23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 09:00

 

 

 

Résumé : Charlène est une enfant comme les autres, qui vit sans trop se poser de questions, prend ce qu’on lui donne et ne demande rien. Elle habite un immense appartement à Paris avec ses parents, pas très aimants ni très amoureux. Charlène souffre : elle est asthmatique, se sent incomprise, mal aimée. Avec l’entrée au collège commencent de longs mois difficiles, de solitude et d’attente. Jusqu’à l’arrivée de Sarah, brillante, magnétique. Une amitié naît, qui pour Charlène est un don inespéré de la vie, un émerveillement. Avant les petites déceptions, les souffrances, la passion puis le désespoir.

 

 

J'ai lu hier le billet de la Facétieuse Lucie (ici) sur ce roman que je ne connaissais pas. Son avis ainsi que le fait que ce roman ait été écrit par une jeune fille de 17 ans m'a donné une irrépressible envie de le découvrir. Je l'ai donc ouvert dès le soir ... et je ne l'ai refermé qu'une fois la dernière page tournée.

 

Dans "Respire", on rencontre donc Charlène, 19 ans, enfermée depuis 2 ans entre les 4 murs de sa cellule. Pour meurtre. Elle nous raconte tout d'abord son enfance, sa famille, sa solitude, son caractère à la fois impétueux et effacé. Puis on en arrive au vif du sujet : la rencontre de la magnétique et exubérante Sarah, et la naissance d'une amitié fusionnelle. Mais très vite, la complicité laisse place à une relation à sens unique... jusqu'à la dépendance. Et l'obsession. Et pire.

 

Et c'est notamment pour cette raison que je n'ai pas pu lâcher cette histoire, tant j'étais abasourdie face à cette relation toxique et devant tant de cruauté d'une part, et tant de soumission de l'autre. J'ai trouvé la narration très crédible (à 17 ans, Anne-Sophie Brasme sait de quoi elle parle) et donc d'autant plus forte en émotions. Et du côté de la plume, même si on sent un peu le premier roman et la jeunesse de l'auteur (notamment dans les efforts visibles "pour écrire bien et poétique"), c'est vraiment tout à fait maitrisé.

 

En bref, un roman sur les tourments et les excès propres à l'adolescence, qui m'a tenue en haleine du premier au dernier mot et dont j'ai apprécié le sujet troublant.

 

Ma note :

 

 

Je vais maintenant trouver le temps de regarder l'adaptation cinématographique réalisée par Mélanie Laurent et sortie le mois dernier.


 

 

 

 

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 10:11

 

 

 

Résumé : Le temps des Revivers est arrivé. Les Revivers, ce sont ces hommes et ces femmes capables, d’un simple contact tactile, de ramener brièvement les morts à la vie – pour leur permettre de faire leurs adieux à leurs proches, par exemple, ou, dans les cas les plus radicaux, de révéler à la police l’identité de leur assassin. Modeste et introverti, Jonah Miller est l’un des Revivers les plus talentueux au monde. L’un de plus tourmentés, également. Et ce qui vient de lui arriver n’est pas pour le réconforter : lors d’une séance d’interrogatoire menée auprès d’une jeune femme sauvagement assassinée, Jonah a eu l’impression qu’une présence menaçante était tapie de l’autre côté, du côté des morts. Sensation uniquement due au stress ? Jonah n’en est pas certain... Petit à petit, il réalise que les pouvoirs dont il est dépositaire le dépassent. Bientôt, tout ce qu’il tenait pour vrai s’effondre, tandis que se dessinent les contours d’une sinistre conspiration... Dans la lignée de Minority Report et du Sixième sens, un thriller fantastique, dont Legendary Pictures -les producteurs d’Inception, de Dark Knight et de Watchmen- viennent d’acquérir les droits d’adaptation cinématographique.

 

 

Décidément, je suis en passe de devenir totalement fan des Éditions Super 8. Comme pour « Déchirés », j’ai trouvé ce roman tout à fait original. En effet, son thème central  -ces Revivers qu'on découvre sont capables de ramener les morts à la vie pour quelques brèves minutes notamment pour des besoins médico-légaux- m'a tenue en haleine d'un bout à l'autre.

 

La première scène (que j'ai beaucoup aimée) donne le ton : l'histoire oscillera -avec réussite- entre le thriller et le fantastique, le tout saupoudré d'un petit côté (trèèèès) effrayant (Le « Nous te voyons » m’a juste glacé le sang !).

 

Ce qui m’a surtout comblée, ce sont ces 560 pages (très) tassées qui permettent la création d’un univers très développé et plutôt (mais pas toujours) crédible : beaucoup d’informations, des scènes de "revival" aussi intenses que vraisemblables, des rebondissements, des pièces du puzzle qui finissent par s’imbriquer, et surtout, des personnages très réussis, à commencer bien sûr par le héros, Jonah, que j’ai aimé dès les premières lignes, charmée tout autant par sa force que par sa fragilité. Mention spéciale également à Never, l’ami fidèle, un homme sur lequel on peut toujours compter.

 

En plus de l'action à gogo, des complots qui tiennent en haleine, et des réflexions scientifico-métaphysique, il y a aussi quelques scènes un peu plus « trash », comme celle des « vers dans le cou » ou du « crayon dans l’oreille » que je vous laisse découvrir par vos propres yeux (niark niark niark).

 

Les 100 dernières pages sont très rythmées, et l’épilogue donne une terrible envie d'avoir le second opus sous les mains. Vivement que je puisse retrouver Jonah Miller et les Revivers puisque "Treize" est le premier volet d'une trilogie.

 

En bref, malgré quelques (petites) longueurs ou passages parfois un peu moins crédibles, çà et là, j’ai passé un très bon moment de lecture avec « Treize ».

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Léa a eu un coup de coeur (ici) tout comme Dupinette (ici), Yvan a beaucoup aimé (ici) et Jane Doe From Nowhere n'a pas été tout à fait convaincue (ici).

 

 

 

 

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 06:36

 

 

 

Les éditions La Belle Colère m’avaient mis le cœur à l’envers avec l’inoubliable King Richard de « Dieu me déteste » (mon billet ICI) et j’avais donc très envie de lire ce nouveau titre dans leur catalogue.

 

 « Vous parler de ça » est un roman plutôt dépourvu d’action, mais qui tient son rythme de scènes assez courtes qui se succèdent au fil des trimestres de l’année scolaire. Certaines scènes sont tristes, ou émouvantes (la scène -plutôt anodine- des cadeaux de Noël m’a particulièrement émue), d’autres sont drôles, ou encore cyniques, et certaines vous emportent tout simplement, comme quand Monsieur Freeman, ce professeur tellement spécial et unique, qui illumine ce roman de sa présence et de ses pinceaux, prend la parole. Sans oublier ces nombreux passages tout en simplicité, en non-dits, en silences, en sous-entendus, qui ne nomment rien mais qui laissent deviner... Puis encore et surtout toutes ces scènes où Melinda plie... mais ne rompt pas.

 

Ce qui m’a également plu dans ce roman, c'est la galerie de portraits que j'ai trouvés très beaux, et plutôt crédibles. Melinda est pour moi un personnage très réussi, comme le vante (à raison) John Green sur le bandeau de promo. Elle est vraie, elle est atypique, elle est aussi désespérée que sarcastique, et ses silences sont aussi touchants que sa force (elle est d’ailleurs très justement interprétée par Kristen Stewart dans le film –plutôt mauvais- tiré du roman, que je viens de regarder).

 

Si j'ai trouvé le premier quart un peu long (genre "Mais où va-t-on ?") dès que j'ai commencé à mieux connaitre Mel, ma lecture est devenue de plus en plus émotionnellement éprouvante , tant la plume de Laurie Halse Anderson a eu le pouvoir de me faire entrer en empathie avec l'héroïne. Elle est si seule face à ce qu’elle endure, face aux mesquineries cruelles et impitoyables au Lycée, que je me suis parfois sentie profondément malheureuse. Et c'est d’ailleurs avec quelques larmes que j'ai terminé cette lecture, à la fois chamboulée, inspirée, émue… et revigorée.

 

Malgré ces débuts un peu... hésitants (et une fin un peu... américaine...), la première moitié est celle que j'ai préférée, notamment grâce cette impression de devoir prendre mon temps pour apprivoiser Melinda, pour comprendre ce "Ça" qui l'a mangée toute crue et qui continue de la dévorer.

 

Comme pour « Dieu me déteste », les Éditions La belle colère nous offrent donc avec « Vous parler de ça » un très beau portrait d'adolescent(e), fort, avec un juste équilibre entre les moments poignants et d'autres plus légers, qui saura toucher autant les adolescents que les adultes.

 

Belle vie à toi Melinda… You go, girl !

 

Ma note :

 

D’autres avis : Fairy Neverland l’avait lu à sa sortie en VO et a été totalement conquise (clic), Jake a eu un coup de coeur (clic) ; par ici, Mélo a beaucoup aimé (clic), comme Fragments de paradis (clic) et Yvan également (clic). Anne Desmotsetdesnotes n'a en revanche pas été très convaincue par ce roman (clic à venir).

 

 

 

 

 

En 1998, Laurie Halse Anderson, jusque-là auteur pour enfants, est réveillée par les sanglots d'une jeune fille. Dans la maison, ses enfants dorment à poings fermés ; c'est un cauchemar qui a réussi à la tirer du sommeil. Répondant au besoin de se vider l'esprit des pensées sombres qui s'y agitent, Laurie attrape un carnet et y couche le brouillon d'une histoire, celle d'une jeune fille qui ne parle plus depuis un terrible crépuscule d'été. 

Une fois sa mission accomplie, elle retourne se coucher. Laurie Anderson ne fit plus jamais ce mauvais rêve qui allait pourtant changer sa vie l'année suivante quand les notes seraient devenues un roman vendu à plusieurs millions d'exemplaires, un film hollywoodien (avec Kristen Stewart en 2004), de nombreuses nominations et récompenses, et plus de 30 traductions, Vous parler de ça n'est pas simplement un premier roman bouleversant. C'est un phénomène de société, c'est un sujet de conversation, c'est un étendard, c'est un livre capable de changer la vie de celles qui le lisent, et il est pour la première fois traduit en français.

 

 

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 10:55

 

 

Résumé :

Ils entendent le plus léger des bruits de pas…
Ils sont plus rapides que le plus dangereux des prédateurs…
Et leur traque ne prendra fin qu’à votre dernier souffle !

Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroît dramatiquement en quelques jours à peine. À l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper… mais pour combien de temps ?

Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais il ne fait que commencer !

 

Je continue ma petite incursion dans la rentrée littéraire, du côté du Young Adult cette fois, avec une des dernières parutions des Éditions Lumen. Ce roman collectionne de très bons billets et a même une jolie note de 4.5/5 sur Babelio et 17.2/20 sur Livraddict.

 

Mon avis ne sera pas différent de tous ces échos positifs : malgré une histoire qui n'a rien de très original (le thème est assez proche de "La cinquième vague" ou même de "Bird Box"), Demitria Lunetta nous offre un roman Young Adult de bonne facture, avec un rythme haletant, des personnages bien brossés (une petite préférence pour l'adorable Baby, son sourire irrésistible, son ouïe supersonique et sa mystérieuse cicatrice), et une bonne dose d'action et de suspense. Sans oublier quelques révélations et retournements de situation tout à fait réussis et surprenants.

 

 

Si cette histoire m'a tenue en haleine d'un bout à l'autre, il y a néanmoins quelques éléments qui m'ont semblé un peu trop faciles : en situation réelle, je doute vraiment qu'une Amy et une fragile Baby puissent survivre là où tant d'autres ont péri. Et ce n'est certainement pas le coup de la clôture électrifiée qui protège la maison, justement comme par hasard, qui va changer la donne. Mais vraiment, dans le rayon " Young Adult post-apocalyptique", "In the After" n'a pas à rougir, il plaira sans aucun doute aux adolescents mais aussi aux adultes friands de cette littérature offrant un très bon moment de lecture, entre dépaysement et action.

 

Le seul bémol vient de mes gouts et non du roman en lui-même : je suis assez peu friande des "Envahisseurs" quand ils sont décrits de façon un peu trop "martienne" : ici, ils sont verdâtres, glabres, munis de crocs acérés et rapides comme l'éclair. Beurk.

 

Mon mot de la fin ira sans hésitation aux 2 héroïnes, Amy et Baby, que j'ai vraiment beaucoup aimées, et qui sont aussi belles et émouvantes que le lien si fort qui les unit. Deux personnages qui ont vraiment su me séduire, notamment dans leur façon unique et étonnante de communiquer.

 

Vite vite vite, les Éditions Lumen, on attend la suiiiiiiiiiiiiiiiite !

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : le très joli billet de Mylène qui a beaucoup aimé (clic), Les reines de la nuit ont eu un coup de coeur avec un 6/5 ! (clic), un autre coup de coeur chez Story-of-books (clic), et Olympe qui s'est ennuyée toute sa lecture et a même abandonné (clic).

 

 

9/6

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 08:00

 

 

Résumé : France a vingt ans, elle est belle et vit dans le XVIe. Sur les Champs-Élysées, elle fait la connais­sance de Salim, une « racaille ». Elle l’invite à une soirée où elle doit retrou­ver Matthias, fer­vent adhé­rent d’un grou­pus­cule d’extrême droite. La ren­contre entre les deux jeunes hommes est explo­sive. Surtout lorsqu’ils se ren­dent compte que pour France, il n’est pas ques­tion de faire un choix : elle veut cou­cher avec eux deux, ensem­ble, sinon rien. Un périlleux ménage à trois com­mence. Salim et Matthias par­vien­dront-ils à passer outre leurs convic­tions, leurs idées reçues, leur méfiance ? Et France, que veut-elle exac­te­ment ?

 

 

Une fois n'est pas coutume, Cyril Massorotto se penche sur des thèmes de société très actuels, des sujets qui peuvent fâcher, comme la "drague" agressive que doivent subir les femmes dans certains quartiers, l’islamophobie et le racisme, les clichés sur « l’autre », l'antisémitisme, les partouzes, ou encore la violence domestique.

 

On rencontre dans ce roman 3 personnages que tout oppose : Matthias, 24 ans, super beau gosse tout en muscle, plutôt intelligent, et leader d’un groupuscule extrémiste « Nation identitaire ». Puis il y a aussi Salim, un reubeu des cités qui traine dans les rues avec ses potes, Karim, Oussama, Mohamed, etc., qui boit les paroles de son Imam et qui prône la charia. Enfin, il y a France, 22 ans, petite fille riche, sublime et délurée, une bourge du Paris XVIème, et un peu (beaucoup) nymphomane.

 

Les débuts sont plutôt mystérieux, car on ne sait pas où veut en venir France avec ces 2 garçons, et ça rend la lecture addictive parce qu’on ne peut s’empêcher de tourner les pages de plus en plus vite, ce qui fait que je l'ai lu d'une seule traite.

 

Un roman très différent de ce que j’ai lu de Monsieur Massarotto, et qui me laisse penser qu'il risque d'effrayer -voire de perdre- certains lecteurs mais personnellement, je trouve que c'est un pari gagné car j'ai aimé être ainsi désarçonnée. En effet, au milieu de cette histoire d'amour particulière, on trouve pas mal de scènes de sexe, certaines assez (très) crues, puis aussi quelques scènes de violence voire d'ultra-violence (oulala le coup de l’American History X ).

 

Le style est direct et plutôt percutant, mais un peu caricatural aussi, dans le souci de différencier les 3 protagonistes.

 

Le final est étonnant, voire même choquant… et j’imagine que derrière la froide réalité, il y a également la métaphore d’un message/d'une morale… mais je ne l’ai pas compris (vivement que des billets arrivent pour que je puisse en papoter avec d'autres lecteurs!).

 

En bref, j'ai apprécié ce nouveau visage de la plume de Cyril Massarotto (mais je reste quand même davantage séduite par la beauté et la poésie de "La petite fille qui aimait la lumière" - CLIC ; et par l'émotion et l'intensité de "Le Premier oublié" - CLIC).

 

Ma note :

 

Un autre avis : TheBooksNews (clic) qui est 100 % convaincue.

 

5/6

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 11:06

 

 

Résumé : Accro à la méthamphétamine, Chase Daniels est un junkie minable sans cesse en quête d’un nouveau fix. Quand il se réveille un beau matin pour voir une fillette déchiqueter un rottweiler, il ne s’inquiète pas plus que ça. Ouais, peut-être qu’il devrait.
Car la fin des temps est là : les rues grouillent de zombies avides de chair humaine, et survivre est devenu un objectif à très court terme. Mais que signifie l’apocalypse, se demande Chase, quand la société a déjà tiré sur vous un trait définitif ? Et cette malédiction, qui semble toucher tout le monde sauf lui et son ami Sténo, n’est-elle pas l’occasion qu’il attendait – celle de prendre un nouveau départ et d’accomplir enfin quelque chose de grandiose ? Dans un monde livré au chaos et aux flammes, le « nouveau » Chase Daniels, perdu dans ses rêves de rédemption et d’amour fou, se met en tête de retrouver son ex-petite amie et de la sauver...

 

 

La quatrième de couverture promet un roman à mi-chemin entre « The Walking Dead » et « Breaking Bad ». Zombies et Junkies. Comment résister ? Je me suis dit qu’ils y allaient un peu fort dans le teasing chez Super 8 (leur site ICI), et je me suis donc préparée à une éventuelle déception... Mais que nenni. Pas du tout !

 

 

 

Dans la très réussie (et très très très à mon gout) scène d’ouverture (oui je l'ai adorée) mettant en scène une jolie petite fille en rien aussi innocente que ses petites chaussettes à motifs de parapluies, on touche en effet du doigt les atmosphères de ces 2 séries désormais cultes, une espèce de spin off (un cran en-dessous quand même) où Jessie Pinkman atterrirait en pleine apocalypse zombie, ne sachant trop s’il est en plein very bad trip ou si c’est la réalité.

 

On suit ainsi pendant une semaine notre héros (qui  n’en est pas du tout un), Chase, un enfoiré de junkie qui prend de la meth du matin au soir et du soir au matin, accumulant les mauvaises décisions, et les petites (ou grandes) lâchetés. Et pourtant il n’en reste pas moins attachant. Quant à tous les autres personnages qui gravitent autour de lui (excepté les Morbacs – Morts Back ), ils sont tous aussi paumés, déchirés et défoncés les uns que les autres.

 

Le vocabulaire est parfois (très) cru, mais ça colle parfaitement avec les personnalités des protagonistes, et le style est vif, électrique -voire carrément speedé et survolté. Le seul bémol, en ce qui me concerne, serait l’absence de signes typographiques pour indiquer les dialogues (pas de «  », ni de - ) ce qui créé parfois une entrave à la fluidité de lecture. En outre, il me faut vous signaler que de nombreuses scènes sont (un peu) trop répétitives (cuisiner de la meth, éclater quelques zombies, se shooter) mais la narration punchy et l'humour noir (un peu lourd) déjanté ont déjoué l'ennui, en ce qui me concerne (notez que certains lecteurs se sont ennuyés à cause de ces répétitions dans le scénario).

 

Une dernière petite contrariété ? L’emploi du terme « rôdeurs » et l’épisode « prison » semblent un peu trop directement pompés de « The Walking Dead » à mon goût.

 

Voilà donc un roman qui m’a fait passer un très bon moment de lecture, me permettant de retrouver des petits accents de la meilleure série ever (Breaking Bad) et de patienter jusqu’à la sortie de la prochaine saison de « The Walking Dead » le mois prochain. Je le conseille donc vivement à tous les amateurs du genre. Par contre, si le duo (gagnant pour moi) « junkie-zombie » ne vous parle pas, passez votre chemin.

 

Ma note :

 

Pour terminer, 2 très beaux billets, ceux qui m’ont donné envie de me jeter sur ce titre : celui de Léa Touch Book (clic) et celui de Emily de Café Powell (ici). Et le billet de Lisalor qui, elle, s'est mortellement ennuyée pendant cette lecture (ici) !

 

Peter Stenson écrit des nouvelles et vit dans le Colorado. Il a une femme, un chien, un chat – et tous sont vivants. Ancien accro à la « méth », il est clean depuis 15 ans.

 

 

 

4/6

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 08:00

 

 

Résumé :

« Je m'appelle August.

Je ne me décrirai pas.

Quoi que vous imaginiez, c'est sans doute pire. »

Né avec une malformation faciale, Auggie n'est jamais allé à l'école.

A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège...

Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux, malgré tout ?

 

 

A sa sortie, ce roman a recueilli coups de coeur sur coups de coeur (il suffit de regarder sa fiche Livraddict par ICI où 138 personnes lui ont donné une note dont la moyenne est de..... 18/20 !) et donc, faible que je suis, je me l'étais acheté dans l'édition du Fleuve Noir dont la couverture était vraiment très jolie.

 

Je ressors satisfaite de cette lecture (faite en 1 journée), même si je ne serai pas aussi enthousiaste que tous ces coups de coeur. J'ai apprécié rencontrer August, ses parents, ses amis (Jack Will en tête) et surtout sa soeur, Via. Notre petit héros porte un regard plein de dérision sur lui-même et j'ai aimé la façon dont il gère sa terrible malformation faciale, avec beaucoup d'humour.
 

Ce qui m'a surtout plu dans cette lecture, c'est la multitude de points de vue qu'elle offre. C'est tout d'abord le héros qui prend la parole pour nous raconter son entrée toute prochaine au Collège, puis l'auteur a eu la bonne idée de nous confier d'autres regards sur August, celui de sa soeur, d'une amie et de bien d'autres protagonistes. Certes, l'idée aurait gagné à être traitée plus en profondeur (notamment du côté des émotions) mais j'ai quand même trouvé cela très original et plaisant.
 

On pourra reprocher au roman son côté un peu "bisounours américain" (la fin est carrément dégoulinante et sirupeuse) mais cela ne m'a pas dérangé outre mesure car parfois, .... ça fait juste du bien. Puis comme ça, j'ai encore une fois de plus eu à plusieurs reprises la larme à l'oeil.

 

En résumé, une lecture sympathique à laquelle il a manqué, à mon goût, la petite étincelle en plus, pour en faire un roman vraiment vibrant et mémorable.

 

 

Ma note :

 

Par ICI, vous trouverez une multitude de billets coups de coeur sur Livraddict. Et pour ce qui est de mes copines du Whatsapp BookClub avec lesquelles j'ai partagé cette lecture, les avis sont plus mititigés : Bérengère a abandonné "n'arrivant pas à s'attacher à August", Julia "a été déçue tant par le côté guimauve que par le manque de profondeur et de sentiments", Cess (peu convaincue par ICI), Fée Bourbonnaise (qui a plutôt bien aimé ICI), et enfin la Fée lit (qui a beaucoup aimé ICI) (et coucou à Caro et Blackwatch).

 

Et pour terminer, un petit clin d'oeil à ce petit Major Tom dont j'ai aimé partagé les aventure pendant ces 405 pages.

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 15:20

 

 

 

Résumé : « “ Salut, bande d’enculés ! ”
C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison.
Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds.
Je vais leur prouver que je dis vrai.
“ Salut, bande d’enculés ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. »

 

Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte.
Son père, sourd-muet.
Sa mère, sourde-muette.
L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot.
Le quotidien.
Les sorties.
Les vacances.
Le sexe.
D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie.
D’une famille différente, un livre pas comme les autres.

 

Le résumé de ce roman de la rentrée littéraire 2014 (Stock) a tout de suite fait mouche : je voulais absolument le lire. Je suis donc allée hier dans ma librairie et sitôt rentrée, j'ai dévoré ces 142 pages.

 

Un roman autobiographique donc : Véronique Poulain nous confie des moments de sa vie, entre l'univers silencieux de ses parents sourds et le reste du monde qui vit dans l'abondance des mots et de la parole. Une suite d'anecdotes : moqueuses -mais toujours bienveillantes-, parfois étonnantes, parfois tristes ou cruelles, mais le plus souvent drôles (les mots massacrés comme "popossip" ou "ifonfrate"). Et souvent très intéressantes également car l'auteure nous raconte des réalités que l'on ne soupçonnait même pas, comme les surnoms pour tous, ou encore "les bénéfices secondaires", que je vous laisse découvrir par vous-même.

 

Toutes ces anecdotes illustrent les différents sentiments qui se bousculent chez Véronique de sa petite enfance à sa vie de femme : suivant les âges et les événements du quotidien, elle les regarde avec amour ou haine, rejet ou admiration, stupéfaction ou honte, colère ou émotion... mais finalement surtout avec une très grande fierté .

 

J'ai donc beaucoup apprécié ce roman écrit dans une langue très vive. Des phrases, des paragraphes et des chapitres très courts, certainement le reflet du bilinguisme de l'auteure : des tas de choses à raconter mais l'habitude du silence et de la communication sans fioritures. Et puis beaucoup d'humour aussi.

 

 

Vraiment, si le résumé vous parle, vous donne envie ou vous fait sourire, vous pouvez y aller les yeux fermés. 

 

Ma note :

 

D'autres avis : Tout d'abord un avis différent du mien chez MicMélo qui n'a pas vraiment apprécié, par ICI. Ensuite, le très beau billet qui m'a donné envie de le lire, chez Séverine (clic), le coup de coeur de Scarlett (clic) ou encore celui de FlightofSwallow (clic).

 

 

2/6

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 08:35

 

 

Résumé : Depuis que son mari a été appelé à rejoindre les forces alliées pour combattre en Europe, Glory Whitehall s'ennuie. Enceinte, seule avec son fils de deux ans dans sa grande demeure du Massachusetts, la pétillante jeune femme cherche une amie à qui parler. À des centaines de kilomètres de là, en Iowa, Rita Vincenzo s'interroge : comment joindre les deux bouts dans un pays rationné ? Et, surtout, avec qui partager les angoisses et les joies du quotidien ? Puis un jour, Rita reçoit une lettre d'une inconnue nommée Glory, comme elle épouse de soldat...

 

Voilà un roman (Belfond, juin 2014) qui porte très bien son titre... à la fois pour son contenu et à la fois pour le très agréable moment de lecture qu'il nous offre.

 

Au fil de leur correspondance, Glory et Rita nouent une (très très très belle) amitié de plus en plus forte, basée sur l'honnêteté, la solidarité, la tendresse et la complicité. Elles habitent à des centaines de km l'une de l'autre mais elles ont en commun un mari parti à la guerre, la solitude qui en découle et la peur au ventre de voir arriver le télégramme que l'on ne veut surtout pas recevoir.

 

Elles s'échangent des lettres entre 1943 et la fin de la guerre, et elles s'entraident à distance à coups de recettes astucieuses pour pallier les manques qu'occasionnent les tickets de rationnement, mais aussi de conseils de jardinage, de petits cadeaux, de confidences intimes ou encore d'anecdotes sur leurs voisines respectives, comme la terrible Mme K qui nous réserve des scènes plutôt cocasses. J'ai parfois trouvé Glory un peu trop nunuche (elle n'a que 23 ans) mais j'ai apprécié Rita d'un bout à l'autre avec son franc-parler et son humour. Mention spéciale également à Roylene, un petit bout de femme étonnant qu'on apprécie de voir évoluer. En bref, des personnages féminins vraiment attachants.

 

"Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles" est un livre intéressant car il nous offre un autre regard sur la Seconde Guerre Mondiale : celui de celles qui restent à la maison et qui doivent continuer à vivre malgré l'absence des hommes de leur vie. Il est rempli de tendresse, et de scènes tantôt drôles tantôt dramatiques.

 

La première moitié m'a un peu moins plu car je l'ai trouvée un peu trop "doucereuse" et j'ai davantage apprécié la seconde partie que j'ai trouvée plus riche et plus intense (avec l'apothéose de la fin que j'ai vraiment beaucoup aimée).

 

Enfin, j'ai adoré les remerciements des 2 auteures qui nous éclairent sur la construction de ce roman à 4 mains : elles se sont rencontrées sur le blog de Loretta et ont décidé de coécrire un roman. Elles ont chacune pris le rôle d'une des héroïnes et se sont échangés ces lettres, sans jamais se rencontrer, tout comme Glory et Rita.

 

Ma note :

 

D'autres billets 100 % conquis  : 4 "coups de coeur" chez PrettyBooks, Flightofswallow, Book'in Sofa, et Fée-Tish.

 

 

 

 

 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 09:24

 

 

 

Résumé : Jeune, naïve, jolie et satisfaite de son existence, Patience a été pendant sept ans une épouse soumise et une mère de famille parfaite, subissant le devoir conjugal en bonne catholique, mais sans jamais éprouver le moindre plaisir. Jusqu'à ce que son chemin croise celui du beau Philip. La révélation est fulgurante : oui, le péché est bien plus réjouissant que le devoir ! Si seulement l'adultère ne la condamnait pas à l'enfer... Que faire, désormais, pour vivre cet amour naissant et soulager sa conscience ?

 

Ce roman est sorti en 1953 et a été interdit en Irlande : on le comprend aisément vu le caractère provocant et subversif de cette histoire drôle et grinçante, qui dresse une satire sociale et religieuse de l’Angleterre post-victorienne.

 

J’ai passé un très bon moment de lecture aux côté de la rafraichissante Patience. Elle n’a cessé de me faire sourire mais de m'émouvoir également, avec sa soumission totale et aveugle à son mari (Madame Oui), ses raisonnements étonnants, son mode *étoile de mer* lors des devoirs conjugaux, ses petits arrangements avec la morale et sa conscience face au Péché, sa façon de raconter sa découverte du plaisir féminin, et surtout sa personnalité complètement ingénue, nunuche, et innocente. Quant à la transformation en pseudo garce sous le regard incrédule d’Edward, ça valait également son pesant d’or ! Bref, Patience est vraiment un personnage hors du commun, une espèce d’Emma Bovary mais tout en bonne humeur, sans spleen, nostalgie et dépression (une Emma Bovary pas chiante, autrement dit).

 

Si ce roman a déjà 60 ans, j’ai pourtant trouvé qu’il n’avait pas pris une ride dans l’écriture. Certes certaines tournures (notamment dans les dialogues) ont un peu vieilli mais pour devenir délicieusement désuètes : j’ai pris grand plaisir à découvrir la plume de John Coates.

 

Une histoire que je vous conseille donc de découvrir, surtout pour Patience évidemment, mais également pour cette satire piquante de la société, du couple et de la religion.

 

Quant à moi, j’ai découvert grâce à ce titre la collection Belfond Vintage et je compte bien aller fouiner de ce pas dans leur catalogue.

 

Ma note :

 

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 08:00

 

Il y a quelques jours, j'ai lu les billets totalement convaincus de Noukette (ICI) et Jérôme Dunebergealautre (ICI) sur ce petit roman paru chez Actes Sud Junior. Je n'ai pas pu faire autrement que de le commander immédiatement, et aussitôt reçu, aussitôt lu.

 

Résumé : Verdict : acquittée. Célia a honte d'être heureuse car qu'advient-il de votre conscience quand, à 16 ans, on a été accusée d'avoir tué son petit ami ? Une vie sans Alex, une vie foutue, mais une vie à vivre.

 

 

Comment est-il possible d’écrire une histoire aussi forte en si peu de pages ? Dans ce style très (trop ?) simple, pas un mot ne dépasse, pas un mot ne manque, aucun élément de l’intrigue ne fait défaut, et les thèmes de la mort, du deuil, mais aussi du premier amour sont habilement abordés : bref, une vraie histoire, entière et solide.

 

On est estomaqué tout le (court) temps que dure la lecture: estomaqué par la tristesse de Célia, estomaqué par le ridicule de la mort d’Alex, estomaqué par le comportement et les mots de la mère, estomaqué par la case « prison »…

 

Puis estomaqué par  la fin, celle qu’on relit 5 fois de suite pour être certain d’avoir bien lu, et d’avoir bien saisi tout ce que cela signifiait…

 

Enfin, et ce sera le seul bémol, on a quand même le droit d’être également estomaqué par le prix. Parce que 8€55 pour 58 pages qui seraient bien remplies, bien tassées… passe encore… mais 8€55 pour 58 pages bien aérées… mouais (EDIT : maintenant qu'Amazon a supprimé les 5 % de réduction, c'est 9€ !)

 

Anyway, Cajou n’est point avare quand il s’agit de livres alors ce que je retiendrai, c’est que ce sont 58 pages surprenantes, 58 pages très efficaces, 58 pages que l’on avale d’un souffle, 58 pages que je n’oublierai pas, et 58 pages que je lirai sans aucun doute à mes élèves dès la rentrée.

 

Ma note :

 

D'autres billets, tous positifs, sur Livraddict par ICI.

 

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 20:57

 

..

 

Résumé général (pour ne pas spoiler les autres épisodes) : Plongez avec Lara dans l’enfer de Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau, chaque ressource naturelle de cette terre irradiée.

 

Une fois de plus il a fallu attendre un mois, mais comme toujours, Cécile Duquenne a su me rassasier et me donner envie d’être fidèle au poste le 16 juillet pour la sortie du dernier (ouuiinn) épisode de cette première saison, "When the Going Gets Tough".

 

Un drame (on perd un personnage secondaire que j’aimais bien, snif), un soupçon de sexe savamment dosé, Evoria (soit-elle bénie 7 fois) plus présente que jamais, des aventures toujours aussi tendues, un duel, des vaisseaux par dizaines, et un gradn tournant dans l'histoire… voilà un aperçu de ce que vous découvrirez dans ce (déjà) sixième volet des Foulards Rouges qui ne manque pas d’action et où l’on en prend plein les mirettes !

 

Un bémol de mon côté : l’apparition d’une créature, Akaryû, que je n’ai pas (du tout) trouvée bienvenue dans l’univers de Bagne… certes, cela participe à ce patchwork de genres qui fait la richesse des Foulards Rouges, mais cette fois, je n’ai pas adhéré à cet élément qui ne me semblait pas à sa place, mais qui tombait plutôt comme un Chewbacca chez Jane Austen ou un Mickey Mouse dans Game Of Thrones (oui je suis d’humeur à faire des comparaisons hasardeuses ce soir).

 

Anyway, créature ou pas, je continue à être totalement fan des aventures de Lady Bang et j’attends donc toujours aussi impatiemment la suite !

 

Ma note :

 

 

Mes avis sur les 5 épisodes précédents en cliquant sur les couvertures :

 

 

 

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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