6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 16:43

 

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Résumé : Qu'est-ce qu'elle peut bien y comprendre, Annette, à ces rendez-vous du mercredi après-midi, à l'abri des regards indiscrets, chaperonnée par des bonnes soeurs au regard doux et préoccupé ? Peut-être que si elle ne s'appelait pas en réalité Hanna, peut-être que si elle n'était pas juive, la fillette pourrait voir ses parents autrement qu'en catimini... Le peuple de Liège a beau renâcler devant la rigueur des lois antijuives, les rues de la ville, hérissées de chausse-trapes, n'en demeurent pas moins dangereuses. Un homme, en particulier, informateur zélé de l'occupant allemand hantant les bas-fonds de la cité, exilerait volontiers les parents d'Hanna vers des cieux moins cléments. Mais la trahison ne vient pas toujours du camp que l'on croit…

 

« Dans la Gueule de la Bête » (Editions Robert Laffont) est un roman inspiré de faits réels, dans lequel Armel Job nous présente des gens ordinaires confrontés à une situation extraordinaire, celle de l’Occupation allemande durant la Seconde Guerre Mondiale. Et à travers l’histoire de Fannia, Volko, Hanna, et les autres, il nous montre l’infime frontière entre le bien et le mal, ou entre un héros et un salaud. Et comme toujours, Armel Job dépeint les âmes humaines avec beaucoup de justesse, d’humanité et de lucidité.

 

Une fois de plus, j’ai été séduite par ses talents de conteur : dès les premières pages, grâce à une plume aussi simple que talentueuse, je me suis retrouvée au cœur de ma ville, Liège, et c’est avec plaisir que j’ai arpenté les quartiers si familiers d’Outremeuse, de la Place Cockerill, du Pont d’Amercoeur, de la rue Feronstrée ou encore de Seraing.

 

Le contexte historique est évidemment dramatique et tout le roman est empli de méfiance, de suspicion, et de trahison : des gens sur le qui-vive en permanence, et une angoisse très communicative quant au sort des différents protagonistes que l’on suit. Angoisse directement suivie par l'amertume, l'écoeurement et le dégoût quand une vie humaine ne vaut pas plus que 500 francs.

 

Certes il y a tous ces ignobles, ces mouchards, ces traîtres et ces collabos, ceux qui s’acharnent à exterminer des gens dont ils ne savent rien ; mais ce que je retiendrai surtout, ce sont les autres, ceux qui par un petit geste, un coup de main ou un grand sacrifice, se mettent en danger, pour ces mêmes gens qu’ils ne connaissent pas davantage, de façon désintéressée, et  au péril de leur vie. Mention spéciale à l’adorable Mme Guichard et à son samedi comme hors du temps au milieu de la laideur du monde, et puis aussi aux Bonnes Sœurs de la Miséricorde, qui ont su faire battre mon cœur.

 

La fin fut un peu rapide à mon goût car je venais à peine de m’attacher réellement aux personnages que je devais déjà les quitter, de façon un peu abrupte, sur le Pont des Arches ou au détour du quai d’une gare.

 

C'est donc une lecture que je vous conseille si vous aimez les histoires qui ont lieu durant cette époque (je vous conseille également le précédent roman de l'auteur que j'avais beaucoup beaucoup aimé, "Loin des Mosquées" CLIC)

 

Ma note :

 

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 18:55

 

 

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Un premier roman, une jeune auteure de 28 ans, un résumé plus que tentant : comment résister à cette nouvelle parution des Editions Sonatine !

 

Résumé : Elizabeth a disparu. Maud ne cesse de retrouver des bouts de papier dans ses poches, avec ce simple message. Elizabeth a disparu. Le plus troublant : c'est sa propre écriture. Mais elle ne se souvient pas avoir écrit ces mots. Maud ne se souvient d'ailleurs plus de grand-chose ces derniers temps. Elle ne se souvient plus de l'heure, ni si elle a mangé ni si sa fille est venue la voir. Ce qu'elle sait, en revanche, c'est qu'elle n'a pas vu sa vieille amie Elizabeth depuis longtemps. Trop longtemps. Lorsqu'elle tente d'alerter ses proches, elle a droit à des sourires indulgents, personne ne la prend au sérieux, elle est septuagénaire et on la traite comme une enfant de 4 ans. Malgré tout, Maud est de plus en plus persuadée que quelque chose est arrivé à Elizabeth. De la même façon que quelque chose est arrivé, cinquante ans plus tôt, à sa propre sœur aînée, Sukey, dont la disparition ne fut jamais élucidée. Maud ferait-elle un transfert inconscient ? Confondrait-elle le passé et le présent ?

 

La quatrième de couverture l'annonçait et en effet, Emma Healey nous transporte littéralement dans l'esprit de Maud, atteinte de la maladie d'Alzheimer, avec une réelle empathie et une très grande justesse.

 

Maud, à cause de sa maladie, perd tous ses repères et ses certitudes et, forcément, le lecteur perd également tous les siens, ce qui a pour effet de rendre cette recherche de la vérité encore plus prenante. J’ai vraiment aimé me retrouver à l’intérieur de la tête de Maud et de me sentir totalement perdue et démunie, exactement comme elle.

 

Je le disais pour débuter, mais c'est tellement vrai que je le répète : l’histoire sonne vraiment très (très très) juste : on comprend à la fois le désarroi, le mal être, la peur, le désespoir de Maud face à cette mémoire de papier et ce temps qui devient élastique (c’est vraiment dramatique et douloureux à observer) ; mais on ne peut également que comprendre l’exaspération des proches (démunis) face à cette mémoire qui pédale dans la semoule, et à ces sempiternelles questions. Encore et encore et encore toujours les mêmes questions. L’exaspération mais aussi la culpabilité de ne plus la croire, lui faire confiance, ni même... l'écouter.

 

Il me semble certain que l’auteur a dû se documenter très sérieusement car les errances de la mémoire de Maud sont d’une crédibilité impressionnante… et effrayante. Une sacrée expérience que cette lecture à travers les yeux de l'héroïne, qui m’a fait comprendre et ressentir, pour la toute première fois de ma vie, ce que signifiait réellement et concrètement « perdre la mémoire ».

 

Il ne s’agit pas ici d’un thriller ou d’un roman noir avec du sang à profusion, mais bien d’un suspense psychologique. Dès le début, on n’a qu’une envie : que Maud réussisse à mettre de l’ordre dans ses souvenirs et dans tous les petits papiers qui remplissent ses poches, afin de comprendre ce qui l’inquiète tant au sujet de son amie disparue : est-ce qu’elle perd la boule ? Est-ce qu’elle dit vrai ? Est-ce qu’elle confond le présent et le passé ? Est-ce que son entourage lui cache des choses ? Est-ce que certains personnages mentent ? On ne cesse de se poser ces questions et les pages se tournent de plus en plus vite.

 

Forcément l’histoire avance au gré des souvenirs épars de Maud et donc, plutôt lentement, mais la tension est suffisante pour garder l’intérêt du lecteur intact. La résolution n’intervient que dans les 50 dernières pages et par conséquent, il ne faut pas vous attendre à de l’action en veux-tu en voilà, mais bien à un voyage qui avance petit papier par petit papier... vers les révélations finales. Révélations qui ne m'ont ni étonnée ni passionnée, car c'est vraiment le cheminement que j'ai aimé vivre !

 

Ma note :

 

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 13:52

 

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Résumé : Plongez avec Lara dans l’enfer de Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau, chaque ressource naturelle de cette terre irradiée. Lorsque Lara sort de l’inconscience, elle se rend tout de suite compte qu’elle est en bien mauvaise posture – prisonnière des Foulards Noirs, et qui plus est, bientôt confrontée à un ennemi revenu d’entre les morts. Heureusement, elle peut compter sur le soutien indéfectible de son très cher Will, caché dans un repli de son corsage...

 

Vous le savez maintenant, je suis complètement sous le charme de cette saga de Cécile Duquenne. J’avais adoré le premier épisode, aimé les suivants et un peu moins apprécié le 4ème. J’attendais tout de même impatiemment et fébrilement la sortie de l’épisode 5 que je me suis enfilé illico presto. Et c’est avec grand plaisir que j’ai donc enfin retrouvé Lady Bang, Wil, Renaud, Pulp, Quinte Flush, le Capitan et les autres.

 

Mis à part sa cruelle brièveté (66 pages), rien à redire sur ces nouvelles aventures sous le soleil de plomb de Bagne : aucun temps mort et beaucoup d’actionun soupçon de traîtrise, une intrigue qui continue d’avancer, la magilectrie de plus en plus présente, et les relations entre les héros qui évoluent (notamment entre Lara et Renaud, et Lara et son père). Puis surtout, j’ai adoré avoir droit à autant de Will (et dans le corsage, c’était encore plus cocasse et plaisant !).

 

Je n’en dis pas davantage parce que plus on avance, plus ça risque de spoiler. Je peux juste vous conseiller de donner sa chance à ce patchwork de genres que constitue cette saga très originale et addictive.

 

Ma note :

 

Mes avis sur les tomes précédents en cliquant sur les (sublimes) illustrations :

 

 

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:00

 

 

Ce mois-ci, avec le Whatsapp Book Club, nous avons jeté notre dévolu sur « Les Suprêmes », un roman d’Edward Kelsey Moore, paru en avril chez Actes Sud.

 

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Résumé : Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées depuis : tout le monde les appelle “les Suprêmes”, en référence au célèbre groupe de chanteuses des Seventies. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces 3 irrésistibles quinquas afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont, depuis leur adolescence, fait de l’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de nourritures diététiquement incorrectes tout en élaborant leurs stratégies de survie. Née dans un sycomore, l’intrépide Odette, mène son monde à la baguette, et converse secrètement avec sa défunte mère, tandis que la sage Clarice endure les frasques de son époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l’existence n’a cessé de meurtrir. D’épreuves en épreuves, l’indissoluble trio a subsisté contre vents et marées, des années 1950 à nos jours, dans une Amérique successivement modelée par les ravages de la ségrégation raciale, et l’insouciance des années hippies.

 

J’avais lu de bons billets sur ce roman et à mon tour, j’y ai succombé. J’ai aimé cette histoire, mais surtout, j’ai vraiment adoré tous ces personnages, avec leurs qualités et leurs défauts.

 

Un roman dans lequel on retrouve des airs de "La Couleur des Sentiments" ainsi que de "Beignets de Tomates Vertes" !

                  

 

 

Et je ne peux que vous conseiller de le découvrir...

 

Pourquoi ?

 

  • Parce qu’il y a une multitude de scènes aussi simples que fortes : comme celle d’un mari amoureux qui tape des 2 mains sur ses cuisses pour inviter sa femme à venir s’asseoir sur ses genoux afin de la serrer très fort dans ses bras pour la consoler. Très touchant (j’ai pleuuuurréééé tellement j’ai trouvé ça magnifique).

 

  • Parce que le Destin n’épargne aucune des héroïnes mais qu’elles font front, fortes, généreuses et unies. Et ça fait battre le cœur !

 

  • Parce qu'Odette, Clarice et Barbara Jean, ces « Suprêmes » sont délicieusement décalées, et souvent époustouflantes. Et parce qu’elles ont la même aura que le groupe dont leur nom s’inspire (allez,  cliquez cliquez cliquez, c’est tout à fait elles : plein de punch et de vie).

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  • Parce que la plume d’Edward Kelsey Moore nous offre un très joli mélange d’humour et de tendresse, et qu’il saura vous faire ressentir une flopée d’émotions, avec beaucoup de sourires, des éclats de rires et puis pas mal de larmes également car certaines scènes sont juste poignantes.

 

  • Parce que certaines scènes sont jubilatoires , voire d’anthologie (Odette qui se dessape pour mettre la pâtée à un gros con de première : priceless !)

 

  • Parce que c’est rempli de personnages hors du commun : ce sacré Richmond et sa verge baladeuse (sic), Minnie, la diseuse de bonne aventure à 2 balles (non mais quelle frappée du bulbe celle-là !), 2 paumées qui organisées un mariage kitchissime, une stripteaseuse qui n’a qu’une chaussure et dont la chatte n’est pas une machine à remonter le temps (sic) (gros fou rire !!), une mère qui ne se sépare jamais de son mégaphone à prêche (re- gros fou rire). Puis surtout, Big Earl et Dora, 2 personnages magnifiques.

 

Mais surtout, parce que ce roman déborde de VIE, et que c'est tout simplement un roman qui fait du bien.

 

Ma note :

 

Par ici, les avis des copines du Whatsapp Book Club : Caro (clic), Cess (clic), et Mlle P. (clic) Ensuite, Bérengère l'a trouvé "très bof" (2.5/5) et Julia "a eu un énorme coup de coeur pour ce livre ! Elle a adoré les personnages, elle a ri, pleuré, couiné et son petit coeur a fondu !"

 

Allez, encore deux vidéos pour la route, parce qu’on retrouve juste la même énergie dans ces vidéos que dans le roman !

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 15:21

 

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Résumé : Dans une autre vie, elle s’appelait Adrienne Satti, mais à présent, elle n’est plus que Widdershins. Gamine des rues, devenue noble, puis voleuse, la vie ne l’a pas épargnée. Orpheline très jeune, elle a connu la pauvreté et le luxe les plus extrêmes. Revenue aux ruelles sombres d’où elle était sortie, elle est désormais considérée comme l’une des voleuses les plus intrépides... Mais ses talents suffiront-ils à la sauver de la ténébreuse conspiration qui ronge inexorablement les entrailles de la cité de Davillon ? Découvrez Widdershins, l’aristocrate devenue voleuse, qui connaît mille façons de couper une bourse et autant de charmer ducs et barons dans les salons de la noblesse !

 

Avec ce nouveau titre, les Éditions Lumen nous offrent un récit d'aventures truffé d’action, et tout à fait dépaysant, dans un univers d’inspiration moyennageuse teinté de magie et de cultes religieux ancestraux, dans lequel on se plait à évoluer. Puis surtout, le point fort du roman : une très très belle brochette de personnages, où la part belle est faite aux femmes fortes, à l’image de l’héroïne. Ainsi, au cœur des ruelles de Davillon, vous croiserez un charmant major de la Garde, une brute sanguinaire rivée à son marteau, une aubergiste très attachante, une Capitaine de Guilde peu commode ou encore, et surtout, Ogun, ce dieu nain invisible (mais point muet !), compagnon fidèle de Widdershins, et mon chouchou incontestable !

 

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La première scène (sanglante) de ce roman vous projette violement au cœur de la Cité de Davillon et vous n’en ressortez qu’une fois la dernière page tournée. Certes, l’intrigue met un peu (trop) de temps à se mettre en place mais une fois fait, le rythme s’accélère et l’auteur nous offre nombreux rebondissements et révélations, ainsi que de nombreuses scènes épiques de combats où dagues, rapières et espingoles sont monnaie courante.

 

L’auteur a en outre une façon très habile de nous faire vivre les aventures de la fougueuse héroïne dans le présent, et  puis, le temps d’un chapitre, de nous plonger dans son passé proche ou lointain. Ces allers-retours dans le passé nous permettent de comprendre comment l’aristocrate Adrienne est devenue la voleuse Widdershins, et comment la vie l’a endurcie à force d’épreuves (terribles).

 

En plus de l’action, le roman n’est pas dépourvu d’humour, notamment grâce à la personnalité de l’héroïne. Elle a un sacré esprit de répartie et j’ai beaucoup aimé sa façon de répondre aux hommes, tant aux bandits, à son ami dieu, qu’aux nobles, entre sarcasmes, espièglerie, ironie et causticité. Très savoureux !

 

Un très bon moment de lecture donc (et on en a pour son argent avec ses 420 pages !) et que dire d’autre sinon « Vivement la suite ! »

 

Ma note :

 

Par ici, l’avis tout aussi positif de Mylène

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 21:10

 

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Résumé : Peut-on trouver une épouse sur mesure ?
Le professeur de génétique Don Tillman, génie des sciences mais absolument inapte à vivre en société, en est persuadé. Pour mener à bien son « Projet Épouse », Don met au point un questionnaire extrêmement détaillé lui permettant d'éliminer toutes les candidates qui ne répondraient pas à ses exigences.
Et celles-ci sont nombreuses car pour Don, la femme idéale NE DOIT PAS :
1. Fumer et boire.
2. Être végétarienne et aimer la glace à l'abricot.
3. Se lever après 6 heures.
Mais elle DOIT :
1. Faire du sport.
2. Être ponctuelle.
3. Accepter le Système de Repas Normalisé qui prévoit du homard au dîner le mardi.

 

S'il y a bien une personne qui ne remplit aucun des critères établis, c'est Rosie Jarman, étudiante le jour et barmaid la nuit, dont la vie est aussi désordonnée que celle de Don est méthodiquement organisée...

 

 

Le printemps vient de s'offrir à nous et voici la lecture parfaite pour accompagner les premiers rayons de soleil ! Et, en guise de billet, voici un petit questionnaire que je vous invite à remplir (oui, Don a déteint sur moi ^^)

 

  • Vous avez envie d'un roman qui vous fasse parfois rire, beaucoup sourire, et de temps en temps éclater de rire ? Vous avez également envie d'émotions et de jolies scènes qui touchent votre corde sensible ?

 

  • Vous avez envie de rencontrer un héros hors du commun et maladroit (la maladresse sociale incarnée, en fait), un véritable inadapté social (un spécimen de collection, hein !), qui s'impose un nombre impressionnant de règles (316 minutes hebdomadaires de ménage, jamais de café après 15h48, du Homard tous les mardis, etc. etc. etc. etc.) et de principes qui règlent sa vie au millimètre (au nano-millimètre, en fait) afin d'affronter comme il le peut les interactions avec ses semblables et d'éviter (sans succès) de commettre des impairs ?

 

  • Vous avez envie de découvrir des situations embarrassantes, des quiproquos amusants, et parfois désopilants, causés notamment par l'incapacité du héros à comprendre l'humour, le second degré et encore moins l'ironie ?

 

  • Vous avez envie de lire des scènes d'anthologie comme une conférence complètement barrée sur les Asperger (Je ne suis toujours pas remise de mon fou rire suite au "Tuez le bébé"), une soirée cocktail mémorable, les anniversaire de la délicieuse Daphné, ou encore la position du cowboy inversé ?

 

  • Vous avez envie d'une comédie romantique originale, intelligente, pleine de fraîcheur, qui dépoussière les stéréotypes du genre ?

 

  • Vous voulez découvrir comment Rosie, la barmaid exaltée, va entrer comme une tornade dans la vie de Don, le généticien cérébral rempli de TOC, et mettre sa vie sans dessus dessous ? Vous aimez rencontrer des personnages secondaires variés qui enrichissent l'histoire, comme une vieille dame charmante, un sale con malhonnête, ou une danseuse avec un balai dans le cul ?

 

Vous avez obtenu une majorité de OUI ?

Alors, vous devez lire "Le Théorème du Homard" (NiL Éditions), un roman que j'ai trouvé vraiment réussi (malgré parfois quelques petites facilités dans  le scénario) et j'espère que, comme moi, vous passerez un très bon moment de lecture entre rires et émotions, aux côtés de Don, et ses petits airs de Sheldon Cooper (The Big Bang Theory)
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Ma note :

 

 

J'ai lu ce roman avec mon petit groupe de lectrices communes préféré, le WhatsApp Muqueuses Club, et voici (à venir, jeudi) les avis de Cess, CaroBleueViolette, Blackwatch, Julia-copine-de-Cess, et Bérengère-copine-de-Cess.

 

Enfin, voici également les avis très très enthousiastes de Caroline du Boudoir Écarlate (un ovni littéraire, Je n’ai pas aimé chaque page, chaque mot de ce roman, non, je les ai adorés), Sylvie (coup de coeur!), Clédesol (19/20), Nina, et Martine (un livre hautement sympathique).

 

 

                       

 

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 11:05

 

 

Comme vous le savez, j'ai été conquise par l'univers (heureux mélange d'Uchronie, Steampunk, Space Opera, Western, SF) développé par Cécile Duquenne dans les 2 premiers épisodes de sa saga "Les Foulards Rouges" (Lady Bang and the Jack & Six Feet Under) : mon billet ICI.

 

Vraiment, je ne peux que vous conseiller de vous lancer, de ne pas vous cacher derrière d'improbables "Ce n'est pas mon genre de lecture" et de découvrir cette saga dont le premier épisode est gratuit : vous ne risquez rien d'autre qu'un agréable dépaysement !

 

J'attendais donc avec impatience la sortie de l'épisode 3 "Paint It Black" et sitôt sorti en ce 19 mars à 00.01, sitôt acheté et sitôt lu, avec cette chanson dans les oreilles, bien évidemment  (incroyable comme ça colle à merveille à l'atmosphère étouffante et au rythme de cet épisode!) :

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Résumé : Plongez avec Lara dans l’enfer de Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau, chaque ressource naturelle de cette terre irradiée.

Une sombre menace pèse sur l’Hacienda, le bastion du Capitan – de retour de sa mission en tandem avec Lara, Renaud arrivera-t-il à temps pour la contrecarrer ? Car il se pourrait bien que les Foulards Rouges se trouvent pour la première fois confrontés à une véritable bande ennemie organisée, bien décidée à remettre en cause la Fédération et l’autorité du Capitan... Mais quel secret cachent ces mystérieux Foulards Noirs ?

 

 

Ce troisième épisode est rempli d'action, il y du danger, du sang qui coule à flot sur le sable du désert, une menace qui plane, une chaleur toujours aussi suffocante, et ça tire dans tous les sens ! En effet, les Foulards Noirs sortent de l'ombre et nous avons droit à un affrontement pour le moins.... mouvementé.

 

Même si j'ai tourné la dernière page avec des dizaines de questions en suspens, j'ai trouvé dans ce volet des aventures des Foulards Rouges des nouvelles informations sur de nombreux aspects : le passé de Lara sur Terre, avec Fraan (dont on continue de lire le journal) ; les Evorians, cette autre planète habitée de l'univers et le commerce avec eux (génial cette plateforme de télétransport, je suis fan!) ; et surtout, on en apprend pas mal sur Renaud, sur son passé, ses talents, ses motivations... et ça ne fait qu'amener encore plus d'intérêt à l'histoire. Quant à Lady Bang, elle reste fidèle à elle-même et je suis toujours aussi fan de sa personnalité.

 

Seul bémol ? C'est vraiment trop court ! (Appel à l'équipe Bragelonne : et si vous sortiez chaque mois 2 épisodes... le 4 et le 5 en avril et le 6 et le 7 en mai ?  ). Anyway, vivement le 16 avril pour retrouver Lady Bang et mon chouchou, Will (Cécile, il sera bien de retour, n'est-ce pas ? *yeuxdechienbattu*).

 

 

En bref, un 1er épisode qui plantait parfaitement le décor d'un univers original, un second plus intimiste, et un 3ème épisode riche en action. Cécile Duquenne sait comment ne pas laisser s'installer la lassitude !

 

Ma note :

 

 

    

    

    

  

 

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 09:00

 

« Fais-le pour maman », qui sortira dans 1 semaine (13 mars 2014) chez Fleuve Noir, constitue ma première rencontre avec François-Xavier Dillard.

 

Faisons court et bref : j’ai trouvé dans ce thriller tout ce que j’apprécie. Des chapitres offrants plusieurs points de vue, des psychopathes de compétition, des histoires qui se croisent, du suspense, un peu d’humour aussi, beaucoup de faux-semblants, des personnages forts, de la tension, de la folie en-veux-tu-en-voilà et de l’émotion. Puis (délicieuse) cerise sur le gâteau : un dénouement qui a su me surprendre.

 

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782265097599.jpg

 

Résumé : Au début des années 70, Sébastien, 7 ans, vit seul avec sa mère et sa sœur adolescente, Valérie. Leur mère arrive tant bien que mal à joindre les deux bouts, malgré ses deux emplois qui lui prennent tout son temps et toute son énergie. Une dispute de trop avec sa fille qui dégénère, et c’est le drame familial. Valérie survivra à ses blessures mais la police ne croit pas à la version de la mère accusant son petit garçon d'avoir blessé sa soeur.  Des années plus tard, et grâce à ses parents adoptifs, Sébastien mène une vie « normale », alors que sa sœur vit dans un institut spécialisé et que sa mère n’est jamais reparue après sa sortie de prison. Sébastien est devenu un père et un médecin exemplaires. Jusqu'à de mystérieux décès parmi ses patients et avec eux, le retour funeste des voix du passé...

 

Le roman s’ouvre sur un prologue fort. Un flash-back effrayant et triste à la fois, de quoi vous donner envie de lire toutes les pages suivantes d’une traite afin de comprendre. Puis le premier chapitre nous propulse 35 ans plus tard et le roman ne cessera plus de faire des allers-retours, entre passé et présent, afin de nous distiller, par ci par là, des indices permettant de saisir les enjeux de ce drame. 

 

Le roman est savamment divisé en chapitres courts qui ont l’avantage de vous faire lire ce roman à toute vitesse. On y suit différents personnages tous plus ou moins abîmés par la vie : Sébastien, le séduisant et charmant docteur veuf, qui traine derrière lui un lourd passé ; Claire, la commissaire, tout aussi déglinguée par la vie, et Léa, une adolescente qui couve son père d’amour. Puis dans les scènes de flash-back, la grande soeur de Sébastien, Valérie, une ado terriblement flippante qui étouffe l’atmosphère par sa présence tant elle semble malsaine. Des personnages forts et bien brossés, pour lesquels j’ai éprouvé de l’empathie (ou de l’antipathie), dès les débuts de ma lecture.

 

Les scènes de flash-back furent certainement celles qui m’ont le plus happée et je les lisais quasi en apnée, à la fois curieuse de trouver des explications et effrayée par ce que j’y découvrais.

 

Allez, si je voulais faire ma difficile, je dirais tout de même que le personnage de Léa m’a souvent semblé trop mature pour son âge (12 ans), autant dans ses réactions que dans ses pensées ou que dans sa façon de parler. Puis aussi que ces deux sœurs restent tout de même souvent seules à la maison, ce qui me semble peu crédible pour des enfants de cet âge. Voilà, j’ai fini de pinailler http://smileys.surlatoile.org/repository/Content/0036.gif

 

Je suis tellement ravie d’avoir découvert cet auteur que je viens d’ailleurs d’acheter son premier roman « Un vrai jeu d’enfant », au sujet duquel les commentaires sur les sites de vente en ligne sont tout simplement dithyrambiques.

 


Et pour terminer, une petite pensée pour Mille Sabords, le perroquet.

 

 

Ma note : 4 b pn

 

Et par ici, d’autres avis tout à fait passionnés, chez Nessa (qui l'a trouvé fabuleux et lui a mis 5/5), chez Moody (qui lui a mis 10/10), et chez Frogzine ("Mon meilleur thriller à vie ! Captivant, haletant, éprouvant !")

 

 

          http://4.bp.blogspot.com/-OZzghJUYt50/Tvr5HbIP_uI/AAAAAAAAAxE/Xtr9w2PYoEA/s1600/un_vrai_jeu_d_enfant_dillard_fleuve_noir_2012.JPG http://www.babelio.com/users/AVT_Francoix-Xavier-DILLARD_9243.jpeg

 

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 14:51

 

Vincent Maston aurait voulu être une rock star mais il est finalement devenu ingénieur en informatique. « Germain dans le Métro » est son premier roman, paru en février 2014 chez JC Lattès.

 

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle//LATTES/2013/9782709644648-T.jpg

 

Résumé : Germain a tout pour lui : timide, spécialiste de musiques obscures que personne ne connaît, grand amateur de concerts, bègue flanqué de l’orthophoniste la moins efficace de Paris, amoureux transi de cette même effroyable orthophoniste. Pour surmonter tant de handicaps, une seule oasis : le métro. Mieux que ses séances d’orthophonie hebdomadaires, le réseau souterrain (ses couloirs, ses quais pittoresques, ses charmants autochtones) se transforme pour lui en véritable exutoire. Le voilà super héros, redresseur de torts, justicier des temps modernes. C’est au hasard d’un trajet qu’il croise une fille aussi douée que lui pour faire trébucher les passagers. Ainsi donc, il n’est pas le seul ! Sont-ils nombreux à pratiquer ? Se pourrait-il qu’il existe des bandes organisées ? Mais dans le métro comme sur un ring, on ne peut pas bousculer les autres sans risquer de prendre des coups.

 

Dès que j’ai lu le résumé de ce roman, j’ai eu très envie de le lire, très envie de découvrir ce Germain, Zorro des temps modernes, redresseur de torts dans son métro, où il a à cœur de ne pas laisser les incivilités impunies. Oh, rien de très éclatant mais tout de même rassasiant pour ses besoins de justice et/ou de défoulement : il bouscule l’air de rien, il marche sur les pieds en catimini, bref, il emmerde les emmerdeurs.

 

Et en lisant les premières pages, j’ai tout de suite aimé ce Germain, et sa façon de se percevoir et de parler de lui et de son bégaiement sans se voiler la face, sa façon de voir le monde, de se juger lui-même, de se moquer de ses tocs et petits travers du quotidien, puis aussi sa passion communicative pour la musique et les concerts. Un très joli personnage qui grandit au fil de ses rencontres et qu’on prend plaisir à voir évoluer.

 

- Avec des frites ou de la salade ? [...]

C'est donc reparti pour un tour, désolé Mademoiselle, c'est vous qui avez posé la question.

- D... d... des f... f... fri...

- Des frites, très bien. Ça fera 8€40.

Je suis heureux qu'elle me coupe la parole, souvent les gens attendent que j'arrive à finir ma phrase tout seul, comme si me couper allait me faire prendre conscience de mon bégaiement. Vous savez quoi, les gars, je suis déjà au courant. Depuis 30 ans que j'essaye de parler, j'ai eu le temps de me rendre compte que les mots ne sortaient pas normalement de ma bouche. Alors, à ceux qui me coupent, qui finissent les phrases à ma place, merci.

 

J'ai donc beaucoup aimé la première moitié du roman qui m'a souvent fait sourire : ce héros si particulier, les voyages incessants dans le métro, comme une soupape pour lui, les rencontres, les collègues, le petit panneau au boulot, à sa caisse "Bonjour, je m'appelle Germain et je suis muet, merci de votre compréhension" : j'ai avalé le tout d'une seule traite.

 

Cependant, dans la troisième partie du roman, le ton est moins léger et on se retrouve au milieu d’une enquête, avec des policiers, des soupçons, des interrogatoires, du stress, etc., et comme je n’étais pas préparée à trouver cela dans cette histoire que j’imaginais plus légère, j’ai été désarçonnée et ça m’a un peu moins plu que la première moitié.

 

Mais finalement, peu importe, car j’ai vraiment aimé le personnage central de ce roman, Germain. Quant aux personnages secondaires, je les ai tous beaucoup appréciés, notamment parce qu’ils ont su chacun me surprendre : Clotilde, moins naïve que les apparences ne le laissent penser ; Claire, celle par qui tout change ; le père de Germain, aussi gentil qu’exaspérant, mais surtout vraiment très gentil ; ou encore (et surtout) Violaine, la névrosée « aussi agréable à fréquenter qu’un engin de torture », qui fut sans aucun doute mon personnage préféré avec tous ses tocs, mais également tout ce qu’il y a derrière !

 

En bref, un premier roman réussi : une histoire où tout ne m'a pas convaincue (la partie "+ grave"), mais que j'ai lue d'une seule traite grâce à son personnage principal très attachant.

 

Ma note : 3 b pn1 b pn

 

D'autres avis : une critique aussi courte qu'enthousiaste chez Nebel, et un avis très positif Au Boudoir Ecarlate.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 22:17

 

Il y a au moins 15 ans, j’avais découvert un peu par hasard le film "Beignets de Tomates Vertes", et je l’avais trouvé ma-gis-tral. Il y a quelques années, j’ai appris qu’il était en fait adapté d’un roman de Fannie Flagg et je l’ai donc acheté. Cette semaine il est enfin sorti de ma PAL, grâce à une Lecture Commune des plus plaisantes (et carrément High Tech, avec des échanges helvético-franco-belges, sur Whatsapp toute la semaine, au fil de notre découverture de l’histoire) avec Cess, CaroBleueViolette, BlackWatch et Bérengère.

 

http://lecturetcie.files.wordpress.com/2011/01/97822900205791.jpg


 

Résumé : Au sud de l'Amérique profonde, en Alabama, Evelyn Couch rend visite à une parente dans une maison de retraite. Là, elle fait la rencontre de la charmante Ninny Threadgoode, 86 ans, qui lui raconte des histoires vécues soixante ans plus tôt…... Ninny se souvient et raconte à Evelyn les anecdotes incroyables de Whistle Stop, un petit café au bord de la voie ferrée. Et Evelyn qui vit très mal l'approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l'adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s'affirmer...

 


En ouvrant ce roman, la narration, complètement morcelée et décousue, pourra peut-être vous déstabiliser mais il ne faut pas prendre peur car après quelques dizaines de pages, on se fait à ces allers-retours incessants entre le présent de la vie d’Evelyn, la narration de Ninny et le passé avec la merveilleuse Idgie et de son entourage. Sans oublier les articles savoureux de la Gazette de Wheems écrits par Dot.... Le tout dans une atmosphère générale de nostalgie optimiste. 


Il n’y a pas à dire, c’est une histoire pleine de tendresse,  et d’émotions, durant laquelle on passe très souvent du rire aux larmes (voire aux grosses larmes, vu quelques épisodes tragiques). Les personnages sont hauts en couleur et généreux, et les aventures narrées par Ninny sont pleines de saveur et d’humour, notamment grâce à son ton tout à fait unique, plein de candeur et irrésistible qui m'a fait sourire tant de fois. Une conteuse hors pair que cette Mrs Threadgoode ! Et je vous avoue que j'aurais adoré être à la place d'Evelyn sur ce canapé, en train de boire les paroles de Ninny. A tel point que plus on avance dans le récit de ses souvenirs, plus on finit par se sentir comme un membre de cette famille, et plus on a l'impression d'avoir réellement fréquenté tous ces habitants du Whistle Stop Café.


 

"Le Whistle Stop Café était le foyer de tous ceux qui n'en avaient pas,

c'était là qu'on se retrouvait tous, c'était là qu'était la vie." 


http://myhome.bormioliroccocasa.com/mediaObject/fido/foto_ricette_consigli/pomodorini-verdi/resolutions/res-l459x10000/pomodorini-verdi.jpg

On parle souvent dans les billets de personnages attachants, mais je trouve que cette expression convient tout particulièrement à ceux que l'on rencontre entre ces pages. Il sont nombreux, mais il y a surtout cette sacrée Idgie... quelle femme. Vraiment, quelle femme extraordinaire. Puis aussi Big Georges. Ou encore Sipsey. Vraiment de très beaux personnages.

 

Si je devais déplorer quelque chose dans cette lecture, ce serait la brieveté de certaines anecdotes ou en tout cas leur enchainement rapide : j'aurais parfois voulu rester plus longtemps avec les personnages vivant un "épisode" à une époque, au lieu de passer à d'autre personnages à une toute autre époque, passée ou future, parfois un peu abruptement.

 

Pour conclure, un très bon moment de lecture, mais quelque peu gâché par mes souvenirs trop présents du film et donc de certains rebondissements. Mais c'est selon moi un très beau roman, vraiment original

 

Je vous conseille vivement de le lire. Ou de voir le film. Ou les deux. Mais dans cet ordre !



Ma note : 4 b pn1 b pn (et 5/5 pour le film !)

 

Les billets de mes pimpantes co-lectrices : Cess qui a écrit un très beau billet et qui vous parle de pleins d'éléments que je n'ai pas abordés ici, Caro (à venir), Cindy qui a choisi d'illustrer son billet par un extrait qui m'avait bcp fait rire !

 

Puis par ICI, le magnifique billet passionné de MyaRosa qui parle de ce roman beaucoup mieux que moi. Et Ingrid par ICI, qui a également adoré et le résume très justement comme "une parenthèse enchantée".

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 20:18

 

 

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle//MASQUELCE/2014/9782702438374-T.jpg


Résumé : Wren est morte après avoir reçu trois balles dans la poitrine. 178 minutes plus tard, elle est revenue à la vie, plus forte, plus rapide, plus résistante à la douleur et aux émotions. Elle est devenue une Reboot. Plus le temps de mort clinique est long, plus l'adolescent reboot est puissant et insensible. 120 minutes suffisent déjà à faire d'un adolescent normal un robot guerrier. Ce qui fait de Wren 178 l'arme la plus dévastatrice de la république du Texas. Aujourd'hui âgée de 17 ans, elle est l'un des meilleurs soldats de la SHER (Société Humaine d'Évolution et de Repopulation) et forme les nouvelles recrues d'une main de fer. Le dernier en date est loin de satisfaire ses exigences. Callum n'est qu'un 22, encore quasiment humain. Ses réflexes sont ceux d'un nouveau-né, il a peur de tout et semble destiné à faire sortir Wren de ses gonds. Sans trop savoir pourquoi, la jeune Reboot accepte pourtant de le prendre sous son aile…

 

Alléchée par les avis passionnés sur ce roman d’Amy Tintera paru ce 12 février 2014 chez MsK, je n’ai pas résisté à me l’offrir et à le déguster immédiatement. Et j’ai bien fait car je l’ai beaucoup apprécié.


Dans ce monde futuriste, suite à une terrible épidémie d’un virus appelé KDH, tout enfant/adolescent qui décède risque de rebooter, c'est-à-dire de ressusciter. Et quand ils rebootent, ils deviennent plus rapides, plus puissants mais aussi plus froids et insensibles : et Wren 178 est juste le meilleur reboot existant à cause du temps incroyablement long qui s’est écoulé entre sa mort et sa renaissance : 178 minutes.


Avec les Reboot, nous sommes donc à mi-chemin entre le zombie, le clone et le robot, et ça m’a plu de ne pas avoir à faire à des mort-vivants traditionnels, qui grognent, qui puent et qui filent la nausée au moindre coup d’œil (je suis en train de dévorer toutes les saisons de "The Walking Dead", et je ne peux plus les voir en peinture ces zombies dégoutants  ).


Entre dystopie et post-apocalyptique, ce roman n’a rien de très original, à part son thème, mais il est rudement bien ficelé et efficace, créant une addiction dès les toutes premières pages, durant lesquelles  vous vous retrouvez en pleine mission de Wren 178. Et le ton est donné : de l’action, un monde assez effrayant, et une héroïne sur laquelle on a tout de suite envie d’en apprendre plus tant elle nous semble glaciale et mystérieuse... mais pas seulement.


Il y a pas mal de violence dans le roman (on est très loin des violences de Fight Club ou d’Orange Mécanique, tout de même, soyez rassurés), puisque ces reboots constitue une espèce de milice armée et qu’ils sont utilisés pour faire la sale besogne. Ils doivent donc subir un entrainement sacrément musclé, où les coups tombent, où les balles pleuvent et où les fractures ouvertes se redressent à la force du poignet. Argh. Argh Argh Argh. Carrément inhumain mais normal puisque dans ce monde futuriste, un reboot est considéré comme un objet, et un esclave, malgré sa nature humaine.


Dans cette histoire, les personnages sont assez hétéroclites et évoluent agréablement (même si parfois un peu trop rapidement à mon gout) au contact des uns et des autres : Wren et Callum, les 2 héros que tout oppose mais que tout attire, ou les personnages secondaires auxquels on s’attache également comme Leb, Milo ou surtout, en ce qui me concerne, Ever.


Alors certes, ça reste du Young Adult dystopique, plutôt similaire aux classiques du genre et sans rien de bien révolutionnaire dans la trame (Univers futuriste sombre, Gouvernement ultra puissant, Monde pseudo idéal, privation des libertés essentielles et puis remise en question et/ou rébellion du héros grâce à une rencontre). Mais j’y ai trouvé beaucoup d’aventures, une société futuriste sombre à souhait, un rythme palpitant, un concept original de « reboot » et des personnages intéressants : que demander de plus ?

 

Un bémol : les 50 dernières pages que j'ai trouvées tirées par les cheveux avec ce plan hyper compliqué et où tout se passe pourtant de façon EASY... peu crédible... mais bon, on ne va pas chicaner ^^


Vivement le second (et dernier) (et ça, ça me plaît!) opus !


 Ma note : 4 b pn


Voici d’autres avis ultra enthousiastes : chez Belledenuit, par ICI ; au Café Powell par ICI ; chez InMyBookWorld, par ICI ; chez Mylène par ICI ; chez Karline, par ICI ; chez Mutinelle par ICI ; chez Moody par ICI ; et chez Emily par ICI.


Et pour terminer, le book-trailer, qui reflète pas mal l’atmosphère du livre et l’aura de Wren 178.

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              http://onefourkidlit.files.wordpress.com/2013/04/amy-tintera-author-photo.jpg  http://amytintera.com/wp-content/uploads/2012/07/Reboot-AU-Cover.jpg 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 18:58

 

« Les Foulards Rouges » est une saga à mi-chemin entre Steampunk, SF, Western, Uchronie et Dystopie, écrite par une jeune (et talentueuse) auteure, Cécile Duquenne. Ce 19 février 2014 sont sortis les deux premiers épisodes, « Lady Bang & The Jack » et « Six Feet Under » dans la nouvelle collection numérique de Bragelonne, « Snark ». Il faudra (malheureusement) attendre le 19 mars pour l'épisode 3, et le 16 avril pour le suivant. Toutes les infos par ICI.

 

   http://ressources.bragelonne.fr/img/livres/2014-02/1402-foulards_org.jpg   http://ressources.bragelonne.fr/img/livres/2014-02/1402-foulards2_org.jpg

 

 


Résumé de l’épisode 1 « Lady Bang and the Jack » : Plongez avec Lara dans l’enfer de Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau, chaque ressource naturelle de cette terre irradiée. Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats et ses missions. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c’est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel. En plus, elle fait son boulot plutôt bien – on la surnomme même Lady Bang. Mais Lara n’a pas obtenu ce job par hasard – tout comme elle n’a pas atterri dans cet enfer par hasard. Elle doit tout ça à quelqu’un en particulier, quelqu’un à qui elle en veut profondément... et qui, pourtant, a peut-être quelque chose de nouveau à lui offrir, une chose qui n’a pas de prix... Et pour ne pas risquer de spoiler, si vous voulez lire le résumé de l’épisode 2 « Six Feet Under », c’est par ICI


 

Et en un mot, pour les plus pressé(e)s : une réussite ! La couverture était bien plus que prometteuse (bravo au graphiste, et au modèle, quelle merveille), le résumé était alléchant et laissez-moi vous dire que le voyage aux côtés de Lara fut des plus agréables (raison pour laquelle j'ai directement enchaîné sur le second épisode).

 

Grâce à l'écriture de Cécile Duquenne, à son choix de mots à grande puissance évocatrice, et à l'invention de néologismes très "évadogènes" (bon, moi je suis nulle pour les néologismes, je voulais juste de nouveau insister sur la capacité de dépaysement), j'ai pris un aller simple pour Bagne, et j'ai vu défiler devant mes yeux un véritable film.

 

Lara, mieux connue sous le surnom (tellement bien trouvé) de Lady Bang, est une femme forte. Une solitaire qui déteste être redevable aux hommes. Elle a la chance d'être une Foulard Rouge, sorte de milice-mercenaire, chargée de rendre une justice expéditive sous les ordres de l'impitoyable Capitan. Sur Bagne, c'est Marche ou Crève, et elle est assurément du côté des battants, elle n'a pas froid aux yeux et a la gachette facile car à la moindre faiblesse, on risque d'être violée, torturée ou tuée (et pas nécessairement dans cet ordre) sur cette planète-prison remplie de sales types. Puis elle a un sacré esprit de répartie juste comme j'aime.

 

- Sacrée réputation, entama-t-il, avec un demi-sourire provocateur. Respectée par Le Capitan, et sans coucher avec lui ! Vous avez duêtre convaincante.

-Abrégez : sujet, verbe, complément.

 

Dans ces 2 premiers épisodes, on apprend donc à connaître Lady Bang, mais aussi son unique compagnon de voyage, Will, un personnage aussi surprenant qu'amusant (j'espère qu'on le verra un peu plus dans la suite!) ou encore l'adorable petite blondinette Claudia, pleine de candeur malgré son état de prostituée. Puis il y a surtout celui qui se dessine comme le futur héros, viril, séduisant et mystérieux, Renaud, notamment en charge des Foulards Roses, les bordels de Bagne.

 

J'ai tout particulièrement aimé les descriptions de cet univers (rétro)futuriste, rempli de progrès technologiques ou d'objets au charme désuet, comme le motoride et ses suspenseurs cuivrés anti-grav, son précieux Hubb en suspension qui lui sert de maison, ses deux fidèles colts Bisley ou encore ses lunettes de conduite. Le tout est très visuel, et on en arrive à sentir l'odeur de la poudre, du cuir et de la sueur, à ressentir l'atmosphère étouffante du désert ou encore à entendre ces silences pesants qui précèdent les affrontements.

 

Je ne dirai rien sur la trame de l'épisode 2 pour vous préserver la découverte, mais sachez juste que j'ai beaucoup apprécié la cohabitation forcée et ce petit jeu savoureux du chat et de la souris auquel se livrent les héros, parfois complices, mais la plupart du temps comme chien et chat.

 

Je suis vraiment triste de devoir abandonner Lady Bang sur cette planète hostile (quel euphémisme!) jusqu'au mois de mars... Et je vous avoue que je serais prête à payer (très) cher pour avoir sous la main la suite de ces aventures, car le dépaysement fut total en ce qui me concerne !

 

Le petit + ? Le premier épisode est disponible en téléchargement gratuit, et le second ne coute qu'1.99 euros !

 

Ma note : 4 b pn

 

D'autres avis aussi positifs que le mien ICI et ICI.

 

 

  http://ressources.bragelonne.fr/img/livres/2014-02/1402-foulards_3.jpg http://ressources.bragelonne.fr/img/livres/2014-02/1402-foulards2_3.jpg http://ressources.bragelonne.fr/img/livres/2014-03/1403-foulards3_3.jpg http://ressources.bragelonne.fr/img/livres/2014-04/1404-foulards4_3.jpg

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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