17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 22:53

 

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Résumé : Quand les médias ont commencé à parler du virus, Jessie Lamb, 16 ans, était davantage préoccupée par les disputes de ses parents. Mais les premiers décès, d'abord au lycée puis au sein même de sa famille, ont eu raison de son indifférence. Impossible alors de nier la pandémie qui touche toutes les femmes enceintes et provoque leur mort. Confrontée à l'imminence de son extinction, l'humanité n'est jamais apparue si divisée. Mais à quoi bon choisir entre partisans de l'apocalypse et scientifiques acharnés quand l'avenir semble déjà écrit ? Contre l'avis de tous, Jessie décide qu'elle peut changer les choses.


"Le Testament de Jessie Lamb", de Jane Rogers, est sorti aux Presses de la Cité en janvier 2014, et il a été distingué en 2012 par le prestigieux prix Arthur C. Clarke.


Je l'ai lu dans d'autres billets et ce ne doit donc pas être juste une impression : j’ai trouvé que cette histoire se déroulant dans un futur proche avait de nombreuses similitudes d’atmosphère avec un autre titre des Presses de la Cité : « L’âge des miracles » de Karen Thompson Walker (mon billet ICI). En effet, dans ces deux romans, la science-fiction n’est là qu’en guise de cadre temporel et c’est la psychologie des personnages, leur évolution, leurs choix qui constitue la colonne vertébrale de la lecture.  

Dès les premières pages, je me suis plu dans cette histoire, notamment grâce au premier chapitre plutôt interpellant : Jessie est retenue prisonnière, chevilles liées, dans une chambre, avec pour seule compagnie un carnet sur lequel elle couche ses réflexions sur le passé et sur l’avenir. Un avenir bien sombre, à Londres, où toutes les femmes enceintes, et leur bébé, décèdent à cause du SMM, le syndrome de mort maternelle. Il s’agit d’un nouveau virus, associant VIH et Maladie de Creutzfeldt-Jakob, et dont l’origine n’est pas (encore) connue. Aucune région du monde n’est épargnée et l’Humanité court donc à sa perte. 

Les chapitres alternent les épisodes du passé, dans la vie de Jessie, entourée de ses amies, de a famille, et du monde qui ne sait comment faire face à cette pandémie. Et puis le présent, avec Jessie qui doit faire face à son geôlier alors qu’elle ne rêve que de s’échapper pour mettre son projet à exécution.


Jessie, c’est donc l’héroïne de ce roman. Durant toute l’histoire, elle prend des décisions propres à son âge : elle est adolescente et se cherche, entre groupuscules inefficaces, groupes d’action violents, jusqu’à l’ultime décision, qui semblera peut-être absurde aux yeux d’adultes mais qui moi m’a semblé très juste du point de vue de ses 16 ans. Elle est idéaliste et rebelle, et elle a bien raison, parce que c’est comme cela qu’on change le monde.


Si vous attendez d’un roman qu’il soit rempli d’action, de rebondissements ou autres coups de théâtre, je doute que celui-ci vous plaise, car il n’est rien de tout cela dans l’histoire de Jessie Lamb. La réflexion, les émotions, les  sentiments, les relations entre les uns et les autres, les choix cruciaux à faire, la place de la femme -et de la mère- dans la société, l’avenir de l’Humanité, c’est de tout cela dont il est question dans ce roman résolument réflexif.

 

J’imagine que certains pourront percevoir ces hésitations, ces changements d’avis, ces doutes répétitifs comme des lenteurs ou des longueurs, mais personnellement je les ai trouvés  justes, et l’inverse aurait fait perdre en crédibilité à l’histoire de Jessie.


Cependant, j’ai trouvé que dans le dernier tiers du roman, cela devenait un peu redondant et cela a un peu émoussé le grand plaisir des débuts de ma lecture… J’aurais apprécié un peu moins de répétitions dans les échanges entre Jessie et ses parents, et davantage d’éléments sur quelques personnages secondaires, notamment Baz, qui m’a manqué dans la fin du roman et dont je n’ai pas compris le retrait total…


La fin des aventures de Jessie est plus ou moins ouverte, même si on se doute que… Mais j’avoue que j’aurais préféré une fin plus « nette ». Je crois que je n’étais pas encore prête à quitter Jessie…


En bref, un roman qui m’a fait passer un bon moment de lecture, rempli de réflexions vraiment très intéressantes sur l’Humanité et son futur.


Ma note : 4 b pn


Et pour terminer, je vous invite à lire les billets très positifs de Mylène (ICI), de Stéphanie-Plaisir-de-Lire (ICI) et de MyPrettyBooks (ICI). Et par ICI, l’avis de MiettedeClow, qui a abandonné sa lecture. 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 15:58

 

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Quel bonheur de trouver dans ma boite aux lettres un très joli cadeau de Noël offert par Stéphanie-Plaisir-de-Lire. Un roman qui me faisait envie depuis très longtemps ! Tellement longtemps que je me suis immédiatement jetée dessus et que je l’ai lu d’une traite.

 

Résumé : Eugénie n'a qu'une envie : rester en pyjama. Loin du monde. Seule avec son chagrin. Mais presque forcée par sa mère, elle se rend à une soirée mondaine parisienne organisée par son ami Charles. Un petit monde où mensonges, manipulations et ragots provoquent parfois des dérapages incontrôlés. Où les faiblesses des uns font la gloire des autres. C'est une soirée qui réveille les souvenirs endormis d'Eugénie, jeune femme odieuse et misanthrope. C'est l'histoire de ce que l'on découvre derrière le plus efficace des cache-misère, l'arrogance.

 

Comme je vous le disais, ce roman n’aura pas fait long feu : je l’ai tant apprécié que je n’ai pas pu le refermer après l’avoir ouvert.  Mon seul regret est que cela ait été si court (130 pages).

 

Ce qui m’a le plus séduit est sans aucun doute la plume de Charline Quarré : malgré quelques tournures très orales, je l'ai trouvée très élégante, soignée, un habile mélange d'écrit et d'oral, ... un vrai plaisir à lire. J’ai vraiment aimé ce caractère piquant -voire carrément cinglant et grinçant- de son écriture.

 

Dans ce roman, on partage quelques heures de la vie d’Eugénie, une jeune femme totalement désabusée, qui n’aime pas beaucoup les gens, et qui ne s’aime guère davantage. Elle nous conte quelques-unes de ses souffrances d’enfance/adolescence, moquée, ostracisée, victime des brimades (parfois féroces) de ses camarades, ou connaissant le terrible chagrin de la perte d’un être (très) cher. Elle souffre aussi d’avoir perdu ce Julien M., sujet phare des conversations de cette soirée, où elle avait tout sauf envie d'aller.

 

La conséquence de toutes ces blessures, encore vives, est qu’Eugénie a totalement perdu le filtre du savoir-vivre en société, de la bienséance, et de la politesse. Elle est anesthésiée par la douleur, triste triste triste, hermétique, pessimiste, cabossée par la vie, et pour lutter, elle se construit une solide carapace « anti-gens » faite de sarcasmes, d’ironie et d’aigreur. A la fois amère et acide, elle envoie chier paître les indésirables avec un aplomb, et un humour, tout à fait irrésistibles.

 

Puis surtout, on ne peut qu'être touché par la détresse d'Eugénie. Elle a tout pour être une tête-à-claques mais elle dégouline tant de tristesse que ça fait vraiment de la peine de la voir se débattre ainsi et se perdre dans ces conversations -et ce monde- qu'elle fuit comme la peste. Car aux côtés d’Eugénie, il y a tous ces gens qu’elle croise à cette soirée, et grâce à eux, Charline Quarré nous offre un portrait au vitriol de cette (détestable) jeunesse mondaine parisienne, que j’ai trouvé juste ce qu’il faut de caricatural pour faire mouche.

 

Quant à la fin, quoiqu’un peu rapide et plutôt inattendue, elle m’a bien plu malgré son caractère décalé par rapport au reste de l'histoire.

 

Pour terminer, un petit bémol, qui s’adresse davantage à l’éditeur qu’à l’auteure : il y a un nombre un peu trop élevé de coquilles à mon goût : plusieurs erreurs d’emploi de « ou/où », un « qui » perdu au milieu d’une phrase, des lettres en trop, un « assisse sur un canapé », ou encore un « et » à la place d’un « est », etc. Dommage…


Bref, un petit roman pas assez connu et une auteure à suivre selon moi ! Encore merci pour la découverte, Stéphanie.


Ma note : 4 b pn

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 20:11

 

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Résumé  (attention, le résumé de la quatrième de couverture en dit beaucoup trop à mon goût, en voici une version abrégée) : Addy et Beth sont fortes, dures à cuire, inséparables et invincibles. Membres de l'équipe de pom-pom girls du lycée, « parce qu'il faut bien quelque chose pour occuper le vide de l'adolescence ». Elles sont parfaites : leurs jambes galbées, leur ventre plat, leurs queues-de-cheval de la même longueur, leur maquillage irréprochable. Une nouvelle coach arrive au lycée et les choses commencent à changer. Grande, belle, intimidante, elle est parfaite elle aussi et place beaucoup d'espoir dans l'équipe. Toujours élégante, autoritaire, la coach mène la danse et les filles tombent vite sous sa coupe. Elles sont prêtes à tout pour obtenir ses faveurs : devenir sans cesse plus rapides, plus fortes, plus résistantes et plus minces, …


Megan Abbott est une de mes auteures chouchous tant j’aime sa plume et les atmosphères pesantes qu’elle arrive à dépeindre (mon billet très enthousiaste sur « Red Room Lounge » ICI). Et « Vilaines Filles » est de nouveau un rendez-vous réussi.


J’ai tout d’abord beaucoup aimé le prologue qui nous offre une scène qui laisse imaginer un dérapage, un final tragique,… et c’est ainsi que, immédiatement mise en appétit, je me suis retrouvée à tourner les pages inlassablement afin de découvrir ce qui allait mener à ce fiasco.


Dans ce roman, Megan Abbott nous plonge avec délice dans le monde sans pitié des Cheerleaders, au travers de 3 héroïnes sombres à souhait qui aiguisent au fil des pages leurs armes déjà bien affutées : manipulations, complots, médisances, méchancetés gratuites, suffisance, insolence et mépris.


Bref, une belle brochette de garces. Des gardes de compétition, dont l’intrépidité n’a d’égal que leur arrogance. Des cheerleaders sans pitié. Perverses et cruelles. Et je me suis régalée. Des jeunes américaines prétentieuses et insupportables, j’en avais déjà rencontré à de nombreuses reprises dans des romans. Mais celles-ci sont vraiment flippantes (punaise, on a tout sauf envie de se retrouver face à ces filles-là) en plus d’être écœurantes, et c’est ce que j’ai aimé : cette tension qui m’habitait durant la lecture, me faisant m’interroger sans cesse sur leur vrai visage, sur qui était réellement la garce dans toutes ces manipulations.

 

J'ai également beaucoup aimé ce roman pour son côté ultra féminin, où les hommes n'ont que très peu de place et où ils ne servent pas à grand chose si ce n'est travailler pour offrir une maison de rêve, donner un peu de plaisir entre deux portes ou encore être un pion dans une machination qui les dépasse.


Un petit bémol peut-être : certes, l’auteure nous dresse le portrait de « pauvres petites filles riches » dont les parents ne se soucient guère. Mais j’ai quand même trouvé peu crédible que des petites minettes de 16 ans puissent ainsi, durant toute l’histoire, boire comme des trous, sortir en voiture en pleine nuit, coucher à tout va, s’affamer jusqu’à ne plus rien avaler, prendre des substances illicites de toutes sortes… sans jamais croiser l’autorité d’un adulte.  

 

Mis à part cela, j’ai été une fois de plus charmée par l’écriture et l’univers de Megan Abbott et je me réjouis de sortir de ma PAL son précédent roman, chaudement recommandé par MyaRosa et StéphaniePlaisirdeLire : « La fin de l’innocence ».


Ma note : 4 b pn


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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 12:01

 

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Alerte Spoiler : je ne fais aucun spoiler sur le tome 1 dans ce billet, mais par contre, le résumé du roman le fait. Vous voilà avertis...

 

Résumé :  Tiphaine et Sylvain vivent ensemble depuis presque 20 ans. Ils ont connu des moments merveilleux et ont surmonté main dans la main des épreuves difficiles. Comme tant d’autres époux… Aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever Milo, leur fils de 15 ans, n’est pas une partie de plaisir. Une situation qui pourrait être très classique… Si Milo n’était pas leur fils adoptif. Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison. Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de 7 ans. Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée. Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de 7 ans… 

 

 

J’avais été tout à fait conquise par « Derrière la Haine » de Barbara Abel, dont je n’avais fait qu’une bouchée à sa sortie et que j’avais trouvé excellent (mon billet très très enthousiaste ICI), alors, même si je ne voyais pas l’utilité d’une suite, j’ai acheté immédiatement à sa sortie le second opus « Après la fin ». Et c’est donc un peu méfiante que je suis entrée aux numéros 26 et 28 de la rue Edmond-Petit, tant l’appréhension de la déception était présente.

 

Et pourtant, en 3 mots : quelle belle surprise !


Même si je l'ai trouvé moins bon, moins intense, moins passionnant, j’ai tout de même retrouvé  les ingrédients qui m’avaient plu dans le premier tome : des chapitres hyper courts et bien rythmés, une plume sans fioritures mais efficace et au service de l’intrigue, un suspense bien maîtrisé, une angoisse latente qui finit par s’intensifier, des personnages pour lesquels on ressent des émotions -positives ou négatives- dès les débuts et surtout, une nouvelle histoire de voisinage, qui évite assez bien les pièges d’une suite inefficace ou inutile !


Certes, « Après la fin » ne propose rien de neuf, juste des relations conflictuelles entre voisins, mais pourquoi chercher l’originalité quand le quotidien permet de distiller autant de tension et de suspense.


Notez tout de même que les débuts sont un peu (trop) lents, ou plutôt un peu (trop) éloignés de ce que l’on attend d’habitude d’un thriller : on suit le quotidien de ces familles voisines et, si l'on sent une légère tension, elle mettra du temps à prendre vie, et donc on s'ennuie parfois un peu en se demandant où l'auteure nous emmène. Mais grâce à ces 100 premières pages, on ré-apprivoise le couple Sylvain/Tiphaine et on s’attache aux nouveaux personnages : et l’angoisse face à leurs destins ne se révèlera donc que plus forte par la suite. En effet, on sait que ça va (encore) dérailler, que la marmite à pression est sur le point d’exploser et c’est un régal de se demander, sans cesse, comment, où, quand et avec qui.


Du côté des (anciens et nouveaux) personnages, je vous laisse découvrir cela  par vous-même mais sachez que Tiphaine est toujours aussi barje -voire plus- toujours aveuglée par son chagrin, maintenant doublé du gout amer de la culpabilité.


En ce qui concerne la fin, j’aurais préféré un point final mais là, au vu du dernier chapitre, un tome 3 se profile à  l’horizon… Cependant après tout, pourquoi pas, vu le très bon moment de lecture que j’ai de nouveau passé avec les mots de Barbara Abel (même si j'ai nettement préféré le premier opus).

 

 

Ma note : 4 b pn


 

D'autres avis : Gruznamur (ICI), Dubruitdanslesoreilles (ICI) et Stephanie-Plaisir-de-Lire (ICI) ont beaucoup aimé , PrettyBooks l'a trouvé excellent (ICI) et Hylyirio a eu un coup de coeur (ICI). Et par ICI l'avis négatif de LaFée, qui n'a pas du tout aimé.

 

 

  

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 08:43

 

http://2.bp.blogspot.com/-rk0HQFWQWDM/UfIIiAlHSSI/AAAAAAAAFXs/Slyvmu3EJfc/s1600/maitres-du-jeu-karine-giebel.jpg

 

Résumé  

 

Il y a des crimes parfaits.

Il y a des meurtres gratuits.
Folie sanguinaire ou machination diabolique, la peur est la même. Elle est là, partout : elle s’insinue, elle vous étouffe... Pour lui, c’est un nectar. Pour vous, une attente insoutenable. D’où viendra le coup fatal ? De l’ami ? De l’amant ? De cet inconnu à l’air inoffensif ? D’outre-tombe, peut-être...
Ce recueil comprend les nouvelles « Post-mortem » et « J’aime votre peur ».


 

Eh bien, je ressors tout à fait séduite par cette lecture, que j’ai d’ailleurs aussitôt proposée à mes élèves, qui ont globalement un avis très similaire à celui que je vais vous donner ici.

 


Première nouvelle : « Post-Mortem ». On y rencontre Morgane, une magnifique actrice très célèbre qui se rend chez un notaire pour recevoir en héritage ce que lui a légué Aubin, un fan passionné… et à partir de là, on va de surprise en surprise.  Waaouuhh ! Ça faisait très longtemps que je n’avais pas autant ADORÉ http://www.smiley-lol.com/smiley/drague/amour/grandcoeur.gifune nouvelle. Karine Giebel nous offre ici une vraie histoire, complète, profonde, effrayante, et délicieusement diabolique ; servie par des personnages bien dessinés auxquels je me suis vraiment attachée en seulement 60 petites pages! Malheureusement, je ne peux pas vous en dire plus sans risquer de vous spoiler, ce qui serait dommage, vu la fin tout à fait surprenante que je n’avais pas vue arriver. Je ne peux que vous recommander chaleureusement cette lecture.  Vraiment, j’ai adoré. Et mes élèves aussi !


Ma note : 5 b pn(oui, oui, 5/5, c'est rare mais ça arrive!)


 


Seconde nouvelle « J’aime votre peur ». De nouveau, une nouvelle bien ficelée, mettant en scène un psychopathe et un flic. L’auteure nous offre le point de vue du criminel, tout en s’évertuant à nous semer en cours de route, ainsi que celui de l’enquêteur en charge de l’affaire, Yann. La majorité de l’histoire se passe en présence de petits enfants souffrant de handicaps légers et cela créé une tension certaine, qui pousse à tourner frénétiquement les pages. Cependant, après la lecture du premier texte, celui-ci semble un peu en deçà, même si j’ai également passé un bon moment de lecture.


Ma note : 3 b pn1 b pn

 


Bref, un tout petit livre de 120 pages que je ne peux que vous conseiller. En outre, le tout pour 2.76€ sur Amazon : vraiment, on en a pour son argent !

 

Par ICI, l'avis tout aussi enthousiaste de Dubruitdanslesoreilles.


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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 13:04

 

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 A l’époque, j’avais acheté dès sa sortie « Le Chuchoteur », qui avait été une grosse déception notamment à cause du manque de plausibilité et des « facilités » de trop nombreux rebondissements. Mais j’avais tout de même été bluffée par cette histoire si sombre et j’avais trouvé un grand potentiel à cet auteur, d’où mon envie de persévérer.


Et grand bien m'en a pris puisque c'est avec plaisir que je viens de lire le second tome des aventures de Mila, paru chez Calmann-Lévy. En effet, pour moi, il s’agit davantage de nouvelles aventures plutôt que d’une suite directe. Il y a, certes, plusieurs références au Chuchoteur tout au long du livre (et je dois dire que je n’avais presque aucun souvenir vu que j’avais lu celui-là dès sa sortie, en 2010) ; cependant cela n’entrave pas la compréhension du roman qui, selon moi, peut se lire sans avoir lu le premier.


Résumé : « JE LES CHERCHE PARTOUT. JE LES CHERCHE TOUJOURS ». Sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. L’enquêtrice excelle dans son domaine. Peut-être parce qu’elle est incapable d’éprouver la moindre émotion. Ou peut-être parce qu’elle-même porte dans sa chair la marque des ténèbres. On a tous ressenti l’envie de s’évanouir dans la nature. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Or chez certains, cette sensation ne passe pas. Elle leur colle à la peau, les obsède, les dévore et fi nit par les engloutir. Un jour, ils se volatilisent corps et biens. Nul ne sait pourquoi. Bientôt, tout le monde les oublie. Sauf Mila. ET PUIS, SOUDAIN, CES DISPARUS RÉAPPARAISSENT POUR TUER. Face à eux, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour les arrêter, il lui faudra à son tour basculer dans l’ombre.

 

« L’écorchée » est un roman astucieusement découpé en très petits chapitres, les rebondissements sont nombreux, et l’écriture est sans fioritures et efficace, ce qui rend la lecture rapide et plutôt addictive.  


J’ai beaucoup apprécié les thèmes de ce roman, notamment ces personnes disparues, presque mortes, mais pas  encore mortes, ce qui leur donne une place (non enviable) sur les murs des Limbes, le service où travaille Mila. J’ai également adoré les toutes premières pages du roman que j’ai juste trouvées parfaites (vraiment parfaites!). Tout d’abord un superbe prologue consacré à la salle 13 de la Morgue, où l’on garde ad vitam mortum aeternam les corps des victimes de meurtres non élucidés. Et ensuite, la retranscription d’un appel téléphonique entre un petit garçon aux prises avec un psychopathe assis à côté de lui, et le service d’urgence. Glaçant. Un début de roman parfaitement réussi. Oui, vraiment, j’ai beaucoup apprécié la thématique de ce roman (avec une petite mention à la "syllogomanie", qui m’a beaucoup étonnée, et fait rire), que j’ai préférée à celle du Chuchoteur.


Du côté des personnages, on retrouve Mila, toujours hantée par ses démons, toujours torturée, parfois émouvante, parfois inquiétante, mais surtout, toujours aussi battante et courageuse. Mais c’est surtout le personnage de son nouveau collègue, Berish, qui a retenu toute mon attention. Je l’ai aimé dès les premières lignes et c’est rapidement devenu l’enjeu principal de ma lecture : découvrir comment il allait se sortir de ce pétrin dans lequel il était tombé 20 ans plus tôt. Un homme fort et fragile à la fois, qui m’a souvent impressionnée, mais aussi émue. J’ai également beaucoup apprécié le personnage du Juge, surprenant à plus d’un titre !


Je dois tout de même avouer que ce qui m’avait déplu dans  « Le Chuchoteur » (les facilités, les rebondissements peu plausibles, le côté « un peu tiré par les cheveux ») n’est pas absent de « L’écorchée ». Ainsi, Mila part très souvent (toujours ?) seule à la recherche d’indices, elle prend des risques inconsidérés et se jette souvent dans la gueule du loup, ce qui est peu cohérent mais anxiogène à souhait ! Il y a également parfois de trop gros indices, trop répétés, qui nuisent un peu à l’effet de surprise (Spoiler : comme le SDF, que j’ai venu venir à 1000 km).

 

Mais c’est beaucoup mieux dosé et maîtrisé que dans le premier tome, ce qui me laisse penser que Carrisi devrait me combler de plus en plus au fil de ses prochaines parutions. La fin laissant présager un 3ème tome, qui donnera, je l’espère, les réponses tant attendues, notamment sur les curieux agissements ayant lieu dans les cellules habitées par les coupables des 2 affaires...


Ma note4 b pn


D’autres billets (très) positifs chez Stephie, Lisalor, Reveline ; puis le billet passionné de Gruznamur.  Et je n’ai pas trouvé de billet négatif (ce qui ne m'étonne pas!). 

 

 

Extrait

 

Dossier 397 - H/5
Transcription de l’enregistrement de 6 h 40 du 21 septembre XXXX.
Objet : appel au numéro d’urgence de la police de XXXX. Standard : agent Clara Salgado.


Standard : Police. D’où appelez- vous ?
X : …
Standard : Monsieur, je ne vous entends pas. D’où appelez- vous ?
X : Je m’appelle Jes.
Standard : Vous devez me dire votre nom en entier, monsieur.
X : Jes Belman.
Standard : Quel âge as- tu, Jes ?
X : Dix ans.
Standard : D’où appelles- tu ?
X : De chez moi.
Standard : Pourrais- tu me donner l’adresse ?
X : …
Standard : Jes, pourrais- tu me donner ton adresse, s’il te plaît ?
X : J’habite à XXXX.
Standard : Bien. Que se passe- t-il ? Tu sais que ceci est le numéro de la police, n’est- ce pas ?
X : Je sais. Ils sont morts.
Standard : Tu as dit « ils sont morts », Jes ?
X : …
Standard : Jes, tu es là ? Qui est mort ?
X : Oui. Ils sont tous morts.
Standard : Ce n’est pas une blague, Jes, n’est- ce pas ?
X : Non, madame.
Standard : Tu veux me raconter ce qu’il s’est passé ?
X : Oui.
Standard : Jes, tu es toujours là ?
X : Oui.
Standard : Pourquoi tu ne me racontes pas ? Prends ton temps, si tu veux.
Jes : Oui. Il est venu hier soir. On était en train de dîner.
Standard : Qui est venu ?
X : …
Standard : Qui, Jes ?
X : Il a tiré.
Standard : D’accord, Jes. Je veux t’aider mais là, c’est toi qui dois m’aider. OK ?
X : OK.
Standard : Tu me disais qu’à l’heure du dîner un homme est entré chez toi et a tiré ?
X : Oui.
Standard : Ensuite il est parti, sans tirer sur toi. Tu vas bien, n’est- ce pas ?
X : Non.
Standard : Tu veux dire que tu es blessé, Jes ?
X : Non, qu’il n’est pas parti.
Standard : L’homme qui a tiré est toujours là ?
X : …
Standard : Jes, s’il te plaît, réponds- moi.
X : Il dit que vous devez venir. Vous devez venir tout de suite.

Conversation interrompue. Fin de l’enregistrement.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 19:45

 

Aujourd’hui, c’est d’un livre entre romance, drame et littérature contemporaine dont je vous parle : De l'air!, le premier roman d’une jeune auteure, Ange L. Curt, publiée chez Rebelle en septembre. Je l’ai lu en version e-book mais il sortira en version papier ce 15 décembre 2013 !


http://www.didactibook.com/images/thumbnails/0044/5935/9782365381734_large.png

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/18/Logo_rebelle.png/640px-Logo_rebelle.png

 

 

Résumé : Hugo et Lana ont tout pour être heureux : un beau mariage, une charmante maison, des enfants, de l’amour. Enfermée dans son rôle d’épouse et de mère, Lana décide de tout quitter lorsqu’elle reçoit plusieurs messages anonymes l’invitant à franchir le pas. N’écoutant que son besoin d’évasion, elle part, en pleine nuit, vers l’inconnu. Fait-elle le bon choix ? Sait-elle seulement où elle met les pieds ? Et si tout ceci était irréversible…


 

Voilà un roman qui, je le pense, saura parler aux femmes trentenaires (mais aux autres également, évidemment!) car cette histoire aborde notamment le thème de la « réussite de sa vie » : à l’âge où l’on s’est mariée, où l'on a eu des enfants, une maison… il arrive que  l’on puisse se demander si on est vraiment heureuse, si on a fait les bons choix, si une vie trépidante ne nous attendait pas ailleurs. Lana prend la décision que peu oseraient prendre : tout lâcher du jour au lendemain pour se lancer dans une aventure dont elle ignore tout.


De manière globale, voilà une lecture que j’ai appréciée malgré quelques faiblesses. Et je commencerai par ces bémols. Tout d’abord, l’héroïne, Lana, que j’ai souvent trouvée insupportable et trop centrée sur son nombril. Je n’ai pas aimé certaines de ses décisions (que je vous laisse découvrir par vous-même) et j’ai surtout été agacée par ses sautes d’humeur et son caractère ô combien versatile, oscillant sans cesse entre éclats de rire, euphorie/spleen de son ancienne vie/tristesse. En outre, j’ai trouvé que l’histoire était parfois un peu redondante : on change le cadre et on rejoue les mêmes scènes avec les mêmes interrogations et le même schéma. Enfin, je n’ai pas trouvées très pertinentes ni crédibles les nombreuses interrogations de Lana quant à son éventuelle mission de futur agent double… bof.


Pour le reste, ce roman se lit d’une traite parce qu’on ne peut faire autrement : on VEUT savoir qui est l’instigateur de cette « évasion », on veut en savoir plus sur Rick ; bref, les pages défilent toutes seules, notamment grâce à une langue moderne, avec des dialogues plein de peps et d’humour.


Ce que j’ai préféré, ce sont les souvenirs -très bien insérés dans la narration- de la rencontre d’Hugo et Lana, leurs premiers émois, leur amour naissant… à chaque fois, j’ai trouvé ces épisodes pleins d’émotion http://www.smiley-lol.com/smiley/drague/amour/amoureuxcoeur.gif (soOoOoo romantic ! Aaahhhhh ce Hugo, i fell in love ! http://www.smiley-lol.com/smiley/drague/amour/tresamoureux.gif). J’ai également beaucoup aimé tous les liens avec les USA, que ce soit les endroits qu’on y découvre (je n’y suis jamais allée), ou tous les anglicismes insérés çà et là qui donnent encore davantage de modernité au texte.


Enfin, last but not least, et c’est tellement rare pour moi que ça mérite d’être souligné : la FIN qui a comblé tous mes espoirs et que je n’avais pas vue arriver. Sans cette fin, j’aurais ajouté aux bémols un manque de crédibilité dans certains épisodes, une romance un peu trop « bisounours », des stéréotypes un peu trop récurrents, mais ça c’était AVANT d’avoir lu cette fin, qui explique beaucoup de choses. En outre, au début du roman, j’étais certaine de savoir, d’avoir compris le fin mot de l’histoire. Et que nenni !! Un retournement mené de main de maître par l’auteure, qui a effacé la rancœur que j’avais accumulée envers l’héroïne, qui apporte de nombreuses réponses et qui  donne une profondeur inespérée à ce que je pensais être une romance plutôt légère. Une fin qui m’a également beaucoup émue.


Il va sans dire que je suivrai avec intérêt les parutions futures d’Ange L. Curt, car malgré quelques petites maladresses, ce premier roman promet de très jolis petits frères et sœurs, j’en suis certaine.


Ma note : 3 b pn1 b pn



Sur Amazon, vous trouverez déjà une quinzaine d’avis, tous plus  enthousiastes et élogieux (génial, incroyable, magnifique, surprenant, etc.) les uns que les autres, par ICI.  


 


 

challenge 1 %

1er % : 6/6

2ème pourcent : 1/6


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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:56

 

http://cache.20minutes.fr/illustrations/2013/08/24/plus-beau-tous-pays-1398189-616x0.jpg


Une couverture très réussie, un titre qui fait envie, un book trailer mystérieux et un bon pitch : tous les éléments étaient réunis pour que je lise ce roman de la rentrée littéraire, écrit par Grace McCleen.

Résumé : Judith McPherson n’a pas grand-chose dans la vie. Elle vit avec son père au pied des montagnes, dans un pavillon silencieux, plein de reliques poussiéreuses, de souvenirs de sa mère qu’elle n’a jamais connue. Les McPherson vivent sous l’autorité de la sainte Bible : ils appartiennent à une secte, les Frères, qui étudient quotidiennement le texte et effectuent tous les dimanches du porte-à-porte dans les rues environnantes pour avertir de l’imminence de l’Apocalypse. Victime de brimades à l’école, Judith trouve du réconfort dans la création, loin des regards, d’un monde en miniature avec des montagnes de papier mâché et des rivières en film alimentaire, des champs de velours côtelé marron et un miroir pour la mer. Judith l’appelle « Le Plus beau de tous les pays ». Un soir, elle a une idée : peut-être que si elle fait tomber la neige dans le plus beau de tous les pays, il n’y aura pas d’école le lundi. Lorsqu’elle ouvre les rideaux de sa chambre le lendemain, le monde par-delà sa fenêtre est devenu blanc. C’est là que les ennuis commencent….


 

Et si vous regardiez le Book Trailer ? Il est très bien fait et très évocateur de l'ambiance du roman ! (attention, vous risquez de succomber à l tentation héhé http://www.smiley-lol.com/smiley/heureux/lol/lol-16.gif)

 

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A cause de son père psychorigide, aveuglé par sa Foi, véritable handicapé de l’affection, et de sa vie réglée toute entière selon les préceptes des « Frères » (Economie, Parcimonie, Silence, Prière, Prédication, lecture quotidienne de la Bible et salade de mesclun cuit http://www.smiley-lol.com/smiley/malade/smaladevert.gif), Judith vit donc complètement recluse, et se sentant ainsi exclue ou différente, se construit son propre monde, sa bouffée d’oxygène, « Le Plus Beau des Pays » http://www.smiley-lol.com/smiley/drague/amour/multiplescoeurs.gif, une maquette géante dans sa chambre, qu’elle construit jour après jour, à l’aide de brics et de brocs. Ce Plus Beau de Tous les Pays est un peu la colonne vertébrale de l’histoire, et c’est une belle idée, très bien exploitée.


Judith est juste adorable, elle déborde d’imagination, elle est pleine  de vie : un vrai rayon de soleil dans ce monde tout à fait austère. Vous ne pourrez que vous attacher à elle car on n’a qu’une seule envie durant ces 400 pages : lui donner l’affection et la tendresse qui lui manquent http://www.smiley-lol.com/smiley/drague/amour/g106.gif.


Le propos religieux, qui est forcément présent dans tout le livre n’est pas pénible, mais plutôt intéressant. Et évidemment inquiétant étant donné qu’il s’agit d’une secte, faisant d’ailleurs fortement penser aux Témoins de Jehovah (du porte à porte pour porter la bonne parole, la fin du monde, le refus du don de sang, …). Quant aux dialogues avec Dieu, ils sont TRES bizarres et très dérangeants. Très très très. Dieu est colérique, manipulateur, autoritaire, méchant et cruel (Judith : « J’ai demandé à Dieu si ma mère était morte par ma faute et Il a répondu que oui »). Alors soit, l’auteure  a un problème avec la religion et règle ses comptes, ou alors (hypothèse la plus plausible selon moi), ce Dieu là n’est qu’une métaphore des Dieux/Gourous des Sectes, les Dieux qui vengent, qui punissent, qui tiennent les fidèles sous leur coupe, dans la peur et la menace. Le fait que l’auteur semble avoir grandi dans ce genre d’environnement extrémiste amène à penser qu’il s’agit donc en effet d’une critique (violente) du monde religieux sectaire.

 

C'est également un roman plein de métaphores et c'est une des raisons qui font que je l'ai tant apprécié. J'ai notamment beaucoup aimé cette métaphore de la Barrière, illustrant parfaitement l'(auto)enfermement des gens vivants dans des Sectes.

 

Des bémols ? Oui, 3. Tout d’abord, j’ai trouvé quelques petites longueurs, mais rien de rédhibitoire car à chaque fois s’ensuivaient des dialogues qui rendaient du rythme au roman. D’autre part, du côté de la relation entre Judith et Dieu, j’ai trouvé que certains dialogues étaient trop complexes (et donc peu plausibles) pour une petite fille de 10 ans (aussi intelligente soit-elle). Ainsi quand je lis « La croyance n’est pas assujettie à la preuve », je hausse un peu du sourcil. Enfin, je ne suis pas vraiment satisfaite de la fin que je trouve … PIF PAF POUF… inachevée


Malgré ces quelques détails, j’ai beaucoup aimé cette lecture, que j'ai trouvée très originale : une petite fille atypique et très attachante, « Le plus beau des pays » extrêmement bien raconté et très visuel, une institutrice salutaire, un poncho magnifique (lol), pas mal d’humour, un vilain méchant garçon qu’on a envie de baffer, etc. Je sais que je m’en souviendrai longtemps. Je suis d’ailleurs ravie que ce soit celle-ci qui me permette d’atteindre mon premier % de cette rentrée littéraire 2013. Merci aux Editions NiL pour la découverte !


Bref, pour moi, une lecture qui vaut le détour.

 

Ma note : 4 b pn



D'autres avis : par ici, les billets « coup de cœur » de Cryssilda, et de Syl, ainsi que celui de Fanny qui a trouvé ce roman magistral . Et pour être complète, voici le billet de Mlle Alice qui n’a pas apprécié cette lecture et vous explique pourquoi.

 

 


http://1000etunepages.files.wordpress.com/2013/09/logorl2013.png

6/6

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:21

 

http://www.unitheque.com/UploadFile/CouvertureC/O/9782709642491-comment-eskimos-gardent-bebes-chaud_g.jpg


Résumé : Jeune mère américaine installée à Buenos Aires, Mei-Ling Hopgood a été choquée par l’heure tardive à laquelle les Argentins couchent leurs enfants. Était-ce bon pour leur développement, tant physique que social ? Poussée par sa curiosité de journaliste et ses interrogations de jeune maman, Mei-Ling Hopgood s’est lancée dans un tour du monde des méthodes éducatives, étudiant des problématiques aussi universelles que l’heure du coucher, l’apprentissage de la propreté, les repas, ou les activités ludiques.  Aux quatre coins de la planète, elle a interrogé des parents issus des cultures les plus diverses, ainsi que des anthropologues, des éducateurs, et des experts en puériculture.  Ainsi, les Chinois sont les rois de l’apprentissage de la propreté. Chez eux, le pot, ça commence à six mois ! Quant aux Kenyans, ils portent leurs bébés sur le dos, sanglés dans des écharpes colorées. Et ce n’est pas seulement par tradition – essayez donc de manœuvrer une poussette sur les trottoirs défoncés de Nairobi ! Les Français, eux, réussissent à faire de leurs bambins des gastronomes en culottes courtes. Toutes ces découvertes - et il y en a bien d’autres-, Mei-Ling Hopgood les a testées sur sa propre fille, dès la naissance. Et les résultats parlent d’eux-mêmes !

 

 

Voici un livre que j’ai trouvé d’une part richement documenté : tout semble vrai, réellement tiré du quotidien de ces autres parents (l’auteur prend d’ailleurs soin de citer ses –nombreuses- sources et références,) et on apprend quelque chose au détour de chaque page. Et d’autre part, il est tout à fait décomplexant. Car quand vous devenez parent, vous vous posez mille et une (euphémisme !) questions, notamment en comparant votre façon de faire et celles des autres parents (Zut, le mien, il n’est pas encore propre, il ne marche pas encore, il ne connait pas encore son alphabet, etc.).  Et dans cet ouvrage, l’auteure nous montre qu’il n’y a pas une seule façon d’élever votre enfant. On peut mettre son enfant dormir très tard, le trainer partout avec soi, lui donner de la viande à mâchouiller quand il n’a même pas  encore de dents, le poser sur le pot quand il crapahute à peine, choisir d’être skotché presque 24H/24 avec lui ou au contraire lui laisser une grande liberté alors qu’il n’est haut que comme 3 pommes : peu importe, tant que le bien de l’enfant est la priorité. Une grande leçon de tolérance donc !


Mei-Ling Hopgood nous emmène ainsi aux quatre coins du monde (on y rencontre des Libanais, des Pygmées, des Japonais, des Argentins, des Français, des Tibétains, des Polynésiens, des Kényans, des Américains, etc.) afin de découvrir les bénéfices/curiosités/particularités de chaque mode d’éducation, à l’aide de tout un tas d’anecdotes et d’exemples, sans jamais porter de jugement  (dans sa conclusion, Mei-Ling Hopgood nous conte un fait divers arrivé à New York, illustrant parfaitement nos différences culturelles et notre facilité à juger les uns et les autres… Edifiant !) et avec pas mal de traits d’humour, ce qui a le grand mérite de rendre cette petite « encyclopédie de l’éducation dans le monde » tout sauf indigeste.

 

On apprend et on sourit, on se reconnait (ou pas), on fronce le sourcil, on rit, on est parfois interloqué voire même choqué. Plus que comme une source d’information, j’ai vécu cette lecture comme un grand voyage autour du monde et mon exemplaire est maintenant truffé de post-it ! Vous y rencontrez des parents et des enfants étonnants, comme le petit Hiroki (qui sort son zizi en plein milieu de sa classe de maternelle), ou comme ces papas Akas (et leur incroyable dévotion paternelle) (je sais maintenant d'où Monsieur Cajou tient ses origines héhé).


Je me suis également posée beaucoup de questions pendant la lecture (comme l'auteure par rapport à sa petite Sofia, questionnement qui constitue le squelette de l'ouvrage) et je me suis surprise à avoir parfois envie d’ « autre chose » pour mes enfants, comme pourquoi pas une vie parmi les petits Polynésiens, car même s’ils ont l’air parfois cruels entre eux (certains exemples sont rudes héhé), ils vivent dans une liberté rare et je pense qu’ils s'offrent entre eux la meilleure école de la vie.



Bref, un livre que j’ai trouvé vraiment très original, à mettre entre les mains de tous les parents, futurs parents, ou simplement curieux !


Ma note : 4 b pn

 

Un grand merci à Sophie Hérisson et aux Editions JC Lattès, pour cette heureuse découverte.

 

Voici la bande-annonce du livre et ICI, le site de l'auteure.

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challenge 1 %

 

4/6

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 20:11

 

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/NIL/P3/9782841116744.JPG

 

Résumé : A quelques mois de la fin de sa peine, un condamné coupe son bracelet électronique et se retrouve en cavale. Il rend une visite furtive à sa fille, lui dit au revoir, lui emprunte sa voiture et roule vers Paris. Est-il devenu fou ? Veut-il se suicider ? Prépare-t-il un coup ? Il remonte à pied les Champs-Élysées, se met à l'abri sous un porche pendant une averse, croise le regard d'une femme troublante. Puis il se réfugie dans une boîte échangiste ou, jadis, il avait des intérêts. Dans la pénombre rassurante, il veut régler une affaire, mais il le regard d'une femme…


La lecture de ce 3ème titre de ma rentrée littéraire, Arrête, Arrête (NiL) fut tout aussi plaisante que le laissait espérer son résumé. Le point de vue change à chaque chapitre et l’on découvre ainsi les pensées et actions de Vincent, le héros en cavale, de sa fille, de son petit frère ou encore de la police. Le cadre change également souvent : les Champs Elysées, un café, un club échangiste ou encore un hôtel désaffecté. Et donne un réel rythme à cette histoire.


En outre, sitôt ce roman ouvert, il est presque impossible de le reposer car on n’a qu’une envie : savoir. Comprendre. Comprendre pourquoi Vincent a fait ce choix totalement déraisonnable alors qu’il n’était plus qu’à quelques petits centimètres de la ligne d’arrivée… la liberté tant attendue. J’ai donc lu ce roman comme un page-turner, assoiffée de la découverte finale. Découverte qui m’a un peu déçue car je m’attendais à autre chose ou en tout cas à une raison moins « évidente ».


Le seul reproche que je fais à ce roman, c’est sa taille, sa trop courte taille. 135 pages. Et je lui fais d’autant plus ce reproche que j’ai été étonnée de voir à quel point je me suis attachée à Vincent, à son frère et même à Anne-Gisèle, en si peu de pages.  Quand on a autant de talent que Serge Bramly pour brosser des personnalités, des atmosphères et des émotions, en si peu de mots, on ne  peut pas séparer le lecteur si rapidement de l’univers à peine découvert !  


Mais vraiment, j’ai trouvé que c’était une belle histoire et je suis encore toute étonnée d’avoir ressenti tant d’émotions et de m’être autant attachée à Vincent et son entourage durant le temps éclair de cette lecture.


Une jolie découverte donc !


Ma note : 4 b pn


 

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3/6

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 20:32

 

 

http://actes-sud.fr/sites/default/files/couv_jpg/9782330022600.jpg

 


Un roman d’une intelligence rare



Voici mon second billet pour cette rentrée littéraire 2013, consacré à « Kinderzimmer », de Valentine Goby. Une expérience très particulière de lecture que je vais essayer de vous conter (ça ne fait jamais que 15 jours que j’essaye de coucher mon émotion -mes nombreuses émotions- sur le papier).


Résumé : En 1944, le camp de travail de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, Mila, sur le point de donner la vie dans cet univers de mort.

Ce roman n’est pas bien épais en taille (218 pages) mais qu’il est profond. Il m’a fallu 2 semaines pour le lire. Je le trouvais tellement intense que je n'arrivais pas à lire plus de quelques pages à la fois. A vrai dire, j'ai rarement lu une histoire d'une telle force. C’est un roman d'une qualité rare, par de nombreux aspects. On sent le travail d'écriture à toutes les lignes : chaque mot est soigneusement choisi et chaque mot fait mouche. Ce n’est pas un roman qui est écrit pour vous tirer des larmes avec de l’émotion facile (bah oui des bébés à Ravensbrück, forcément ça va faire pleurer dans les chaumières). Mais non, non, non, pas d’émotion en carton, ce n’est pas du tout de cela qu’il s’agit. C’est tellement plus. C’est un roman qui m’a coupé le souffle, physiquement, un roman qui m’a fait faire marche-arrière, presque à chaque page, pour relire un passage, une phrase, un mot… Et le pouvoir de ces mots fut réellement de me laisser… sans mot.

Les premières 100 pages du roman sont davantage centrées sur Mila, pas tellement sur sa grossesse, qu’elle se refuse d’accepter parce que, imaginez-vous, comment serait-il possible d’accepter de porter en soi… un mort à venir, parce que mettre au monde à Ravensbrück, c’est mettre à mort. Et c’est dans cette partie que le grand talent de Valentine Goby se fait ressentir : en même temps que les prisonnières complètement perdues et hébétées, nous voilà plongé dans l’horreur du camp, qui a son propre vocabulaire [chtoubova] [rouhe] [chwaïneraille] [chtrafblock] [chneller] : ces mots claquent, ces sons agressent notre oreille et l’atmosphère est plantée. Naturellement.


Et au milieu de toute cette fange ravensbrückienne, l’auteure arrive à introduire d’infimes rais de lumière : des notes de musique, des petits sabotages à la fois anodins et héroïques, une libellule aux ailes vibrantes, un beau ciel indécent où le soleil se lève, une fleur au bord d’un lac, une coccinelle sur une épaule. Parce que l’espoir ne peut que se résumer à cela au milieu de cette puanteur insoutenable, de ces humiliations quotidiennes, de la torture, des privations. De l’abomination.


Ce livre n’est pas un témoignage. Ni un compte-rendu. Ni « un livre de plus sur le sujet ». Non, c’est un roman, dans le sens le plus noble du terme, servi par une plume d’une qualité exceptionnelle.


Un tout grand merci à Actes Sud pour cette découverte. Mila, Marianne, Lisette. Et Teresa, bien que personnage secondaire, entre dans le top 3 des personnages les plus beaux qu’il m’ait été donné de rencontrer.


Il est malaisé pour moi de vous conseiller de lire ce roman car j’ai tellement vécu cette lecture que je ne peux garantir qu’il en sera de même pour vous (cependant, étant donné que le roman en est déjà à sa 6ème impression, il semble que je sois très loin d'être la seule ainsi conquise). Mais du haut de ma trentaine, et des centaines de livres lus, je me permets tout de même de vous dire que, selon moi, « Kinderzimmer » est tout simplement un excellent roman. Merci Valentine Goby.

 

Ma note : 4 b pn1 b pn (je ne peux pas dire que c’est un « coup de cœur », ça me semble tellement déplacé pour un livre de cette qualité) (oui je sais, ça peut paraitre bizarre, mais je le ressens ainsi).

 

Je ne vous mets pas de liens vers des billets positifs car vous en trouverez à chaque coin de rue. Par contre, voici l'avis de Reveline, qui trouve que c'est "un roman sans subtilité au style désagréable" : par ICI.

 


 

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2/6

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 21:19

 

 

Planning hyper rempli des vacances d’été oblige, voici seulement mon billet sur un des romans que j’attendais le plus en 2013 : « L’impératrice des Sept Collines », de Kate Quinn, le second tome de mon coup de cœur «  La Maitresse de Rome ». Comme la photo en atteste, j’ai eu la chance de vivre ces nouvelles aventures dans la Rome Antique sous le soleil de la Crète, rencontre-clin-d’oeil des cultures gréco-romaines si chères à mon cœur.

 

kate-quinn-crete.jpg


Résumé : Empire romain, Ier siècle de notre ère, sous le règne de Trajan. Fougueux et obstiné, le jeune Vix, ancien gladiateur, revient à Rome en quête de gloire. Fille d'un sénateur, l'insaisissable Sabine a soif d'aventure. Tous deux se connaissent depuis l'adolescence, et nourrissent une passion réciproque. Mais si elle aime s'amuser avec le beau Vix, Sabine rêve d'un grand destin – ce que le garçon ne pourra jamais lui offrir, contrairement à Hadrien, le futur empereur, auquel elle est promise. Alors que Rome se prépare à de grands changements, les deux amants, happés chacun de leur côté par le tourbillon de l'histoire, sauront-ils se retrouver ?


Pour les pressé(e)s qui n’ont pas envie de lire tout un billet : un roman tout à fait à la hauteur de mes espérances, un roman que j’ai aimé, un roman que j’ai dévoré. Et même si je n’ai pas eu le même coup de cœur que pour les aventures de Thea et Lepida Pollia, c’est de nouveau  « un ticket gagnant pour un voyage dans le temps » que m’a offert Kate Quinn.  Encore une fois, je ne me suis pas contentée de lire mais j’ai plongé toute entière, avec énormément de plaisir dans ce nouvel opus. Certes, il est différent du premier (et heureusement !) mais il regorge d’autant de qualités : la plume est toujours aussi talentueuse pour nous immerger dans cette époque avec force de détails (sans jamais de lourdeur!) ; mais surtout, c’est ce mélange entre vérité historique et fiction romanesque qui m’a une nouvelle fois ravie (même si, comme dans le premier tome, j’ai trouvé le début un peu long à se mettre en place).


La différence essentielle tient dans les aspirations des deux héros, Vix et Sabine : dans ce deuxième roman, il est davantage question de politique, de guerre, de stratégie. Ce n’est plus le monde du spectacle, de la passion et des arènes : ici, ce sont les Légions, ça sent la poussière, le sang et la testostérone, et ça bouge beaucoup ! Mais, rassurez-vous, vous trouverez toujours autant d’intrigues, de trahisons et de complots.

 

Du côté des personnages, je vous rappelle que j’avais adoré d’amour passionné le personnage de la très vilaine Lepida Pollia (dont on a tout le temps envie de crever les yeux au fil des pages) (et ça, c’est la version gentille). Ici, vous aurez la chance (hum hum) de rencontrer Plotine… certes moins méchante et emblématique que la précédente mais les envies de griffer/frapper/insulter n'en sont pas moins présentes !

 

Alors, pourquoi pas un coup de coeur ? Et bien parce que j'ai trouvé les personnages moins forts, ou moins attachants, que dans le précédent tome. Ainsi, par exemple, je n'ai jamais réussi à adopter entièrement Vix, tant ses défauts entachent son charme : car derrière ses qualités, il est aussi arriviste, il ment sans vergogne, il est parfois égoïste, belliqueux, ô combien prétentieux (argh!)... et je vous laisse découvrir par vous-même ses autres talents typiquement masculins . Certes, c'est tout de même un beau personnage, mais selon moi pas à la hauteur de ses parents, Arius et Thea.



Ouch, ce billet va finir par devenir kilométrique si je ne m’arrête pas, et Dieu que je pourrais encore vous en dire des choses, comme par exemple sur Sabine (un peu "froide", je ne l'ai pas trouvée assez..... latine), Trajan ou sur Titus (Aaahhhh lui http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0038.gif) ou sur les quelques nouveaux éléments que l’on apprend sur les 2 héros du précédent tome,… mais je pense qu’il est plus raisonnable de vous inviter à découvrir tout cela par vous-même.


Quant à la fin (oui, je continue, je continue alors que je viens de dire que j’arrêtais) : un seul mot : FRUSTRATION. Aaahhhhh, vivement la suite !

 

Ma note : 4 b pn

 


 

     http://www.livraddict.com/covers/66/66231/couv56688992.jpg  http://www.livraddict.com/covers/104/104214/couv3088923.jpg  http://g-ecx.images-amazon.com/images/G/02/ciu/a8/21/4894b86780dc0a20958272.L._V160401241_SY470_.jpg


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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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