4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 14:14

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J’ai eu récemment le plaisir de recevoir en Partenariat avec Livraddict et Le Livre de Poche, le premier thriller d’un jeune auteur, Paul Cleave, et je les en remercie chaleureusement.

 

« Un employé modèle » : Christchurch, Nouvelle-Zélande. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, Joe Middleton travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d'être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer accusé d'avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Pourtant, même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu'une de ces femmes n'a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu'il est le Boucher de Christchurch. Contrarié, Joe décide de démasquer le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres…

 

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Vous le voyez, le résumé est hyper alléchant et n’est pas sans faire penser au désormais célèbre Dexter. C’est d’ailleurs une comparaison que j’ai souvent lue. Pourtant, le seul point commun entre les deux est d’être tueurs en série et de travailler incognito dans un commissariat. La comparaison s’arrête là, tant les personnages n’ont rien en commun.


Dans le premier chapitre du roman, et les suivants, on assiste à une scène d'ouverture très originale : l’irruption d’un tueur en série (Joe) dans la maison d’une pauvre innocente, racontée par le tueur lui-même ! Cette scène est non seulement insolite mais également soulignée par un humour noir décapant et tout aussi délicieux. 


Mais, en avançant dans la suite de la lecture, j'ai été déçue car je n’ai pas réussi à trouver ce psychopathe attachant. Il a un ego démesuré, il souffre d’un énorme complexe de supériorité, et il se regarde le nombril à longueur de journée, en pensant que le monde est à ses pieds.


Ce qui m’a néanmoins plu chez Joe, c’est la stratégie mise en place par ses soins afin de se fondre dans le Commissariat et ne pas éveiller les soupçons sur lui : jouer l’attardé mental et faire croire qu’il a le QI d’une pastèque, ce qui lui vaut la gentillesse et la compassion de tous ses collègues. Si vous me permettez la métaphore, c’est un peu Hannibal Lecter déguisé en Forrest Gump. Quelle idée délicieuse, ne trouvez-vous pas ?


Malheureusement, j’ai trouvé la suite de ma lecture un peu terne et surtout très répétitive : on suit la routine de Joe, métro-boulot-barjot-dodo… émaillée de descriptions, que j’ai trouvées longues et parfois inutiles, et Joe perd un peu de sa superbe. Mon enthousiasme est donc retombé comme un soufflet…


Mais, soudain, l’auteur nous offre une scène d’anthologie, dans un Parc (clin d’œil à ceux/celles qui ont lu) qui vaut vraiment le détour. D’ailleurs, en bonne sadique que je suis (et oui cajou n’est pas qu’une midinette), rien que pour cet épisode, je suis ravie d’avoir découvert de roman. Une scène forte, un peu surréaliste et jubilatoire. Drôle et dramatique. Jouissive et douloureuse. A tel point que j’ai dû la relire pour en savourer chaque détail !


La suite du roman retombe un peu dans les travers du début : quelque peu décousue car on ne comprend pas toujours bien les motivations des uns et des autres. Quant à la fin, ô combien importante dans les thrillers, je l’ai trouvée soudaine et un peu trop vite amenée… comme détachée du reste du roman. Il est vrai que l’épilogue répond à quelques-unes des questions en suspens mais pas à toutes.

 

En ce qui concerne les personnages, ils sont eux aussi en dents de scie. Du bon, du moins bon et du très bon. A commencer par la mère de Joe, étouffante, insupportable, castratrice, E-P-U-I-S-A-N-T-E (à tel point que je n’avais qu’un souhait, que son fils la tue) mais c’est vraiment un personnage… unique. Mais, pour moi, le personnage clé du roman, c’est la diabolique Mélissa… je déplore néanmoins qu’elle disparaisse aussi vite qu’elle est apparue, pour uniquement la retrouver en filigrane dans les dernières pages. Vraiment un personnage atypique qui aurait mérité d’autres développements : elle est le sel, que dis-je, le piment de cette histoire !


Je ne peux oublier de mentionner mes petits chouchous, dont je ne vous dirai rien d’autre que les noms : Peluche (Ah sacrée Peluche, j’en ris encore http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/MDR-mort-de-rire.gif), et les inséparables, Cornichon et Jéhovah… ces trois-là, l’air de rien, ils enrichissent ce livre par leur présence !

 


Mon avis n’est pas aussi enthousiaste que tous ceux que j’ai lus et qui m’ont donné envie de lire ce roman. C’est donc un roman que j’ai trouvé un peu en dents de scie, avec des hauts et des bas, des moments très intenses et d’autres un peu trop ternes. De manière générale, c’était donc une lecture assez agréable dans l’ensemble, mais qui, selon moi, souffre de quelques longueurs et manque d’un petit quelque chose en plus. On retiendra néanmoins l’originalité du point de vue qui permet de devenir l’ombre d’un psychopathe durant quelques heures !

 

Ma note : 3 b pn


 

Je vous invite à lire ces autres avis qui ne tarissent pas d'éloges sur ce roman : Hylyirio, Lasardine, BlackNovel, ou  CrackLou. Puis, parce que je ne suis pas la seule avec un billet en demi-teinte, voici également celui de CéCiBon.  

 

 

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 20:21

http://www.decitre.fr/gi/23/9782092531723FS.gif

 

Un petit roman SF au programme du jour, intitulé « 0.4 » (Lire Zéro Point Quatre), de Mike Lancaster. Un roman de SF jeunesse. Et j’insiste sur le « jeunesse ».


Voici le résumé de la quatrième de couverture, qui est court mais efficace : « Quand ils se sont réveillés, leurs amis, leurs parents, leurs voisins, tout le monde avait changé. Tout le monde, sauf eux quatre ». Dans ce roman, le narrateur, Kyle Straker, nous raconte sur des cassettes  audio, sa vie ordinaire, celle d’« avant », à Millgrove, en Angleterre. Puis, il nous explique comment tout a basculé, lors du « Concours annuel d’Amateurs » organisé dans son village. En effet, au milieu des spectacles habituels de danse, chant, ventriloquie, etc., Danny Birnie propose un numéro original : une séance d’Hypnose. Quatre spectateurs se portent volontaires mais lorsqu’ils se réveillent, ils découvrent le public… changé. Et durant le reste du roman, on apprend, petit à petit, ce qui s’est réellement passé durant ces quelques minutes d’hypnose…


En dire davantage serait, à coup sûr, déflorer l’histoire et vous gâcher le plaisir de la découverte de ce monde futur.


Je vais commencer par ce qui m’a dérangée, et fatiguée http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Endormi/0008.gif tout au long de ma lecture : le style. En effet, la langue est (beaucoup) trop simpliste. Pas d’erreurs, ni de coquilles, ni de vocabulaire familier à outrance, non ce n’est pas cela, mais la syntaxe est vraiment très (trop) rudimentaire, ce qui en fait presque un livre pour les 10-12 ans. On a droit à une caricature du langage ado, dans tout ce qu’il a d’oral et de pauvre. Il faut tout de même admettre que cette langue simpliste a néanmoins l’avantage de dynamiser la lecture et de la rentre ultra-rapide, ce qui est, au moins de ce point de vue-là, assez agréable.


De plus, j’ai trouvé la mise en place de l’intrigue un peu trop longue, en me demandant sans cesse où l’auteur voulait en venir. Mais dès que ça démarre, assez rapidement finalement, on ne cesse de se poser 1000 questions sur ces événements inexplicables qui touchent ce village. En outre, le découpage en chapitres courts accélère également le rythme de lecture, déjà assez rapide grâce à cette histoire intrigante dont on veut à tout prix connaître les tenants et les aboutissants. On ne peut enlever à ce livre qu'il sait tenir en haleine !


Quant aux personnages, ils sont très peu développés (voire pas du tout?), y compris le héros dont on ne sait au final pas grand chose. Et il en va de même pour les 3 autres, qui constituent donc ce fameux groupe des « zéro point quatre » : Lily, Kate O’Donnell et le facteur ventriloque, Mr Peterson. Certes, c’est une conséquence logique du choix de l’auteur de nous donner une retranscription de cassettes audio, par définition très succincte…. Mais tout de même, c’est le néant côté personnalité (et même physique) des personnages.


Alors, comment vous parler de la suite sans trop en dire... Les habitants de ce village vont être confrontés à des phénomènes étranges et très inquiétants, qui attisent la curiosité tant on a envie de savoir… Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ?? Malheureusement, les descriptions des manifestations de ces phénomènes sont assez mal ficelées… on comprend (bah oui, on nous le répète tout le temps) que ça ne ressemble à rien de connu… mais il est vraiment mal aisé de s’en faire une image tant les descriptions sont bâclées… dommage, ç’aurait pu être tellement plus visuel !


Cependant, dans les 50 dernières pages, l’univers est un peu plus travaillé, ce qui rend les choses plus palpables et concrètes, ce que je trouve indispensable dans tout bon roman de SF. Sachez également que ce roman a des petits airs de "Matrix", ou plutôt de "Matrix pour les Nuls", car beaucoup moins fouillé et profond que le film, mais tout aussi réflexogène ! (j’étais bien obligée de créer un petit néologisme pour coller au roman http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0009.gif).

 

Mon avis n’est pas aussi enthousiaste que tous ceux que j’ai lus (je vous invite d’ailleurs à consulter les billets très positifs de Archessia, TheChouille , Elise et Tiboux qui ont eu un coup de cœur pour ce roman !) mais je crois que c’est parce que 32 ans, c’est plus du double de l’âge du public cible et désormais j’attends plus de choses d’un livre qu’il ne soit juste une « bonne histoire » (ce qui est le cas de celui-ci). Puis, je crois que je suis aussi un peu énervée de payer + de 10 euros pour un livre qui a l’air gros quand on le reçoit mais qui au bout du compte, est imprimé sur du papier carton, avec une police taille 14, de beaux interlignes, des demi-pages vides, ce qui fait qu’en regardant bien, en lieu et place des 255 pages annoncées, on doit être plus proche des 150… et qui peut se targuer de planter, développer et terminer une histoire de SF en si peu de temps ?


Ajoutons tout de même que je ne me suis pas ennuyée à la lecture de ce roman (au contraire, il m’a tenue en haleine !) mais je pense que c’est un livre qui fera surtout vibrer les 13-14 ans ou alors les novices de la SF… car après Matrix, I Robot, Equilibrium, Minority Report, etc., Mike Lancaster ne fait pas vraiment le poids.

 

Ma note : 3 b pn

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 17:21

 

http://storage.canalblog.com/28/79/100126/66775644.jpg

 

Un petit thriller (222 pages) pour ce nouveau billet. Je me suis offert « Huis-Clos en Toscane » pour 2 raisons : d’une part, parce qu’il est estampillé « Sélection 2011 Prix des Lecteurs » et d’autre part, parce que j’avais lu l’avis très enthousiaste de Lisalor sur son blog.

 

Vingt ans après, six anciennes camarades de classe se retrouvent, en Toscane, dans la somptueuse villa où elles avaient séjourné ensemble l’année de leur bac. Seule Piera, l’organisatrice de ces retrouvailles, manque à l’appel. Lucia, Amanda, Déda, Maria Luisa, Tatti et Giovanna imaginent alors toutes sortes de motifs à son absence. Mais les événements étranges – et inquiétants- commencent à se succéder, ce qui rend l’atmosphère de plus en plus étouffante…


Le prologue nous décrit la maison où va avoir lieu ce huis clos, d’une façon assez adroite et intrigante, comme si la Villa Camerelle prenait vie. Cette maison est un cadre très bien choisi pour l’intrigue et, au fil de la lecture, on comprend que les murs ont été témoins d’atrocités ou, à tout le moins, d’événements très sombres. Certains anciens de plusieurs siècles, d’autres plus récents, mais que les « héroïnes » semblent toutes avoir délibérément effacé de leur mémoire… Cependant, tout le monde n’a pas oublié et, en coulisse, une victime échafaude patiemment sa vengeance…

 

Les personnages de ce roman sont assez originaux. En effet, ces 6 (ou 7) femmes sont plus horripilantes les unes que les autres. Ça jacasse, ça complote, ça se jalouse, ça se regarde le nombril, ça ragote  et c’est à qui sera la plus superficielle ou cassera le plus de sucre sur la vie ratée de celle-ci ou sur la cellulite de celle-là. Elles sont horribles. Hautaines. Insupportables ! Jamais on ne s’attache à elles. A tel point que j’ai souhaité, à plusieurs reprises, que le « vengeur de l’ombre » se dépêche un peu d’agir pour que certaines la bouclent enfin ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/mdr1.gif


Dans les 100 premières pages, l’atmosphère est nimbée de mystère et de doute, mais très vite, c’est la peur qui prend le pas et au fur et à mesure, elle se fait de plus en plus oppressante pour les héroïnes, laissant toutefois le lecteur un peu sur le bord du chemin...

 

Même si c'est une lecture "réussie", il y a plusieurs aspects de ce roman qui m’ont dérangée. Tout d’abord, durant les 100 premières pages, c’est beaucoup trop lent et ça tourne en rond : le temps ne passe pas. En outre, il y a de nombreux changements de point de vue, et même dans une page consacrée à une seule héroïne, on alterne sans cesse le « je » et le « elle », ce qui donne un effet décousu et altère quelque peu l’ambiance du huis-clos.

 

Mais venons-en à la qualité essentielle de ce thriller, selon moi : sa fin. Même si le début m’avait … endormie… la fin m’a captivée. En effet, dans les 80 dernières pages, tout s’accélère,et le lecteur ne sait plus où donner de la tête. En ce qui concerne le coupable (oui, je pense que je peux dire qu’il y a un coupable, sans vous gâcher votre plaisir, puisqu’il y en a souvent un dans les thrillers), pas une seule seconde je n’ai pensé que c’eut pu être celui-là. En outre, Diana Lama, dans les 40 dernières pages, est diaboliquement efficace. On tourne, on tourne, on tourne frénétiquement !

 

Quant aux 2 dernières pages, je les ai trouvées tout simplement… parfaites !

 

Pour attribuer une note, je ne peux cependant pas oublier que je me suis ennuyée durant plus de 100 pages et qu'il m'a fallu tout ce temps pour comprendre où voulait en venir l'auteure.

 

Ma note : 3 b pn1 b pn

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 13:57

 

http://storage.canalblog.com/46/48/729131/62583431.jpg

 

Il y a quelques temps, j'ai participé à un concours sur le blog d'Archessia pour remporter le roman "Promise", de Ally Condie. Et, surprise, à mon retour de vacances, c'est moi qui avais gagné http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/youpi-12.gif et le livre était déjà dans ma boîte aux lettres. Alors, merci encore Archessia ! 

 

Un petit résumé pour commencer (note importante : ne lisez PAS le résumé sur Amazon, il vous explique toute l'histoire en long et en large et, pire, il dévoile la fin !! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/0001.gif Méfiez-vous donc. Par bonheur je ne l'avais point lu avant ma lecture, sinon, j'aurais été écoeurée) :  

 

Cassia vit dans un monde prétendument parfait, que l'on appelle la Société, et qui est dirigé par les Officiels. Elle a bientôt 17 ans et va donc vivre son "Banquet de Couplage", qui déterminera qui sera son Promis. Ce sera la première surprise à laquelle va être confrontée Cassia, et qui engendrera une microscopique fêlure dans toutes ses certitudes face à la Société. Quelques temps plus tard, ce sera au tout du "Dernier Banquet" de son (touchant) grand-père, le jour de ses 80 ans. Et là, va s'insinuer dans l'esprit de Cassia un léger doute, qui ne cessera de croitre tout au long de ses rencontres et découvertes, notamment avec Ky et Xander. Dans ce monde où la liberté n'existe pas, Cassia va pourtant pouvoir choisir entre 2 vies...

 

Pour commencer, je me dois de dire un mot de la couverture, que je trouve sublime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif

 

A la lecture de ce roman, je n'ai pu m'empêcher de penser au roman de Lois Lowry "Le Passeur" (que j'avais beaucoup aimé) tant ces 2 sociétés ont de nombreux points communs. En effet, au sein de ces 2 histoires, on découvre un héros qui ouvre les yeux sur tout ce dont il est privé.

 

Dans la Société où évolue Cassia, ce sont les Statistiques et les Probabilités qui régissent TOUT : qui aimer, quand se marier, quand procréer, comment se distraire, comment manger, comment se nourrir ou se vêtir et même quand et comment mourir. TOUT. Aucune place n'est donnée à la liberté, et surtout pas à la liberté de penser.

 

Tout est prévu, calculé, organisé, réfléchi, anticipé... c'est insupportable de s'imaginer vivre dans ce monde. Le seul avantage est peut-être que les (aéro)trains arrivent toujours à l'heure http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/0003.gif. Mais ça fait cher payé, vous en conviendrez.

 

C'est un monde futuriste que j'ai aimé découvrir, car il est assez cohérent... même si je pense qu'il aurait pu être un peu plus précis, détaillé et construit. Mais comme il reste 2 tomes, peut-être que le reste suivra. 

 

Quant aux personnages de ce roman, ils sont très attachants.

Cassia, l'héroïne, évolue tout d’abord avec insouciance, et bonheur, dans ce monde aseptisé... mais au fur et à mesure du roman, sa conscience s'ouvre ainsi que son esprit critique. Ky et Xander sont de beaux personnages, chacun à leur façon. Le premier par son côté torturé et surtout parce que la fêlure que connait Cassia dans ses certitudes, lui, il la vit, et elle est une part intégrante de sa personnalité. Xander est également très intéressant. Une petite déception peut-être : il n'est pas assez présent et c'est dommage car il aurait beaucoup à apporter. Le dernier personnage dont je parlerai, c'est le grand-père de Cassia. C'est lui qui est à la source de tous les questionnements de l'héroïne et il m'a touchée.

 

Pour qualifier l'écriture de l'auteur, je dirais qu'elle est juste. Tout est fluide et semble naturel. Et je me suis laissée porter par ses mots, souvent emprunts de douceur et de poésie. De plus, le roman est divisé en chapitres assez courts, qui dynamisent la lecture.

 

En guise de bémol, il faut avouer que le début (les 200 premières pages sur 450, tout de même) est très (trop ?) lent. Cassia est en proie à de nombreux doutes et questionnements, et cela a pour conséquence de bien trop ralentir l'action. Cependant, puisqu'il s'agit d'une trilogie, j'imagine que le ressenti ne sera plus le même pour ceux qui liront les 3 tomes d'une seule traite.

 

De manière générale, ce n'est pas un grand roman (j'ai d'ailleurs un peu de mal à comprendre tous ces "coups de coeur qui fleurissent sur la plupart des blogs), mais c'est une lecture agréable.

 

 

Ma note : 3 b pn1 b pn

 

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 18:59

http://www.decitre.fr/gi/48/9782265085848FS.gif

 

Le héros de ce roman, Benoît, est commandant de police. C’est un bel homme, séducteur dans l’âme, beau parleur et coureur de jupons invétéré. Pourtant, il aime son épouse, Gaëlle, avec qui il a un fils, Jérémy. Un soir, sur le bord de la route, il croise une femme dont la voiture est en panne. Elle est belle, très attirante, et il la raccompagne bien sûr chez elle, pour un dernier verre. Le lendemain matin, il se réveille groggy, dans une cave sombre, pris au piège de cette femme qui n’a qu’un seul désir : se venger et lui faire avouer son crime, dans d’atroces souffrances. Mais quel crime ? Benoit n’en a aucune idée… et le lecteur non plus ! Combien de temps pourra-t-il survivre aux tortures, mentales et physiques, infligées par cette femme ? C’est la question que l’on se pose en tournant frénétiquement les pages, tant on se sent pris en otage avec Benoit ! 

 


On peut dresser de nombreux parallèles entre ce roman et d’autres. Le premier qui vient à l’esprit est évidemment « Misery », de Stephen King… sauf que chez Karine Giebel, la tortionnaire est ultra séduisante. Mais j’ai également pensé au sublime et très noir « Mygale » de Thierry Jonquet, qui est similaire à plus d’un titre. Enfin, un roman peut-être moins connu, « Au cœur du mal », de Chelsea Cain, qui met en scène une psychopathe, Gretchen Lowell, une autre beauté irrésistiblement fatale, dans tous les sens du terme.


La majorité de cette histoire a donc lieu dans un huis-clos, mis en place par Lydia, cette femme flamboyante et sexy, cruelle et machiavélique, mais également fragile et tourmentée par un lourd passé. Ce huis-clos se révèle très efficace pour la narration : oppressant et hautement angoissant http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/surpris-7.gif, dans une atmosphère sombre, humide et blafarde.


Toutefois, si je peux me permettre, j’ai trouvé l’écriture de Karine Giebel presque aussi froide que cette cave. Certains arguent que ce style aide à donner du rythme au roman. Moi, je l’ai juste trouvé un peu trop plat et terne. D’une part, il y a ce style synthétique : sujet/verbe/parfois complément (moi ça me fatigue au bout de 3 pages). De plus, j’ai trouvé plusieurs tournures brouillonnes (un petit exemple : « La mamie coté porte le flingue du regard » ... Une petite virgule ? Un petit effort de formulation peut-être ?). D’autre part, il y a également une confusion fréquente entre le discours direct et indirect, ce qui est désagréable : d’abord, c’est « Benoit », « il », puis c’est « je », puis de nouveau « il », tout cela sans aucune transition typographique. Oui, désagréable. Et pour en terminer avec le style, j’ai trouvé le registre de langue un peu stéréotypé. Ok, Benoît est un flic. Mais pourquoi lui mettre des mots familiers plein la bouche (« c’est pas ma piaule » ou «  j’suis pas dans mon pieu », etc.) alors que l’essence même de ce personnage est d’être un Dom Juan, un ténébreux qui n’a qu’à ouvrir la bouche pour séduire les femmes ? Pfff… le cliché éculé du policier qui parle mal. Non, vraiment, ça ne colle pas.

 

Bref, revenons-en à l’intrigue, c’est quand même plus intéressant que de parler syntaxe et grammaire ! Comme dans tout thriller digne de ce nom, le lecteur ne peut s’empêcher de faire la liste des suspects, de trouver entre les lignes des indices savamment disséminés… mais toutes les théories échafaudées sont bien sûr loin de la vérité, que l’on découvre dans les dernières pages.


Quant à la fin, une fois n'est pas coutume, je l’ai trouvée assez étonnante, par rapport à tous les autres thrillers que j’ai lus. Certains aiment, d’autres pas… moi, j’ai plutôt beaucoup aimé ces dernières lignes ! Ce qui m’a déplu, ce n’est pas le dénouement au sens strict,  mais c’est l’absence de fin à toutes les autres histoires, concernant les personnages secondaires. Oui, on sait ce qu’il en est du duo Lydia-Benoit, mais et tout le reste ? Et les autres ? Karine Giebel lance de nombreuses pistes et intrigues pour nous tenir éloignés de la solution, mais elle oublie de les refermer… donc, je suis restée sur ma faim en tournant la dernière page de ce roman. Mais je l’ai quand même lu d’une traite aujourd’hui ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0057.gif


Donc de manière générale, selon moi, c’est un thriller prenant, au rythme assez soutenu, mais à l’intrigue inaboutie.


Voici d’autres critiques beaucoup plus enjouées que la mienne, parce que je m’en voudrais de vous faire passer à côté de quelque chose juste parce que mon avis est mitigé : MyaRosa , Mystix , Delcyfaro ou lili25



Ma note : 3 b pn1 b pn



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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 08:13

 

"Ne t'inquiète pas pour moi", voici ma lecture d'hier soir. Je n'avais entendu et lu QUE des critiques hyper enthousiastes sur ce roman. Et à vrai dire, à cause de la couverture, je m'attendais à un roman léger et drôle.... Mais Que nenni !

 

Voici le résumé (Amazon) : Claire, 15 ans, et sa mère, médecin, bien qu’habitant sous le même toit, se croisent plus qu’elles ne se voient. Pour communiquer, elles ont opté pour des petits mots apposés sur le frigo : ainsi, listes de courses, demandes d'argent de poche et messages divers se succèdent-ils. Très rapidement, la mère de Claire apprend qu'elle est malade. Au début, la jeune adolescente paraît assez désinvolte, ceci d'autant plus que sa mère n'a pas l'air vraiment inquiète. Mais les choses se compliquent...  Lorsque la mère de Claire découvre sa maladie, les Post-it prennent une toute autre dimension : le temps pouvant être compté, il y a une véritable urgence à communiquer. Un roman émouvant, plein de tendresse, écrit dans un style direct qui bouleverse par sa justesse.

 

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Je vais avoir du mal à écrire une critique aussi positive que les autres lectrices de la blogosphère, et pour rester fidèle à mon ressenti, je vais devoir évoquer quelques bémols à ce joli petit livre (oui, c'est important, CE JOLI PETIT LIVRE, il ne faudra pas l'oublier durant la suite de mon article qui le met un peu à mal).

 

Tout d'abord, oui, l'idée de cette relation épistolaire moderne sur Post-it entre mère et fille,voilà une excellente idée, mais ne bâtir le roman QUE sur cela, je trouve cela dommage, je trouve que ça gâche un peu l'agréable surprise du premier chapitre, et ça a fini par me lasser.... j'aurais aimé davantage de variations.

 

Le deuxième défaut découle également de ces Post-it. Le roman fait 242 pages et pourtant,... Je l'ai lu en moins d'une heure. Une très grosse demi-heure pour être exacte. Et ça, ça ne me plait plus depuis mes 14 ans et demi et depuis que j'ai dépassé le stade des lectures scolaires obligatoires. Non, vraiment, faut pas exagérer, hein... parce que dans cette grosse demi-heure de lecture, j'ai quand même lu 50 fois "N'oublie pas ta clé" et/ou "Je ne trouve plus ma clé", Achète du poulet" Mange des brocolis" "Nettoye la cage de Jeannot Lapin" "Achète lui des carottes" "Michaël a téléphoné"... vraiment, je trouve que ça faisait un peu remplissage, comme s'il n'y avait pas eu assez de Post it.... alors oui, je ne suis pas idiote, je sais que cela a pour but de nous montrer la vacuité et la routine de leur relation en début d'histoire, de nous montrer les repères qui les rassurent toutes les deux dans cette épreuve.... mais ça m'a quand même embêtée...

 

Enfin, forcément, une conséquence directe de la taille (et oui,on en revient toujours à la taille :p ), c'est que les personnages sont à peine esquissés, et donc, pour moi, difficilement "visualisables".... j'ai eu beaucoup de mal à m'en faire une image mentale, alors que j'adore ça. Mais évidemment, ces personnages peuvent ainsi permettre une identification très large du public et c'est certainement le but recherché.

 

Maintenant que cela est dit, je peux me tourner vers tout le bien que j'en ai pensé. Tout d'abord, il me faut vous dire que j'ai terminé, comme beaucoup de lectrices (toutes?), en larmes (et des vraies larmes bien chaudes, pas juste des yeux humides) et qu'il est vrai que c'est très émouvant, sans tomber dans le mélo. Et pleurer en lisant un roman, ça n'arrive quand même pas tous les jours alors il faut le souligner.

 

Je vous dirai aussi que je n'ai pas lâché ce roman des mains ni des yeux, je l'ai vraiment lu d'une traite, pcq même si c'est trop court, et bien ça donne un certain rythme et au final, c'est assez plaisant de tourner les pages aussi rapidement de temps en temps. Mais en fait, cela masque également une autre faiblesse : c'est que je tournais, tournais tournais les pages frénétiquement, parce que j'avais envie que ça décolle, que ça se fasse plus précis... parce qu'entre les sous-entendus, les messages cachés, les choses à deviner, les bribes d'éléments de réponse, à un moment, on a envie que ça devienne plus précis, plus profond... et ce ne fut jamais vraiment le cas, entre les listes de courses à faire. Sauf à la fin, les 15 dernières pages.

 

J'ajouterai enfin que c'est un roman qui plaira à beaucoup beaucoup beaucoup de gens, donc ne passez pas à côté parce que c'est très "dans l'air du temps" et puis, vu le sujet, et nos conditions de femmes/mères/filles, c'est forcément très poignant.

 

 

Allez, je mets 3 b pn parce qu'on est vraiment en plein dans le "J'aime MAIS..." cependant, n'oubliez pas que je vous ai dit que c'était un joli petit roman à découvrir, qui sera certainement un 4 ou 5 plumes pour beaucoup d'entre vous !

 

 

 

 

« Quand la route tournera

Nous y serons ensemble,

Nous prendrons le virage

Accrochées l'une à l'autre

Comme une mère

Et sa fille

Comme une fille

Et sa mère. »

                               

                                 Claire

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 15:05

Les vacances sont là et j'ai de nouveau le temps de lire(enfin!!!!!!!!!)... Mais évidemment après une si longue abstinence, le choix est difficile... Mon coeur balance entre les 3 derniers tomes d'Harry Potter que je n'ai pas encore lus depuis qu'une personne "bien intentionnée" m'ait dit, il y a quelques années, suite à mon achat du dernier tome en date "Oh mais tu sais, de toute façon, il y a Dumbledore qui meurt" qui m'avait coupé net l'envie de poursuivre la lecture de la saga. Ou avec les 4 tomes de Twilight qu'une amie-fada-des-vampires me conseille depuis de longs mois. Ou n'importe quel autre livre de la pile de + de 50 ouvrages que comporte ma PAL...

 

En attendant, j'ai pris un livre au hasard dans ma PAL, "Demain matin si tout va bien", de Cécile Krug... Je m'attendais à un roman... et en fait, c'est plutôt un roman de plage, mais bon, c'est la bonne époque pour cela.

 

Demain-matin-si-tout-va-bien.jpg

 

Voici le résumé d'Amazon : " Thé ou café ? ", cette question, qui peut vous paraître anodine, est capitale pour moi. Je ne la pose qu'aux hommes avec lesquels je sens que j'ai un bout de chemin à faire et qui vont compter dans ma vie. [...] Les quatre hommes qui ont eu droit à mon " Thé ou café ? " après notre première nuit d'amour ont tous été importants. Edgar est le cinquième. " Garance, trente-cinq ans, célibataire, attachante, rencontre Edgar, qui n'a qu'un seul gros défaut : sa splendide meilleure amie, Aglaé... Après six mois de vie commune, Edgar lui annonce qu'il fait un break et part travailler aux Philippines avec Aglaé. Garance tente tout pour le reconquérir : esthéticienne, sport, régime, bronzage... Avec l'aide de son entourage, elle devrait pouvoir y réussir. Mais les gaffes et coups de théâtre en série rendent les choses beaucoup plus compliquées... et beaucoup plus drôles !

 

Dans la plupart des résumés, on met en avant ce côté drôle et désopilant du roman... Bof... Oui , certes, on sourit de temps en temps devant le caractère déjanté de Garance, mais de là à le qualifier de désopilant... il y a un pas que je ne franchirai pas, non...

 

J'ai lu ce roman quasiment d'une traite (2 soirées pour être exacte) et ça se laisse lire, oui.... mais c'est tout... J'ai eu à de nombreuses reprises l'impression de retrouver (en édulcoré, en fadasse, en moins piquant, et donc en moins drôle) Becky Bloomwood (l'héroïne des " Confessions d'une accro du Shopping") et surtout Bridget Jones... du réchauffé donc... mais en version très tiède, très très tiède.... Garance n'arrive pas à la cheville des bourrelets de Bridget, ça c'est sûr...

 

Cependant, pour rester un tantinet objective, pour une lecture de plage, c'est tout à fait acceptable : ça se lit vite, pas trop de longueurs et Garance devient même un poil attachante entre ses maladresses, ses crises d'hystérie et de jalousie et surtout, ses expressions si particulières (c'est d'ailleurs uniquement ce que je retiendrai de ce livre, ses expressions  imagées et insolites). Les autres personnages, y compris Edgar, Aglaé, les copines, le meilleur ami gay (oui oui on est carrément dans les stéréotypes) sont quasi transparents et inexistants.

 

Ma note : 3 b pn

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 19:44

Deux lectures la semaine dernière ! 

 

Voici la première, de nouveau un thriller, de Linwood Barclay.

 

Raison de l'achat de ce roman ? Allez, si vous me lisez, je suis certaine que vous avez deviné : mon meilleur ami de vente en ligne de livres : 15 fois 5 étoiles et 5 fois 4 étoiles !

 

Alors ? Déçue ? Pas déçue ?........................ Un petit peu déçue... mais je pense que plus on lit des thrillers, plus on en attend... alors disons que c'est davantage ma faute que celle du livre 

 

cette-nuit-la.jpgLe pitch... alléchant : Cynthia a quatorze ans. Elle a fait le mur pour la première fois, telle une adolescente rebelle devant l'autorité familiale. Sauf que, le lendemain, plus aucune trace de ses parents et de son petit frère. Et aucun indice. Vingt-cinq ans plus tard, elle n'en sait toujours pas davantage. Jusqu'à ce qu'un coup de téléphone fasse resurgir le passé... Une intrigue magistrale qui se joue de nos angoisses les plus profondes.

 

Bref, un résumé ultra percutant...

 

Mais un début de roman qui l'est beaucoup moins... pendant 100 pages, c'est vraiment lent... on découvre d'abord ce qui s'est passé "Cette nuit-là", enfin, ce dont Cynthia se souvient en tout cas. Et puis, après quelques pages, on retrouve Cynthia 25 ans plus tard, dans sa famille, ultraprotectrice avec avec son mari et sa fille, évidemment. Puis beaucoup de questionnements. De l'héroïne, de son mari.... et du lecteur... et c'est leeeeennnnnnnnnnnnt.

 

Puis tout d'un coup vers la page 100-150, ça décolle, et l'histoire prend alors son rythme. Mais tout de même quelques clichés, des personnages assez caricaturaux et des éléments assez prévisibles aussi. Les personnages ne sont pas très fouillés.... il y en a même qui commencent à prendre de l'importance au fil de la lecture (par exemple, la prof de gym sexy) et puis qui disparaissent tout d'un coup. Ou d'autres qui ont une importance toute relative dans tout le roman et qui se révèlent centraux à la fin... bof...

Je vous dirai enfin, quand même, que j'ai adoré un des personnages, que vous rencontrerez à la fin : Enid... elle m'a fait mourir de rire avec son caractère de vieille mégère acariâtre  (et je pèse mes mots, croyez-moi sur parole!)

 

Je ne peux pas trop en dire sur le FINAL mais 2 lourdeurs à noter : tout d'abord ce qui concerne l'identité du coupable des 2 meurtres "récents"... Hmmm... un peu tarabiscoté.... Puis la lettre (je ne vous dis pas laquelle, vous le découvrirez vous-même)... tellement "too much", tellement "Hollywood Happy End Style"... dommage de forcer le trait sur un élément qui aurait pu être tellement plus implicite et poétique....

 

Bon des défauts, des défauts...... Néanmoins néanmoins, .... j'ai eu du mal à lâcher ce livre !! Pourquoi ? Parce que vraiment, on a envie de savoir ce qui s'est passé cette nuit-là ! Et donc, même si ce thriller souffre de quelques faiblesses de scénario, l'histoire dans sa globalité est assez originale, ai-je trouvé !

 

Ma note : 3 b pn

 

 

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 00:39


Quelques mots de l'histoire pour débuter : hospitalisée dans un coma profond, Alice, se remémore son passé, proche et lointain : sa magnifique (mais difficile) histoire d'amour avec le beau John, son enfance dans une magnifique région, sa relation privilégiée avec sa grand-mère, Elspeth, et ses rapports assez conflictuels avec sa mère, Ann, une femme assez mystérieuse.



Voici un roman qu'il me tardait de lire... je me réjouissais vraiment et ce, pour 3 raisons :

 

- Il est "épuisé" en librairie et donc difficile à trouver (il m'a fallu de longues semaines sur les sites de seconde main)

 

- L'année dernière, j'ai lu et adoré, de la même auteur "L'étrange disparition d'Esme Lennox"

 

- Encore et toujours, les avis Amazon (ok, ... je le mérite... dites-le "Mais pourquoi continues-tu à lire les critiques Amazon si tu ne tombes jamais d'accord avec elles ?"). Mais tout de même : 17 personnes ont laissé un avis et 15 de ces 17 personnes ont décerné 5/5 étoiles !!



Pour faire court, ma déception fût presque aussi grande que mon impatience à le lire :( Snif :(
Certes, le sujet est sympa... un rien larmoyant... une "jolie" histoire d'amour... mais alors, pourquoi n'ai-je pas aimé ?

 

- Après l'originalité et la fraicheur d'Esme Lennox, celui-ci est tellement... convenu/déjà-vu/ voire presque MussoLevyesque http://yelims3.free.fr/Hein/Hein30.gif (oh le joli néologisme !)... une histoire d'amour, qui vire au drame...

 

- L'auteur a tout de même essayé de surprendre le lecteur, pas vraiment par l'histoire, mais par sa chronologie sansqueuenitête... Ok, je comprends le principe, elle nous donne à chaque "chapitre" une nouvelle pièce du puzzle et l'histoire se construit comme un tableau impressionniste, touche par touche....mais elle n'y est pas allée avec le dos de la cuillère ! :O Des flash-back, encore, encore, et encore, tous situés à des époques différentes et sans aucune logique de chronologie... on s'y perd un peu... voire beaucoup... et ça ralentit l'histoire... c'est dommage... c'est vraiment TOO MUCH !

 

- Un dernier problème, mais celui là est au moins autant de MA faute que de celle de l'auteur.... je ne suis pas sûre à 100 % d'avoir compris la fin... et ça.... ça m'éénnnneeeeeeerrrvvveeee !! En effet, comme dit au début, l'héroïne est dans le coma, et c'est sur son lit d'hopital qu'elle revit tous ses souvenirs... à la fin, on est sensé comprendre, suite à la visite d'un personnage clé, qu'elle se réveille OU qu'elle meurt... j'ai relu 3 fois les dernières pages, mais rien n'y fait, je n'arrive point à trancher.... Si un jour ce blog a un visiteur, ET qu'il a lu ce roman (voilà 2 conditions
qui risquent de ne pas se réaliser avant longtemps), je compte sur ledit visiteur pour éclairer ma lanterne. Ma note sera donc ...

Car au bout du compte, ça se laisse lire... mais c'est VRAIMENT surévalué du côté de chez Amazon !

 

http://img.over-blog.com/300x478/1/83/30/54/litterature-irlandaise/esme-lennox.jpg .Puis, pour ne pas vous faire passer définitivement votre chemin sur Maggie O'Farrell et puisque j'en parlais plus haut, j'en profite pour donner une note à l'autre ouvrage de l'auteur, que j'ai lu l'an passé :  "L'étrange disparition d'Esme Lennox". En voici le résumé (qui n'est pas de moi) : Entre l'Inde et l'Écosse, des années 1930 à nos jours, l'histoire déchirante d'une femme enfermée, rejetée de la société et oubliée des siens. A Édimbourg, l'asile de Cauldstone ferme ses portes. Après soixante ans d'enfermement, Esme Lennox va retrouver le monde extérieur. Avec comme seule guide Iris, sa petite-nièce, qui n'avait jamais entendu parler d'elle jusque-là. Pour quelle étrange raison Esme a-t-elle disparu de la mémoire familiale ? Quelle tragédie a pu conduire à son internement, à seize ans à peine ? Toutes ces années, les mêmes souvenirs ont hanté Esme : la douceur de son enfance en Inde, le choc de son arrivée en Écosse, le froid, les règles de la haute bourgeoisie et, soudain, l'exclusion... Comment sa propre sœur, Kitty, a-t-elle pu cacher son existence à ses proches? Et pourquoi Iris se reconnaît-elle tant dans Esme ? Peu à peu, de paroles confuses en pensées refoulées, vont ressurgir les terribles drames d'une vie volée...
Vraiment un très joli roman, qui m'a happée d'un bout à l'autre, qui m'a fait pleurer, qui m'a parfois bouleversée,... et j'ai gardé longtemps en moi la présence d'Esme...Pour lui, ce sera un  4/5 (parce que la fin déboule à toute vitesse et qu'on reste un peu -beaucoup- sur sa faim/fin).
4 b pn

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 00:26
En me "promenant" sur mon site préféré de vente en ligne de livres, je me suis laissée séduire, un peu au hasard, par les commentaires des clients, afin de remplir mon panier.

Ce thriller récent, "11 heures à vivre", de Paullina Simons n'avait recueilli que des éloges : uniquement des 4 et 5 étoiles sur 5.
Aussitôt reçu, aussitôt lu.
Malheureusement, presque aussitôt oublié, ai-je envie de dire...
L'histoire débute avec le personnage principal, Didi, une jolie jeune femme, enceinte jusqu'aux yeux, à 2 semaines du terme de sa grossesse. Elle se promène au centre commercial et elle dépense, dépense et dépense encore, tout en profitant de la climatisation des boutiques, étant donné que dehors, la canicule plonge la ville sous une chape de plomb... Un jeune homme l'aborde et lui propose son aide pour porter ses nombreux paquets. Mal à l'aise face à ce jeune homme, elle décline son offre mais, quelques minutes plus tard, l'ayant suivie sur le parking, il l'enlève...
Le roman, qui est une espèce de "road book", puisqu'il nous raconte le périple (entre Dallas et le Mexique) en voiture des 2 protagonistes, poursuivis par la police, alterne 1 chapitre centré sur Didi et son psychopathe de ravisseur, puis un autre centré sur le mari affolé, en compagnie d'un policier... et ainsi de suite.
A mon grand regret, la seule question que l'on se pose tout au long du roman (et encore, puisque ça sent le gros film hollywoodien à plein nez), c'est "Va-t-elle survivre ? Et son bébé ?" A part cela, il n'y a pas vraiment de suspense, et surtout aucune créativité (hormis si vous trouvez que faire subir des sévices de tout type à une femme sur le point d'accoucher constitue une quelconque originalité).
Bon, je l'ai quand même lu d'une traite, en 3-4 heures, parce que, tout de même, ça reste un thriller et on a envie de connaître l'issue... néanmoins, excepté cela, c'est un roman assez plat, à la fois dans l'écriture mais également dans l'histoire elle-même...

Il ne mérite en tout cas aucunement les critiques élogieuses, le désignant presque comme LE thriller de l'année... d'autres ont écrits bien mieux avant et le feront encore après...


Ma note : 3 b pn

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 00:20

Voilà que je termine à l'instant la lecture de ce roman : "Un secret", de Philippe Grimbert. 200 toutes petites pages, lues en à peine 2 heures...

J'avais lu des critiques dithyrambiques (sur mon site préféré de vente en ligne) donc j'en attendais beaucoup. Et comme toujours, quand on a enfin entre les mains le livre tant encensé, on risque la déception... et ce fut le cas...

Ce roman nous conte la vie d'un petit garçon, l'auteur lui-même, qui s'invente un grand frère pour oublier son corps chétif et sa vie bien pâle. Au fil du livre, il va découvrir, avec l'aide de sa vieille amie, Louise-au-pied-bot, un lourd secret qui pèse sur sa famille depuis de longues années, et qui va bousculer à jamais sa vie...

J'ai aimé la narration limpide, assez rapide, l'absence de descriptions inutiles, et également cette façon simple et "un peu anodine" de parler de l'Holocauste. J'ai aimé le personnage de Maxime, celui de Tania aussi, et j'aurais aimé en apprendre plus sur Louise...

Par contre, j'ai beaucoup moins aimé la faible consitance des personnages, qui sont assez nombreux (le héros, le "frère", le père, la mère, la voisine, le frère et la belle-soeur de la mère, les parents du père, les tantes et oncles, dont Ester, etc.), vu la taille du roman, mais de qui, au final, on ne sait pas grand chose... J'ajouterai encore que, de nouveau à cause de sa taille, ce roman file à toute allure vers le dénouement et que j'ai parfois eu l'impression de lire une prise de notes, comme un canevas destiné à la rédaction d'un long roman, plutôt qu'à une histoire bien ficelée. En effet, tout est vite dit, raconté, montré... il y a peu de place pour le lecteur, pour construire du sens, pour avancer, deviner... tout est juste dit, noir sur blanc...

Mais dans l'ensemble, cela un reste un roman émouvant à lire, notamment à cause du thème abordé..., une histoire de famille, mêlant drame, passion, enfants et Holocauste.

Ma note : 


Un court extrait, sur l'origine du nom Grimbert, que j'ai trouvé fort joliment pensé : Un "m" pour un "n" et un "t" pour un "g", deux infimes modifications. Mais "aime" avait recouvert "haine", dépossédé du "j'ai" j'obéissais désormais à l'impératif du "tais".


EDIT : je viens de regarder le film, et pour la première fois, je pense, de ma carrière de lectrice, j'ai préféré le film au livre.... les personnages ont pris davantage d'épaisseur, notamment Louise, et l'histoire s'installe petit à petit, sans cette "précipitation" que j'ai regrettée dans le roman...

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 14:24

http://media.paperblog.fr/i/232/2322999/lai-lu-vague-todd-strasser-L-1.jpeg

 

Voilà un petit roman dont j'avais beaucoup entendu parler (dans le monde de l'enseignement, en effet, c'est un sujet fréquemment abordé que la naissance du nazisme, etc.). Il paraissait que c'était un livre coup de poing, qui permettait de comprendre un peu mieux la page la plus sombre de notre Histoire.

 

Quatrième de couverture : Paru aux Etats-Unis en 1981, "La Vague" est un best-seller, vendu à 1,5 millions d'exemplaires en Europe. Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : " La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action. " En l'espace de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage. Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration?

 

Alors, que dire ? C'est un tout petit livre, avec des grosses pages et écrit en grand (comme disent les élèves)... ça se lit en une toute petite soirée... mais ça ne laisse pas de souvenir vraiment impérissable. Comme le roman est tout petit, tout se succède très rapidement, de l'idée à la mise en place, en passant par les débordements et jusqu'au dénouement. A peine ouvert et déjà terminé.

 

Ok ok ok, je vous entends d'ici "Mais si, c'est l'idée qui est originale et qui pousse à réfléchir"... Oui c'est vrai, MAIS pour les adultes ET lecteurs que nous sommes, il me semble que cette réflexion a déjà été faite ...

 

Il paraît que c'est inspiré de faits réels... mais ce n'est pas sûr... moi j'ai du mal à y croire... je vois très bien comment un prof pourrait mettre cela en place, comment ses élèves pourraient boire ses paroles, comment le phénomène pourrait prendre de l'ampleur... mais pas du tout comment des parents et/ou une direction pourraient rester spectateurs sans réagir....

 

 

Après ma lecture, j'ai regardé le DVD, me disant que ça marcherait peut-être mieux visuellement. Pas vraiment. Le film est la hauteur du livre, ni mieux, ni pire. Même si je ne comprends pas vraiment pourquoi le réalisateur a opéré quelques changements importants (notamment en ce qui concerne la fin)... je ne vois pas ce que ça amène en plus ?

 

http://3.bp.blogspot.com/_cb1w16SxdFI/ShEdNCe_7iI/AAAAAAAAEDw/v_D2aWsAzKg/s400/lavague.jpg

 

Donc, en résumé, aucune prétention littéraire (vraiment aucune), et une idée de base très intéressante, mais peu/mal développée... et le tout pas très bien (pas du tout) ficelé. Néanmoins, grâce à cette platitude du style (absence de style, devrais-je dire), ça se lit d'une traite, et vite (et c'est accessible à tout le monde, qualité non négligeable pour un tel sujet!) ce qui permet de s'immerger complètement dans l'histoire de ce professeur et de ses élèves.

 

Je pense, personnellement, que pour que cet ouvrage puisse être apprécié à sa juste valeur, il devrait tout simplement avoir sa place dans une collection de "LIVRE JEUNESSE"... parce que si l'on en parle avec des ados (du livre et/ou du film), ils y sont très réceptifs !

 

Malgré ma déception (une de plus), ma note sera de : 3 b pn

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Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

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