3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 19:00

 

 

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Résumé :  Rien ne prédisposait ce gamin, Jean Reinhardt dit Django, né en 1910 dans une roulotte, près de Charleroi, à devenir le roi du swing. Rien si ce n'est ce caractère hors norme, instinctif, enfantin, capricieux, inspiré... En un mot génial. Parmi les rencontres qui lui ont permis de passer de l'ombre à la lumière, Alexis Salatko recrée 3 anges gardiens aux noms de symphonies : Maggie l'Héroïque, Jenny la Pathétique et Dinah la Fantastique. Trois générations de femmes enragées de jazz, folles de Django, qui ont cru en lui et l'ont accompagné au long de sa flamboyante carrière. Dès l'âge de 12 ans, la virtuosité de Django sidère le public des cafés parisiens. Il enregistre son premier disque à 18 ans. Il ne sait ni lire ni écrire. Encore moins déchiffrer une partition. Bientôt, il est invité à jouer à Londres, mais un drame survient qui va bouleverser sa vie : un incendie ravage sa roulotte, brûlant grièvement Django et sa femme. Le couperet tombe à l'hôpital : deux doigts de sa main gauche n'ont pu être sauvés. Il ne jouera plus. Django ne peut envisager sa vie autrement qu'en musique…


Après la lecture des billets passionnés de Stephie, de Noukette,  et de Fanny, j’ai eu très envie de découvrir ce roman, et surtout cet artiste que je pressentais hors-du-commun.


Mais avant toute chose, vous pensez peut-être que vous ne connaissez pas Django et sa musique, et pourtant, je suis certaine que vous avez tous déjà dû entendre cette mélodie : un petit clic pour lire ce billet en musique. 

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J’ai aimé découvrir la vie de ce grand (le plus grand ?) jazzman. Sa vie swingue, elle brille, elle scintille, entre excentricités et petites folies au quotidien. Mais malheureusement, j’ai également trouvé que les choix narratifs swinguaient…. un peu mou.


En ouvrant le roman, j’ai immédiatement été charmée par la plume que j’ai trouvée colorée, vivante, et souriante… comme l’image que j’ai de ces Manouches (et de mon grand-père aux origines tziganes). Par exemple, les premières lignes nous livrent le souvenir le plus lointain du héros : dans ces pages, déjà si belles, le petit Django n’a que 3 ans et assiste, entre fascination et effroi, à une partie de chasse, quémandant un peu d’affection de son père, qui n’en n’a cure.


Mais après, les choses se sont un peu gâtées pour moi. En effet, j’ai trouvé l’écriture très inégale : parfois, des chapitres (trop rares) où l’on entendait résonner les accents de la voix de Django, mais surtout des chapitres (trop nombreux) où  j’avais l’impression de lire une fiche encyclopédique résumant une année ou un épisode, une écriture trop « journalistique » et « technique » à mon goût, une écriture un peu froide et distante, qui manquait d’un petit supplément d’âme, du petit grain de folie de Django.


Par contre, du côté de la découverte du personnage en lui-même, là je n’ai point été déçue et j’ai aimé voyager entre les bistrots de Montmartre, Londres, New York, Bruxelles et même Blankenberge. En outre, on croise une multitude de clins d’œil aux grands noms qui ont fait cette époque : une brève référence à "La ruche" de Soutine et Modigliani, Louis Armstrong, Marcel Cerdan, Jean Cocteau, Joséphine Baker, Charles Trenet, ou encore Marlene Dietrich et Édith Piaf.


Et si tout ce monde semble rempli de paillettes, j’ai trouvé la vie de Django plutôt triste… Il ne m’a jamais semblé maître de son destin, ni jamais vraiment…. heureux. J’ai parfois aussi été un peu fatiguée  par son côté d’éternel ado insouciant, lunatique, flambeur, galvaudant son talent, noceur, et de temps en temps arrogant. Un séducteur également, qui préfère « courir la jupe que le cachet ».


Malgré ces bémols, j’ai apprécié découvrir ce personnage flamboyant et je suis tout de même tombée sous le charme de cette histoire et surtout des femmes qu’on y rencontre, toutes « folles de Django ». Notamment Maggie, que j’ai trouvée forte, piquante et tellement passionnée.


Ma note : 3 b pn

 

challenge 1 %

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 23:00

 

http://www.surletagere2.fr/wp-content/uploads/2013/11/rome-en-un-jour.jpg

 

 

Cette année, Priceminister-Rakuten a encore comblé les lecteurs que nous sommes avec les matchs de la rentrée littéraire, cru 2013. Encore un tout grand merci à Oliver pour cette organisation et aux Éditions Gallimard pour la découverte de ce titre. J’ai donc choisi de lire « Rome en un jour », de Maria Pourchet, car le résumé était plutôt prometteur.

 

Résumé : « Paul était devant le poste, à mille lieues d'envisager qu'on pût lui réserver un anniversaire surprise fin juin, à lui, natif de février...» Sur le toit-terrasse d'un hôtel parisien, en attendant qu'on leur serve quelque chose à boire et que Paul apparaisse au bras de Marguerite, les invités prennent possession des lieux. Peu à peu, la soirée dérive loin du projet initial. À l'autre bout de la ville, Marguerite tente en vain de convaincre Paul de sortir sans dévoiler la surprise. C'est le début d'une guerre dont les proportions vont bientôt leur échapper à tous deux...

 

Alors la quatrième promettait ceci : "On rit à chaque page... non sans un certain effroi"... euh... NON, on ne rit pas du tout à chaque page. On sourit, peut-être ? Oui, de temps en temps, certes. Mais on aurait pu (sou)rire beaucoup plus. Un avis plutôt positif pour moi, mais avec pas mal de bémols tout de même. Je vous explique cela dans le détail (et même en images!).

 

Dès les premières pages, j’ai été emballée par le style de l’auteure que j’ai trouvé – ne me demandez pas pourquoi- plutôt masculin. Une plume originale et forte. Théâtrale. Très moderne aussi. Si l’on ajoute à cela l’alternance des points de vue (ceux des invités qui attendent impatiemment sur le toit de l'hôtel, et ceux de Paul et Marguerite dans leur appartement), voilà une narration qui a tout pour me plaire. Grâce à ces choix, pendant tout le roman, on a l’impression d’être aux côtés des personnages et d’écouter leurs conversations à la porte, de façon tout à fait indiscrète, et c’est plutôt plaisant.


Ils balancent, sans cesse, de petites saloperies mesquineries les uns sur les autres, et ils sont tous plus détestables les uns que les autres : il y a Michel, essayant désespérément de se rendre intéressant ; Stan, un excité du bulbe ; il y a aussi Ariel, débordant de suffisance et de prétention (mais l’auteure lui réserve un sort... plutôt jubilatoire pour le lecteur) ; il y a également Sabine, la garce par excellence, qui distille son venin, l’air de rien et la bouche en cœur. Ger-bante. Et au milieu de ces gens-là (avec l’intonation de Brel, s’il vous plaît), il ne fait VRAIMENT pas bon s’étouffer avec une arête de poisson, parce qu’au lieu de vous accompagner aux urgences, on vous appelle juste un taxi ! Des personnages plutôt bien construits donc, mais trop caricaturaux à mon goût cependant.

 

Durant tout le roman, on assiste à un règlement de compte en bonne et due forme entre Marguerite et Paul qui se lancent des horreurs à la tête. Et leurs amis, à l’autre bout de la ville ne sont pas en reste, en leur taillant un beau costard à distance. Le tout dégouline de cynisme. De méchanceté gratuite et de cruauté. En effet, Maria Pourchet écrit magistralement bien la mesquinerie. Sa plus grande réussite est sans aucun doute Sabine, un personnage vomitif à souhait. Mieux qu’un doigt au fond de la gorge, il n’y a qu’à l’écouter 5 minutes. Effet garanti.


Si j'ai aimé ce ton résolument noir, j’ai trouvé les débuts longs et fastidieux : il faut tout de même attendre longtemps avant que quelqu’un ne prenne une décision, que ça bouge enfin, et qu’ils arrêtent tous de se regarder le nombril. Mais quand la machine s’enraille vraiment entre Paul et Marguerite, ça devient un peu plus trépidant. Un paquet de gruyère râpé en guise de détonateur et on assiste au fiasco de leur couple, en direct live, un paquet de popcorn à la main, comptant les points, en écoutant leurs griefs respectifs après 10 ans de vie commune. Prends ça dans ton brushing Marguerite. Et prends ça dans ta petite bite (sic), Paul.

 

En bref, même s’il y a un peu trop de longueurs pesantes, comme les détails du match de foot à la télé, les confessions inopinées et peu cohérentes des invités ou la soirée dans laquelle s’invite Ariel (tout aussi pénible que la soirée, celui-là), et même si le roman est rempli de connards nombrilistes bobo, je ne regrette pas cette lecture, que j’ai trouvée originale. D’autant plus que la fin a plutôt satisfait mes attentes, avec un vrai dénouement (un peu rif-raf mais tout de même une fin).


 

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Ma note : 3 b pn 1 b pn ( 14/20)


 

Des avis différents du mien : Isa a détesté ICI (4/20) et DesLiresDesToiles s'est vraiment ennuyée ICI, HumeursdeFilles n'a pas du tout aimé ICI. Par contre, Amethyst a beaucoup aimé ICI (16/20) et Céline l'a trouvé jubilatoire ICI (16/20).

 

 

 

 

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challenge 1 %

 

 


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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 20:13

 

http://www.livraddict.com/covers/107/107109/couv44075557.jpg

 

Résumé : Elle a 17 ans, le bac en poche, l'université l'attend, la liberté aussi dans sa chambre d'étudiante loin de ses parents. Le premier jour de fac, dans ces années 70 bouillonnantes, un jeune homme prend la parole dans un amphi, son discours est éloquent. Elle ne connaît rien à la politique, mais elle le remarque et le désire immédiatement. Le roman commence dans la chambre de l'homme, la chambre, où elle va devenir une femme amoureuse, épanouie. Avec lui, elle va grandir et elle va aussi tenter d’exorciser les démons de l'enfance qui, jusqu'à présent, l'empêchaient de devenir une femme…

 

Voici en préambule de ce billet, pour accompagner votre lecture, une petite chanson, celle qu’Alain fredonne à l’oreille de Judith, afin de vous immerger dans l’ambiance de ces années 70.

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Plus que le résumé, c’est le titre de ce roman de la rentrée littéraire qui a suscité mon intérêt.

 

« Pas assez pour être une femme » nous offre deux histoires intimement liées : celle de Judith, et celle de la période qui succède à Mai 68, parmi les étudiants. Y sont abordés des thèmes variés comme l’engagement, les droits des femmes, l’épanouissement personnel, la féminité, et surtout, ce furieux désir de liberté. Une histoire qui oscille dans cesse entre l’insouciance de la jeunesse qui se cherche, et la gravité parfois inhérente à la vie.

 

Le roman s’ouvre sur Judith, nue, dans les bras de son amoureux, Alain, tellement heureuse mais également prisonnière d’un voile d’opacité : un poids qui pèse sur ses épaule depuis son enfance. Elle en parle à mots couverts, elle ignore ce que c’est, c’est plutôt une sensation, un état d’alerte et de vigilance permanent face à un danger… et on devine, bien avant elle, ce dont il s’agit.

 

J’ai apprécié la plume de Jeanne Benameur car elle a réussi à me faire entendre la voix envoutante des discours engagés d’Alain, à me faire penser à mes propres épaves là sous mes pieds dans ces eaux noires qu’on préférerait fuir, à me faire ressentir la présence oppressante et étouffante du père, à m'émouvoir face à l'éclosion de cette femme qui s'ignore, bref, à me faire prendre part à son histoire. Le seul bémol dans cette écriture fut pour moi l’utilisation assez particulière de la ponctuation. Ainsi, l'’absence fréquente de virgules (un exemple parmi tant d’autres : « Je rêvais d’être l’amante la femme la secrète l’absolue »), m’a souvent dérangée, mais j’ai conscience que cette ponctuation hors norme sert le dévoilement des pensées et impressions parfois confuses de Judith se confiant à nous.

 

(Beaucoup) trop court (91 pages) pour m’emporter complètement, il m’a notamment manqué, comme à l’héroïne d’ailleurs, une confrontation. En outre, je trouve que bien qu’elle soit classée en jeunesse, cette histoire s’adresse plutôt à un public adulte, même si elle est tout à fait accessible aux plus jeunes.

 

Ma note :

 

Et par ici les billets convaincus de Noukette et de Jérôme.

 

 

Ce billet est le premier de mon challenge "1% rentrée littéraire 2013" organisé par Sophie Hérisson.

 

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1/6

 

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 12:25

 

 

http://michel-lafon.fr/medias/images/livres/Z_le_roman_de_Zelda_hd.png

Résumé : Elle a 17 ans, c’est une belle du Sud, petite dernière d’une famille bourgeoise de Montgomery, exubérante et fantasque. Quand elle le rencontre lors d’un bal, il a 21 ans, porte l’uniforme et veut vivre de sa plume. Bravant les conventions, elle part l’épouser à New York, quelques jours après la sortie de son premier roman, « L’Envers du paradis ». Le livre est un immense succès, et les deux amoureux deviennent instantanément célèbres, propulsés dans un tourbillon de fêtes effrénées entre Long Island, Paris et la Riviera française. Elle, c’est Zelda ; lui, c’est Scott : ils viennent d’entrer dans la légende. Mais l’insouciance de la vie mondaine, les dépenses folles et les flots de champagne détruisent l’harmonie du couple. Tandis que Scott sombre dans l’alcoolisme, la délaisse et l’accuse de tous les maux, Zelda lutte corps et âme pour exister. Écriture, peinture, danse, elle cherchera éperdument son identité jusqu’à en perdre la raison, et disparaîtra de façon tragique dans l’incendie de son dernier asile. Toute sa vie, elle sera restée dans l’ombre de l’homme qu’elle a aimé à la folie. Ce roman lui rend enfin sa voix.

Voilà un roman que j’ai vraiment pris plaisir à découvrir mais que j’ai trouvé inégal dans le rythme.

 

Dans cette autobiographie fictive et/ou romancée, j’ai notamment apprécié le côté très documenté sur le couple Zelda/Fitzgerald évidemment, mais surtout sur cette époque de l’entre-deux-guerres, sur les soirées mondaines, sur l’émancipation de la femme, ou encore sur l’abolition de l’esclavage. Tout ce petit monde « en noir et blanc » prenait vie sous mes yeux comme dans un film d’époque ; et c’est toujours très agréable en littérature de visualiser les personnages en train d'évoluer, de danser, de s’aimer ou de perdre pied. De plus les années folles sont une de mes périodes préférés et c’est toujours avec bonheur que je croise Picasso, Hemingway ou Coco Chanel dans ces récits.


Thérèse Anne Fowler est professeur de littérature et ça se sent : une langue agréable et soignée, mais surtout un travail méticuleux de recherche en amont de l’écriture qui nous offre un roman très complet mais également très vivant sur cette époque. Soulignons que le mélange entre la réalité et la fiction est mené de main de maître et que souvent, très souvent, durant ma lecture, je suis allée chercher des informations sur le couple pour tenter de faire la part de la réalité et de la fiction.

 

            http://img4-2.southernliving.timeinc.net/i/2013/03/best-dressed/zelda-fitzgerald-l.jpg?400:400 http://pthumbnails.5min.com/10349713/517485639_c_570_411.jpg

                                  http://i.telegraph.co.uk/multimedia/archive/01813/FScott_1813988b.jpg


Mais par-dessus tout, ce qui m’a plu, c’est cet incroyable petit bout de femme. On ne peut qu’être séduit par Zelda. Elle est pétillante, fantasque, elle n’a pas froid aux yeux, elle déborde de vitalité et d’audace, et elle croque la vie à pleines dents. Et c’est certainement ce qui rend encore plus amère et cruelle la seconde partie de leur histoire, quand elle passe en coulisses alors qu’elle est faite pour être dans la lumière. En outre, le roman est écrit à la première personne et on a ainsi l’impression de vivre les événements aux côtés de Zelda, les rendant plus forts et émouvants.


Malheureusement, même si j’ai apprécié de passer quelques jours en compagnie de Zelda et Scott, j’ai trouvé que la narration souffrait de quelques (trop nombreuses)  longueurs et je me suis parfois ennuyée. Puis, comme souvent, la fin m’a semblé en deçà du reste du roman, notamment à cause de son côté (beaucoup) trop rapide.


Néanmoins, malgré ces bémols, on ne peut que s’accorder sur la qualité de ce roman et je suis ravie d’avoir pu faire la connaissance de ce couple légendaire, de vivre avec eux leur existence tumultueuse et, surtout, de rencontrer cette femme unique qu’est Zelda dont j’ignorais tout jusque-là. Et je n’ai qu’une seule envie : lire (enfin !) très vite « Gatsby le magnifique ».

 

Merci à Michel Lafon pour le voyage dans les années 20 !


Ma note : 3 b pn1 b pn



Et par ICI, vous pourrez lire l’avis coup de cœur de Nessa.

 


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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 20:42

J'ai eu la chance de pouvoir lire "Player One" d'Ernest Cline grâce aux Editons Michel Lafon. Je devais rendre mon billet il y a déjà plus d'un mois mais (sévère) panne de lecture oblige, me voilà seulement là aujourd'hui pour vous en parler.

 

Résumé : Nous sommes en 2044, et la Terre n’est pas belle à voir. Les ressources manquent et les conditions climatiques sont catastrophiques. Comme la majeure partie de l’humanité, Wade Watts passe son temps dans l’Oasis, un monde virtuel où chacun peut faire et être tout ce qui lui chante. Pour oublier la réalité. Et comme la majeure partie de l’humanité, Wade rêve d’être celui qui décrochera le ticket gagnant de la grande loterie. James Halliday, le créateur de l’Oasis, est mort quelques années auparavant sans laisser de successeur. Pour décider du sort de sa fortune, il a créé une véritable chasse au trésor qui guidera les plus rusés vers l’énigme finale. Battre des records à Pac-Man, réciter par cœur des paroles de Devo, ou trouver les failles des jeux vidéo cultes : voilà l’unique moyen d’accéder à son héritage colossal. Des centaines de personnes ont essayé, en vain. Wade se dit qu’il serait peut-être capable de relever le défi...

 

Player One - Ernest Cline

 

Je ne serai pas aussi passionnée que d’autres lectrices (Stéphanie - La biblivore- Yukarie - Cherry B) mais tout de même, c’est de façon positive que je vais vous parler de ce roman qui m'a plu.

 

En 2044, dans ce décor futuriste, et plutôt pessimiste, les mondes virtuels ont pris le pas sur le monde réel et la majorité de l’espèce humaine passe le plus clair de son temps libre (voire +) dans un monde virtuel appelé « L’Oasis ». Comme si Facebook envahissait encore davantage notre société et qu’il nous offrait des possibilités infinies pour nous distraire, comme louer des livres, télécharger musiques et films dans la plus grande bibliothèque en ligne jamais créée, jouer, être scolarisé et diplômé, faire des rencontres, se promener dans les paysages de son choix, voler vers d’autres planètes, trouver du travail, etc. Un jeu-vie vidéo grandeur nature.


Les 100 premières pages sont assez intéressantes et on aime à découvrir ce monde futuriste, pas si improbable que cela. Mais j’ai trouvé que ça manquait cruellement de rythme et que ça trainait en longueur avec de trop nombreuses descriptions à mon gout, comme par exemple, les 5 pages consacrées au jeu « Donjons et Dragons ».


De plus, le créateur de l’Oasis étant passionné par les années 80, tout le roman est donc truffé de références à la musique, aux films, aux habitudes, aux jeux vidéo, aux séries, etc. de cette époque. Et malgré mon grand âge, et bien, je ne connaissais pas le 1/3 des références, ce qui a quelque peu alourdi ma lecture. Mais j’ai quand même retrouvé avec bonheur quelques souvenirs oubliés de mon enfance/adolescence.

 

jonny5.jpg lea-star-wars.jpg pac_man_game.jpg    

        donkey kong delorean.jpg

              


Cependant, une fois cette longue introduction lue, je me suis prise au jeu de cette quête virtuelle et je me suis même prise d’affection pour les héros, Parzival, Art3mis et Aeche, et il m’a même fallu engloutir les 100 dernières pages d’une traite pour découvrir comment les héros finiraient par triompher.

 

Anyway, malgré ces défauts, ça m’a vraiment intéressée de découvrir cette vision de notre futur où les gens passent leurs journées dans une illusion, en n’ayant plus aucun intérêt pour leur vie réelle, au point de ne plus lui consacrer qu’une petite heure par jour, et devenant ainsi, plus que des geeks, de véritables ermites asociaux.

 

Je pense que cette épopée futuriste, voguant entre la violence du monde réel et la pseudo-liberté des mondes infinis de l'Oasis, plaira beaucoup à ceux qui ont bien connu la culture des années 80, et également à tous les ados (et adultes) férus de jeux vidéo en ligne mais aussi à tous les lecteurs fans d’aventures. En tout cas, mes élèves sont fans (oui oui je l'ai déjà prêté).

 

 

Ma note : 3 b pn1 b pn

 

 

Et par ICI, le site du livre qui permet de jouer en ligne à un ancien jeu arcade, le célèbre Snake. Have fun !

  

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 15:33

 

« Tous les champignons sont comestibles.

Mais certains ne le sont qu’une seule fois » (p. 104) http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/laugh.gif


Il y a quelques semaines est sortie en France l’adaptation du « Magasin des Suicides » de Jean Teulé, par Patrice Leconte. Mais aujourd’hui, c’est du roman qu’a écrit le réalisateur dont je vous parle : « Reculer pour mieux sauter » (Flammarion).

 

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782081286788.jpg

Résumé : Paul et Norbert se retrouvent le même jour au service des urgences d’un hôpital pour la même raison navrante : un suicide raté. Le hasard les réunit dans la même chambre double, l’un plâtré de haut en bas et l’autre vert pâle. Ce qui ne les empêche pas de sympathiser : le suicide rapproche, à condition de se rater. S’en suit un échange épistolaire dans lequel ils se racontent avec humour leurs expériences, espérant peut-être éclairer certains désespérés chroniques…


« Reculer pour mieux sauter », est donc un roman épistolaire.  Quand Paul et Norbert sortent de l’hôpital, ils n’ont qu’une seule hâte : retenter à nouveau leur chance pour mettre fin à leurs jours. Et ils ne veulent pas se suicider à la va-vite sans avoir testé  plusieurs méthodes et pourquoi pas en faire un manuel à destination de tous les dépressifs pour leur présenter l’éventail (farfelu) qui s’offre à eux dans leur quête de la mort. Ils s’écrivent alors quotidiennement des lettres pour échafauder des projets mirobolants de suicide, afin d’en finir d’une manière originale, créative et éclatante, si possible http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/icon_mrgreen.gif Et ils vont même jusqu'à tester (en s'arrêtant in extremis, bien sûr) certaines variantes afin d'éviter toute découvenue à celui qui déciderait d'en finir de cette façon.


Beaucoup d’humour noir, d’ironie et de second degré entre ces pages, le tout dans une langue soignée et un vocabulaire très riche. Et derrière le spleen apparent et le cynisme face à la vie et la mort, il y a également une bonne dose de bonne humeur.


Le seul frein à mon plaisir fut le côté assez répétitif de ces échanges, qui finissent par lasser un peu, et qui alourdissent le rythme, notamment au milieu du roman. Mais la fin est plus imaginative, notamment dans leurs idées de suicides insolites et j’ai donc terminé ma lecture sur une bonne impression entre le suicide rapide comme l’éclair (au chocolat), le suicide hydrographique (le tuyau d’arrosage, il fallait y penser), le suicide montagnard (classique), le suicide vélocipédique (sensations fortes garanties), le suicide niagaresque (avec le « salut reine d’Angleterre »http://www.millan.net/minimations/smileys/kingdancesmileyf.gif, mon préféré je crois http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/laugh.gif), le suicide césarisé (très artistique !), etc.


Un bon moment de lecture, certes pas impérissable, mais divertissant.


Ma note : 3 b pn1 b pn


 

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12/7

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 13:51

 

Aujourd’hui, c’est au tour d’un autre titre de la rentrée littéraire de prendre place sur mon blog : « Cool Water » de Dianne Warren, paru aux Presses de la Cité.


Résumé : Rien ne semblait lier les habitants de Juliet, au Canada, mais il suffira d’une nuit et d’un jour pour que leurs destins se croisent et basculent. Les attentes, les peurs et les rêves se mêlent, à l'Oasis Café, unique lieu de rencontre d'une ville de 1011 âmes où il ne se passe jamais rien. Un jour, pourtant, surviennent dans la vie de certains habitants des événements qui vont influencer à jamais celle de leurs voisins. Dans ce décor faussement calme, les langues se délient, les conflits latents explosent, les existences se transforment, pour le meilleur et pour le pire...

 

http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1298/1298964-gf.jpg

 

Voilà un roman qui m’a pris pas mal de temps de lecture étant donné qu’il est assez lent et contemplatif, surtout dans ses 100 premières pages. Il n’empêche que je l’ai savouré page après page, malgré cette lenteur, et je peux dire que c’est un roman que j’ai apprécié.


Je me suis vraiment laissée bercer par l’écriture de Dianne Warren et je me suis sentie portée par ses mots, comme au fil de l’eau, voguant d’histoire en histoire, grâce à ces personnages qui se croisent de près ou de loin. Au gré des souvenirs, ou de ce qu’un narrateur voit ou entend, on surgit  dans une autre histoire, liée d’une façon ou d’une autre à la précédente,  et ainsi de suite : j’ai beaucoup aimé ce jeu de chaises musicales.


Alors, certes, les descriptions sont nombreuses et les actions et dialogues plutôt rares mais avec moi, ça a fonctionné comme une invitation au voyage, une immersion totale et dépaysante dans ce petit village de Juliet au fond de la province du Saskatchewan (à vos souhaits !), au Canada.


Mais en fin de compte, ce sont vraiment les personnages qui font tout le sel de ce roman. Personnellement, j’ai beaucoup aimé les relations de Lynn et Hank, de Marian et de Willard, et surtout celles de Vicki et Blaine qui m’ont beaucoup fait rire (ah ces sacrés haricots verts). Et grâce à ces personnages, la lenteur se trouve peu à peu effacée, pour faire place à une espèce de feuilleté télévisé où l’on attend avec impatience le retour de nos personnages favoris. Par contre, je n’ai pas du tout apprécié toute la partie consacrée au personnage de Lee, que j'ai trouvé inutile, et c’est bien dommage puisqu’il prend pas mal de place dans la narration.

 

Un regret ? Je trouve que toutes ces histoires se clôturent de façon un peu abrupte, comme si un second tome était prévu, alors que non. Et donc un inévitable petit gout de trop peu.


Bref, si vous aimez vous laisser bercer par les mots et les récits un peu contemplatifs, découvrir des destins qui se croisent et se décroisent, sentir le parfum d’autres lieux, et particulièrement de ces terres arides du Canada, je pense que « Cool Water » saura vous séduire.

 

Ma note : 3 b pn1 b pn

 

Ici, vous trouverez l’avis de Stéphanie, qui s'est régalée de ce voyage, et de Reveline qui est plus mitigée.

 

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8/7

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 23:06

 

On continue avec la rentrée littéraire 2012 et aujourd’hui, il s’agit de « Le temps n’efface rien », de Stephen Orr, paru aux Presses de la Cité, que j'avais très envie de lire !

 

http://www.livraddict.com/covers/81/81451/couv46849247.jpg


Résumé : A 9 ans, Henry est un garçon solitaire ; son pied bot l’empêche de partager les jeux des enfants de son âge. Cet été-là, comme à son habitude, il reste dans sa chambre, lit beaucoup et ne fréquente que sa jeune voisine, Janice. Le jour de la fête nationale, elle lui propose de l’accompagner à la plage avec son frère et sa sœur. Henry, complexé, refuse. Les quatre enfants ne se reverront jamais... Quand des enfants disparaissent, qu'advient-il de ceux qui restent ?


Mes amies de lecture, MyaRosa, Nelfe et Stéphanie ont toutes les 3 eu un coup de cœur pour ce roman et je vous invite chaleureusement à lire leurs billets enthousiastes et passionnés en cliquant sur les liens. Car de mon côté, ce n’en est pas un.


Pourtant, la plupart des éléments que j’apprécie en littérature contemporaine sont ici réunis. En premier lieu, des personnages attachants, dont Stephen Orr nous dresse un très joli portrait : précis, nuancé et ô combien vivant. Il y a Henry, ce petit garçon attendrissant et mature qui nous conte les événements : il est né avec un pied bot, ce qui lui vaut une certaine inimitié de sa maman, qui souffre du même handicap.  Il y a son père, Bill, le policier qui règle les petits problèmes du quotidien de son quartier avec bienveillance et intelligence. Et ces deux-là se vouent un amour véritable. Puis il y a aussi mon coup de cœur du roman, la petite Janice, garçon manqué, grande gueule et tout à fait pétillante.


Le roman est divisé en 2 parties : avant et après. Dans la première, à travers les yeux d’Henry, nous découvrons le quotidien de ce quartier d’Adélaïde, avec tous ses habitants et leurs habitudes, les moments de bonheur, les querelles entre voisins, les journées à la plage, et toutes les aventures du quotidien que partagent ces enfants en vacances. J’ai malheureusement trouvé cette première partie longue et lente. Certes, Henry est un narrateur doué et j’ai apprécié le voir observer le monde au fond de son clapier à lapins ou à la barrière de Gino, mais le fait de savoir que ses 3 petits voisins allaient disparaître, tôt ou tard, a créé une espèce de lassitude puisque… je savais déjà. Pourtant, c’est un bon choix que de s’attarder sur ces souvenirs puisqu’il m’ont permis de m’attacher à ces 3 enfants et à Henry durant ces 250 pages mais voilà, au bout du compte, ça n’a pas fonctionné avec moi. Et je ne sais pas vraiment pourquoi.


Dans la seconde partie, le drame a lieu et nous suivons alors l’enquête –infructueuse- menée par le père d’Henry, les réactions des uns et des autres : entre tristesse, incompréhension, reproches, suspicions, etc. Et, surtout, il y a le petit Henry, qui a perdu ses meilleurs, et seuls, amis, et qui va tout faire pour sortir de la solitude et du chagrin, à sa manière.


Vous vous en doutez, c’est un roman plein d’émotions, mais pas de pleurnicherie ni de pathos, Stephen Orr est bien plus subtil que cela. Ajoutez à cela le fait que ce soit une histoire vraie et les éléments sont réunis pour vous serrer le cœur à plus d’une reprise.


En outre, l’écriture de Stephen Orr est soignée et il a un don pour faire ressentir les choses : les sentiments, certes (notamment en faisant d’Henry son narrateur) mais aussi, la chaleur écrasante, les odeurs, de façon à nous plonger totalement dans ce quartier de Thomas Street.


Mais voilà, malgré toutes ces qualités incontestables que j'ai vues, je ne les ai pas ressenties. La lenteur que j’ai vécue dans la première moitié du roman a fait trainer cette lecture durant 10 jours et je pense que cela a joué en sa défaveur. Je n'ai pas réussi à m'immerger dans cette histoire et à me laisser porter. Mais comme dit en début de billet, les avis positifs sont unanimes alors je pense que je suis passée à côté de quelque chose et que l’étincelle n’a juste pas eu lieu avec moi. Dommage...


Ma note : 3 b pn

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 10:22

 

http://www.livraddict.com/covers/44/44096/couv13979941.jpg

 

C’est d’un roman estampillé « jeunesse » dont je vous parle aujourd’hui : « Qui es-tu Alaska ? » de John Green. Roman « jeunesse » pour son thème, certes, mais tout à fait abouti dans sa forme et dans son fond, comme je l’avais déjà pensé de son « Le théorème des Katherine » (billet ici).

 

Résumé : Miles Halter a seize ans et n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C'est là aussi, qu'il rencontre Alaska. La troublante, l'insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.


Comme l’annonce la quatrième de couverture, c’est un roman "qui fait rire et fondre en larmes l'instant d'après" , et c’est certainement une des raisons qui font que j’ai apprécié cette lecture, même si ce n'est pas un coup de coeur comme pour tellement d'autres lectrices.

 

Les personnages sont riches et attachants, à commencer par le héros, Miles Halter, surnommé (pas à juste titre !) « Le Gros », passionné par les dernières paroles prononcées par les Grands de ce monde, mais aussi la très mystérieuse Alaska qui derrière ses airs « sexy, cool et rebelle » cache une douloureuse blessure ou encore son ami « Le colonel », un sacré numéro.


Dans ce roman, qui plaira sans aucun doute aux ados mais aussi aux adultes (leur remémorant ces années si particulières de la fin du Lycée), on lit avec plaisir les  désirs (souvent charnels) de ces adolescents vivants leurs premières heures de liberté dans ce pensionnat, leurs aspirations (et là, c’est le rêve du Colonel qui me restera en mémoire), leurs 400 coups et leurs blagues de potaches (quelle imagination ! – et je garde un souvenir hilare du « cygne-mord-cul » http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/jkhjjlaugh.gif), leurs petites transgressions (alcools, cigarettes, baisers volés – et plus si affinités), leur refus de l’autorité (à commencer par L’Aigle, le proviseur qui a un œil sur tout), ou encore leurs questions existentielles (et là, quelle jolie découverte que ce Monsieur Hyde et son cours d’Histoire des Religions).


Sachez aussi que dès le début, on sait qu’un événement important va avoir lieu au cœur du roman car les chapitres de la première moitié du roman sont un décompte de jours « avant » (136 jours avant, 128 jours avant, etc.) et les derniers (oui, je suis une petite fouine qui va feuilleter la fin du roman avant de le lire http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/couleur-content-4.gif) (d'ailleurs, j'ai tenu 120 pages avant d'aller lire le chapitre du jour J et celui du premier jour "après" lol http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/lolinv.gif) sont un décompte des jours « après ». Et mazette, quel événement ! Il va bousculer irrémédiablement la vie des héros mais aussi celle du lecteur qui ne s’attendait certes pas à … cela (bon, sauf moi comme je l'avais lu avant d'y arriver http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/lolinv.gif).


Une histoire qui se lit toute seule car John Green a vraiment une très belle plume pour faire passer toutes ces émotions et ces questions qui habitent le cœur de ces adolescents, en nous faisant découvrir autant leur insouciance que le poids des aléas de la vie qui pèse sur leurs épaules. 


Ma note : 3 b pn1 b pn

 

De nombreuses lectrices m'avaient conseillé ce titre mais c'est surtout Cess qui a achevé de me convaincre avec cet auteur qui est un de ses chouchous : son billet ici. Puis il y a aussi le très joli billet de Lamalal, ici. Et sur la fiche Livraddict du livre, une kyrielle de billets coups de coeur : ici.

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 19:50

 

http://www.livraddict.com/covers/2/2786/couv26677148.jpg

 

Ayé Ayé, j’ai enfin franchi le cap : j’ai lu de la bit-lit ! Après des mois d’observation du genre et de toutes ses afficionadas, j’ai décidé de commencer mon incursion dans ce genre "vampire torride" par *roulement de tambour* BONES himself. J’étais tellement curieuse de voir qui était ce Mâle qui provoquait ces « hiiiiiiiiiiiiiiiiiii » en série dans les billets qui en parlaient.


Résumé : Catherine Crawfield est à moitié vampire. Elle passe son temps à tuer des vampires et des démons en espérant tomber un jour sur son père qui détruit la vie de sa mère. Jusqu’au jour où elle est enlevée par Bones, un vampire chasseur de prime qui va lui prouver que tous les vampires ne sont pas mauvais. Il accepte en effet de l’aider à retrouver son père si elle s’entraine avec lui et l’accompagne. Très étonnée de ne pas lui servir de diner, Cat apprend à accepter son statut de demi-vampire et doit choisir rapidement un camp lorsque Bones et elle sont poursuivis par une bande de tueurs.

 

Et bien, je dois dire que je suis satisfaite de cette lecture tout à fait divertissante !


En fait, la bit-lit, c’est un peu la même chose que la chick lit, mais avec beaucoup plus de testostérone et donc, des passages érotiques très agréables pour la lectrice qui s’y frotte (au genre, pas à Bones) (quoique, si on pouvait http://smileyonline.free.fr/images/gif/langue/vignette/thumbnails/longt_gif.gif). Caliente, Caliente, ai-je envie de dire ! Car ce Bones, ce Maitre Vampire, il dégouline de virilité, il est puissant, il est musclé, il est beau, il est fort, il est protecteur, et surtout… c’est un Dieu au pieu ! Ah, Mesdames, il faut le lire pour le croire, mais il sait y faire ! Pour un vampire froid comme la tombe, il a l’art de faire monter la température http://www.livraddict.com/forum/img/smilies/581679.gif  http://www.livraddict.com/forum/img/smilies/581679.gif http://www.livraddict.com/forum/img/smilies/581679.gif


Puis nous avons la petite Cat, une hybride (mi vampire, mi humaine) plus connue sous le doux nom de Chaton, qui est touchante de naïveté et de bêtise, qui rougit à l’évocation des jeux de l’amour, mais qui n’a pas froid aux yeux (ni que là d’ailleurs http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/couleur-content-5.gif) : un heureux mélange de sainte nitouche et de guerrière.


Leur duo est irrésistible, notamment grâce au double langage et à l’humour dont Bones fait preuve, ce qui nous offre des scènes tout à fait cocasses.


Alors, pour le reste, en gros : ils veulent se débarrasser, à eux deux, des (très) vilains vampires qui peuplent l’Ohio et donc nous avons des pics en argent, des combats, des crocs, du sang, des têtes arrachées, et beaucoup de testostérone (encore). Et il me semble que c’est cet aspect-là qui ne me fera pas crier des hiiiiiiiiiiiiiiii au doux nom de cette saga car le côté « Je vais sauver le monde, je vais tuer ce vampire parce qu’il a fait du mal à cette femme que je ne connais pas »… j’ai trouvé cela  étonnamment guimauve  au milieu de toute cette virilité. En fait, ça manque juste un peu de nuances à mon goût (on est sexy comme une déesse, on a des douzaines d’orgasmes à la suite, on est beau comme un Apollon, on est plus puissant que Mars, on se bat mieux que Dark Vador, etc.)

 

Il n’empêche, ça se lit tout seul, ça fait passer un bon moment, ça fait frétiller tout votre corps http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0021.gif et c’est vraiment une lecture sympathique dont il ne faut pas attendre plus que de passer un bon moment. Et comme c’est ce que j’en attendais, et bien, je lirai avec plaisir le second tome (et ce fameux chapitre 32 dont toutes les fans parlent avec des tremblements de désir dans la voix).


Et je vous fais grâce de mes commentaires acerbes sur cette couverture immondissime (punaise, j’avais honte au bord de la piscine et je cachais sans cesse la première de couv’ http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/icon_lol.gif) (et en plus, Cat, elle est beaucoup plus flamboyante que ça !)


Ma note : 3 b pn1 b pn

 

 

Sinon, sur la fiche Livraddict du livre, vous trouverez des billets hyper élogieux de ce roman, qui ravit vraiment la plupart des lectrices !


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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 08:00

 

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv21661611.jpg

Un tout petit billet pour un tout petit livre. J’ai découvert « Du vent dans mes mollets » de Raphaële Moussafir sur le blog de Stellablogueuse et vu tout le bien qu’elle en disait (ici), j’ai eu envie de le découvrir.

 

Résumé : Rachel a neuf ans, une institutrice humiliante, des parents vaches et une copine garce. A neuf ans, on est puni quand on donne son avis, on découvre des nouvelles sensations étranges, on expérimente son langage et son corps. Cette grande petite fille dissèque son monde avec un regard drôle et acerbe dont la maturité étonne, amuse et choque. De fous rires en conflits, elle explore l'impitoyable monde de l'enfance. Un monde qui mène, parfois trop vite, vers celui des adultes...

  

Et j’ai bien fait de le sortir de ma PAL car ces 112 pages se lisent d’une traite, et avec plaisir. Tantôt drôle, tantôt émouvant et souvent étonnant.

 

 

Vous trouverez entre ces lignes une très vilaine maîtresse (de celles qu’on a envie de baffer), des parents pas toujours à la pointe du bon sens, une mémé un peu tarée, et surtout, un petit bout de femme totalement atypique, à la répartie étonnante et très attachante.


Le seul reproche que je pourrais faire, c’est la langue assez vulgaire qu’utilise de temps à autre Rachel car j’ai trouvé que c’était très peu crédible. Ce n’est pas une enfant livrée à elle-même, elle a des parents, elle est éduquée et je doute vraiment qu’une petite fille de 9 ans puisse traiter son amie de « sale connasse prétentieuse » ou trouver qu’une activité « l’emmerde » ou encore dire que « c’est toujours mieux que d’écouter les conneries de cette salope de Madame Danielle ». Le livre s’ouvre d’ailleurs sur une préface d’Howard Buten qui dit que « rien n’est aussi insupportable qu’un texte enfantin dans la bouche d’un auteur adulte mais que c’est tout sauf le cas dans celui-ci ». Et bien, je ne partage pas son opinion. J’ai adoré Rachel et sa personnalité complètement hors du commun, mi-enfant, mi-adulte mais vraiment, je ne l’ai pas trouvée crédible. Cependant peu importe car cela ne gâche pas le plaisir de côtoyer cette petite fille durant ces quelques pages.

 

En bref, pas une révélation mais une jolie rencontre.


Ma note : 3 b pn1 b pn


Alors certes c’est très court et à peine charmé ou ému par Rachel, on doit déjà la quitter. Mais pour mon grand plaisir, un film a été adapté de ce roman et il sortira ce 22 août. J’ai vraiment très hâte de découvrir cette petite Rachel et je pense que ça peut être un très grand film avec le potentiel du roman ! Et cerise sur le gâteau, Isabelle Carré me touche toujours beaucoup dans ses rôles !

 

La bande-annonce :

 


 

 

http://www.cinema-altkirch.com/Media/Cinema/Affiches/Du-vent-dans-mes-mollets-Grande.jpg

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 22:08

 

« Voyez-vous, nous nous aimons. Simplement, nous ne nous apprécions guère. »

 

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/MARABOUT/2012/9782501076401-T.jpg

Résumé : Trois sœurs, élevées au milieu des livres par un père excentrique, obsédé par Shakespeare au point de les avoir baptisées de prénoms d’héroïnes du célèbre dramaturge, rentrent au bercail pour s’occuper de leur mère malade. Mais qu’ont véritablement en commun l’aînée si timide et casanière, la séduisante et mystérieuse cadette, et la benjamine bohème ? Pourquoi Rose ne parvient-elle pas à abandonner sa ville natale pour rejoindre son fiancé qui a décroché un poste de professeur en Angleterre ? Pourquoi Bean a-t-elle quitté si précipitamment New York pour revenir s’installer à Barnwell, la petite ville universitaire qu’elle déteste tant ? Et pourquoi Cordy réapparaît-elle soudainement après avoir erré pendant des années, enchaînant petits boulots et aventures sans lendemain ? Au cours de ce long été qu’elles passeront toutes ensemble à Barnwell, les filles Andreas découvriront que leurs sœurs, leurs parents et leur petite ville natale pourraient leur offrir bien plus qu’elles ne croient…


Tout d’abord, je remercie Livraddict et les Éditions Marabout de m’avoir permis de découvrir ce premier roman d’Eleanor Brown, qui a déjà conquis non moins de 350.000 lecteurs aux États-Unis.


Sachez qu'en débutant ma lecture, j’ai été pour le moins désarçonnée par les choix de narration. Mais en pénétrant réellement dans l’histoire, j’ai finalement apprécié cette utilisation du « nous » (l’entité des 3 sœurs), dont chacune est détachée tour à tour par ce « elle » afin de nous présenter sa vision des événements. Je sais que cela a perturbé/agacé certaines lectrices mais, pour ma part, une fois que j’ai compris le mécanisme (merci Galleane!), j’ai été tout à fait convaincue par le procédé.


J’aime les histoires de famille et j’ai trouvé celle-ci réussie tant les personnages sont bien construits, avec des personnalités, certes parfois caricaturales, mais également aussi fortes qu'opposées. Et même si ma préférence va à la petite dernière, Cordy, j’ai su apprécier les failles et les forces de chacune de ces 3 sœurs. Rosalind, l’ainée, la sœur parfaite, très (trop) autoritaire et qui a besoin de tout régenter. Puis Bianca, la femme fatale, qui vit dans un océan d’hommes sans lendemain et de fringues hors de prix (non sans rappeler d'ailleurs la célèbre accro du shopping, Becky Bloomwood qui refuse également d’ouvrir ses factures et préfère faire l’autruche) et enfin, Cordelia, la rebelle aventurière, la néo-hippie qui virevolte au gré de ses envies.


De plus, au fil de ma lecture, j’ai aimé découvrir tant de points communs à ces sœurs qui se croient si différentes : l’éternel besoin d’être la préférée du père, le refus de prendre des décisions importantes, les petites jalousies, l’impression de vie ratée, les secrets lourds à porter… bref, une vraie histoire de famille.


J’ai tout de même trouvé trop de longueurs dans les passages réflexifs ou introspectifs et je dois avouer que j’accélérais la lecture pour retrouver l’action et les dialogues, notamment dans les disputes qui opposent les 3 sœurs, et qui sont remplies de piques, de sarcasmes, de réparties acides et d’humour mordant !


J’ai également apprécié l’importance des livres dans cette histoire. En effet, le Père Andreas est professeur de Lettres, féru de Shakespeare et dans chacune de leurs discussions, ils aiment tous à utiliser les mots du dramaturge pour s’exprimer, ce qui est tout à fait original. En outre, les 5 protagonistes ne passent jamais une journée sans un livre à la main et bien sûr, cet aspect avait tout pour me séduire et me rappeler ma propre addiction livresque !

 

Ma note : 3 b pn1 b pn

 

Vous trouverez ici la chronique (très) déçue de Stephie qui n’a éprouvé aucune empathie pour les personnages ; par ici, le billet de Manie qui a eu un coup de cœur pour cette saga familiale, et par ici, le ressenti entre deux eaux de Galleane.

 


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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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