du village de Horni Brisa.

 

Je dirais que le seul bémol de cette lecture, c'est que durant les 300 premières pages, on a surtout droit à cette histoire politique de l'Europe nazie et Priska, Rachel et Anka sont là mais en filigrane. Tandis que les 150 dernières pages (les seules pages qui devraient s'appeler "Les bébés de Mauthausen, en fait), consacrées à l'arrivée dans l'horrible camp de Mauthausen et à la vie après la guerre, sont plus riches (et dures) émotionnellement car elles se concentrent vraiment sur Priska, Rachel, Anka et leurs bébés. Très touchant.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

 

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 14:22

 

 

 

 

Résumé : Ils sont 2 à la surveiller, à l'interroger pour lui faire dire ce qu'elle n'a pas vu. Ils dressent de son fils un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu'elle refuse. Seule, à l'écart du monde, dans un lieu protégé, elle tente de s'opposer au mythe que les anciens compagnons de son fils sont en train de forger. Lentement, elle extirpe de sa mémoire le souvenir de cet enfant qu'elle a vu changer. En cette époque agitée, prompte aux enthousiasmes comme aux sévères rejets, son fils s'est entouré d'une cour de jeunes fauteurs de trouble infligeant leur morgue et leurs mauvaises manières partout ou ils passent. Peu à peu, ils manipulent le plus charismatique d'entre eux, érigent autour de lui la fable d'un être exceptionnel, capable de rappeler Lazare du monde des morts et de changer l'eau en vin. Et quand, politiquement, le moment est venu d'imposer leur pouvoir, ils abattent leur dernière carte : ils envoient leur jeune chef à la crucifixion et le proclament fils de Dieu. Puis ils traquent ceux qui pourraient s'opposer à leur version de la vérité. Notamment Marie, sa mère. Mais elle, elle a fui devant cette image détestable de son fils, elle n'a pas assisté à son supplice, ne l'a pas recueilli à sa descente de croix. À aucun moment elle n'a souscrit à cette vérité qui n'en est pas une.

 

 

 

Quelle originalité (et quelle audace !) de faire de la mère de Jésus, l'héroïne d'un roman, et de lui donner (enfin) la parole.

 

Dès les premières pages, on découvre Marie, à la fin de sa vie. Elle se confie à nous dans une sorte de long monologue où elle nous raconte son malaise face aux discours des apôtres qui veulent lui faire dire LEUR vérité sur Jésus, afin de la coucher dans leurs écrits,... mais c'est une vérité qu'elle ne partage pas.

 

Car, et c'est là toute la richesse du roman, à travers les questions insistantes de ces deux apôtres, Marie va nous conter des événements que nous connaissons tous (le paralytique qui remarche, la résurrection de Lazarre, le vin changé en eau aux Noces de Cana, ou encore le chemin de Croix et la Crucifixion) mais selon ses propres souvenirs à elle. Ce qui leur donne un éclairage neuf et différent, plus terre-à-terre et moins métaphorique.

 

Ce fut également très intéressant de voir la distance que garde Marie face aux discours grandiloquents de son fils, face à un Jésus un peu orgueilleux, pompeux et solennel dans lequel elle ne reconnait plus vraiment celui qu'elle a mis au monde.

 

J'ai trouvé ce portrait de Marie vraiment touchant et je n'ai pas pu rester insensible en la voyant ainsi assister, impuissante et révoltée, à la mythification de la vie (et de la mort) de son fils ; et de partager avec nous ses regrets, sa culpabilité et ses remords, en toute honnêteté.

 

 

En bref, un roman audacieux, différent et touchant.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

 

 

9ème lecture de la rentrée littéraire 2015

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 14:48

 

 

 

 

 

Résumé :  L'un boit, l'autre sniffe, le troisième fornique à corps perdu. Les autres ne sont pas en reste. Tous sont addicts (alcoolisme, sport, jeux d'argent, sexe, cocaïne, etc.) et se trouvent embarqués dans une thérapie de groupe d'un nouveau genre. Ils y trouveront ce qui n'était pas prévu : la polyaddiction. Ça secoue. Mais pas seulement : car ces ennemis de la vie ordinaire vont aussi découvrir dans le groupe l'entraide, l'amitié, et l'amour...

 

 

 

"Les ennemis de la vie ordinaire" est ma première rencontre (et certainement pas la dernière) avec Héléna Marienské, qui nous offre une vraie bouffée d'air frais et d'humour dans cette rentrée littéraire  (qui se prend parfois un peu trop au sérieux et aime tant se mirer dans son nombril).

 

En effet, j'ai pris énormément de plaisir à lire cette comédie débordante de vie, et je me suis prise d'affection pour tous ces addicts.

 

 

Parce que ce sont eux qui font tout le sel de ce roman, ces 7 épaves qui sont plongées jusqu'au cou dans leur addiction : il y a Mylène, la shoppeuse compulsive  (à côté d'elle, Becky Bloomwood est vraiment une petite joueuse) ; Jean-Charles, sosie du Pape et curé cocaïnomane qui s'en fout plein les narines avant ses sermons endiablés  ; Élisabeth (ma chouchou) qui se noye dans l'alcool pour oublier combien son mari est un ignoble infect connard ; Gunter, qui flambe sur les tapis verts ; Pablo, drogué du sport  ; Mariette, 17 ans et accro à un peu toutes les substances ; et enfin Damien, le sex-addict pédant et cynique, qui adore les habits d'époque et qui gicle, baise, jute, astique, branle, fourre et s'auto-fellationne matin, midi et soir 

 

C'est là qu'entre en jeu leur psy -aussi sûre d'elle qu'inefficace- qui va les faire travailler lors de réunions de groupe.  Elle est convaincue que ça peut les aider à vaincre leurs addictions et leur impuissance. Elle espère des résultats époustouflants... Elle va être servie... Effets indésirables et dommages collatéraux au rendez-vous



Plus on avance, plus les personnages s'enfoncent dans leur folie, leur démesure, et nous entraînent dans leurs délires perchés et dans des scènes baroques. Et si c'est souvent très drôle, c'est aussi parfois émouvant et doux-amer, parce qu'après leurs trips euphoriques, on revient toujours à la honte et à la déprime.

 

 

J'ai trouvé le tout très bien écrit, et très dynamique, et même si la dernière partie est moins crédible, voire complètement improbable, Héléna Marienské a réussi à garder mon intérêt tout du long.

 

 

En bref, une comédie réussie, que je ne peux que vous conseiller.

 

 

Ma note : 4 b pn
 



D'autres avis : passionnant pour Pimousse ICI, Christophe est très déçu ICI, intelligent et très habile pour Fuji ICI, et enfin, Liligalipette est mitigée par ICI.

 

 

Et enfin, une interview d'Héléna Marienské.

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7ème lecture de la rentrée littéraire 2015

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 16:01

 

 

 

 

 

Résumé : L'immense succès de Rien ne s'oppose à la nuit a laissé quelques traces dans la vie de Delphine de Vigan, du moins sur celle qui raconte cette histoire. Elle n'a plus pu écrire une ligne après ce récit autobiographique très dur qui a rencontré un écho inattendu. C'est là que survient L., une jeune femme charimastique avec qui l'auteur sympathise. La nouvelle amie se révèle bientôt possessive, vampirique, envahissante, et une relation malsaine s'installe. Delphine reçoit des lettres anonymes haineuses et se trouve peu à peu en totale incapacité d'écrire...

 

 

 

Bon bon bon, voici un billet qui va être difficile à écrire pour réussir à nuancer mon avis comme je le souhaiterais.

 

Ce roman est présenté comme un mélange d'autobiographie et de fiction, de roman psychologique et de thriller. Et en effet, pour l'autofiction, on est servi. Delphine de Vigan parle d'elle, d'elle, d'elle, ou encore d'elle. De ses amis du monde littéraire. Et parfois de son François Busnel de mari.

 

Si j'ai trouvé la première partie ultra PASSIONNANTE et pleine de promesses (les coulisses du monde de l'écriture), j'ai presque fait une overdose de nombrilisme viganesque dans le second chapitre (je, je, moi je). Avec comme l'impression que l'auteur tournait en rond, ne faisait que répéter, répéter et répéter jusqu'à plus soif ce qui était déjà pourtant bien clair depuis les débuts. Et Delphine de Vigan a bien failli me perdre en cours de route tant j'étais déçue...

 

Puis il y a la troisième et dernière partie. J'ai d'abord eu peur de l'hommage un peu trop appuyé au "Misery" de King, mais ensuite, Delphine de Vigan réussit avec talent à (enfiiiin) réunir la réflexion littéraire et l'intrigue de son roman pour ne plus former qu'un tout uni. J'ai tout particulièrement apprécié ce remake littéraire de la scène culte d'Usual Suspects. Et puis il y a la toute fin... les 50 dernières pages. Et je pense que c'est la première fois de ma carrière de lectrice qu'un dénouement me contente autant, surtout quand j'ai trouvé le reste du roman en dents de scie. Je ne pensais pas que Delphine de Vigan réussirait à retomber sur ses pattes et pourtant, si, et ce jusqu'au dernier mot de la fin*.

 

Donc pour moi, un rythme très (trop) inégal et décousu, où les deux propos sont intéressants : d'une part, celui sur le métier d'écrivain, sur la déferlante du succès aussi inattendu que brutal de "Rien ne s'oppose à la nuit" et ses conséquences dans la vie de l'auteur, sur la peur de la page blanche ou encore sur l'intérêt pour un romancier -à l'heure de l'omniprésence de la téléréalité- d'écrire de la fiction ou de l'autobiographie. Puis d'autre part, l'histoire de Delphine de Vigan vampirisée par L., une fan intrusive, aussi fascinante qu'effrayante. Deux propos intéressants donc, mais qui ne se mêlent jamais vraiment "pour du vrai", restant finalement chacun de leur côté. J'aurais préféré que l'intrigue aux airs de "JF partagerait appartement" soit mieux liée à la réflexion de l'auteur, et que donc, on ait droit à davantage de tension et d'intensité (qui manquent un peu au roman).

 

En bref, en tant que mise en abyme un peu "conceptuelle", j'ai trouvé ce roman très réussi, voire même tout à fait brillant, ... même si tout ne m'a pas convaincue. Et j'ai beaucoup aimé le fait que le lecteur reste sans réponses à toutes les questions (vérité ? fiction ? réel ? imagination ? autobiographie ?) qu'il s'était posées dès le début.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : Leiloona est "fabuleusement conquise" ICI, une "pépite" pour Échappées littéraires ICI, "poignant et perturbant" pour MicMélo ICI, "incontournable" pour Léa Touch Book ICI, "un roman coup de poing" pour Un Jour Un Livre ICI, et une "déception" pour Julia ICI.

 

Et par ICI, une interview de l'auteur qui parle de son roman, de sa part autobiographique ou non, de son compagnon François Busnel, etc.

 

 

6ème lecture de la rentrée littéraire 2015

1er % atteint !

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 16:29

 

 

 

 


 

Résumé : Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé 18 ans à se cacher dans une petite ville de l’Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d’avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère. En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l’énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d’années à se cacher, quitter l’anonymat c’est laisser à son bourreau l’occasion de la retrouver. Et de se venger....

 

 

Après avoir lu le résumé ainsi que le billet d'Yvan (ICI), je me réjouissais vraiment de pouvoir découvrir cette histoire, et j'ai en effet passé un bon moment de lecture.

 

Jax Miller signe avec "Les infâmes" son premier roman et je dois bien avouer que ça se sent parfois : quelques facilités et beaucoup d'invraisemblances, un peu trop de "heureux hasards" et une fin... carrément holywoodienne.

 

Mais pour le reste, je n'en ai pensé que du bien et j'oserais même dire qu' il y a du Tarantino qui coule dans les veines de ce roman (oui, rien que ça !) : dans cette atmosphère complètement déjantée, dans la violence gratuite mais justifiée, dans les odeurs de poudre, de dope et de sang, dans les descriptions très cinématographiques, et puis surtout, dans les personnages.

 

Ah les personnages... incontestablement la force de cette histoire. Une belle bande de paumés, d'illuminés et de décérébrés du bulbe. On y croise un gourou complètement détraqué qui n'hésite pas à se branler dans sa sacristie (ahum), une ignoOoOooble bonne femme de 300 kg à la grande gueule, aux dents pourries (franchement elle est priceless), et aussi infâme que ses 3 cul-terreux de fils. Une belle famille de groseilles. Sans oublier le psychopathe obsessionnel, la pute cultivée ou encore le frère en chaise roulante, qui m'a arraché quelques rires (Ça sent la chatte!).

 

Puis surtout,  il y a Freedom, l'héroïne, barmaid dans un bar de motards dans le trou du cul du monde. Elle est torturée, écrasée par le poids de son passé, elle jure comme une charretière et il vaut mieux ne pas trop s'y frotter parce qu'elle ne fait pas dans la demi-mesure, Freedom. Une vraie dure, qui va vous emmener dans un sacré périple...


 

En bref, un roman bien noir, où ça gicle dans tous les sens !

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un roman époustouflant pour Yvan ICI, Au bordel culturel lui attribue 19/20 ICI, et Le chat du Cheshire a été captivée tout du long ICI.

 

 

5ème lecture de la rentrée littéraire 2015

 

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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