27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 11:44

 

 

 

Résumé : Léo et son fils, Thomas. Esther et sa fille, Morgane. Ils décident de passer des vacances ensemble. Les premières pour cette famille recomposée. L'endroit : une maison isolée, en bord de mer dans un coin perdu de Bretagne. Seulement, Thomas déteste son père. Il lui en veut de refaire sa vie après "le drame"... Il déteste aussi Esther, déteste ces vacances et déteste cet endroit. C'est vide. Dépeuplé. Il n'y a rien à faire ici... Il voudrait aussi détester Morgane. Il n'aime pas ses attitudes, ni la façon qu'elle a de le regarder fixement ou de toujours sourire quand il ne faut pas. Malgré cela, elle a des tas d'idées originales pour faire passer le temps...

 

En apparence, ce roman contient tous les ingrédients pour faire un roman à suspense efficace. Du mystère en veux-tu en voilà, des personnages étouffés par les secrets et les mensonges, une maison isolée en Bretagne propice à une atmosphère pesante et un danger palpable (une baignoire à l'eau écarlate, des scarabées broyés, une tuyauterie percée, des mouettes moqueuses, une maison abandonnée,...).

 

Sauf que plus l'histoire avance, plus on découvre petit à petit les secrets des uns et des autres et que c'est too much. Car forcément en réunissant coûte que coûte autant d'éléments et de thèmes du thriller (maison isolée, meurtre, suicide, disparition, famille brisée, folie, mensonge), on créé quelque chose de sombre mais de peu crédible. Plus j'ai avancé dans cette lecture et plus j'ai trouvé le tout complètement tiré par les cheveux, me faisant de plus en plus soupirer devant tant d'éléments abracadabrants.

 

Ajoutons à cela des personnages construits aux forceps pour les rendre mystérieux et menaçants, tout comme le pourcentage de "menace" indiqué au début de chaque chapitre, comme si le lecteur avait besoin de ces indications artificielles pour comprendre que la menace gronde. Pourtant durant la première moitié, l'auteure brouille les pistes avec talent afin que l'on se demande sans cesse qui est le vrai "méchant" de l'histoire. Et c'est bien fait, ... avant que ça ne devienne prévisible.

 

Enfin, il y a ces personnages d'enfants, Thomas et Morgane, qui ne sont pas sans faire penser à ceux du film "Le Bon Fils", mais que j'ai trouvés caricaturaux dans leurs failles, et encore moins crédibles que l'histoire en elle-même (non, mais sérieusement, le cliché du psychopathe qui, enfant, fait du mal aux animaux, on peut s'en passer une fois ?)

 

En bref, trop de mystère tue le mystère.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Coup de coeur pour Delcyfaro ICI, Séverine d'Ilestbiencelivre a adoré ICI (à 46 minutes), Choupinette a aussi adoré ICI, et manque de crédibilité pour BlackKat ICI.

 

Partager cet article

Repost 0
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 10:23

 

 

 

 

Résumé : Et si un jour les chats communiquaient avec les hommes ? S’ils changeaient notre
histoire à jamais ? Dans la lignée des Fourmis, un roman où se mêlent Histoire, science, philosophie et humour. Bastet, une petite chatte montmartroise, aimerait bien communiquer avec sa « servante » humaine. Sa rencontre avec Pythagore, un chat de laboratoire appareillé pour pouvoir se connecter aux ordinateurs et qui sait tout des humains, va bouleverser sa vie. Le vieux matou futé se charge de l’éducation (très complète…) de la jeune Bastet alors qu’autour d’eux la violence envahit la société. Une vision ironique et décalée du monde des humains où les chats tentent de remédier aux folies de leurs prétendus maîtres.

 

 

Pfffffffff. Mais quel gros fail que cette lecture.

 

 

Pourtant, Dieu sait si je suis fan de cet auteur que j’admire tant : il m’a toujours séduite avec son originalité, son intelligence, et sa façon de partir d’éléments réels pour imaginer des réalités ou des futurs probables, plausibles, ou mêmes improbables (j’ai adoré « Les Fourmis », « Les Thanatonautes », « L’empire des Anges » -que j’ai relu 3 fois!- ou encore « L’arbre des possibles »).

 

Mais ici… ici… ici, … on tombe carrément dans le GROTESQUE.

 

Bernard Werber nous sert à la grosse louche des lieux communs sur les chats (ils sont doués de pensée, ils considèrent leur humain comme un serviteur, ils sont sneaky, …). J'ai trouvé le tout convenu, peu crédible et téléphoné. Et même si j'apercevais les traits d’humour ou d'esprit disséminés ça et là par l’auteur, jamais ils ne m’ont fait sourire ni rire.

 

Mais le pire pour moi, c’est que les romans de Werber poussent toujours le lecteur à considérer son quotidien d’un autre œil, à travers le prisme des découvertes de sa lecture, mais ici, en ce qui me concerne, nada : juste l’histoire de Bastet, une chatte pas vraiment attachante et de Pythagore, son matou de voisin qui a une clé USB mauve greffée sur le crâne (si si !). Puis alors ces réflexions sur le terrorisme, les guerres et les violences humaines :  quelle LOURDEUR. "Dans la lignée des Fourmis" qu'ils disaient... laissez-moi pleurer rire.

 

Vraiment, une grosse déception. Peut-être que ce livre devrait être rangé dans le rayon des 10-12 ans, mais je n'en suis même pas certaine parce que de ce côté-là, on a déjà « La guerre des clans » qui est tellement meilleur.

 

En bref, au secours, rendez-moi le Bernard Werber que j’aime !

 

Ma note :

 

D'autres avis : une lecture captivante pour Azilis ICI, un page-turner passionnant pour Cédric ICI, et mi-figue mi-raisin pour Mr K ICI.

 

Partager cet article

Repost 0
23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 20:02

 

 

 

 

 

Résumé : Linus, 16 ans, se réveille un matin sur le sol d’un sinistre bunker souterrain. Sans eau, sans nourriture… et sans la moindre explication. Manifestement, il a été kidnappé. Pour quel motif ? Et qu’attend-on de lui ? Les jours passent. D’autres détenus, n’ayant apparemment rien en commun, sont amenés par un ascenseur,. Une petite fille. Un vieil homme malade. Un toxicomane. Un autre homme, une autre femme. Capturés en pleine rue, comme lui et désormais, constamment surveillés. Incapables de comprendre ce qu’ils font en ce lieu. Bientôt, et tandis que le temps commence à perdre sa réalité, une horrible vérité se fait jour. Il ne s’agit plus de sortir – c’est manifestement impossible. Il s’agit de survivre. Ensemble. Le plus longtemps possible. En espérant obtenir une réponse à la seule question qui vaille : Pourquoi ?

 

 

Honoré outre-Manche par la très prestigieuse médaille Carnegie, Captifs a été l’objet, à la suite de cette récompense, d’une virulente polémique. On lui a notamment reproché sa violence et son absolu nihilisme. « Monumental », déclarait dans le même temps le Times. « Tout le monde devrait lire ce roman. »

 

C'est cette présentation qui m'a donné une furieuse envie de découvrir ce nouveau titre de chez Super8 Éditions. En effet, cette histoire s'annonçait noire à souhait et dérangeante...

 

Et pourtant, personnellement, je l'ai trouvé fade. Le suspense est bien présent, on ne peut le nier, mais il tient surtout au postulat de départ "Qui les a enfermés, pourquoi et jusqu'à quand ?". Pour le reste, je n'ai pas trouvé que l'intrigue tenait particulièrement en haleine, ni que les personnages étaient suffisamment bien construits que pour que je m'attache à leur sort. Pourtant l'auteur a visé la variété avec un lourdaud en costume terne, un molosse junkie, une jeune femme aussi belle qu'arrogante, un vieux philosophe noir et homo, une petite fille de 9 ans et Linus, le héros.

 

Quelques mots sur ce Linus : tout au long du roman, j'ai eu du mal à croire qu'il n'avait que 16 ans : il parle, pense et agit comme s'il était adulte. Quant à ses nombreuses réflexions sur son passé, et son père, au lieu de le rendre plus dense, elles ne font qu'alourdir le rythme. Rythme assez inégal d'ailleurs : une première moitié qui se traine un peu la patte, mais une seconde partie beaucoup plus rythmée et riche en action, avec le froid, la faim, la peur, l'ennui et la folie qui guette. Je l'ai d'ailleurs lu plutôt rapidement, car dès que vous le commencez, vous avez BESOIN de savoir, vous attendez des réponses ou des pistes de réponses. Et là...

 

En bref, j'en attendais bien plus : une bonne idée de départ mais un traitement plutôt faible à mon goût.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : une excellente lecture pour Stephanie ICI, Dareel a eu un coup de coeur ICI, Louve l'a trouvé génial ICI, Benebook a adoré ICI, tout comme Sophie  ICI.

Partager cet article

Repost 0
4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 11:53

 

 

 

 

 

Résumé : Tom Elliott tient une supérette dans un trou perdu du Midwest. Malgré les rayons désespérément dégarnis, les clients défilent du matin au soir. Ce succès, Tom le doit au fauteuil, devant la caisse, où chacun s’assoit pour livrer ses secrets… Jusqu’au jour où jaillit du trottoir d’en face un fabuleux hypermarché climatisé. Comment combattre un concurrent si déloyal ? Tom n’a que deux armes : sa folie douce et son amour de la poésie.
 

 

Je vous le dis tout de go : ça ne l’a pas fait pour moi. Alors oui, j’ai bien compris que l’auteur voulait nous offrir une petite bulle de poésie fantasque au milieu du désert américain, dans cette supérette un peu désuète mais…

 

Même si j’ai aimé Shellawick et ses paysages désertiques à l’odeur de pop-corn, je n’ai pas réussi à entrer dans cette histoire, ni à m’attacher à Tom, le héros. L’écriture, à la 3ème personne m’a  fait penser à un long monologue nostalgique et contemplatif (et même parfois assez répétitif), parsemé de descriptions cinématographiques, de métaphores et de comparaisons ou d’expressions savoureuses  du cru… qui m’ont fait plus souvent bailler que rêver ou voyager. Un peu ronflant. Un peu gonflant.

 

Pourtant, on ne peut pas enlever à ce roman son inventivité, avec cette galerie de personnages haut-en-couleur et burlesques, avec cette supérette (et sa trilogie du bonheur : manger – se laver – tuer les mouches), dernier rempart contre notre frénésie de consommation, avec ces haïkus un peu loufoques çà et là au milieu des pages d’un annuaire, ou encore avec ce père qui mesure la réussite de sa vie au nombre de miles taillés dans son salon de barbier… mais quand bien même, j’y suis restée totalement extérieure, et qui plus est, j’ai trouvé cette originalité parfois forcée, comme si l’auteur avait à tout prix besoin de faire différent.

 

En bref, Touré de zate de coye !, il n’était pas fait pour moi.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : coup de coeur pour Ariane ICI, un petit bijou pour LePamplemousse ICI, Nina l'a adoré ICI, Léa Touch Book a beaucoup aimé ICI, et une jolie surprise pour JLdragon ICI.

Partager cet article

Repost 0
6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 08:00

 

 

 

 

Résumé : Dans la famille Shanley, il y a Jack, charmeur impénitent et artiste reconnu ; Deb a renoncé quant à elle, avec une certaine allégresse, à une carrière de danseuse de ballet pour élever leurs deux enfants. Un appartement à Manhattan, une famille presque heureuse tant Deb s’applique à fermer les yeux sur les infidélités de son mari.Jusqu’au jour où un paquet anonyme ébranle le foyer : une simple boîte en carton, remplie d’emails chroniquant sans pudeur la vie secrète de Jack. Le paquet, adressé à Deb, tombe malencontreusement entre les mains des enfants. Rien ne sera plus comme avant…

 

 

Le résumé était très prometteur, les critiques de la presse US également, et malheureusement, cette lecture fut une vraie déception.

 

 

Ce roman est divisé en 4 parties, et autant j'ai vraiment beaucoup aimé la première et ai commencé à m'attacher aux 4 héros, autant la deuxième partie m'a tout à fait refroidie et m'a complètement sortie de ma lecture. En effet, dans cette seconde (très courte) partie, en 10 pages, l'auteure nous résume l'avenir de ses personnages de façon très abrupte : il arrive ceci à Deb, Jack fait ceci, et leur couple devient cela, ces personnages meurent, tandis que Simon évolue ainsi et Kay de cette manière. Et je ne vois pas l'intérêt de ce pseudo chapitre qui ressemble davantage à un story-board qu'à un morceau d'histoire. Surtout qu'ensuite, on revient là où on en était resté à la fin de la première partie, et il nous faut donc continuer à suivre leurs aventures (assez peu palpitantes) tout en connaissant déjà le dénouement. Un exercice de style abracadabrant ou un choix narratif incongru : ça ne m'a pas du tout plu.

 

Et si dans ce premier chapitre, j'avais trouvé la plume habile, le ton très plaisant et l'histoire prenante (les débuts sont vraiment très bons), je me suis ensuite ennuyée durant la majorité des 200 dernières pages. C'est décousu, c'est assez peu intéressant, et les personnages ne sont guère développés. S'ajoutent à cela des épisodes (Jack et sa mère, Deb et Gary, Kay et son journal ou encore Simon et Teagan) qui semblent tomber comme des cheveux sur la soupe et qui ne participent que très peu à la cohérence générale de l'histoire de la déconstruction de cette famille new-yorkaise. Et si les critiques semblaient s'accorder sur le fait que ce roman brille par son audace et sa justesse, je l'ai trouvé plutôt insipide et je cherche encore la justesse des personnages qui avaient selon moi bien du mal à exister...

 

 

En bref, il y a certainement "dix milliers" de petites choses qui font (et défont) la vie dans ce roman, mais il lui manque une unité.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : en demi-teinte pour Cathlulu ICI, Les lectures du mouton a été bluffée ICI, et Échappée littéraire a beaucoup aimé ICI.

Partager cet article

Repost 0
7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 12:17

 

 

 

Résumé : Dans ma famille, on se tuait de mère en fille. Mais c’est fini. Il y a longtemps déjà, je me suis promis qu’accidents et suicides devaient s’arrêter avec moi. Ou plutôt, avant moi. Sauve qui peut la vie ! J’aime cette expression. C’est le titre d’un film de Jean-Luc Godard de 1980. Mais lui, il avait mis des parenthèses à (la vie), comme une précision, une correction de trajectoire. Le sauve-qui-peut, c’est la débandade, la déroute. Le sauve qui peut la vie, c’est la ligne de fuite, l’échappée parfois belle. J’en fais volontiers ma devise. Il m’a fallu du temps pour comprendre que ce qui était une manière d’être ? une tendance à parier sur l’embellie, un goût de l’esquive, un refus des passions mortifères, une appétence au bonheur envers et contre tout ?, avait aussi profondément influencé ma façon de penser. J’aimerais que ce livre, écrit sur fond de drames passés, collectifs et privés, soit une lecture revigorante, une sorte de fortifiant pour résister au mauvais temps présent.

 

 

"Sauve qui peut la vie" : un très joli titre pour un récit qui ne m'a pas vraiment parlé malgré ses qualités. Dans cet essai, Nicole Lapierre nous offre un traité de "socio-anthropologie" avec comme point de départ l'histoire tragique de sa famille, remplie de disparus, de morts et de suicidés. Elle s'interroge et offre une réflexion sur des thèmes liés à son vécu comme ceux de l'Exil, du Suicide, de la Séparation, de la Transmission ou encore des Relations entre Générations. C'est intelligent et très documenté et cela trouve écho dans l'actualité à plus d'un titre (les Migrants en tête, mais également la montée des préjugés et de l'intolérance, illustrée de façon effrayante lors des élections d'hier en France).

 

 

Malgré ces qualités, ce texte ne m'a ni touchée, ni vraiment intéressée. J'ai trouvé que Nicole Lapierre se cantonnait à sa vie et à son histoire, sans jamais réussir à me prendre par la main pour m'y faire entrer. Une histoire familiale tragique que l'auteur a réussi à surmonter, mais une histoire qu'elle n'a pas réussi à me faire partager.

 

 

En ce qui me concerne, avec ce livre, j'ai eu l'impression de lire une compilation de souvenirs, de références à des auteurs, politiciens, sociologues, philosophes (Durkheim, Georges Perec, Saint-John Perse, Alain Finkielkraut, Daniel Cohn-Bendit, etc.), d'anecdotes, de faits historiques, de réflexions sur la Judéité et sur l'institionnalisationde  la Shoah, d'analyses, de digressions sur la campagne ou la confiture, de mentions et d'extraits de romans ou essais, etc. Et je m'y suis perdue.

 

 

En bref, une rencontre ratée.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : de très belles critiques 100% séduites, sur Babelio ICI.

 

 

 

 

15ème lecture de la rentrée littéraire 2015

Partager cet article

Repost 0
13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 10:16

 

 

 

 

Résumé : Avec la profondeur et l'intensité narrative qu'on lui connaît, Lionel Duroy parvient à mêler dans un même récit des thèmes aussi variés que la création littéraire, l'origine du mal et le deuil de la relation amoureuse. Une prouesse renversante. « Vous me demandez ce que Susanne a de plus que vous, je vais vous le dire : Susanne est en paix avec les hommes, elle ne leur veut aucun mal, elle n'ambitionne pas de me posséder et de m'asservir, elle aime au contraire me savoir libre et vivant pour que je continue d'être heureux et de lui faire l'amour. Longtemps, longtemps. Vous comprenez, ou il faut encore que je vous explique ? »

 

 

J'ai reçu ce roman dans le cadre du "Prix des Lectrices de ELLE 2016", et que dire sinon que cette lecture fut longue. Très longue. Vraiment très longue.

 

 

Je ne sais pas si c'est prétentieux. Mais en tout cas, ça n'a pas fonctionné du tout pour moi. Degré zéro du désir. Et du plaisir de lecture. Tout à fait indigeste.

 

Oh, je ne peux pas vraiment blâmer l'auteur parce qu'il sait écrire et que rien n'est mal fait dans "Échapper". C'est tout simplement que cette histoire est tout ce que je déteste en littérature. Un auteur qui s'appuie sur les malheurs de sa vie pour faire un roman autobiographique. Un auteur qui ne cesse de se regarder le nombril, semblant faire une espèce de thérapie de groupe pour mettre des mots sur la douloureuse rupture amoureuse à laquelle il a dû faire face. Certes, il y a un autre sujet dans le roman : la fascination d'Augustin-Lionel pour le roman "La leçon d'allemand" de Siegfried Lenz auquel il voue un véritable culte, le poussant à se rendre sur les lieux afin de se plonger dans l'histoire qu'il aime tant. L'idée est belle (et elle me parle évidemment beaucoup en tant que lectrice). Oui, mais voilà, moi je n'ai pas lu ce roman et la passion d'Augustin fut tout sauf communicative, à force de tout ramener à lui. Il est vrai que l'arrivée du personnage de Suzanne donne un peu d'air frais au récit, qui devenait suffoquant, mais ça n'a pas suffi pour moi.

 

Parce que se coltiner presque 300 pages d'un auteur qui prend tout comme prétexte pour parler de lui. Lui, lui, lui et encore lui. Un roman où il décortique tout. Ses névroses, ses angoisses, son passé, ses pensées, ses peurs, son mal-être. En long et en large. Lionel Duroy et son nombril. Ça dissèque, ça analyse, ça tourne en rond, ça coupe en 4. C'est nostalgique, contemplatif, introspectif, nombriliste et plaintif. Jusqu'à l'overdose.

 

Le seul et unique aspect du livre qui a quelque peu trouvé grâce à mes yeux, c'est celui du "carnet de voyage" : la description des paysages, le plat pays, les canaux noirs et les écluses... l'eau partout, qui se joint au ciel. 

 

 

A part ça, non vraiment, ce livre n'était pas fait pour moi.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : "Splendide" pour SophieLit ICI. A l'opposé, Noukette a abandonné ICI. Et sur le site de la FNAC ICI, on peut lire "magique" pour Fuji, "passionnant" pour Karine30, "Duroy touché par la grâce" pour Hdlb, et "un grand moment" pour Mioliv.

 

Partager cet article

Repost 0
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 11:39

 

 

 

 

Résumé : En 1974, Julie, 16 ans,  passe son été à Spirit-in-the-Wood, une colonie de vacances. Elle y rencontre un groupe de 5 adolescents qui se sont baptisés les «Intéressants» : Ethan, un surdoué des films d'animation ; Goodman et sa soeur Ash, jeunes New-Yorkais bien nés ; Jonah, le fils d'une célèbre chanteuse folk, icône de la contre-culture, et enfin Cathy qui rêve de devenir danseuse. Julie est fascinée par ces jeunes gens de son âge, cultivés, ironiques, talentueux et sûrs d’eux. Le roman suit leur vie pendant quarante ans. Ethan épousera Ash. Ensemble, ils connaîtront la réussite et les drames. Goodman devra faire face à la justice. Jonah se détournera de la musique. Et Julie ? Julie se cherchera pendant de longues années et racontera leur histoire à tous.

 

 

 

Le résumé était fait pour moi, la couverture était sublime et pourtant, cette rencontre avec Meg Wolitzer ne fut pas celle que j’espérais. C’est une belle histoire d’amitié, avec les désirs et les jalousies un peu honteuses des uns et des autres, avec leurs aspirations, avec leurs rêves qui se frottent à la réalité, avec leurs espoirs et leurs déceptions. Mais pour moi, le roman ne fut pas à la hauteur de son sujet.

 

Car « Les intéressants », c’est une lecture-fleuve, avec ses qualités et ses défauts : c’est large, long et profond, et on a ainsi l’occasion de rester 40 ans aux côtés des personnages et d’être agréablement immergé dans plusieurs périodes de l’histoire des USA. Par contre, c’est aussi un roman-fleuve dans lequel se déversent rivières, ruisseaux et les moindres petits rus : digressions, longueurs, et lenteurs sont malheureusement au rendez-vous.

 

On y parle beaucoup d’art, et c’est très intéressant, de succès et d’échecs, de talent, de carrière et de richesse. Par contre, un peu trop de thèmes « dramatiques » à mon goût : sida, drogue, autisme, cancer, viol, etc. etc. … ça fait quand même beaucoup pour un seul roman.

 

Au final, même si on suit les personnages sur près de 600 pages bien tassées, je regrette que seule Jules - la narratrice - nous devienne vraiment familière : les autres héros manquent d’épaisseur alors qu’on aurait également voulu les connaitre davantage (surtout Ethan!) (en 600 pages, on aurait pu, hein!). A mon goût, il leur a manqué un petit supplément d’âme, pour vraiment vivre ces aventures à leurs côtés et non en spectateur un peu trop distant. Même si je dois bien avouer que la fin a tout de même su m'émouvoir.

 

Et dans l’ensemble, même si j’ai parfois apprécié cette histoire sur fond d’ode à l’amitié, la vraie, celle qui dure (presque) toujours, j’ai trouvé que ça manquait de vie, de charisme et d’étincelles. J’ai attendu que l’alchimie ait lieu, attendu, attendu, mais elle n’est jamais venue

 

Pour toutes ces raisons, je n’ai pas réussi à apprivoiser ce roman et je me suis ennuyée durant une grande partie de cette lecture, en tournant les pages sans plaisir.

 

En bref, comme vous l’aurez compris, c’est mi-figue mi-raisin pour moi.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un coup de cœur pour Isabelle ICI, Clara a dévoré ce roman rempli de personnages attachants ICI, Papillon l’a trouvé pessimiste et ennuyeux ICI, et Cunéipage a passé un bon moment ICI.

 

Partager cet article

Repost 0
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 17:59

 

 

 

 

 

Résumé : Etats-unis. Kentucky. Sanatorium de Waverly Hills. Ils sont huit. Six hommes, deux femmes, condamnés à la peine capitale et sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé : « CRIMINAL LOFT » ! Chaque semaine, les votes du public élimineront un candidat afin qu’il reprenne sa place dans le couloir de la mort. Un seul d’entre eux recouvrera la liberté… Mais lorsque huit dangereux criminels se retrouvent prisonniers du lieu dit « le plus hanté des Etats-Unis », l’aventure tourne au cauchemar... Quelles terribles épreuves leur réservent les créateurs du loft ? Jusqu’où iront-ils pour prouver qu’ils méritent de vivre ? A vous de juger…

 

 

 

En ouvrant ce roman, je pensais vivre des heures intenses de tension et de suspense (comme dans « Bird Box » ICI ou « Am stram gram » ICI), je croyais que mon billet parlerait de page-turner, d’être tenue en haleine, de suspense ou de pépite, j'étais certaine d'adorer car le pitch était génial ... et bien en fait, pas du tout. Ce fut plutôt ceci :

 

.

 

 

 

 

 

Bref, une vraie déception.

 

Tout d’abord, j’ai trouvé que l’écriture (très soignée pourtant) était trop scolaire et qu'elle n’arrivait pas à s’effacer pour faire place à l’intrigue. D'autre part, il y a beaucoooouuuuup de répétions : les personnages sont dotés de surnoms, qui sont répétés jusqu’à plus soif, pour que le lecteur – pas très malin hein – puisse retenir qui est qui. Puis oui, on finit par bien comprendre que John, le héros, a un énorme pouvoir d’imagination qui lui permet de s’évader de son quotidien, puisque c’est répété 759 fois (oui, j’exagère). Idem avec les psychotropes, idem avec la boucle de ceinture à tête de serpent, idem avec Ken & Barbie : oui oui oui on a bien compris après la 138ème fois (oui, j’exagère encore).

 

 

Pour moi, c’est un roman qui a certainement été trop retravaillé et qui a perdu en naturel et en fluidité : trop d’éléments qui peinent à se mêler les uns aux autres (le jeu de téléréalité, les serial killers, le sanatorium hanté, le passé des psychopathes, les hallucinations, les crimes, etc.), et également trop de petites descriptions un peu lyriques et inutiles du ciel, des prés, des alentours, des odeurs, des murs, etc.

 

Certes, les thèmes sont très intéressants : la télé-réalité à la sauce serial-killer (avec quotidiennes, épreuves et La Voix), la fascination malsaine et morbide du public, l'histoire du sanatorium de Waverly Hills ou encore la réflexion sur l’indécence, la vulgarité, la vacuité et la surenchère de notre époque. Tout est là, mais l'ensemble ne fonctionne pas. Je  suis restée en dehors de cette histoire qui ne m’a jamais entrainée avec elle, ni passionnée, ni fait ressentir le moindre frisson ou suspense. J’ai regardé tout cela d’un œil distant et jamais je n’ai trouvé le « show brûlant » promis : tout juste une lecture tiède.

 

Trop d'invraisemblances et d’incohérences à mon goût également : des dialogues qui sonnent faux, les nombreuses zones sans caméras, la petite fille d’un condamné qui participe au prime, les pièces à conviction aux enchères, ou encore la confession ridicule de James…  je n’ai cessé de lever les yeux au ciel. Quant  aux révélations de la fin sur l’Ombre, les matons, les tenants et aboutissants : aucune ne m’a surprise car les indices étaient trop lourdement amenés, et elles m’ont juste fait lever les yeux au ciel une fois de plus (oui, j’ai risqué la double entorse oculaire durant cette lecture).

.

 

 

En bref, je suis sincèrement désolée pour l’adorable Armelle Carbonel, mais je ne suis pas du tout convaincue par « Criminal Loft ». Néanmoins il y a toutes les chances que vous, vous le soyez, au vu des avis unanimes.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : énorme coup de coeur pour fandepolar ICI, coup de coeur pour Gérard Collard ICI, coup de coeur pour Dubruitdanslesoreilles ICI, coup de coeur pour Loley ICI, captivant et excellent pour Cécibon ICI, et une préface de Laurent Scalese, qui ne tarit pas d'éloges.

 

 

 

On dirait que le problème vient de moi et non du roman, car je me sens bien seule au milieu de tous ces coups de coeur.

.

 

 

8ème lecture de la rentrée littéraire 2015

 

Partager cet article

Repost 0
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 07:00

 

 

 

 

 

Résumé : Dans le futur, la Terre n'est plus habitable. Pour survivre, la Société est partie coloniser Mars. Les Ors, ses membres les plus riches, érigés en aristocrates, ont réduit les autres en esclavage... Darrow est un Rouge, un membre de la caste la plus basse de la Société. Sa fonction : arracher au cœur de Mars de quoi assurer à la Société sa croissance et sa richesse. Darrow n'est pas un héros. Tout ce qu'il souhaite, c'est vivre heureux avec l'amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu'à son reflet dans le miroir. Darrow n'a plus d'autre choix que de devenir comme ceux qui l'écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepte au légendaire Institut, y être forme avec l’élite des Ors, dans un terrain d'entrainement grandeur nature. Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille ou règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

 

 

 

Durant ces dernières semaines, j’ai vu plusieurs lectrices dire que cette lecture avait été pour elles la meilleure de 2015 ! Une dystopie, en plus ! Friande du genre, je n’ai donc pas résisté. Mais c’est plutôt très déçue que je ressors de la lecture de cette histoire qui n’a pas su me passionner ni me tenir en haleine.

 

 

Pourtant, « Red Rising » démarre sur les chapeaux de roue avec de l’action et des morts qui se succèdent dans l’entourage du héros,… mais j’ai trouvé que c’était trop rapide comme entrée en matière : je n'ai pas eu le temps de m'attacher à lui et donc dans la suite de ses aventures, je n'étais guère concernée par son sort....

 

Du côté de l’intrigue, on retrouve les mêmes ingrédients que dans Hunger Games ou Divergente : une Société divisée en Couleurs (comme des Factions ou des Districts) ; des Auréats qui endoctrinent et manipulent le peuple (comme le Capitole ou les Érudits) ; un grand mensonge des puissants contre lequel va s’élever une rébellion ; un ado qui-doit-sauver-le-monde, Darrow (comme une Tris ou une Katniss), un oncle-mentor-l'air-de-rien qui n’est pas sans rappeler un Haymitch, des épreuves (violentes) dans un Institut pour prouver sa valeur et entrer dans un groupe (coucou les Audacieux), ou encore et surtout un grand "Jeu" entre 12 châteaux dans lequel il faut tuer/dominer si l'on veut survivre et gagner les honneurs (coucou les Hunger Games).

 

Évidemment, cette saga a aussi ses particularités et son propre univers : la Terre n’est plus suffisante pour accueillir l’espère humaine et donc depuis plusieurs siècles, grâce aux esclaves Rouges, on colonise d’autres planètes, dont Mars, où se déroule l’action de ce roman. Plutôt intéressant. D'ailleurs, durant les premières 100 pages du roman, j’ai apprécié le côté un peu « Total Recall » des Bas-Fonds de Mars, avec toutes ces créatures créées par ces chirurgiens esthétiques du futur, les Sculpteurs : plutôt original, bien que tiré par les cheveux. Ensuite, débute enfin le cœur de l’histoire,  ce Jeu où doivent s’affronter 600 candidats répartis en 12 châteaux, et qui ne m’a pas du tout passionnée,... j’ai même passé des pages durant la narration de leurs guéguerres intestines, racontées de façon trop brouillonne à mon goût.

 

Je n’ai pas non plus été convaincue par les pseudo-références un peu "cheap" à la mythologie gréco-romaine. Mars, Perséphone, Arès, Minerve, les Imperator, Praetor, Quaestor, Les Gamma, Lambda, Epsilon, … Déjà vu. En outre, j’ai trouvé que les néologismes faisaient un peu pitié, et j’avais parfois un peu l’impression de lire un livre pour enfants : de la pommacolle, un holoPoste, une sangLame, des bottes antigrav, des commWidgets, un holoMiroir, des médiBots, etc. Peut mieux faire, non ?

 

En bref, malgré l’univers développé et l’intrigue riche en action (et en violence), je me suis ennuyée et ce roman a eu un goût de (trop) réchauffé à mon goût. Au vu de tous les autres avis dithyrambiques (voir ci-dessous), j’ai visiblement dû passer à côté de quelque chose… mais je ne lirai pas la suite des aventures de Darrow.

 

 

Ma note :

 

 

D’autres avis : "un chef d’œuvre" pour PureTrend ICI, "géant et grandiose" sur le site de la FNAC ICI, un coup de cœur pour (le très beau billet de) Lune et Plume ICI, élu "meilleur premier roman 2014" par les lecteurs de Goodreads, et sur Livraddict, une note moyenne de 17/20, ICI.

Partager cet article

Repost 0
14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 07:00

 

 

 

 

Résumé : Bruxelles. Après un dîner d’affaires. Elliott Gast, économiste américain sans histoires, se fait kidnapper. Il se retrouve enfermé dans un appartement anonyme, sans aucun contact avec ses ravisseurs. Elliott pense d’abord que c’est une erreur. Qu’on l’a pris pour quelqu’un d’autre. Rien en effet dans son existence ne peut motiver un tel acte. Il n’est pas spécialement riche, il ne fait pas de politique, il n’est pas célèbre, c’est un homme dans la foule. Alors pourquoi s’en prendre à lui ? Lorsque, enfin, ses ravisseurs lui révèlent la vérité, elle apparaît plus atroce que tout ce qu’il a pu imaginer : ceux-ci savent tout de lui et ont décidé, pour des raisons bien précises, d’en faire la proie d’une expérience interactive et voyeuriste d’une cruauté sans précédent.

 

 

La quatrième de couverture promettait une lecture captivante et malheureusement, ce ne fut pas vraiment le cas pour moi. Car si au début j'ai été 100 %  tenue en haleine par tant de suspense et de mystère, ce côté addictif a fini par s'estomper petit à petit.

 

Certes les thèmes sont intéressants (la toute puissance des médias et d'Internet, ou encore le voyeurisme dans lequel nous baignons) et il y a une forme de discours militant auquel on peut très facilement adhérer : l'impérialisme américain et son hégémonie sur le monde économique à coups de complots et de manipulations. Néanmoins, malgré la pertinence du propos, j'ai trouvé que les revendications des ravisseurs sonnaient faux, tout comme plusieurs monologues (ceux de Barbenoire notamment, presque grotesques) ainsi qu'un manque de naturel dans les dialogues, les faisant sonner tout aussi faux.

 

D'autre part, il y a le côté "thriller" avec cet homme séquestré et étroitement surveillé dans l'appartement lui servant de geôle, et la mise à exécution des menaces de ses ravisseurs : des scènes de torture aussi barbares qu'insoutenables. Et pourtant, malgré le fait que ces descriptions me retournaient l'estomac, j'ai éprouvé très peu d'intérêt et d'empathie pour le héros, ... ce qui n'est certainement pas le fruit du hasard étant donné le message que veut nous faire passer Stona Fitch sur notre société moderne dénuée de compassion face à la souffrance des autres.

 

Enfin j'ai trouvé que l'ensemble manquait de crédibilité : les allers-retours des geôliers "comme par magie", la proportion entre les revendications et la façon de les faire connaitre au monde, les votes des gens et les versements d'argent... mouais. Trop invraisemblable à mon goût. J'imagine bien que le but est de pousser à l'extrême ce que nous voyons déjà sur nos écrans, mais tout de même...

 

En bref, une lecture qui ne m'a pas convaincue.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un roman super réussi, pour Le Concierge Masqué ICI (avec en prime une belle interview de l'auteur!), et l'avis très positif de Stephanie ICI.

 

 

Partager cet article

Repost 0
11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 13:12

 

 

 

 

Résumé : Cela commence comme la plus belle des histoires : Charlotte et Clark, 3 ans de mariage, des rêves plein la tête, un futur radieux. Et un projet, emménager dans cette jolie maison de la banlieue de Boston qu'ils ont achetée sur un coup de tête. Une maison idéale pour se construire un avenir commun, pour abriter la famille qu'ils vont former. Une maison comme un cocon. Ou comme une prison. Car peu de temps après leur installation, la maison qui leur paraissait si parfaite semble avoir changé. Comme si les murs s'étaient rapprochés, les plafonds abaissés, comme si tout l'espace s'était rétréci. Comme si la maison elle-même ressentait un certain malaise. Quelles angoisses se cachent derrière les murs ? Quel drame s'est joué dans l'enfance de Clark qui l'empêche d'envisager un avenir ? Pourquoi Charlotte a-t-elle un tel empêchement face à la maternité ? Parviendront-ils à renouer le lien ?

 


 

Ce roman est une plongée, à la fois effrayante et dérangeante, dans le quotidien d'un couple qui emménage ensemble, et qui peine à se remettre en question, ou simplement à se mettre d'accord, au sujet de sa complémentarité, de ses aspirations pour l'avenir, du poids du passé, ou encore des envies et besoins de chacun. Une vision du couple, de ses failles et de son usure, assez pessimiste et désabusée. Voire cynique.

 

Même si tout semble normal de l'extérieur, on se rend vite compte des névroses de chacun, et la tension monte crescendo entre eux, surtout que leur maison a une mauvaise aura et pèse de tout son poids sur leur vie. Le malaise devient de plus en plus palpable et la folie est à leur porte, à coups d'hallucinations (ou pas?) et de lubies. On sent que tout peut partir en sucette à n'importe quel moment, à l'image de cette scène épique et barrée entre Charlotte et le tracteur-tondeuse de son mari.

 

Et cette ambiance pesante est bien rendue par la très jolie plume d'Amity Gaige qui arrive vraiment à mettre les mots au diapason de l'histoire de la déliquescence de ce couple.

 

Malgré tout, si l'idée de départ est plutôt intéressante, cette lecture ne m'a pas vraiment plu tant j'ai trouvé le tout bizarre. Clark et Charlie sont bizarres, leurs attitudes et réactions sont bizarres, leur maison est bizarre, les deux enfants qui s'imposent dans leur vie sont bizarres, la mère défunte de Clark est (bien plus que) bizarre, tout comme le sont son père et sa "maitresse". Même leur chien, Tecumseh, est bizarre.

 

Pour qu'il me convainque, il a manqué à ce roman un but, une direction, quelque chose de concret, qui aurait pu donner plus de substance à cette atmosphère étouffante (et très réussie) mais trop abstraite.

 

 

Ma note :

 

 

D'autre avis : c'est avec plaisir que j'ai partagé cette lecture avec Belledenuit, mitigée, dont vous pouvez retrouver l'avis par ICI. Virginie a eu un coup de coeur pour ce roman ICI, et quant à Léa, elle n'a pas aimé ICI.

 

Partager cet article

Repost 0

Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

Trouver Un Billet

Rejoins-moi sur Facebook

Challenge GoodReads

2017 Reading Challenge

2017 Reading Challenge
Cajou has read 5 books toward her goal of 100 books.
hide

Nombre Visiteurs