9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 14:14

 

Première remarque : NE lisez PAS le résumé de la quatrième de couverture, ni aucun autre présent sur le Net, ils en dévoilent beaucoup trop, sacrebleu !


Résumé qui ne spoile pas : Abandonnée pour la troisième fois à la veille de leur mariage par son fiancé, Rob, Vivienne Summers, une londonienne de 32 ans, imagine alors un site Internet, coeurs-brisés.com, où tous les coeurs en perdition pourraient trouver refuge. Ses déboires l’amènent à abuser un peu trop du Chardonnay, ce qui déclenche toute une série de situations cocasses et embarrassantes. Notamment lorsqu’elle passe du temps auprès de son meilleur ami, Max, un peintre qu’elle a connu à la Fac…

 

 

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Une fois n’est pas coutume, Cajou lit donc de la chick-lit. Ma dernière incursion dans le genre remontait à plusieurs années et avait été tout à fait heureuse, avec « Le diable s’habille en Prada » et  avant, avec « Le journal de Bridget Jones ».


La quatrième de couverture nous promet ici un roman pétillant, drôle et moderne. Et en effet, il l’est. Notamment dans le ton, tout à fait typique de la chick-lit : sans chichi, pimpant et frais.

 

Chaque chapitre commence par un extrait tiré du fameux site Internet « Cœurs-brisés.com » et nous présente des anecdotes, des quizz, des réflexions amusantes et tout à fait dans l’air du temps.


Exemple : DSC04155

 

J’ai apprécié cette lecture qui a tenu toutes ses promesses au niveau des ingrédients caractéristiques de la chick-lit : une héroïne vraiment drôle et sympa, des amis « second rôle » qui apportent beaucoup à l’histoire, un sale type qui ne mérite pas l’héroïne, des boss carrément antipathiques, une grand-mère adorable (et barrée)... le tout avec des péripéties et des quiproquos savoureux. J’ai ainsi particulièrement aimé une scène de mariage, qui m’a fait beaucoup sourire/rire (avec quelques pincements au cœur) et m’a fait penser à la scène d’ouverture du film « 28 jours en sursis » (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif) avec Sandra Bullock.


Il y a également quelques passages coquins, pas du tout édulcorés, que j’ai trouvés tout à fait charmants et décalés, notamment dans un langage parfois étonnamment cru pour le genre.


Seul reproche ? J’ai parfois trouvé l’histoire un peu lente et j’aurais voulu que l’humour et le ton de certains chapitres soit davantage présent, notamment dans les scènes avec l’horrRRrrRRrrRRible patronne et son assistante, La Verrue et Pète-Sec, héhé. Mais il n’empêche que j’ai passé un agréable moment de lecture, tout à fait de saison et que j'ai souvent ri grâce aux situations cocasses et aux dialogues rondement menés.


Donc si vous avez envie de lecture légère pour lire sur votre serviette de page, ce premier roman d’Emma Garcia devrait vous plaire !


Ma note : 3 b pn1 b pn


Voici 2 autres billets sur « Cœurs-brisés.com » : celui de MyaRosa (tu as raison pour Rob/Simon Baker!!) qui s’est régalée et est 100 % charmée par cette histoire. Puis celui de Platinegirl qui a passé un bon moment de lecture mais qui trouve que ce roman n’est pas le meilleur du genre.

 


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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 21:16

 

Ayé, l’année scolaire sera officiellement terminée pour moi demain après-midi et quoi de mieux pour fêter l’occasion qu’un petit billet. Cette semaine, j’ai terminé la lecture du dernier David Safier en date, qui vient de sortir aux Presses de la Cité : « Sacrée famille ». J’étais impatiente de le découvrir car j’avais totalement succombé au charme de « Maudit Karma » (mon billet ici).

 

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Résumé : Emma Wünschmann a sacrifié sa carrière prometteuse dans l'édition pour se consacrer à ses enfants. Un choix qu'elle regrette aujourd'hui. En effet, la librairie qu'elle possède à Berlin périclite, et sa famille ne se montre pas d'un grand soutien. Sa fille adolescente a honte d'elle, son fils vit reclus dans ses livres, son mari se montre distant... Lorsqu'une ancienne collègue donne l'occasion à Emma d'accueillir la célébrissime Stephenie Meyer, Emma y voit l'occasion de relancer son commerce. Malheureusement, la rencontre se passe très mal. Alors qu'Emma et les siens, tous déguisés pour l'occasion, rentrent chez eux, leur chemin croise celui d'une étrange vieille dame qui leur jette un sort : chacun se retrouve propulsé dans la peau du personnage dont il porte le costume...


Comme vous le voyez, David Safier nous entraine une fois de plus dans son imagination débridée.  Et autant ça avait marché du tonnerre avec moi pour « Maudit Karma », ici, j’ai trouvé un goût de « too much » dans cette histoire un poil abracadabrante.


Le roman est truffé d’humour et de situations cocasses, mais j’ai trouvé que l’auteur franchissait de temps à autre la limite (la mienne, en tout cas) de l’humour drôle. Certes, les aventures et les rebondissements se succèdent à un rythme endiablé et on ne s’ennuie pas une seule seconde mais voilà, il faut adhérer à son humour, ce qui ne fut pas tout à fait mon cas avec ce roman. L’histoire, les personnages et les aventures sont tout à fait loufoques (trop ?) et je pense que si vous avez envie de vous évader, de sortir du quotidien et de vivre des aventures, ce roman remplira très bien la mission.


Et même si cette histoire n’a pas tenu toutes ses promesses, j’ai tout de même vraiment apprécié deux aspects du roman. D’une part, les personnages sont sympathiques et attachants et, même si leurs relations dégoulinent parfois un peu trop de bons sentiments, ils n’en restent pas moins une sacrée famille : un loup-garou intello et couard,  une vampire émoustillée, un Frankenstein qui fait « Oufta », une sorcière pas très nette, une hippie nymphomane, etc. Une belle brochette de personnages.


Et d’autre part, j'ai aimé les nombreuses références à notre culture actuelle, qui émaillent tout le livre : de Obi-One-Kenobi, en passant par Dr House, Silvio Berlusconi, Frodon Saquet, Jim Morrison, Hugh Grant, Jamie Oliver, James Bond, Godzilla, Georges Bush ou même Imhotep et Dracula qui sont des personnages à part entière ! C’est résolument dans l’air du temps et c’est, ma foi, très plaisant.


La lecture est en outre dynamisée par des chapitres assez courts où les membres de la famille deviennent les narrateurs successifs, ce qui permet de ne pas s’ennuyer. Et cerise sur le gâteau, le livre est illustré de nombreux dessins tout à fait savoureux, qui sont vraiment un petit plus !


Donc, en bref, comme déjà dit ci-dessus : même si j’ai passé un bon moment de lecture, je garderai tout de même en mémoire ce gout de « trop d’humour tue l’humour ». Mais ce ressenti est vraiment quelque chose de très personnel car, par exemple, je n’avais pas du tout ri avec « Prenez soin du chien » de J.M. Erre alors que tant d’autres bloggeurs s’étaient musclés les zygomatiques durant cette lecture.


Ma note : 3 b pn

 


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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 19:51

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv74721947.jpg

 

J’ai été immédiatement séduite par le résumé de « Jakera » lors de sa présentation par les Éditions Valentina, il y a quelques mois et je brûlais d’envie de le découvrir ! De plus, j’ai eu la chance d’échanger avec l’auteure, et j’avais donc de grands espoirs pour cette lecture. Finalement, j’en ressors avec un avis vraiment mitigé.


Résumé : Bienvenue à Jakera, grande ville de Iérasia, pays verrouillé au reste du monde. Rien ni personne n'entre à Iérasia à moins d'avoir été choisi par l'élite dirigeante, surtout en ce qui concerne le monde de la culture étrangère : sont entièrement bannis le cinéma, la littérature et la musique. L'Etat tout puissant, aidé d'une compagnie privée ayant le monopole sur tout ce qui se produit ou se vend dans le pays, contrôle la vie des habitants d'une poigne de fer. Je m'appelle Jinja et c'est là que je vis. Je partage mon temps entre mes études et mon travail dans un café. Ma vie est tout ce qu'il y a de plus ennuyeuse. Mais tout va changer le jour où Charlie, mon patron, va décider d'ouvrir un cinéma clandestin. Au risque de tout perdre, c'est ainsi que nait la rébellion…

 

Alléchant, n’est-ce pas ? Vraiment j’adore l’idée de cette dystopie, avec des petits airs de « Fahrenheit 451 » remis au goût du jour ! Et de manière générale, on se retrouve en effet propulsé à Jakera, grande ville de Iérasia, dirigée d’une main de fer par une espèce de dictateur qui décide de tout, ou presque. L’auteure prend le temps de bien nous immerger dans ce monde liberticide et il faut reconnaitre qu’elle le fait avec brio parce que, 2 semaines, après ma lecture, je peux encore très clairement me représenter la ville de Jakera , ses habitants et son atmosphère.


Alors pourquoi un avis mitigé ? Et bien pour 3 raisons.


La première, et la plus importante : Jinja, l’héroïne. En fait, pour faire court, il n’y a que son prénom que j’ai aimé. Autant au début, je suis tombée complètement sous le charme de ses maladresses (qui n’étaient pas sans me rappeler celles de l’auteure, qu’elle nous conte parfois sur sa page Facebook), autant, elle m’est assez rapidement devenue in-su-ppor-ta-ble. Elle est censée avoir 21 ans, mais elle agit comme si elle avait 13 ans et demi. Elle est soupe au lait, elle s’énerve pour un rien, elle est sans cesse dans l’over-réaction, elle pique des colères insensées (c’est tout juste si elle ne commence pas à se rouler par terre en hurlant, comme certains enfants) et, pour tout dire, je n’ai cessé de me dire « Mais quelle gamine ». Alors, voilà, il est vraiment difficile d’apprécier pleinement une histoire quand vous avez une crise d’urticaire devant chacune des réactions de l’héroïne.


Heureusement, il y a Jude. Le héros. Ah, lui, je l’ai aimé. Un héros « miam miam », très bien construit, avec sex-appeal, mystère et humour : tout ce que j’aime. Mais là où le bât blesse, c’est que cet Apollon tombe sous le charme de Jinja et après 2 rendez-vous et demi où ils n’échangent que des banalités (à cause du sale caractère de Jinja), il lui déclare sa flamme et lui dit qu’il ne peut vivre sans elle et qu’elle le fait vibrer. Sans blague. Franchement, on n’y croit pas une seule seconde. Il faudrait être sourd pour tomber amoureux de Jinja http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/couleur-content-1.gif


Le second frein à mon plaisir est lié à certains choix opérés par l’auteure. En effet, dans ce monde où cinéma, littérature et musique sont interdits, les héros vont essayer d’avoir accès à ce trésor inaccessible. Et dans le roman, vous découvrirez donc quels sont les films/livres/musiques que les héros essayent à tout prix de faire connaître au peuple aseptisé de Jakera. J’ai trouvé ces choix TRES TRES peu crédibles parce que si je devais faire découvrir la culture à des personnes qui en sont privées, et bien, je ne choisirais pas du tout, mais alors pas du tout, ce genre d’œuvres… Notamment, du côté du cinéma, où j’ai trouvé les choix pour le moins incongrus.


Et enfin, mon dernier bémol, c’est le style. Des erreurs de langue, des répétitions de mots ou de phrases, des comparaisons douteuses (un exemple ? « tel un Jésus supersonique »), que j’ai ressenties comme un peu forcées et, de manière générale, j’ai trouvé que la langue entravait la fluidité de l’histoire, qui est déjà très (trop) répétitive dans la première moitié du roman (bus-boulot-fac-amie-parents-dodo). Vraiment je n'ai pas du tout accroché à la plume qui m'empêchait souvent de rester DANS l'histoire.


Voilà pour ce qui ne m’a pas plu. Pour le reste, j’ai apprécié l’univers que j’ai trouvé complet, et, somme toute, assez original par rapport aux autres dystopies à la mode ! On se retrouve vraiment à Jakera, et je pense que je lirai le tome suivant car j’ai envie de connaitre les réponses aux questions soulevées par ce premier tome. J’espère juste que Jinja va gagner en maturité (à 21 ans, il est temps hein http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/cligne-confus-3.gif).


Je vous dirai aussi que je n’arrête pas de lire partout sur Facebook des lectrices crier des « Hourra » et des « C’est génial » au sujet de ce roman qu’elles sont en train de lire, donc guettez les autres avis pour avoir toutes les cartes en main. Et voici déjà deux cartes : le billet de Karline, une lectrice chevronnée, qui a beaucoup aimé et celui de Lecture Forever qui en fait un coup de coeur et souligne le côté sensas de la plume de l'auteure.


Ma note : 2 b pn


Bon ce n’est pas la première fois que j’écris un billet mitigé mais ici, je sais qu’Amparo me lira et j’ai donc conscience que ces mots pourraient te blesser (et le conditionnel est sans aucun doute de trop). J’en suis désolée, sincèrement, mais il ne s’agit que de mon ressenti qui n’est en aucun cas un jugement sur la qualité de ton roman.


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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:07

 

 

Pierre Benoit est un auteur phare de la Maison Albin Michel, qui a connu un grand succès de son vivant en France. Pour commémorer le 50ème anniversaire de sa disparition, plusieurs de ses titres ont été réédités, dont celui que je viens de lire : « La Châtelaine du Liban ». Le roman a également la chance d’être préfacé par Amélie Nothomb, qui souligne notamment le fait que l’on reproche souvent aux romans « d’avoir vieilli » mais qu’elle souhaite à tous les vivants d’avoir d’aussi belles rides que celui-ci.


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En effet, ce roman a vieilli. Ou, plus exactement, c’est le goût des lecteurs qui a changé (quoi de plus normal en 100 ans ?). Dans « La Châtelaine du Liban », on trouve une profusion de descriptions (un peu désuètes), de longues pages contemplatives (un peu poussiéreuses) sur les paysages du Liban, sur les mœurs du pays et des officiers qui y sont exilés. L’écriture est très soignée mais je dois bien avouer que je ne fus guère emportée par cette écriture que j’ai trouvée étouffante (et même parfois fatigante http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Endormi/fatigue-baille.gif) car elle prenait le pas sur l’intrigue elle-même. Et c’est bien là la seule critique que je puisse faire à ce livre, cette place énorme que l’auteur a donnée au Liban, à ses paysages et ses habitants, car je me suis retrouvée telle une étrangère, un peu perdue, parmi ces contrées. Mais quand on lit la préface, on comprend les raisons de cette prédominance du cadre : on y apprend en effet que Pierre Benoit a séjourné de longs mois sur place et que c’est là que son histoire a pris vie.


Résumé : Dans les années 1920, le capitaine Lucien Domèvre est muté à Beyrouth. Habitué à la vie spartiate du désert, le jeune officier est happé par un tourbillon de mondanités. Dans les cercles très fermés de cette ville cosmopolite, il croise une troublante comtesse anglaise, Athelstane Orloff, veuve d'un diplomate russe. Elle s'identifie à une célèbre aventurière anglaise du début du XIXe siècle, Lady Stanhope, au point d'habiter, comme elle, une forteresse inaccessible dans les montagnes. Fou amoureux, Lucien est prêt à tout sacrifier à cette femme fatale: sa fiancée, sa fortune, et pourquoi pas, son honneur…


Le héros de ce livre, Lucien Domèvre, est donc un jeune homme tout à fait attachant, qui se fait littéralement envouter par une croqueuse d’hommes tout à fait consciente de son charme, une femme qui mène une vie de luxe et de volupté, qui n’a que peu (voire pas) de scrupules, et qui aime à se jouer du sexe fort (qui ne l’est plus du tout en sa présence, soit dit en passant). La Comtesse Athelstane Orloff, sans conteste le personnage le plus fort du roman.


Athelstane est aussi belle et envoutante que manipulatrice et cruelle… elle est nimbée de mystère ce qui lui donne encore plus d’aura, et on comprend tout à fait qu’elle fasse tourner la tête des hommes, et tout spécialement de notre Domèvre. Pierre Benoit nous dresse là un très beau portrait de femme et il excelle dans la narration des choses de l’amour : la rencontre, la fascination, l’envie, la tentation, la passion, la jalousie… tout est conté de fort adroite manière.


Pierre Benoit nous relate également, avec tout autant de talent, la peur de l’amour finissant, les sacrifices qu’est prêt à faire l’être aimant pour ne pas perdre l’être aimé … non sans rappeler le célèbre couplet de Brel « Laisse-moi devenir l'ombre de ton ombre, l'ombre de ta main, l'ombre de ton chien ». Désolant, affligeant… et tellement triste.


Même si Domèvre et sa châtelaine prennent toute la place, mon personnage préféré fut le meilleur ami de Domèvre, l’officier Walter. Un héros, un vrai, un homme droit et intègre, un personnage éminemment viril, que j’aimerais beaucoup découvrir dans une adaptation cinématographique. Sa place n’est pas importante dans le roman en nombre de pages, mais elle se révèle tout à fait centrale dans l’intrigue. Vraiment, il m’a tout à fait charmée (miam miam, oserais-je ajouter http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0038.gif).


Mais il n’y a pas que de l’amour dans ce roman, vous y trouverez également  des manigances, de l’espionnage, des liens familiaux, des mondanités, de l’amitié et de la camaraderie… un mélange tout à fait exotique.

 

Il me faut préciser que tout le monde ne pourra être charmé par ce roman, parce qu’il faut lui laisser le temps, parce qu’on n’est pas dans l’immédiateté de l’action, mais plutôt dans la contemplation. Amateurs  de « Quick Easy Reading », de récits modernes, de bit-lit, de littérature jeunesse légère, passez votre chemin car je doute que vous y trouviez votre compte (j’en suis même certaine).


Par contre, si vous êtes amateur de romanesque, de réalisme (au sens de celui des auteurs du 19ème siècle), de style, d’aventures et d’exotisme, de belle littérature (non que les genres précités ne soient pas beaux, loin de moi cette idée), alors vous aimerez partir à la découverte de ces paysages et de ces personnages aussi forts qu’émouvants.


Ma note : 3 b pn

 


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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 21:11

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Ce jeudi 10 mai sort, chez Nathan, un nouveau roman de John Green intitulé « Le théorème des Katherine ». Un auteur que je ne connaissais pas mais qui est visiblement assez connu, notamment pour son « Qui es-tu Alaska ? ».


Alors, en quelques mots, pour les pressé(e)s : c’est frais, c’est drôle, c’est léger… une jolie petite lecture détente.


Pour Colin Singleton, jeune homme surdoué, la femme idéale s'appelle Katherine. Depuis son enfance, il est sorti avec 19 Katherine… et il s'est fait larguer à chaque fois. Lorsque sa 19ème Katherine le quitte, il part noyer son chagrin dans un voyage sur la route avec son ami Hassan. Alors qu’il élabore une formule mathématique pour prédire la date de rupture avec sa prochaine Katherine, une rencontre va remettre en cause son idéologie de l’amour. Et si l’amour ne respectait pas le théorème des Katherine ?


Alors qu’est-ce qui m’a plu dans ce roman ?


Tout d’abord, de nombreux thèmes intéressants : les enfants à haut potentiel (je crois que c’est comme cela que l’on dit maintenant, parce qu’on ne peut plus dire « surdoué » ce qui est has been), les premières amours, les relations familiales, et surtout, l’amitié. Quant au côté « équations mathématiques, démonstration, théorème », héhé, ça m’a fait rire de me rendre compte (une fois de plus http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/0003.gif) que je n’étais pas douée http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/roule-yeux.gif pour lire des graphiques, des formules et autres bizarreries en tout genre (je vous rassure, on est loin du traité de mathématiques, c’est juste un aspect assez drôle -et intéressant aussi d’ailleurs- de l’histoire).


Un autre aspect qui m’a totalement séduite : la multitude de notes de bas de page, dans lesquelles le narrateur s’adresse à nous, afin de nous éclairer, de nous donner plus de détails, souvent sur un ton très drôle http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/icon_biggrin.gif. C’est vraiment très réussi et ça donne une touche de peps en plus, à une histoire qui n’en manque pas.


Ensuite, des personnages tout à fait sympathiques. En effet, j’ai pris plaisir à voir évoluer sous mes yeux l’amitié du héros, Colin, avec son meilleur ami Hassan, qui est vraiment le « good guy », l’ami fidèle, drôle, et tellement gentil (et plein de bourrelets craquants http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0011.gif). Puis, il est tout aussi plaisant de découvrir la vie de Colin, son enfance et la découverte de ses capacités hors normes, ses premières Katherine… les flash-backs amènent vraiment une épaisseur supplémentaire au héros.


En outre, une fois n’est pas coutume, je tiens à souligner le travail de la traductrice. Vraiment, chapeau bas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect-chapeau.gif. En effet, le héros, Colin, est passionné par les anagrammes et il passe son temps à en trouver par dizaine. Il excelle dans ce domaine mais il n’est pas le seul ! En effet, j’ai été vraiment impressionnée par le temps qu’a du consacrer Catherine Gibert (bah oui, citons-la !) à trouver des anagrammes en français, qui puissent s’intégrer dans le contexte !


Je dirais enfin que cette lecture jeunesse ne souffre pas du « trop simple, trop gniangnian, trop téléphoné,  etc. », ce qui m’a vraiment permis de l’apprécier sans avoir l’impression d’être prise pour une attardée.

 

Bref, une petite lecture que je ne regrette pas.

 

Ma note : 4 b pn


 

Et pour d'autres avis : MyaRosa qui a été charmée par les mêmes aspects que moi, et ApertoLibro qui est plus mitigée.



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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:16

 

« Sentiment 26 », de Gemma Malley est une nouvelle dystopie qui paraitra aux Éditions Michel Lafon le 12 avril 2012 et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai accepté la proposition de Camille de recevoir les Épreuves non corrigées. Merci beaucoup !

 

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2065. Après une guerre qui a plongé le monde dans le chaos, le Guide Suprême a pris le commandement de la dernière Cité. Ce refuge, ceinturé d’une muraille fortifiée, est organisé en différentes castes : de A à D, des citoyens Admirables aux citoyens Déviants. Pour préserver l’harmonie, tous ont subi une opération. C’est la garantie qu’ils n’agiront jamais contre le Système et respecteront « Les Sentiments », le livre qui régit leur moralité. Et surtout qu’ils ne s’aventureront pas hors de l’enceinte, chez les Maudits – ces odieuses créatures qui hantent la nuit de leurs cris inhumains… Evie, 16 ans, une B, travaille pour le gouvernement et étiquette d’une lettre, jour après jour, l’ensemble des habitants. Promise à Lucas, être froid et distant, parfait A et futur haut dirigeant, elle est en fait amoureuse de son frère Raffy, infréquentable D. Mais le Système va décider de bannir Raffy…

 

Voilà une dystopie qui devrait plaire aux amateurs du genre. En effet, j’ai retrouvé avec plaisir des similitudes dans la trame avec d’autres romans, comme « Divergent » par exemple : des gens aveuglés par un Système qui les enferme dans des règles, avec une héroïne qui après de nombreux questionnements, n’aura d’autre choix que de se rebeller. Sans oublier la similitude « Divergent » / « Déviant ». Puis également quelques parallèles à faire avec « Promise » pour tout ce qui concerne la thématique des couples, de l’amour « imposé » ou « interdit »… mais j’ai trouvé que Gemma Malley avait beaucoup mieux ficelé son premier volet qu’Ally Condie, car je l’ai trouvé bien plus abouti. En effet, il ne s’agit pas du tout d’un premier tome introductif ici, mais bel et bien d’un vrai roman, avec des rebondissements et de l’action.

 

Le monde dystopique créé par Gemma Malley est quant à lui assez original par rapport à d’autres dystopies que j’ai pu lire. Nous sommes à Londres, sur les ruines d’un champ de guerre et un « Guide Suprême » (traduisez Gourou!) dirige des citoyens rescapés des « Horreurs », à coups de morale, d’étiquettes, de bourrage de crâne, voire même de lobotomie. Plus aucune émotion n’a sa place dans cette Société. Fini les rêves, les tentations, les désirs, l’imagination. Il faut de la rigueur, de l’ordre, de l’obéissance et surtout, du travail. Tout pour empêcher les passions de faire renaitre le chaos que le monde a connu. Et le Système est là qui les surveille tous. Un Système omniscient. Omnipotent. Omnitout (joli pléonasme http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0009.gif). Et c’est cet aspect qui m’a le plus séduite dans ce roman : d’une part parce que j’ai trouvé ce monde très bien construit, et d’autre part, car j’y ai retrouvé les grandes lignes d’un film que j’ai beaucoup aimé : « Equilibrium », dans lequel la Société empêche également toutes formes d’émotions pour faire régner une Paix illusoire.

 

Il y a quand même quelques aspects que j’ai moins appréciés : à commencer par cette opération de l’« amygdale » : ce terme m’a un peu dérangée, car je l’ai trouvé peu cohérent, trop terre à terre. Je serais curieuse de savoir quel était le terme dans la version originale. Je trouve également que le titre français est bien moins efficace que le titre original (« The Killables »), que je trouve réducteur par rapport à l’histoire dans son ensemble.

 

Quant au rythme, je l’ai trouvé assez agréable : une introduction qui prend le temps de nous immerger dans ce monde… et de nous terrifier tant il est… invivable ! Puis un élément déclencheur qui lance la valse des aventures et des rebondissements. Cependant, j’ai trouvé le dernier tiers très (trop) rapide, voire précipité, ce qui l’a rendu un peu moins cohérent que les débuts. Pour finir sur un final qui donne très envie de savoir ce qu’il adviendra du trio Lucas, Evie et Raffy.

 

Lucas, Evie et Raffy, dans cet ordre. Parce que oui, il y  plus ou moins un trio amoureux dans ce roman mais que ma préférence va sans conteste à Lucas. J’ai trouvé que c’était un joli personnage, bien brossé et il a su m’émouvoir à plus d’une reprise. Quant à Raffy, comme il passe son temps à tirer la tête à Evie, et bien, il faudra surement attendre la seconde partie de cette histoire pour se faire une réelle opinion à son sujet, car pour l’instant il m’a plutôt laissée de marbre et/ou énervée. Evie est, elle, une héroïne encore un peu timide, peu active mais je sens qu’elle va se révéler par la suite ! Puis il y a également les incontournables têtes à claques, ces personnages qu’on voudrait étrangler de ses propres mains. Et la palme dans ce roman revient pour moi à la mère d’Evie… aaahhh, vous verrez quand vous la rencontrerez !

 

 

Ma note : 3 b pn

 

Vous trouverez par ici les avis de Galleane, Melisende, Stephie, et Jess.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:39

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/7/1/9782265089174.jpg

Dans le cadre du challenge « Un mot, des titres », organisé par Calypso, voici (en retard) mon choix de lecture pour le mot à l’honneur ce mois-ci « Bonheur ».


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J’ai choisi de sortir de ma PAL « Le cherche-bonheur » de Michael Zadoorian, pour lequel j’avais eu un coup de cœur, tant pour la sublime couverture, que pour le résumé très prometteur.


Pour John et Ella, 60 ans de mariage au compteur, c’est l’heure de la grande évasion ! Bravant l’interdit familial et médical, ils quittent Détroit à bord de leur camping-car, le bien nommé « Cherche-Bonheur », direction la Californie, via la mythique Route 66. L’un a la mémoire qui flanche, l’autre le corps en déroute, mais il n’est jamais trop tard pour partir à la conquête de son bonheur !


On peut se demander si c’est la meilleure idée possible… Ce couple de vieux débris (sic), Ella avec plus de problèmes de santé qu’un pays du Tiers-Monde, et John, sénile au point de ne pas savoir quel jour on est, partant sillonner les routes du pays ? Bien sûr que ce n’est pas une bonne idée, mais pourtant elle est excellente ! Ils veulent couper l’herbe sous le pied à la vieillesse, à la maladie, à la dépendance familiale et médicale, aux chutes, etc. A eux deux, ils forment une personne complète : elle la tête et lui les jambes. John a de rares moments de lucidité (quelques minutes à peine par jour) et Ella souffre le martyre à cause de son cancer. Alors, comme elle, on en vient à espérer l’arrivée de ces moments de clarté et on se trouve tout aussi ému qu’elle quand elle retrouve son John, celui d’avant.


Ce roman oscille continuellement entre tendresse (et donc émotion) et humour (et donc, pas mal de (sou)rires en perspective) car Ella a un regard très lucide sur le couple qu’ils forment et sur leurs limites. Elle ne se gêne pas pour insulter son mari, et il le lui rend bien, ce qui donne plusieurs scènes très cocasses !


Pourtant, j’avoue avoir été un peu déçue par cette lecture : l’histoire est aussi magnifique que le laissait espérer le résumé MAIS j’ai trouvé la narration inadéquate. Un style un peu lourd et qui manque de coulé. En effet, il y a accumulation de souvenirs, de descriptions des endroits traversés (des villes fantômes, des bars, des restaurants, des musées, etc.) et finalement, assez peu de dialogues. Alors que, pour moi, ce qui fait toute la saveur, et la force, de cette merveilleuse épopée, c’est la relation si forte qui unit John et Ella. J’aurais donc souhaité bien plus de dialogues, afin d’être plongée davantage au coeur de leur relation. Une langue bien trop descriptive pour moi, et surtout pour l’histoire en elle-même.


J’aurais voulu que les choix de l’auteur soient davantage à la hauteur de la fraîcheur de ses personnages. Je n’ai donc pas tout à fait réussi à entrer en communion avec John et Ella, même si j’ai quand même été touchée par leurs aventures. Je me souviendrai notamment longtemps de leurs scènes de disputes (et d’insultes !) mémorables, tant elles étaient drôles et émouvantes à la fois. Puis également de tous ces moments attendrissants : des attentions anodines, des regards, une main sur un genou, un baiser que l’on espérait plus, …


Néanmoins, malgré cette petite déception, c’est quand même une très jolie lecture que nous offre là Michael Zadoorian.


Je terminerai mon avis par la critique reproduite en quatrième de couverture, que je trouve très juste : « Ce couple chancelant affronte crevaison, braquage, chute, sans faillir dans sa détermination à finir en beauté. N’hésitez pas, vous non plus, à vous embarquer dans cette réjouissante ode à la liberté ! » (Paris Match)


Ma note : 3 b pn1 b pn

 

Et par ici, vous trouverez l'avis de Lisalor qui n'a pas relevé les mêmes faiblesses que moi et qui a été tout à fait conquise.


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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 23:26

 

 

 

 

Sur les conseils de nombreuses lectrices, je me suis plongée dans le premier tome des « Chroniques de San Francisco » d’Armistead Maupin, qui viennent d’ailleurs d’être rééditées chez 10-18 avec de très jolies couvertures.

 

                            http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv17534458.jpg http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv46528597.jpg http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv59049282.jpg 

                           http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv29953717.jpg http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv8661812.jpg http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv25939374.jpg 


Le résumé : Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au coeur et au corps, vibre encore d'une énergie contestataire et s'affiche dans les rues aux couleurs d'enseignes et de néons tapageurs. Tout droit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, quitte son Cleveland natal et atterrit au 28 Barbary Lane, un immeuble tenu par Madame Magrigal, logeuse compréhensive et libérale, qui règne en matriarche sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona, rédactrice publicitaire, son colocataire Michael, chômeur et disciple de "l'amour interdit" et le beau Brian Hawkins, coureur de jupons insatiable.


 

Et bien, je dois avouer que, même si elle fut tout à fait plaisante, je n’ai pas été emportée par cette lecture. Non que cette lecture soit désagréable, que du contraire, c’est un roman que je qualifierais de très vif : ça se lit tout seul tant les dialogues sont nombreux et tant les actions sont rapides : presque aucune descriptions et dès qu’un événement est annoncé, on peut le découvrir dans les pages qui suivent. Ça se lit vraiment à toute allure. Mais justement, j’ai trouvé que cela était un peu creux et superficiel et je ne me suis attachée à aucun personnage en particulier, et surtout pas au personnage principal de ce premier tome, Mary Ann Singleton, que j’ai trouvée bien fade.


Autour d’elle gravitent une kyrielle de personnages haut-en-couleurs : des personnages qui pourraient être intéressants mais leurs actions m’ont semblées répétitives et trop peu développées pour que je ne m’y attache. Exception faite de Michaël, le séducteur gay, drôle et plein d’autodérision qui m’a vraiment plu et de la logeuse, Madame Madrigal, qui m’a séduite par sa personnalité fantasque.


L’autre aspect de l’histoire qui pourra plaire à bon nombre mais qui m’a laissée de marbre, c’est la découverte de ce San Francisco des années 70. Ils sont jeunes, ils sont libres et se livrent aux menus plaisirs de la vie, surtout à travers une sexualité débridée : drogue, drague, sexe, débauche… Parfois dans des bars, ou dans des boites, dans des saunas et bains publics, ça se séduit en 1 minute et ça couche à droite à gauche. Quelques couples d’hétéros mais une immense majorité de gays dont San Francisco semblait être le fief dans les Seventies.


En fait, je pense qu’un des freins à mon adhésion à cette fresque, fut l’absence d’une intrigue centrale : ils vivent, ils sont, ils vontet c’est tout, ou presque. Et j’ai besoin de plus pour rentrer dans une histoire.


Mais ce roman est tout de même plaisant par plusieurs aspects. Tout d’abord, il y a le fait que l’on découvre les habitants de cet immeuble sur Barbay Lane et leurs amis puis qu’au fil des pages, ces différentes vies se croisent et s’imbriquent les unes dans les autres (un petit peu comme dans « Love Actually »).

 

Et en outre, le côté « feuilleton télé » est assez savoureux et j’ai envie de dire que c’est un peu un « Friends » des années 70, ce qui pourra séduire un très grand nombre de lecteurs, sans aucun doute.


Au bout du compte, ce fut une lecture agréable mais dont je ne garderai pas grand-chose et je ne pense d’ailleurs pas lire la suite des aventures des pensionnaires de Madame Madrigal.


Ma note : 3 b pn


Sachez tout de même que ce roman a su séduire un nombre impressionnant de lecteurs, comme en témoignent les billets de Tachas, « qui a eu une foille envie d’enchainer avec le second tome après avoir lu celui-ci », Craklou, qui trouve que « c’est une vraie petite merveille », Blabbermouth, « qui est totalement sous le charme et qui a eu un coup de cœur », ou Aline, pour qui « c’est un roman culte à lire absolument ».

 


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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:00

 

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un tout petit livre que je viens de lire en moins de 2 heures : « Les tribulations d’une caissière » d’Anna Sam. Cette auteure, bardée d’un diplôme de littérature, a travaillé pendant 8 ans en tant qu’« hôtesse de caisse » dans une grande surface. Après ses heures de travail, elle a décidé de tenir un blog pour raconter son quotidien de façon un peu décalée. Et après avoir été remarquée par la presse, elle a publié ses textes, qui se retrouvent aujourd’hui sur les écrans de nos cinémas. Quelle belle aventure !


Les avis sont très positifs sur ce livre et je ne dérogerai pas vraiment à la règle, car c’est une petite lecture sympathique, drôle, croustillante et rafraichissante.

 

http://www.macultureconfiture.com/wp-content/uploads/2010/01/9782253127550.jpg


Anna Sam nous livre son quotidien de caissière, sous forme de petits instantanés, comme des polaroïds pris sur le vifs, dans des petits chapitres aux titres souvent déjà très amusants. Elle nous parle des uniformes (over mega sexy http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0009.gif), des pauses (honteusement minuscules http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/eek.gif), des collègues, des horaires, de l'impolitesse, du manque de considération, des conditions difficiles mais surtout, des clients.

 

http://www.mizztissa.com/forum/images/smilies/group2/shopping1.gif

Et j’ai pris pas mal de plaisir à suivre les aventures d’Anna et de la voir ainsi scanner les différents types de personnes qui faisaient la file devant sa caisse : les pros des bonnes affaires et des réductions qui demandent 15 tickets de caisse, les grossiers, les dragueurs, les très odorants qui laissent des fluides en guise de pourboire (si si ! beurk ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/roule-yeux.gif), les bêtes et méchants, les hautains, les pressés, les skotchés-du-gsm, les malhonnêtes de la caisse à 10 articles, etc. Le tout dans un joyeux mélange de dérision, d’humour, mais aussi parfois de détresse et de lassitude. 


En effet, c’est drôle de se moquer des clients http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/P_SHIN%7E1.GIF et de leur reprocher leur manque d’humanité cependant ça le devient moins quand on en fait la règle générale. Où sont donc tous les autres clients sympathiques, comme moi (qui zieute toujours dans les différentes files pour trouver mes 2-3 caissières préférées dont je connais même le prénom) qui sont polis sans trop en faire ? Certes, le livre aurait moins « fait le buzz » mais je n’aime pas trop les amalgames et les caricatures qui ne font finalement que rendre le propos un peu moins crédible. Et j’ai d’ailleurs l’impression qu'au sujet des clients, l’auteure nous livre là quelques perles rares (mais authentiques) plutôt que ce qui constitue réellement son quotidien (mais peut-être me trompai-je). Ce qui n'empêche que ça fait sérieusement réfléchir à ce que doivent endurer ces hôtesses de caisse.


Quant au style de l'auteure, je l'ai beaucoup aimé car il est très parlé et elle a ce ton typique des blogs que j’adore lire :  frais , parfois caustique,  et souvent  jubilatoire. Mais mais mais… ça c’est le style que j’aime lire quand je traine sur la blogosphère. Dans ce livre, c'est moins efficace (même si c’est tout de même très agréable http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0007.gif) parce qu’autant je me serais régalée à lire les billets quotidiens d’Anna, autant ici, ça marche un peu moins bien, à cause de l’accumulation (qui lirait l’entièreté d’un blog en 2 heures ?)


Néanmoins, le but recherché par Anna Sam est 100% atteint, me semble-t-il, car les personnes qui avaient pour habitude de confondre la femme invisible et la caissière devraient changer leur fusil d’épaule suite à cette lecture. C'est donc un livre plein de peps, drôle et sympathique, que je vous conseille entre deux romans plus consistants.

 

Ma note : 3 b pn

 

 

En bonus, la bande-annonce du film en ce moment sur nos écrans et que j'ai très envie de voir :

 

 

 


 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:43

 

 

« Le Dernier Hiver » de Jean-Luc Marcastel, paru chez Black Moon, est un roman de Science-fiction (441 pages) que je me réjouissais de lire tant son résumé m’avait tapé dans l’œil ! Je remercie donc de tout cœur Livraddict et les Editions Hachette Jeunesse de m’avoir permis de participer à ce Partenariat.

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv4999120.jpg


2 035, 31º C en-dessous de 0. Depuis des années, le Crépuscule baigne Aurillac dans un ciel de sang. L'Hiver s'est installé, un hiver éternel qui dévore les terres et fige l'océan dans la banquise. La Malesève, cette armée de pins monstrueux, a mis à genoux la civilisation. Alors, devant la fin d'un monde, que reste-t-il d'autre que l'amour ? L'amour qui va pousser Johan à braver le froid et les pins pour retrouver sa bien-aimée, l'amour qui va pousser son frère, Théo, à lui ouvrir la voie, l'amour toujours qui incitera Khalid et la jolie Fanie à tout laisser derrière eux pour les suivre. L'amour est-il assez fort pour triompher de la Malesève et de ce qu'elle a fait des hommes ?


Je vous le disais, un résumé qui me faisait très envie ! Malheureusement pour moi, j’étais passée à côté d’un aspect en le lisant, celui des pins. Les pins qui s’avèrent être des pins vampires http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/cligne-confus-3.gif, qui dévorent la Terre mais qui se nourrissent également du sang des hommes. Moi qui aime la SF et particulièrement les récits de « fin du monde », je dois avouer que je n’ai pas vraiment adhéré à cette facette de l’histoire et que cette forêt prédatrice et carnivore était un peu trop invraisemblable à mon goût.


Heureusement, ce roman est bien plus que cela, ce qui fait que j’ai tout de même passé un bon moment de lecture http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0007.gif


Jean-Luc Marcastel nous emmène donc dans un futur pas si lointain. Vers 2020, le jour devient Crépuscule, à cause d’un voile de poussière cosmique qui fait écran entre la Terre et le Soleil. Fini le ciel bleu, place à l’horizon rouge sang.  A partir de là, la planète se retrouve plongée dans une ère glaciaire et des pins envahissent la planète. Les hommes tentent de survivre et au milieu de ce chaos, Johan, le héros va décider de partir à la recherche de celle qu’il aime, Léa. Mais le voyage s’annonce périlleux car il faudra traverser la Malesève et les créatures effrayantes qui la peuplent. C’est pourquoi son frère et ses amis de toujours décident de l’accompagner...


 

Les aventures qu’ils vont vivre sont prenantes, et je ne me suis d’ailleurs pas embêtée à la lecture car on a envie de savoir ce que leur réserve l’avenir. Cependant, à plusieurs reprises, je me suis dit que c’était plutôt « une histoire pour les garçons ».  Ce qui est faux puisque de nombreuses lectrices ont adoré cette lecture mais il n’en reste pas moins que c’est ce que j’ai pensé. Pourquoi ? Parce que ce n’est vraiment pas ma tasse de thé http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/pas-ma-faute.gif les créatures fantastiques et monstrueuses, à la limite de l’horreur (a fortiori quand c’est gluant et visqueux). D’ailleurs, certaines scènes, très stressantes, voire oppressantes (j’ai carrément eu la frousse à plusieurs reprises !), m’ont parfois fait penser à des films du genre comme « La Chose ».


En ce qui concerne les personnages, il y a tout d’abord, le héros, Johan, dit aussi Corbeau : il est assez bizarre, taciturne, et je dois dire que je l’ai trouvé peu charismatique donc par conséquent, assez peu attachant. Par contre, son grand frère, Théo, est lui un personnage que l’on prend plaisir à suivre dans ces aventures tant il déborde de qualités humaines. Il en va de même pour Khalid, le petit-fils du grand-père aux babouches, qui est vraiment un personnage très riche, mais malheureusement pas assez présent à mon goût. Enfin, il y a mon personnage préféré, Fanie, la magnifique Fanie, un subtil mélange de douce fée et de ninja intrépide, qui a su se faire sa place à coups de poings et de sourires.


Quant à l’écriture, c’est pour moi une des jolies surprises de ce roman. Black Moon est la collection « jeunesse » de chez Hachette et donc on pouvait craindre le style « ado/oral » que je déplore parfois dans les lectures de ce type. Mais ici, il n’en est rien. C’est une langue très soignée, très poétique et métaphorique, que nous offre Monsieur Marcastel. Il a un talent certain pour planter un décor et créer une atmosphère pesante, effrayante, voire terrifiante. Toutefois, j’ai trouvé quelques redondances dans le style. Car autant j’aime lire une métaphore inédite, autant je préfère ne pas la retrouver 3-4 fois de suite. Et ce fut malheureusement le cas avec des expressions comme « marmoréen » (que je n’avais plus vu depuis Twilight http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/laugh.gif ), « un sabre comme une virgule », « obsidienne » et surtout « brandon » que je n’en pouvais plus de lire !


Venons-en maintenant à l’essentiel : j’ai pu lire dans plusieurs billets que le message véhiculé par ce roman était puissant, émouvant et bouleversant. Et je dois dire qu’à ce niveau, je suis restée un peu au bord du chemin. Il est vrai que plusieurs passages sur l’amitié, l’amour, l’Homme, l’évolution, la part d’humanité de l’homme, la vie, etc. sont très beaux mais je les ai trouvés parfois trop « moralisateurs » et peu crédibles dans la bouche de certains personnages… En effet, je trouve cela artificiel de faire tenir des discours philosophico-réflexifs à des personnages en plein milieu d’un récit d’aventures. Donc, même si ces idées étaient pures et belles, je ne les trouvais pas naturelles, trop « théâtrales » et j’ai donc eu du mal à être touchée.


Néanmoins, j’ai vraiment apprécié la réflexion sur l’Humanité, ses forces et ses faiblesses. En effet, très vite, on se rend compte que l’ennemi n’est pas tant la forêt, le froid ou les créatures mais plutôt…l’homme lui-même. Et j’ai trouvé que l’auteur avait trouvé un juste équilibre entre « L’Homme est un loup pour l’Homme », idée au cœur même du roman, et la puissance des liens d’amour unissant les personnages http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif


En résumé, j’ai passé un bon moment de lecture avec les 3 héros et  j’avais envie de savoir ce qu’il y aurait au bout de leur périple, mais ce mélange de science-fiction/horreur/aventures avec des pins vampires, des créatures monstrueuses, des OGM (Orques Génétiquement Modifiés), des pouvoirs surnaturels, c’était « too much » pour moi. Non que ce ne soit pas bien écrit ou bien imaginé, loin de là, mais parce que ce ne sont pas mes sujets de prédilection.


Ma note : 3 b pn


Sachez que ce livre a touché et conquis toute une série de lectrices et de lecteurs dont je vous invite à lire les billets pour vous faire une meilleure idée du roman : Jess, Tiboux, et Karline, qui en a fait un « coup de cœur ».

 

Et si vous préférez les vidéos, voici la revue de Jess qui nous explique pourquoi cette lecture l'a bouleversée !

 

 

 


 

 

 


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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 14:23

 

 

Aujourd’hui, je reviens pour vous parler d’un thriller dont j’avais entendu le plus grand bien et qu’on m’avait vanté comme « très effrayant ». Bon, pour le côté effrayant, je suis un peu restée sur ma faim mais je suis tout même contente d’avoir lu ce roman, de 762 pages (et oui, un pavé!)


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/8/3/7/9782226176738.jpg

Le résumé : Quand Mathieu Durey, flic à la brigade criminelle de Paris apprend que Luc, son meilleur ami, flic lui aussi, a tenté de se suicider, il n’a de cesse de comprendre ce geste. Il découvre que Luc travaillait en secret sur une série de meurtres aux quatre coins de l’Europe, et il se met donc en quête, afin de trouver des réponses. Crimes crapuleux ? Crimes sataniques ? Ou crimes commis des mains même du Diable ? C’est ce que ce roman nous apprendra…


L’histoire est divisée en 5 grands chapitres, chacun consacrés à un personnage-clé de l’intrigue. Et je dois vous avouer que les deux premiers chapitres n’ont pas été très agréables à lire. Ce fut loin d’être une pénitence mais on était bien loin d’un page-turner. Certes, il faut du temps pour mettre en place les personnages et l’intrigue, mais c’est lent, descriptif, réflexif et il y a bien trop de longueurs à mon gout.


Dans ces 300 premières pages, j’ai parfois eu l’impression de me perdre dans ces réflexions psycho-philosopho-religieuses sur le Bien, le Mal, le Diable, la foi, etc. Certes, c’est excessivement bien documenté mais un peu trop à mon gout. En outre, pour ma part, dans ces 2 premiers chapitres, il ne s’agissait pas du tout d’un thriller : d’une part, le lecteur ne ressent aucune angoisse et le suspense n’est pas très prononcé et, d’autre part, puisqu’on suit un policier menant son enquête, on est plutôt en plein polar.


Mais, quand on commence la lecture du 3ème chapitre, le roman devient vraiment thriller et on n’a plus qu’une hâte : tourner les pages afin d’en savoir davantage et, surtout, afin de  trouver des explications à ces manifestations diaboliques. A ce sujet, Grangé arrive très bien à faire hésiter son lecteur, continuellement, entre des hypothèses rationnelles ou surnaturelles, et je me suis régalée. Vraiment ! Le roman acquiert là un tout autre rythme et il devient difficile d’interrompre sa lecture, et il en va de même dans les 2 derniers chapitres.


Venons-en à ce que j’ai préféré dans ce livre, c’est la présence du Diable : le Malin, Lucifer, Belzebuth, Le Prince des Ténèbres, Satan, le Démon… il est partout sans être nulle part… j’ai beaucoup aimé, autant les informations théoriques, théologiques, philosophiques, etc. que les manifestations concrètes (ou abstraites) dans le livre. Plus encore, c’est toute la partie concernant les NDE (Near Death Experience) qui m’a passionnée : de nouveau, grand travail de documentation de Grangé et j’ai appris dans ce roman bien plus que ce que j’avais pu en lire précédemment.


Un dernier mot sur le titre qui, une fois n’est pas coutume (selon moi), est diaboliquement bien choisi. En effet, « Le Serment des Limbes », n’est pas juste un titre qui évoque ou qui résume, c’est vraiment en lui que reposent toutes les clés de l’histoire et j’espère que vous aurez autant d’intérêt et de plaisir que moi à découvrir ce qu'il en est exactement.


Enfin, du côté des bémols, plusieurs rebondissements manquent malheureusement de crédibilité. En effet, le héros arrive toujours à se sortir in extremis de situations périlleuses par un coup de cuiller à pot (le revolver du méchant qui s’enraye juste quand il faut)… et ce manque de vraisemblance m’a parfois embêtée. De plus, j’ai trouvé quelques scènes un peu forcées : créer une éruption volcanique et ses émanations de soufre pour nous faire comprendre que le Diable est partout et que le danger rôde, est-ce bien nécessaire ?


Pour conclure, dans ce roman, il y a plein de rebondissements (peut-être un peu trop ?), tout autant de personnages (peut-être un peu trop ?), tout un tas de voyages et de pérégrinations (peut-être un peu trop ?) et, pour l’anecdote, énormément d’Audi et de Camel (carrément trop !). Mais je suis tout de même ravie d’avoir découvert cette histoire, passionnante par bien des aspects.


Si vous avez envie de vous retrouver plongé dans une histoire de satanisme, lutte entre le Bien et le Mal, croyances en tout genre, messes noires, démonologie, possessions, exorcisme, etc. et de découvrir ce qu’il en est de ce Serment des Limbes et des Sans-Lumières, qui sont au cœur de l’intrigue, foncez, ce livre est fait pour vous !

 

Ma note : 3 b pn1 b pn

 

 

J'ai lu ce roman en Lecture Commune avec Reveline et je vous invite à lire son avis, par ici.

 


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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 21:01

Me revoilà avec un nouveau billet sur ma dernière lecture, « Irrésistible Alchimie », de Simone Elkeles, un roman « jeunesse » paru aux Editions de La Martinière. Depuis des mois, je lis des avis dithyrambiques (Beki,  Mycoton, Eden, par exemple) sur cette histoire d’amour, que de nombreuses lectrices ont érigé en coup de cœur… Et, comme à mon habitude, je n’ai pu résister à la tentation de me l’offrir avant une éventuelle sortie en Poche. Puis Revelation me disant qu'elle avait envie de le lire, nous avons décidé de le lire ensemble afin de partager notre ressenti.

 

Brittany est belle, intelligente et douce. Elle sort avec le capitaine de l'équipe de football. Alex, terriblement séduisant, est connu pour être un membre du dangereux gang des Latino Blood. Tout les oppose jusqu'à ce cours de chimie et ce travail imposé en binôme. Au-delà des apparences, Alex et Brittany se rapprochent et se séduisent. Leur attirance, plus forte que les préjugés et les interdits, pourrait bien changer leur avenir... mais à quel prix ?

 

http://book-lit.fr/wp-content/uploads/2011/02/irr%C3%A9sistibme-Alchimie.jpg

 

La première réflexion qui m’est venue à la lecture des premiers chapitres, c’est qu’aux Etats-Unis, THE PLACE TO BE, si l’on veut rencontrer THE Mâle irrésistible, c’est le cours de Sciences. Autant ça m’avait énervée dans « Hush Hush » de découvrir cette pâle copie de « Twilight », autant cette fois-ci, ça m’a juste fait rire http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/0019.gif. D’ailleurs, si j’avais su, je n’aurais pas choisi latin-grec dans mon orientation scolaire ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/%212214_EM2.gif

 

Comme le dit le résumé, nous assistons dans ce roman à la naissance d’un amour entre deux adolescents issus de mondes différents, voire tout à fait opposés. Du déjà-vu, certes. Mais ici, chaque chapitre alterne le point de vue : une fois, nous vivons les aventures à travers les yeux de Brittany, et le chapitre suivant, ce sont les yeux d’Alex qui nous permettent de continuer à découvrir l’histoire, et ainsi de suite. Cette alternance est une vraie richesse et c’est vraiment agréable de connaître, pour une fois, les pensées secrètes des deux protagonistes.

 

De plus, il n’y a pas de temps morts dans cette histoire, tant les événements s’enchainent rapidement, ce qui fait que, sans s’en rendre compte, on avale les pages à toute vitesse et ce, crescendo plus l’intrigue se construit.

 

Puis évidemment, comment ne pas succomber à une si jolie romance http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif , à la naissance des sentiments, à cette irrésistible attraction, ce désir de plus en plus fort entre Brit et Alex ? De nombreuses scènes regorgent de sensualité, de magnétisme presque animal, d’électricité et d’érotisme (léger), ce qui fait que je comprends que ce roman plaise tant aux jeunes filles, et aux moins jeunes d’ailleurs. Il faudrait être vraiment insensible pour ne pas avoir le cœur qui bat un peu plus vite à la vue d’Alex.

 

Cependant, ce livre ne fût pas un coup de cœur car plusieurs aspects m’ont dérangée. En premier lieu, il y a le langage « ado » un poil trop caricatural, et un peu trop lourd car constamment émaillé de mots espagnols/mexicains quand Alex et les siens s’expriment (franchement, j’ai trouvé ça lourd http://magic.m.free.fr/SMILEY/rolleyes.gif ).

 

Mais, bien plus que la langue, c’est l’histoire et les personnages qui m'ont semblé bien trop caricaturaux. Le capitaine de l’équipe de foot du Lycée (blond-musclé-sourire Pepsodan-abruti) qui sort avec la chef des Pom-Pom girls (blonde, intelligente et canon). Celle-là même qui reçoit une décapotable flambant neuve pour ses 18 ans. Puis la dualité Blancs/Mexicains, tant dans l’habillement que dans le langage et les aspirations. Ou encore la prof qui veut sauver le monde… C’était vraiment un peu too much. Dommage, car je pense que ce n’était pas nécessaire et que l’intrigue aurait gagné d’un peu plus de nuances.

 

Je terminerai tout de même par une note positive : les personnages. Brittany Ellis et Alex Fuentes sont vraiment deux personnages attachants, et l’on prend plaisir à les découvrir de plus en plus intimement au fil des pages. Les personnages secondaires ne sont pas en reste : Isabela, Sierra, Shelley, Doug ou Paco… sont autant de personnages que l’on aime croiser au fil de l’intrigue. Puis il y a les personnages carrément antipathiques, ceux qu’on a continuellement envie de baffer, comme Colin, dont la préoccupation principale est de « peloter » sa dulcinée (et je vous le dis comme il le lui dit ! Quel goujat prétentieux ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/0099.gif )… une vraie tête-de-b*te !

 

De manière générale, dans sa catégorie, « livre jeunesse », je pense que l’on peut dire que c’est vraiment un bon roman… Mais j’en attendais néanmoins davantage. Ce qui n’empêche que je l’ai lu à toute vitesse et que plus j’avançais dans l’histoire, plus les pages se tournaient vite, tant j’avais envie de connaître l’issue (bien qu’elle n’était pas difficile à deviner).


Je terminerai en disant que mon cœur de midinette a beaucoup apprécié l’épilogue. On y retrouve un personnage qui m’avait plu dans le roman ainsi qu’un autre, qui a fait naître un grand sourire béat sur mon visage !

 

Je vous invite très chaleureusement à lire le billet de Revelation, qui a beaucoup aimé sa lecture et qui a été moins dérangée que moi par le côté caricatural (puis je vous invite à lire tout son blog d'ailleurs, où je ne rate jamais un billet !)

 


Ma note : 3 b pn1 b pn 

 


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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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