3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 07:00

 

 

 

 

 

Résumé : À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. En dépit d'un rythme professionnel soutenu, elle parvient à être à l'écoute de cette adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n'ont pas de secrets l'une pour l'autre. C'est en tout cas ce que croit Kate, jusqu'à ce matin d'octobre où elle reçoit un appel de l'école. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu'elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d'ambulances et de voitures de police. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l'établissement. Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d'accepter l'inacceptable... Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question. Obsédée par cette révélation, Kate s'immisce alors dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu'elle ne la connaissait pas si bien qu'elle le pensait...

 

 

Voilà un roman dont j'attendais beaucoup au vu de sa quatrième de couverture, et je n'ai pas été déçue. Kimberly Mc Creight nous offre une plongée inquiétante dans le monde lycéen : parfois terrifiant de cruauté avec des adolescentes venimeuses, et parfois plus léger, avec des petits airs de "Gossip Girl".

 

Première grande qualité : les personnages. Tant les adolescents que les adultes, je les ai tous trouvés très justes, et l'héroïne, Amelia, est encore plus réussie que tous les autres : un beau portrait d'adolescente. Belle, intelligente, drôle, sportive, perspicace, toute en simplicité... et pourtant parfois si seule... une porte ouverte au recrutement du Club Secret des salopes pimbêches de Magpies.

 

Et à mon avis cette réussite des personnages doit beaucoup au rythme du roman. En effet, dans la première moitié du roman, l'auteure prend bien le temps de la mise en place, la tension est présente, mais en filigrane, et on a donc tout le loisir de faire la connaissance d'Amelia & de Kate, et d'aimer (ou de détester) toutes celles et ceux qui gravitent autour d'elles. Et grâce aux flash-back, aux conversations et statuts Facebook, aux articles de blog et aux points de vue alternés entre Amelia et sa maman, les pièces du puzzle commencent à s'assembler, piano mais crescendo. Puis, dans les 150 dernières pages, on ne peut plus lâcher le roman, impossible. On veut savoir, on veut comprendre s'il s'agit bel et bien d'un suicide, ou d'un accident ou bien... Et Kimberly Mc Creight parvient à garder le secret jusque dans les toutes dernières pages.

 

En plus de cette tension, j'ai vraiment ressenti beaucoup d'émotions durant cette lecture, et j'avais constamment un poids sur la poitrine, effarée de découvrir toutes les formes pernicieuses et nauséabondes que pouvait prendre le harcellement scolaire. A faire froid dans le dos. Bouleversant et étouffant.

 

Enfin, même si on pourrait lui faire de petits reproches, comme le manque de crédibilité dans le travail de la police en binôme avec la maman, ou encore au sujet des motivations de certains adultes (au cours des révélations finales), il n'en demeure pas moins que je me suis régalée avec cette lecture.

 

 

En bref, je recommande, tout simplement.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

Bonne (j'espère!) nouvelle, Nicole Kidman a acquis les droits d'adaptation cinématographique pour un film produit par HBO.

 

   

 

 

 

 

4ème lecture de la rentrée littéraire 2015

 

 

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 07:00

 

 

 

Résumé : Tout commence par un avis de recherche, diffusé à la suite de la disparition d'une enfant de 8 ans. La photo est un choc pour une institutrice qui a bien connu cette gamine. Pour elle, pas de doute : cette Diana n'a pas été enlevée, elle est déjà morte, et ses parents sont coupables. Remontant le temps, le roman égrène les témoignages de ceux l'ayant côtoyée, enseignants, grand-mère et tante, médecins, assistants sociaux, gendarmes...

 

 

Dès le premier chapitre, on devine l'issue fatale de ce récit, tant la stupeur, la panique et le désespoir de l'institutrice qui découvre "l'avis de recherche" semblent profonds. Il est trop tard et on le sait.

 

Diana est une petite fille de 8 ans que les adultes ont échoué à protéger, et ce roman nous raconte le chemin qui a mené au désastre. La famille est hésitante, le personnel enseignant tire la sonnette d'alarme, et l'administration suit son cours, retranchée derrière ses procédures : on ouvre les yeux ou on les baisse, on hésite, on fait des rapports, on tente, on note, on frappe à toutes les portes, on interroge, on agit, on doute... Et pendant ce temps-là -interminable- Diana est maladroite. Très maladroite. Très très maladroite. Et plus elle est maladroite, plus le lecteur - complètement impuissant- a le coeur qui se serre et la gorge qui se noue. Un malaise lourd, collant et étouffant.

 

Du côté de la langue, on note une utilisation très particulière de la ponctuation -surtout du point, très peu présent- comme si les différents témoins avaient besoin de se décharger d'un poids, de dire enfin ce qui avait si longtemps été nié, tu ou minimisé. Parce que dans ce roman, les non-dits, à l'instar des silences de Diana, sont lourds de sens et de violence, ainsi que nous le montre par exemple cet unique paragraphe décrivant le quotidien de Diana, à travers les mots de son frère : il ne dit rien et pourtant il dit tout. La vérité brute, sans artifice.

 

Et quand on referme ce roman, on est un peu sonné. Ou beaucoup. L'effroi. Et on sait qu'il ne suffit pas de tourner la dernière page pour que cela s'arrête car des Diana, il y en a à tous les coins de rue.

 

En bref, un premier roman réussi et émouvant, d'ores et déjà finaliste du Prix Roman FNAC 2015.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

2ème lecture de la rentrée littéraire 2015

 

 

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 19:39

 

 

 

 

 

Résumé : Mais pour qui se prend donc Cluny Brown ? Cette jeune fille se soucie comme d'une guigne des conventions dans une Angleterre des années 30 encore corsetée par les traditions. Pour Cluny, une chose est sûre : la vraie vie est ailleurs... mais reste à savoir où ! Délicieuse comédie sur l'émancipation des femmes, critique espiègle de l'Angleterre des années 1930 engoncée dans son carcan moral, Les Aventures de Cluny Brown, ou quand une femme de chambre aussi délurée qu'attachante fait fi de toutes les conventions pour former un couple improbable avec un fantasque intellectuel polonais fuyant les nazis.
 


 

Une fois de plus, j'ai trouvé mon bonheur dans la collection Vintage de Belfond : un classique qui n'a pas pris la poussière et que j'ai été ravie de pouvoir découvrir. Malgré quelques lenteurs au milieu du roman (j'aurais voulu davantage de péripéties), j'ai pris beaucoup de plaisir et j'ai eu du mal à croire que ce roman avait 70 ans. Car sous des apparences légères et drôles, on a là entre les mains un roman féministe (dans le sens noble du terme) avant l'heure !

 

L'histoire se déroule dans l'Angleterre des années 30, où Mr Porritt ne sait plus comment gérer sa jeune nièce de 20 ans, non qu'elle soit difficile, mais elle ne veut pas rester à sa place (aller boire un verre au Ritz, ou prendre un bain chez un inconnu... pour qui se prend-elle donc ?) Alors il lui trouve une place de femme de chambre chez Lady Carmel dans le Devonshire, où Cluny va bien sûr rester fidèle à elle-même et amener un vent (une tornade) de fraîcheur.

 

La langue de Margery Sharp est tout à fait délicieuse : un peu surannée mais point vieillotte, c'est enjoué et plein de peps, notamment dans les dialogues qui ne sont pas sans rappeler ceux d'une (bonne) comédie au théâtre.

 

Mais le sel de ce roman, c'est Cluny Brown : un personnage hors du commun qu'il faut découvrir. Elle n'a pas sa langue dans sa poche, elle est déconcertante de spontanéité et de franchise, elle est effrontée, aussi naïve que délurée, pétillante et n'a que faire des conventions, ce qui a pour effet de désarçonner ou même de scandaliser les oreilles (coincées) de ces bonnes gens *Oh shocking !* Une héroïne fantasque tout à fait priceless.

 

 

 

 

En bref, si vous voulez faire un bond dans le passé et que vous appréciez l'humour british, ce roman est pour vous.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : Léa séduite par ICI, et Anamor sous le charme ICI.

 

 

 

Margery Sharp

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 18:11

 

 

 

 

Résumé : Jeune, belle, mariée à un homme qui la vénère, installée dans une jolie maison, Suzanne Stone ressemble à ces filles trop parfaites des magazines. Mais elle veut davantage, elle veut la célébrité. Isolée dans une petite ville de province, Suzanne décide que la télévision sera son royaume et, à force de persuasion, obtient un petit poste dans la station locale. Quand son époux est retrouvé mort, la veuve éplorée devient le point de mire des caméras. Alternant les témoignages, le roman tisse avec brio les voix de Suzanne et de son entourage. Énigmatique, capricieuse, la jeune femme est-elle pour autant l'arriviste perverse que certains dénoncent ? Et où est le vrai dans ce que raconte Jimmy, son admirateur adolescent ?

 

 

Pour écrire ce roman, Joyce Maynard s'est inspirée librement d'un fait divers (aux USA, en 1990) dont les protagonistes sont Pamela Smart et Billy Flynn.

 

 

 

 

Sur la quatrième de couverture, on peut lire que ce roman est une satire acérée de la culture de la célébrité et de l'omniprésence de la télévision, tout autant qu'un passionnant roman noir. Et je n'aurais pas mieux dit.

 

Joyce Maynard est une conteuse hors pair, qui sait autant se mettre dans la peau d'une femme que d'un adolescent obnubilé par le sexe, ou d'une jeune fille mal dans sa peau. Le roman est très bien construit, nous offrant successivement les points de vue de tout l'entourage des "héros" : c'est vif, très bien rythmé et ça se dévore comme un thriller. Je vous dirai tout de même que cette mécanique bien huilée de roman choral a fini par me lasser un peu dans les derniers chapitres, mais heureusement, j'ai beaucoup aimé la fin, qui a su me surprendre.

 

Ce qui est surtout admirable dans ce roman, c'est le portrait que l'auteure nous dresse de Suzanne Stone. Waouh ! C'est une petite provinciale prétentieuse, elle est narcissique (#imsexyandiknowit), menteuse, aguicheuse, arriviste, ambitieuse à en crever, et surtout, c'est une manipulatrice hors pair, qui joue avec les gens afin de servir ses ambitions et ses rêves de gloire.

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Une anti-héroïne comme je les aime : une vraie salope, prête à tout pour parvenir à ses fins. Et forcément, on a plusieurs fois le coeur qui se serre en voyant de pauvres innocents tomber dans ses filets...

 

Moins important, je suis moins convaincue par la couverture si neutre, parce que ce roman pourrait vraiment plaire à un très large public et elle mériterait d'être un peu plus tape-à-l'oeil, car comme le dit Suzanne, "On n'a qu'une seule chance de faire une première bonne impression".

 

En bref, un très bon roman qui se dévore et qui fait froid dans le dos quand on réalise qu'il est inspiré d'une histoire vraie (d'ailleurs Billy/Jimmy vient d'être libéré en juin 2015,... après 25 ans de prison).

 

 

Ma note :  4 b pn

 

 

 

D'autres avis : le billet tout aussi convaincu de La Fée Lit ICI, avec qui j'ai partagé cette Lecture Commune.

 

 

J'ai également regardé le film qui a été tiré de ce roman en 1995, avec notamment Nicole Kidman, Joachin Phoenix et Matt Dillon, et j'ai trouvé qu'il était un peu trop fidèle à la structure du roman (la succession des récits des personnages fonctionne moins bien à l'écran qu'à l'écrit) et qu'il avait plutôt mal vieilli.

 

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 19:37

 

 

 

 

Résumé : Mark Watney est l’un des premiers humains à poser le pied sur Mars. Il pourrait bien être le premier à y mourir. Lorsqu’une tempête de sable mortelle force ses coéquipiers à évacuer la planète, Mark se retrouve seul et sans ressources, irrémédiablement coupé de toute communication avec la Terre. Pourtant Mark n’est pas prêt à baisser les bras. Ingénieux, habile de ses mains et terriblement têtu, il affronte un par un des problèmes en apparence insurmontables. Isolé et aux abois, parviendra-t-il à défier le sort ? Le compte à rebours a déjà commencé…

 

 

 

Sachez-le, les débuts pourront paraître un peu lents pour certains (mais pas pour moi), notamment en raison de nombreuses explications scientifiques, chimiques, physiques ou botaniques sur la façon dont le héros compte s’y prendre pour trouver une solution à sa survie sur le long terme, durant des mois ou des années, en attendant l’arrivée de la prochaine Mission Arès sur Mars. Et on découvre très vite quel botaniste de l’extrême, quel MacGyver de l’espace et quel inspecteur gadget du quotidien est ce Mark Watney.

 

Assez rapidement dans le roman, sur Terre on découvre (enfin) que Mark n’est pas mort comme ils le pensaient tous et là, le suspense démarre vraiment, avec une tension thrilleristique (quand on parle de SF, on a le droit de créer des néologismes douteux, non ?).

 

En plus du côté « danger de mort et stress » similaire à celui du film « Apollo 13 », on trouve également des éléments qui ne sont pas sans rappeler « Armageddon » avec de l'action, des imprévus, de la poisse et surtout, beaucoup d’humour. Mark m’a fait rire (vraiment rire !) à plusieurs reprises avec son optimisme à toute épreuve, ses insultes, ses patates martiennes, ses sarcasmes et son humour -parfois douteux- (comme son « Matez les nichons (.Y.) » transmis en direct à la planète entière haha). Sacré Mark !

 

Et forcément, comme dans les films d’action, l’issue est assez prévisible mais ça ne gâche en rien le plaisir de lecture. Sachez également que le roman ne brille pas par son style, mais ce n’est de toute façon pas du tout ce qu’on lui demande.

 

 

En bref, un thriller survivaliste bien ficelé et efficace, avec un héros vraiment fun.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

La version poche sort en octobre et l’adaptation cinématographique (par Ridley Scott) fin 2015 : j’ai vraiment hâte de voir ça sur grand écran, avec Matt Damon dans le rôle principal. La bande-annonce ci-dessous.

 

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 07:00

 

 

 

 

Résumé : Figure du journalisme italien au XXe siècle, Oriana Fallaci (1929-2006) dépasse largement les frontières du pays qui l’a vue naître, les frontières géographiques autant que les frontières morales. Elle se définissait avant tout comme une femme libre. Née dans une famille antifasciste, engagée dans la Résistance aux côtés de son père, elle intègre à dix-sept ans la rédaction d’un journal de Florence. Dans ce monde essentiellement masculin, elle se distingue par son talent, sa détermination, et une originalité qui défie les codes du journalisme de l’époque. Des Etats-Unis au Vietnam, de l’Iran au Mexique, elle va sillonner la planète, couvrir les grands événements, et rencontrer tous ceux qui font l’Histoire : Kissinger, Khomeini, Willy Brandt, Golda Meïr, Yasser Arafat, Kadhafi… autant d’interlocuteurs avec lesquels elle crée un lien franc et parfois brutal, au plus près de l’émotion et de la contradiction. Au risque de déplaire et de s’attirer de nombreux ennemis. Le « style » Oriana Fallaci est né. Cristina De Stefano, journaliste et écrivain, retrace admirablement le parcours d’une aventurière du siècle et d’une pionnière. Elle nous dévoile aussi une Oriana intime, tourmentée et même romantique, qui a revendiqué jusqu’à la fin de vivre sans tabou.

 

 

Jamais je ne me serais retournée sur ce livre car je ne suis pas fan des biographies... et pourtant, je suis vraiment ravie de l'avoir lu tant le destin de cette femme est digne des plus grands romans. Cristina de Stefano nous offre en effet le portrait d'une femme unique dont la vie fut d'une richesse incroyable. On ne cesse d'ouvrir la bouche de surprise devant tout ce que cette femme a vécu et accompli.

 

Tout d'abord son enfance, dans l'Italie de la seconde guerre mondiale où elle prend part activement à la Résistance du haut de ses 14 ans, où l'on ne peut s'empêcher de se dire qu'avec de tels parents, elle ne pouvait devenir qu'une grande femme de ce monde. Mais à défaut de pouvoir être écrivain, elle fait le choix de la carrière de journaliste qui l'amènera à côtoyer les puissants de ce monde.

 

 

 

Entre ces pages, vous découvrirez comment elle a croisé la route de nombreuses stars et hommes politiques, tous ces noms qui ont fait l'actualité de ces dernières 50 années. D'abord contrainte d'écrire des articles sur les stars, elle a rencontré Elvis (qui en a pris pour son grade haha), Orson Welles, Salvador Dali, ou encore ses amis,  Sofia Loren et Sean Connery. Mais des années plus tard, grâce à sa pugnacité, elle finira par réaliser son rêve et devenir une correspondante politique (redoutée) et reporter de guerre. On la suit alors en Iran, à New-York, au Liban, en Israël, à Houston, au Mexique, ou encore à Saigon.

 

Quant à ses célèbres interviews, j'ai vraiment été surprise de voir tous les puissants qu'elle avait approchés et comment elle avait souvent réussi à les déstabiliser pour nous offrir des interviews vraiment éclairantes sur ces personnalités, n'hésitant jamais à les égratigner : Yasser Arafat, Benoît 16, Henry Kissinger (qui s'en mordit les doigts), Indira Gandhi, Lech Walesa, Golda Meïr, le Chah d'Iran, Haïlé Sélassié, Ariel Sharon ou encore Kadhafi et Khomeini. Waouh !

 

Grâce à cette biographie, j'ai découvert une grande femme : aussi belle qu'intelligente, avec un mauvais caractère fort, curieuse et habile, à la plume aussi talentueuse qu'acérée, sans concession, tenace et engagée, impertinente, effrontée et délicieusement irrévérencieuse. Une femme passionnée et passionnante. Mention spéciale également aux magnifiques photographes d'Oriana qu'on trouve au milieu de ce livre : très émouvant.

 

En bref, un destin unique, à découvrir.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : sur Goodreads ICI, ce livre a l'excellente note de 4.5/5.

 

 

 

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 10:19

 

 

 

 

Résumé : Ari, 15 ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais... C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers...

 

 

Depuis le billet de Cess sur ce roman (qu'elle avait lu en VO), je trépignais d'impatience de pouvoir le lire à mon tour.

 

J'ai passé un très bon moment avec Ari et Dante et grâce aux chapitres très courts, je n'en ai fait qu'une bouchée : une lecture idéale pour l'été.

 

Du côté de ce qui m'a complètement séduite, je noterai bien évidemment les 2 héros, Aristote & Dante, qui sont aussi attachants l'un que l'autre : ce sont vraiment de très beaux personnages. Mais ce qui m'a le plus plu tout au long de cette lecture, ce sont les parents de ces deux ados : des parents qui, malgré certaines failles, assurent vraiment dans leur rôle, et nous devrions certainement tous en prendre de la graine. J'ai vraiment adoré tous les passages qui nous laissaient entrevoir les relations entretenues au sein de ces deux familles : attendrissant et émouvant.

 

Du côté de ce qui pourrait peut-être moins plaire à certains, ce roman est sans grande surprise car on devine très vite comment tout va se dérouler et comment les obstacles vont être surmontés. Sans oublier la présence de certains clichés comme le soldat hanté par la guerre au Vietnam, la tante lesbienne qui apprend la tolérance à sa famille, ou encore les Mexicains et les gangs. Mais ça ne gâche en rien ni la lecture ni la beauté de l'histoire.

 

 

En bref, c'est c'est parfait pour la saison. C'est une histoire toute mignonne, pleine de douceur, toute en simplicité, et qui se laisser savourer comme un bonbon sucré.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : l'avis de La Fée Lit avec qui j'ai partagé cette lecture ICI, le très beau billet 100 % convaincu de Cess ICI, le coup de coeur de Simi ICI, le billet nuancé d'Eden ICI, et l'avis négatif de Floctopus ICI.

 

 

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 09:57

 

 

 

 

Résumé : Récemment évadés de Bagne, la planète-prison désertique, Lara, Renaud et une poignée de Foulards Rouges ont atterri dans les eaux de la planète Bleue... Il est temps pour eux de plonger au cœur de ses intrigues politiques, celles-là même qui ont fait d’eux des criminels, et désormais des fugitifs. Lorsque Lara se réveille, elle est d’abord surprise de ne pas s’être noyée. Mais son soulagement est de courte durée, étant donné qu’on l’envoie dans l’Arène des Justes... Qui, des puissants partis politiques qui s’affrontent sur Terre, est à l’origine de cette nouvelle épreuve ? Quelle que soit la réponse à cette question, Lara saura affronter dignement ce qui l’attend – car pour la Foulard Rouge, il ne s’agit là, une fois de plus, que de défendre chèrement sa vie.

 

 

L'an passé, je m'étais régalée de la Saison 1 des Foulards Rouges, complètement prise au jeu des épisodes à attendre (impatiemment) chaque mois. Alors c'est tout naturellement que j'ai veillé hier soir jusque 00.01 pour pouvoir découvrir le premier épisode de cette seconde saison.

 

Et ça valait le coup ! J'ai dévoré cet épisode, ravie de retrouver Lady Bang et son caractère plus que bien trempé.

 

Un épisode bien ficelé, sans tergiversations, qui nous plonge au coeur de l'action, notamment dans cette (horrible) Arène des Justes. Lara est certes affaiblie (cf. la fin de l'épisode précédent), mais d'une certaine façon elle est aussi plus forte que jamais, ce qui nous promet de l'action à gogo dans la suite de la saison, j'en suis certaine.

 

"Not just a pretty face" est également un épisode hyper visuel : on est projeté dans une atmosphère steampunk avec des ombrelles, des hauts-de-forme, des jabots de dentelle, des arc-en-ciel de corsages de soie et surtout, on a la chance de monter à bord de cet aérostat rutilant, avec ses tuyaux cuivrés et ses nuages de vapeur, pour découvrir l'impressionnante Canberra vue du ciel.

 

Et puis bien évidemment de nouveaux enjeux, de nouveaux dangers, et surtout de nouveaux personnages, dont l'énigmatique Kilian et ses atours punk-grunge (à mon avis, c'est lui sur la couverture !).

 

En bref, un épisode très réussi qui a répondu à toutes mes attentes : vivement le suivant !

 

Si vous avez déjà lu la saison 1, pas d'excuse, foncez, cet épisode est gratuit (ICI) ! Et si vous n'avez pas encore lu la première saison, pas d'excuse non plus, puisque le premier épisode est également gratuit (ICI).

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

 

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:55

 

 

 

 

Résumé : « Madame rêve, c’était quelqu’un. Fantasque, drôle, kleptomane, dépensière, égoïste, toxicomane, infidèle, belle et gracieuse. Elle passait partout et on lui passait tout. Madame rêve, c’était quelqu’un avant d’être une chanson. Je parle d’elle pour la première fois. » À l’origine de la chanson la plus mythique d’Alain Bashung, il y a un homme. Et un amour impossible. Pierre Grillet raconte cette femme qui lui a inspiré des paroles qu’on connaît malgré soi par coeur : ils se sont aimés, fuis, trahis, ils se sont réconciliés. Ils ont joué avec leurs vies. Natasha a hanté New York, les hôtels de luxe et les hôpitaux psychiatriques. Les amants se sont perdus mais l’amour est resté ; c’est ce qu’on découvre, page à page, dans ce livre envoûtant.

 

 

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Ce roman n'est pas uniquement le récit de la genèse de ce titre-phare du répertoire d'Alain Bashung. En effet, même si l'on se délecte des anecdotes qui furent à l'origine de la naissance de cette chanson, on découvre également avec grand plaisir comment un texte prend vie, grandit, et se bonifie pour enfin arriver à nos oreilles. Quelle chance de pouvoir découvrir les coulisses de la création musicale, mêlant à la fois détails de sa vie intime et professionnelle.

 

 

Madame rêve d'atomiseurs
Et de cylindres si longs
Qu'ils sont les seuls
Qui la remplissent de bonheur

Madame rêve d'artifices
De formes oblongues
Et de totems qui la punissent

 

 

Si comme moi cette chanson vous électrise et fait vibrer la moindre parcelle de votre peau, sans vraiment savoir pourquoi, vous découvrirez notamment entre ces pages le sens de ces paroles (que je n'avais jamais soupçonné) et vous vous direz que décidément, aucune autre voix n'aurait pu se mêler avec tant de justesse à ce texte.

 

Des souvenirs, des pensées, des émotions, des mots et des notes, des bribes de vie et des wagons... Mais ce roman, c'est surtout l'histoire des amours tumultueuses de l'auteur et de Natasha, la fameuse "Madame Rêve".  Sa muse, sa Bene Gesserit, son aimant. Trop belle, trop riche, trop gâtée. Qui ne cesse de disparaitre pour réapparaitre, tout au long de sa vie. Outre le fond que j'ai trouvé passionnant, ajoutons que c'est finement écrit, entre révélations et pudeur et puis, surtout, c'est intelligent.

 

Merci Pierre Grillet pour ce très joli petit roman (en taille, point en qualité!). Sismique et sensuel.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

En bonus, un de mes passages préférés :

 

Un jour ma mère m'appelle. Elle vit en province et écoute Europe n°1 fidèlement depuis toujours : "Je viens d'entendre ta chanson à la radio ! dit-elle sans prendre le temps de dire bonjour. J'ai bien aimé." Je suis un peu surpris, la connaissant. Ce qui me pousse à lui demander si elle a bien compris les paroles. "Je vais la réécouter et je te rappelle." Elle ne m'a jamais rappelé. Voilà que ma propre mère, destin cruel, semble donner raison aux marchands lucides : "Les paroles, les gens s'en foutent!" Oui et non. Une chanson c'est un être vivant, une rencontre. Qu'il s'agisse d'un coup de foudre ou d'une liaison, il y a ce qu'elle montre, ce qu'elle cache, et ce qu'elle ignore elle-même. On croyait bien la connaître et puis non, on croyait l'aimer et puis non. Enfin si. Il y a soudain une petite ligne de choeurs, une harmonie subtile, ou un jeu sur les mots qu'un jour, un soir, un peu plus sensible, on entend pour la première fois. Aimer sans comprendre, sans comprendre forcément tout tout de suite, c'est la magie de l'amour et des chansons. Les gens ne se foutent pas des paroles, dans cette rencontre qu'ils font, ils ne déshabillent pas leur partenaire instantanément, c'est tout.

 

 

 

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 19:32

 

 

 

 

 

Résumé : Dans la vie d'un couple, la naissance d'un enfant handicapé est un ouragan, une tempête. Quand sa petite fille naît porteuse d'une trisomie non dépistée, la vie de Fabien s'écroule. De la colère au rejet, de l'acceptation à l'amour, l'auteur raconte cette découverte de la différence. Un témoignage poignant qui mêle avec délicatesse émotion, douceur et humour.

 

 

Depuis que j'avais lu le billet émouvant de Jérôme Dunebergealautre (CLIC), j'avais très envie de découvrir ce roman graphique, et c'est enfin chose faite.

 

En effet, comme tous les billets le disent, cette histoire (vraie) vous prend au coeur et à l'âme. Tout simplement parce que Fabien Toulmé raconte le vrai, le sincère, sans se donner le beau rôle, en nous confiant ses pensées les plus tendres comme les plus sombres. Parce qu'il n'arrive pas à considérer sa fille comme son enfant. Dur. Dur et émouvant. ("On serait quand même plus tranquille sans elle" ou "Je me suis surpris à espérer que Julia ne survive pas à son problème cardiaque pour que ce cauchemar s'arrête"). Puis heureusement, il y a aussi l'humour qui fait du bien, comme ce "Bienvenue à Handicap Land" et puis quelques scènes incroyablement touchantes, comme celle du premier bain qui m'a bouleversée et émue aux larmes. Wow !

 

J'ai dévoré les 250 pages sans pouvoir m'arrêter, tant j'étais en osmose avec Fabien et sa famille. Pourtant les dessins n'ont rien de transcendant (même si le jeu des couleurs au fil des étapes est très réussi), ils ne m'ont pas vraiment marquée, et le texte est très simple, sans aucun artifice. Mais c'est très certainement ce qui donne cette impression de justesse et d'honnêteté, qui touche tant les lecteurs.

 

Je vous laisse découvrir cela avec quelques planches en fin de billet !

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : des coups de coeur pour Zulie (ICI), Nebel (ICI), Céline (ICI),  Mistigris (ICI), et Lizouzou (ICI). Et Livresse un peu plus nuancée (ICI).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 18:06

 

 

 

 

Résumé : Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train 2 fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason....

 

 

Avec ce pitch ultra tentateur, ça faisait des mois que j'attendais la sortie de ce roman ! Et même si tout ne fut pas parfait, cette lecture a tenu ses promesses d'un véritable page-turner.

 

On va commencer par mon bémol pour pouvoir terminer par tout le bien que j'ai pensé de cette lecture. Ma seule déception tient au fait que dès la moitié du roman, j'ai deviné qui était la personne coupable et quelles étaient ses motivations. En effet, l'auteur oriente tellement notre attention vers d'éventuels suspects que l'on est obligé de se méfier et de regarder ailleurs, de détourner le regard vers les zones de silence. Et bingo, pour la première fois de ma carrière de lectrice, mon hypothèse était la bonne. Alors je me dis que pour les lecteurs difficilement "dupables", ce roman se révèlera peut-être trop prévisible.

 

Néanmoins, pour le reste, Paula Hawkins a vraiment un talent certain : elle alterne avec brio les points de vue de ces 3 femmes, chacune paumée à sa manière, chacune blessée, et chacune... insupportable. Et c'est peut-être bien là ce qui m'a le plus séduit dans "La fille du train" : ces 3 ""héroïnes""" loin d'être parfaites ... à elles 3, elles cumulent pas mal de défauts : alcoolique, menteuse, violente, dépressive, égoïste, malhonnête, vindicative, croqueuse d'hommes, obsessionnelle, chiante, cruelle, infidèle, etc.

 

Et aucun des points de vue n'est moins intéressant que les autres : on découvre des épisodes du passé sous des éclairages différents, les morceaux du puzzle de l'enquête commencent à s'assembler, et on est littéralement pendu aux lèvres de Paula Hawkins : un page-turner efficace , durant lequel je me suis sentie très souvent aussi angoissée et oppressée que cette fille du train.

 

Anna et Megan sont toutes deux bien brossées, mais c'est sans conteste Rachel la plus réussie, cette femme qui vit sa vie par procuration (non, pas devant son poste de télévision) en imaginant celle des gens qui occupent les maisons qui défilent devant les vitres du train qu'elle prend quotidiennement. Elle fait pitié (et pas dans le bon sens du terme), ses promesses d'ivrogne ne la convainquent pas elle-même, et sa vie est carrément pathétique.... Mais on apprend quand même à l'aimer et on s'attache vraiment à elle : c'est très bien joué de la part de l'auteur de lui avoir donné le premier rôle car la plupart des observations et analyses de la situation viennent d'elles, alors forcément, on titube avec elle entre les nombreuses hypothèses, au rythme de ses cuites et de ses souvenirs épars...

 

En bref, malgré sa prévisibilité, un thriller psychologique qui saura vous tenir en haleine.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un roman psychologique de première classe pour Yvan, ICI ; un thriller de haut vol pour Démosthène ICI, un gros coup de coeur chez MademoiselleBooks ICI, un roman à ne pas manquer pour Etenplusellelit ICI, et enfin Stephanie PlaisirdeLire a adoré par ICI.

 

 

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 18:39

 

 

 

 

Résumé : A New York, dans les années 1950 « Le complet gris », c'est l'uniforme de l'Américain moyen, celui qui arrive tous les jours de sa banlieue pour travailler dans un quelconque gratte-ciel. Il est jeune encore, il a une femme et trois enfants, son travail ne l'intéresse pas beaucoup et la grande aventure de sa vie a été la guerre. Il a de l'ambition pourtant et en Amérique ambition égale argent ; il faut gagner beaucoup d'argent pour être un homme. Il accepte la situation d'avenir que lui offre un magnat de la télévision, mais cela veut dire de longues heures de travail, des absences, presque plus de vie de famille...

 

 

 

Ne vous fiez pas à cette couverture un peu austère et à ce titre peut-être pas très avenant : ce livre culte a été traduit dans plus de 25 langues, adapté au cinéma en 1956, et fut source d'inspiration pour la série Mad Men. Sur la quatrième de couverture, ce roman de Sloan Wilson est comparé au célèbre "La Fenêtre panoramique" de Richard Yates : certes, les mêmes thèmes y sont abordés, mais au lieu d'une vision plutôt (très) pessimiste (et dramatique), "L'homme au complet gris" offre une issue plus optimiste.

 

Le couple de héros, Tom et Betsy Rath, appartient à la petite bourgeoisie des années 1950, ils habitent un pavillon terne de banlieue et vivent une vie stéréotypée :  Tom est un petit employé, et Betsy, femme au foyer, s'occupe des 3 enfants, prépare des cocktails à son mari, et aspire à beaucoup plus que cela. Mais, derrière la façade, des difficultés vont faire surface tant dans leur foyer qu'au travail de Tom.

 

Malgré quelques lenteurs et longueurs (notamment dans les débuts du roman que j'ai trouvés trop longs dans la mise en place), et malgré un léger trop-plein de descriptions à mon gout, je me suis régalée avec cette lecture, complètement prise par l'histoire de ce couple, puis également entièrement sous le charme de ce Manhattan des années 1950.

 

Non seulement, j'ai trouvé que ce roman se lisait tout seul (ce qui est loins d'être le cas pour tous les romans écrits à cette époque), grâce à une écriture fluide (même si parfois un peu désuète), et également grâce à plusieurs intrigues qui s'entremêlent et à plusieurs rebondissements habiles. De plus, j'ai également beaucoup apprécié la façon de l'auteur de construire ses portraits : j'ai surtout été séduite par le personnage de Tom, que j'ai trouvé très attachant dans sa façon de faire face à l'adversité mais également dans toutes ses réflexions. Par contre Betsy m'a un peu moins plu : peut-être un peu trop "fade" à mon goût, puis j'ai toujours un peu mal avec ces femmes au foyer, un peu désoeuvrées, qui tentent d'en mettre plein la vue au voisinnage. Du côté des personnages secondaires, certains sont également très réussis, avec une mention spéciale au personnage du juge Bernstein, que j'ai trouvé très fort. Et touchant.

 

Une multitude de thèmes sont abordés -de façon très juste et également très actuelle- dans cette histoire : forcément tout d'abord les places respectives de l'amour et de la réussite professionnelle, de la famille et de l'argent, mais également des réflexions sur les cicatrices laissées par la guerre, sur le paraître, ou encore l'ambition et l'ascension sociale.


 

En bref, un roman qui a gardé sa fraicheur et que j'ai vraiment beaucoup aimé.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

 

D'autres avis : un roman à découvrir au plus vite pour le Café Powell ICI, un coup de coeur chez Le Manoir aux livres ICI, Grybouille a adoré ICI, et Karine a beaucoup aimé ICI.

 

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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