8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 18:06

 

 

 

 

 

Résumé : Il était une fois deux soeurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensemble. Rosemary était une petite fille très bavarde, si bavarde que ses parents lui disaient de commencer au milieu lorsqu'elle racontait une histoire. Puis sa soeur disparut. Et son frère partit. Alors, elle cessa de parler... jusqu'à aujourd'hui. C'est l'histoire de cette famille hors normes que Rosemary va vous conter, et en particulier celle de Fern, sa soeur pas tout à fait comme nous...

 

 

Les avis sont très tranchés sur ce roman, certains passionnés et d'autres très négatifs, et je le comprends tout à fait tant "Nos années sauvages" est particulier.

 

Pour ma part, si j'ai apprécié l'idée originale de ce roman, et le retournement de situation complètement déroutant qu'il offre à la page 99, je n'ai pas du tout été convaincue par la narration. En effet, si l'on comprend bien les raisons de l'aspect faussement décousu de la première partie, j'ai ensuite trouvé les digressions philosophiques et les références aux grands maîtres de la psychologie longues, peu passionnantes et surtout, nuisibles au rythme du roman. A tel point que je me suis souvent ennuyée en tournant les pages.

 

Et c'est dommage parce que j'aurais voulu être totalement emportée par le récit de Rosemary, ce personnage touchant, dont la vie a souffert des décisions prises par ses parents et de leurs non-dits.

 

Il n'en demeure pas moins que l'histoire de Rosemary, Fern et Lowell est émouvante et unique, et que les thèmes abordés sont intéressants. On y parle de notre humanité et de ce qui nous définit en tant qu'être humain ; de la famille, avec les différences et les jalousies au sein d'une fratrie ; et on trouve également une réflexion intelligente sur la recherche scientifique et l'expérimention animale.

 

En bref, même si la narration ne m'a pas plu, et que je n'ai pas ressenti grand chose à la lecture, je suis tout de même satisfaite d'avoir découvert ce roman atypique.

 

Et un WARNING pour terminer : soyez vigilants si vous lisez des avis de lecteurs, car les spoils sont nombreux et ce serait dommage de vous gâcher la surprise.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un coup de coeur pour PrettyBooks ICI, "lourd et indigeste" pour MyaRosa ICI, Léa a adoré ICI, une énorme déception pour LibertyMaman ICI, et un avis un peu mitigé pour Stephanie-Plaisir-de-Lire ICI.

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 16:29

 

 

 

 

Résumé : Au cœur de l’été, Kristine Rush et son fiancé, Daniel, quittent Los Angeles pour passer un week-end en amoureux, près du lac Arrowhead. En traversant la fournaise du désert de Mojave, ils s’arrêtent sur une aire de repos déserte. Dans les toilettes, Kristine se fait agresser par un inconnu qui la laisse inconsciente. Lorsqu’elle revient à elle, la voiture est toujours là, mais Daniel a disparu. Que faire ? Elle ne va pas avoir le choix. Son agresseur, par l’intermédiaire du portable de Daniel, va lui assigner des tâches plus terribles les unes que les autres, la menaçant de tuer son fiancé si elle ne lui obéit pas ou si elle demande de l’aide. Commence alors un véritable voyage au bout de l’enfer entre casinos criards de bord de route et aires de repos désolées et lugubres. Jusqu’où ira Kristine pour sauver Daniel ? Lorsqu’elle réalise que son interlocuteur sait tout d’elle, y compris ses secrets les plus intimes, la partie devient plus intrigante encore. Qui est-il ? Et quelles sont ses réelles motivations ?

 

 

 

Je ne sais pas vous mais moi je suis irrémédiablement tombée en amour pour cette couverture dès que je l'ai vue et le résumé m'a tout autant séduite. Mais le contenu fut-il à la hauteur de mes espérances ?

 

Et bien malheureusement, non, ou en tout cas pas tout à fait. Pourtant, j'ai trouvé les débuts tout simplement excellents : une atmosphère de départ très réussie avec une longue route au milieu d'un désert américain, et l'histoire qui démarre sur les chapeaux de roue avec un tueur en série qui prend le fiancé de l'héroïne en otage après l'avoir sauvagemment attaquée. Divinement stressant.

 

Et si dans les premiers chapitres j'étais tenue en haleine, mon enthousiasme s'est peu à peu effrité face aux motivations bizarres de ce psychopathe qui ne semblaient reposer sur rien de très crédible et sur le rythme qui allait en s'affadissant. Et même si l'auteure a su me surprendre avec un retournement de situation à la moitié du roman, je n'ai tout de même pas réussi à être convaincue devant les trop nombreux clichés du genre, devant quelques invraisemblances (comment une médecin peut-elle savoir qu'un pneu éclate à 110 km/h -précisément- quand il est troué par un clou ?) et devant le côté too much de certains aspects.

 

En effet, même si Kristine Rush, l'héroïne avait tout pour me plaire grâce à sa pugnacité, je n'ai pas réussi à croire tout à fait en son personnage, notamment en raison de toutes les horreurs qu'elle a du subir dans son passé (à 2 reprises en plus) à quoi viennent encore s'ajouter les sévices de ce psychopathe qui s'en prend à elle. Ça fait vraiment beaucoup pour une seule et même personne, non ?

 

Bon, j'ai quand même passé un bon moment de lecture, ça se lit tout seul, mais ce n'était pas à la hauteur des promesses de la quatrième de couverture.

 

En bref, sympa mais bancal.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : inconfortablement formidable pour Stephanie ICI, un coup de coeur pour ce remarquable suspense chez Action-Suspense ICI, un superbe thriller pour QuatreSansQuatre ICI, un thriller d'une intensité rare pour Yvan ICI et Nyctalopes est restée sur sa faim ICI.

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 15:23

 

 

 

 

Résumé : Avec Daddy Love, Oates emmène son lecteur aux frontières de l’horreur. Une horreur qui commence dans le centre commercial où Robbie, 5 ans, l’enfant chéri des Whitcomb, est enlevé sous les yeux de sa mère. Le ravisseur, un technicien du kidnapping, collectionne les petits garçons... [résumé coupé coupé et encore coupé en raison de spoilers en série : la quatrième de couverture raconte le roman de A à Z. On ne dit pas bravo à l'éditeur]

 

 

Deuxième découverte de la plume de Joyce Carol Oates en ce qui me concerne, et je peux dire que cette histoire est aussi glauque que la première que j'avais lue, "Délicieuses pourritures" (mon avis ICI).

 

Le résumé vous le laisse deviner : le sujet est noir et dur. Non seulement on voit un petit enfant se faire enlever mais en plus, Oates appuie là où ça fait mal en nous racontant 4 fois de suite cette scène avec quelques variations. Elle nous plonge ainsi de façon lancinante dans l'esprit de cette mère qui ressasse et se demande ce qu'elle aurait bien pu faire pour empêcher cela... Mais là où le roman devient encore plus dur, c'est que non seulement d'un côté on assiste au délitement du couple des parents, mais également et surtout au calvaire de ce petit garçon de 5 ans, tombé aux mains de Daddy Love. Un psychopathe, un pervers, et un manipulateur, qui va s'échiner à coups de conditionnement, de dressage et de sévices à annihiler la personnalité de Robbie afin de le transformer peu à peu en son Fils.

 

C'est sombre, et c'est surtout très désespéré, sans aucune lumière au bout de l'horreur,... à l'image de cette Vierge de bois. Glaçant. Certaines scènes sont éprouvantes à lire, car la violence y est psychologique mais aussi physique, et plus on s'immisce dans le quotidien de Daddy Love, plus le malaise vous enveloppe. D'ailleurs, il est fait mention dans l'histoire de cette peinture de Goya, qui représente parfaitement l'atmosphère pesante et angoissante du roman, tenant notamment au fait qu'Oates nous installe de force dans la position du voyeur... impuissant.

 

 

 

Du coté de l'écriture, c'est assez particulier, des phrases courtes, une narration assez "saccadée" ou encore des parenthèses où l'on a l'impression d'entendre les pensées des protagonistes... Et si j'ai d'abord été séduite par cette originalité, je dois dire que ça a fini par un peu me lasser sur la durée.

 

En refermant ce roman, certes j'ai passé un moment de lecture fort, et parfois oppressant au point de me mettre vraiment mal à l'aise (et c'est donc à mettre au crédit du talent de l'auteur) ; cependant la fin m'a un peu perdue, notamment parce que je trouve qu'à nous offrir ainsi une scène  à "décrypter", elle en fait trop. Forcément que l'avenir ne pouvait pas être rose, nul besoin de le souligner ainsi.

 

 

En bref, une lecture assez éprouvante, à ne pas mettre entre toutes les mains.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : du grand art pour BruitdesPages ICI, un beau billet chez Tête de lecture ICI,  La Fée Lit a adoré ICI , et Julia n'a pas vraiment apprécié ICI.

 

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 07:00

 

 

 

 

 

Résumé : Suite aux mesures drastiques prises durant les siècles précédents, l’Europe devenue Newland vit désormais en paix et en harmonie. Chaque citoyen se voit orienté à 14 ans vers la filière qui correspond le mieux à ses inclinations. Depuis l’enfance, au vu de ses performances, Marian est assurée d’être dirigée vers un domaine intellectuel. Aussi éprouve-t-elle un véritable choc à ne pas y être admise et un sentiment d’injustice qui va la conduire à transgresser les lois de Newland et en découvrir le fonctionnement, au risque de s’y briser...
 

 

"Newland" est donc une dystopie qui nous plonge au coeur des mêmes questionnements que ceux d'Huxley dans "Le meilleur des Mondes", sur le devenir de notre espèce, de son organisation, et des dérives qui aliènent au nom du bonheur et de l'égalité, au détriment de la liberté.

 

Je n'ai pas été embarquée par cette lecture durant le premier tiers, trouvant une nouvelle fois dans cette histoire trop de similitudes avec les dystopies Young Adult ("Divergente" et "Promise" notamment). Cependant dans le reste du roman, Stéphanie Janicot réussit à s'affranchir du carcan du genre et les aventures de Marian, Dan et Rhéa deviennent davantage originales et donc plus intrigantes.

 

Malgré l'alternance des points de vue et des époques, le rythme est inégal. Même si j'ai apprécié cette lecture dans son ensemble et que j'étais parfois prise au jeu, j'ai trouvé les informations sur les origines/le fonctionnement/les motivations de Newland un peu répétitives, et j'aurais voulu que d'autres scènes soient plus développées, comme celle de la fin, trop rapide. Puis surtout, les dialogues sont quasiment absents du roman ce qui rend la narration un peu longuette (s'ajoute à cela le fait que les très rares dialogues sont ancrés en italique dans le récit au lieu d'être marqués par des tirets).

 

Il n'en demeure pas moins que l'univers est intéressant, détaillé et que sa réflexion s'appuye sur nos réalités contemporaines (obscurantisme religieux, guerres, surpopulation, risque nucléaire, situation brûlante au Moyen-Orient, etc.). Et cette Europe du 23ème siècle -qui sépare les gens en 3 castes, qui interdit les religions, qui ferme toutes ses frontières, qui a recours à l'euthanasie, la procréation artificielle, ou encore la stérilisation de façon systématique et obligatoire- est effrayante mais pas si improbable que cela. On aurait néanmoins peut-être pû se passer de l'aspect "voyage dans le temps" qui m'a semblé inutile, voire incrongu.

 

 

En bref, une narration un peu poussive mais une réflexion plutôt intéressante.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Une lecture addictive chez Carnet parisien ICI, une dystopie atypique pour Lectrice-lambda ICI, une intrigue trop convenue pour Un papillon dans la lune ICI, Mes madeleines l'a lu d'une traite ICI, Revez Livre est ravie de l'avoir lu ICI, et Au pouvoir des mots a pris son pied ICI.

 

 

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 18:06

 

 

 

Résumé : Un homme sort de terre, décharné, nu, un collier de métal autour du cou. Rassemblant ses dernières forces, il escalade un grillage et fuit, enfin libre. Le lendemain, il est retrouvé mort. Six ans plus tard, Flora emménage dans la maison familiale au lieu-dit La Draille. Cyril est venu l'aider, et Marie, sa compagne, doit les rejoindre le lendemain. Mais à son arrivée, Cyril et Flora ont disparu. Le village est désert. Vidé de tous ses habitants au cours de la nuit. L'armée, une horreur indicible et la lâcheté des hommes séparent désormais Cyril et Marie.

 

 

Comme je vous le disais récemment dans un billet, Fleuve Éditions vient de lancer sa nouvelle collection Outrefleuve. Si "Yesterday's Gone(ici) était un thriller post-apocalyptique, ici on est plutôt dans le thriller paranormal. En effet, comme je l'ai très justement lu sur Facebook, l'auteur nous offre une histoire dans la lignée de X-Files.

 

Grâce à son excellente scène d'ouverture (un peu glauque) mettant en scène un homme qui n'a plus grand chose d'humain, à son atmosphère nimbée de mystère et à son écriture fluide, j'ai trouvé que ce roman était très prenant. Sans oublier ces aller-retours dans le passé ainsi que ces changements de points de vue entre les différents héros qui rendent dynamisent le rythme et rendent l'histoire addictive.

 

Le fait de situer cette intrigue pré-apocalyptique dans la campagne française est également tout à fait original et dépaysant. En effet, ce n'est pas tout les jours que l'on peut lire de telles aventures dans les villages des Cévennes, avec l'armée française au premier plan.

 

Durant toute l'histoire, aux côtés de Cyril, on se prend au jeu des hypothèses, mais  malheureusement pour moi, je n'ai pas été convaincue par les révélations finales. Pourtant j'aime beaucoup ce genre d'univers, cependant j'ai trouvé que tout cela était trop confiné au dénouement et perdait donc en crédibilité... J'aurais préféré que ce côté surnaturel soit plus présent tout au long de la narration pour pouvoir y adhérer totalement.

 

En bref, une lecture sympa par bien des aspects mais avec une résolution un peu olé-olé à mon goût.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un roman captivant pour Stéphanie ICI.

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:46

 

 

 

 

 

Résumé : Pour Assia, une nouvelle vie  commence ! Assia, dix-neuf ans et bac en poche, rentre chez elle après des années en pension. Mais il n’y a personne pour l’attendre et elle apprend que toute sa famille est morte. La voilà seule au monde… La jeune fille découvre alors qu’elle est l’héritière d’une lignée de sorcières. Elle va devoir apprendre à manier ses nouveaux pouvoirs avec pour unique professeur un vieux grimoire, puisque sa mère n’est plus là. Assia n’est pas du genre à se laisser abattre : elle surmontera toutes les épreuves et éclaircira les circonstances qui ont mené à la mort des siens, parole de sorcière !

 

 

"Sorcière Malgré Elle" est un Young Adult sur le thème des sorcières, mais pas celles que l'on a l'habitude de voir à Salem ou dans des époques indéterminées, ici Méropée Malo a eu la bonne idée de mêler son univers magique à notre monde contemporain, un peu à la façon de la série "Charmed".

 

Si le postulat de départ me plaisait beaucoup, je suis restée assez  dubitative au début de ma lecture devant des incohérences en série : Assia, 18 ans, revient de 8 années passées en pension et c'est seulement là qu'elle comprend pourquoi elle n'a jamais reçu aucune nouvelle (en 8 ans!) de sa maman ni de sa tante, ... car elles sont mortes. Alors,... elle décide d'aller courir un peu pour se changer les idées. Haha. Au niveau de la crédibilité, on repassera. Puis dans la foulée (le même jour), Assia rencontre un mystérieux garçon séduisant, et immédiatement, ils deviennent proches, partent en moto (bah oui faut se changer les idées quand on apprend brusquement que sa maman est morte) et il propose même de la porter en haut dans sa chambre car elle est fatiguée. Bref... *yeux qui roulent au ciel* Et même si plus tard l'auteure fournit des explications qui justifient ce silence de 8 ans, ça ne réussit pas à effacer la mauvaise impression de départ.

 

Cependant dans la suite du roman, l'univers de sorcellerie commence à se mettre en place et j'ai alors davantage apprécié cette lecture. C'est vraiment l'aspect qui m'a le plus séduite, et l'histoire de la famille Raeven m'a beaucoup plu.... Au niveau du rythme, c'est un peu inégal : il y a beaucoup de rebondissements et d'action et on se laisse porter par l'histoire, parfois jusqu'à être captivé ; puis il y a d'autres parties plus poussives, longuettes, et peu palpitantes.

 

Du côté de l'héroïne, Assia, elle est plutôt sympathique mais elle est un peu trop lisse et parfaite à mon goût, avec ses capacités presque infinies (elle assure dans tous les domaines, et parfois ça en devient ridicule). On a aussi le beau ténébreux de service, Alec (un Roméo contemporain) et des personnages secondaires plutôt intéressants et attachants, comme Henri et Constance.

 

 

En bref, mi-figue mi-raisin pour moi, et je ne lirai pas la suite.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : coup de coeur pour Newkidsonthegeek ICI, Phooka a beaucoup aimé ICI, Alice a été séduite ICI, abandon chez MissMyMoo et abandon chez Guixxx ICI.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 15:20

 

 

 

 

 

 

 

Résumé : C'est à 02h15, en pleine nuit, que cela s'est produit. Mais ce n'est qu'au réveil, qu'ils s'en sont rendu compte. Le monde déserté. Vidé de sa population. Famille, proches, voisins, tous ont disparu. Volatilisés. Ils ne sont qu'une poignée, disséminés à travers le pays, les espaces vierges des États-Unis et ses villes désormais fantomatiques. Oubliés, rescapés, moins que vivants... ils n'ont aucune idée de ce qu'ils sont. De ce qui s'est passé. Ils cherchent ceux qu'ils aiment, des réponses à des questions qu'ils ne connaissent même pas. Mais ils ne sont pas seuls. Quelque chose les observe. Et attend... Avant de comprendre, ils vont devoir survivre ...
 

 

 

C'est avec ces 2 roman parus hier que Fleuve Éditions inaugure sa toute nouvelle collection dédiée aux genres de l'imaginaire, "Outre Fleuve". Et voici mon avis sur les 4 premiers épisodes de "Yesterday's Gone", cette série post-apocalyptique qui nous présente un monde effrayant où 99 % de la population mondiale semblent s'être évaporés ou avoir été annihilés. S'ajoutent à cela la disparition de l'électricité, de certains bâtiments, ou encore de toute communication. Un terrain idéal pour le chaos naissant.

 

La particularité de cette histoire est qu'elle calque son rythme sur la mécanique très bien huilée des séries télévisées à succès : action à gogo, rebondissements, cliffhanger à la fin de chaque épisode, et des personnages très typés, et très différents les uns des autres, qu'on suit chacun à leur tour. On compte parmi eux une jeune fille enceinte, un journaliste new-yorkais, un milliardaire mystérieux, une brute épaisse alcoolique, un petit garçon aux dons étranges, Dog Vador, un jeune geek frustré ou encore un psychopathe serial killer.

 

En plus du thème du survivalisme, il y a également une bonne dose de surnaturel (bien trop à mon goût), avec des personnes interconnectées entre elles, des rêves prémonitoires, des expériences un peu étranges, des nuages noirs mystérieux et des créatures-aliens. En outre, on sent dans l'écriture (assez plate d'ailleurs) et dans le scénario la patte des 2 hommes férus de séries télé et de culture geek : c'est très masculin et ça déborde de testostérone, avec de l'action en veux-tu en voilà, un peu de sexe, un peu de gros mots et quelques scènes musclées.

 

Forcément, les questions pleuvent au fil de la lecture et tiennent le lecteur en haleine : on se demande ce qu'il s'est passé cette nuit d'octobre à 02h15, que sont ces créatures, pourquoi ces personnages ont-ils survécu, ce qui les lie, et bien évidemment, ce qu'il va leur arriver....

 

 

Ce n'est pas très original, mais c'est bien ficelé et ça ravira tous les fans de séries telles que "The Walking Dead" ou "Falling skies" ! Pour ma part, il m'a tout de même manqué de quoi me surprendre.

 

 

 

Ma note :

 


 

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 19:13

 

 

 

 

Résumé : À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir. Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien…

 

 

Quand j'ai appris que Pierre Lemaitre publiait un nouveau roman - à suspens qui plus est - j'étais très impatiente de le découvrir, afin de renouer avec le plaisir de "Robe de Marié", et ce fut une jolie découverte.

 

Cependant, une petite déception en ce qui me concerne : le "non-choix" de l'auteur au sujet du genre de son roman. En effet, ce n'est ni tout à fait de la blanche (comme son Goncourt), ni tout à fait du noir (comme "Robe de marié") mais c'est un entre-deux, qu'on pourrait qualifier de roman psychologique.

 

Mis à part cela, j'ai pris plaisir à lire cette histoire : un seul chapitre et les talents de conteur de Pierre Lemaitre nous immergent totalement dans ce petit village de Beauval. Qui plus est, on apprend très vite à connaitre les personnages, Antoine en tête, cet ado de 12 ans, traumatisé par la mort d'un chien et plus blessé qu'il ne veut bien l'admettre par sa solitude forcée (ah cette Playstation!). Et à partir de là, c'est le drame, inattendu et brutal, le drame qui fait basculer toute une vie.

 

Dans la suite du roman, l'auteur ancre sa fiction dans le cadre réel des grandes tempêtes de 1999 ; ou comment un coup de sang et des pluies torrentielles dévastent tout sur leur passage, au propre et au figuré. Il traite des thèmes très intéressants de la responsabilité, des conséquences de nos actes, de la culpabilité et surtout, du poids écrasant du secret, qui conditionne toute une vie et la prend en otage.... sans aucun répit.

 

 

En bref, pas un incontournable mais un joli roman.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : Alex-Mot-à-Mot l'a dévoré ICI, itheodet a été déçue et l'a trouvé long ICI, impossible à lâcher pour Clara ICI, Yvan a apprécié ICI, et un coup de coeur pour Jazzynewyor ICI.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 20:11

 

 

 

Résumé : De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco, dans un pays à la mémoire courte. Au milieu de ce renversement, une série de meurtre est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Les victimes : un homme politique, un notaire, un médecin, un banquier et une religieuse. Rien se semble apparemment relier ces crimes ... Sur fond de crise économique, mais aussi de retour à un certain ordre moral, un journaliste radio spécialisé en affaires criminelles, Diego Martin, tente de garder la tête hors de l'eau malgré la purge médiatique. Lorsqu'il s'intéresse au premier meurtre, il ne se doute pas que son enquête va le mener bien plus loins qu'un simple fait divers, au plus près d'un scandale national qui perdure depuis des années, celui dit des "bébés volés" de la dictature franquiste...

 

 

 

C'est dans le cadre du Prix des Lectrices de ELLE que j'ai découvert ce roman écrit par un journaliste. Dans ce dernier se mêlent histoire réelle (tout le cadre politico-historico-social de l'Espagne) et une enquête policière-journalistique.

 

Si l'aspect politico-historique sur le retour au pouvoir de la droite fasciste en Espagne, le musellement des médias, la montée de groupuscules cathos extrémistes, les pressions du pouvoir, ainsi (et surtout) que cette histoire glaçante et incroyable des "bébés volés" des familles anti-franquistes m'ont beaucoup intéressée, on ne peut pas en dire de même pour l'aspect "polar" du roman. En effet, à ce niveau-là, c'est ZÉRO. Tout est simpliste, sans surprise, facile, très convenu et sans aucune originalité. Du polar de très bas niveau : les talents de journaliste de l'auteur ne sont en effet pas du tout doublés de talents d'auteur de noir...

 

Mais même si le roman pèche de ce côté-là, il n'en demeure pas moins agréable à lire et les héros de l'histoire sont plutôt réussis et attachants : Diego, le journaliste résistant ; Isabel l'avocate au service de sa cause, le juge Ponce qui ne manque pas de cojones, et Ana, l'ex-escort devenue détective privée, ayant tous les 4 pour points commun d'être entièrement dévoués à leur vie professionnelle.

 

L'écriture est également plaisante : c'est fluide et bien rythmé (meurtres, scandales, révélations, enquête, ... : tout s'enchaîne sans aucune longueur), et le contexte réel rend l'histoire prenante.

 

En bref, un polar médiocre mais une lecture sympathique.

 

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : un très bon polar pour Namg Namg ICI, un très bon roman noir pour le Café Powell ICI, Le Livre-vie a beaucoup aimé ICI, et une lecture captivante pour Epictete ICI.

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 20:39

 

 

 

 

Résumé : Un vétéran d’Irak au visage mutilé tombe en panne au milieu de nulle part et se dirige droit vers le premier bar. Peu après, un homme entre avec une femme, puis la passe à tabac. L’ancien soldat défiguré s’interpose, et ils repartent ensemble, elle et lui. C’était son idée, à elle. Comme de confier ensuite au vétéran le montant de l’assurance-vie de son mari qui la bat. Ce qu’elle n’avait pas réalisé, c’était qu’à partir de là, elle était déjà morte...

 

 

Ce roman a donné naissance à tellement de billets enthousiastes que je n'ai pas pu résister. Et en effet, malgré plusieurs réserves, je trouve qu'il vaut le voyage. Pas vraiment pour son côté noir tant vanté (j'ai quand même déjà lu bien plus sombre), mais pour l'originalité du héros, Joseph Downs, que l'on a l'occasion de connaître que par petites touches, de façon progressive au fil des chapitres, qui font des aller-retour dans le passé très habiles. On le découvre tout de suite froid (plus froid que dans le cul d'une loutre, pour le paraphraser), taciturne, et rugueux. Mais on n'est pas au bout de nos surprises...

 

Pour ce qui est du côté noir, en effet, il y a du sang, de l'alcool, beaucoup de violence, des vers qui sortent des orbites, des hurlements,  une ambiance pesante et surtout la folie obsessionnelle qui envahit progressivement toute l'histoire. Dans une atmosphère à la David Lynch, Jon Bassoff nous offre une plongée au coeur de l'Amérique profonde, et au coeur de la démence, celle qui grandit petit à petit, et finit par emporter tout sur son passage. De façon brutale. Corrosive. Pour le corps, pour l'esprit et pour l'âme.

 

Cependant, malgré les qualités de ce roman, je n'ai pas éprouvé grand chose durant ma lecture, et j'ai trouvé qu'il se terminait un peu en eau de boudin, si vous me permettez l'expression... ce qui fait que je l'ai refermé pas tout à fait rassasiée ni vraiment impressionnée.

 

 

Ma note :

 

 

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 08:00

 

 

 

 

Résumé : Avez-vous déjà rêvé de lire dans les pensées des gens? Savoir ce que se dit la serveuse en vous apportant votre café du matin. Ce que vos amis pensent vraiment de vous. Ou même ce que votre chat a dans la tête? Eh bien, c’est exactement ce qui arrive un jour à Snowe, un flic du Michigan. Au début, il se croit fou. Puis ça l’aide à arrêter pas mal de faux innocents… À des kilomètres de là, un autre homme est victime du même syndrome. Mais lui est en prison, et ce don de télépathie semble fortement intéresser le FBI… Iain Levison nous entraîne dans un suspense d’une brûlante actualité, où la surveillance des citoyens prend des allures de chasse à l’homme. Mais sait-on vraiment tout de nous?

 

 

Si vous acceptez le postulat de départ (des hommes qui se découvrent soudainement un pouvoir de télépathie), il y a fort à parier que vous passerez un très bon moment de lecture avec « Ils savent tout de vous ». Ce thème de la télépathie et des agences ultra secrètes qui mènent le monde, est bien traité, de façon plutôt réaliste, et on sent en filigrane la critique de nos sociétés de plus en plus sécuritaires, à la sauce « 1984 ».

 

En plus de ce sujet intéressant, l’histoire est menée par un trio de personnages plaisants. En tête, il y a Terry Dyer, l’agent secret : elle est manipulatrice, cruelle, voire carrément sans cœur, et c’est une belle garce à laquelle on ne peut s’empêcher de souhaiter les pires tourments. Quant aux deux héros, Kasper Snowe, le flic, et Brooks Denny, le condamné à mort, ils sont vraiment attachants et on suit avec grand plaisir leurs aventures, surtout quand le roman prend des petits airs de road trip.

 

Si dans les premiers chapitres, on suit plusieurs histoires distinctes, elles finissent -assez rapidement d’ailleurs- par se croiser de façon habile et plutôt inattendue, et à partir de là, on est vraiment pris dans l’intrigue et on ne peut s’empêcher de tourner les pages. Une histoire très prenante qui se lit toute seule, et qui malgré le sujet plutôt sérieux de cette surveillance à outrance n'est pas dénuée d'humour et nous offre ainsi plusieurs scènes cocasses ou caustiques.

 

Malgré ces qualités, je ne saurais dire exactement pourquoi, mais il m’a tout de même manqué quelque chose ..., comme un goût de trop peu. Pourtant, j’ai pris un grand plaisir de lecture, et j’ai été tout à fait tenue en haleine par la narration très rythmée.

 

En bref, pas un thriller d’exception, mais un très bon scénario de film d’action.

 

 

Ma note :

 

 

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 18:29

 

 

 

 

Résumé : Au Maroc, la vie de Mona est devenu un calvaire. Elle s’occupe de sa fille, Leila, et de sa mère malade. Ali, son mari, a disparu depuis plusieurs mois, peut-être parti en Angleterre pour finir ses études de médecine. Aussi quand l'opportunité d'aller travailler à Londres s'offre à elle, Mona la saisit. A Londres, Theodora a besoin d'aide. Entre son père qui souffre de la maladie d'Alzheimer, son fils qui passe sa journée devant la télé et son émission de radio, elle ne s'en sort plus. L'arrivée de Mona dans sa vie va tout changer. Enfin elle va pouvoir s'occuper d'elle et des siens en sachant qu'elle peut se reposer sur quelqu'un. Sa maison sera impeccable, sa vie sociale à nouveau trépidante et elle va gagner, avec l'arrivée de la discrète Marocaine, plus qu'une employée de maison, une véritable confidente. Chacune dépend de l'autre mais, très vite, va s'instaurer entre elles un rapport étrange, et insidieux. Une lutte feutrée, tout en retenue et en non-dits, qui ne peut que les mener au pire.

 

 

"Deux" : un titre on ne peut mieux choisi pour cette histoire puisque ce roman repose entièrement et uniquement sur 2 femmes que tout oppose et dont l'auteur nous offre les points de vue en alternance. D'un côté on a Theodora, la bourgeoise londonienne que j'ai trouvée tout à fait imbuvable : elle est snob, hautaine, égoïste, irritable et irritante. Et en face, on a Mona, la domestique marocaine qui, bien que pas toujours très honnête, est tout de même plutôt attachante.

 

J'ai trouvé ce suspense psychologique plutôt original dans le sens où le seul événement "thrilleresque" n'arrive qu'à 50 pages de la fin, ce qui fait du roman une espèce de longue (mais jamais ennuyante) mise en place des personnages. Et cela fait donc aussi de ce roman un vrai "suspense psychologique", qui n'a pas besoin des artifices du meurtre, de la mort ou d'une enquête pour se construire. Pendant les 300 premières pages, on ne cesse de se demander ce qu'il va arriver. Et surtout à qui cela va arriver, tant les 2 femmes ont chacune une part d'ombre. Elles se toisent, elles se défient du regard, elles se testent. La paranoïa s'installe et la tension granditelle n'est jamais insoutenable, elle est souvent légère, mais elle est là. Tout le temps et depuis le début. On sent que quelque chose couve et c'est aussi déstabilisant que plaisant de ce demander quel sera le coeur de l'intrigue.

 

J'ai également beaucoup aimé le thème en toile de fond de ce roman : les employées de maison, qu'on s'offre comme un robot ménager... les esclaves des temps modernes.

 

Cependant, pour que cette lecture me comble tout à fait, il m'a tout de même manqué une intrigue davantage développée, car en ce qui concerne le sort du mari qu'on recherche, c'est très très prévisible, et pour le reste... il n'y a pas grand chose d'autre que cette tension (ma foi, fort bien réussie !) entre ces deux femmes qui se défient.

 

 

En bref, un vrai roman d'atmosphère bien ficelé autour des personnalités de ses 2 héroïnes.

 

 

Ma note :

 

 

D'autres avis : 5/5 pour Stephanie Plaisir de Lire ICI, et aussi beaucoup de bien chez Yvan ICI.

 

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
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